Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Un réveil (spontané) dans le cœur d'un homme est plus bénéfique que 100 coups de bâton, ainsi qu'il est dit : "Un reproche fait plus d'impression sur un homme intelligent que 100 coups sur un fou" (Michlé 17,10)"."
[guémara Béra'hot 7a]

=> Se repentir véritablement, c'est remplir son cœur de remords et atteindre un niveau d'humilité et de soumission qu'on n'aurait pu atteindre autrement, même après avoir reçu 100 coups de bâtons, sous forme de malheurs venus de l'extérieur.
[pour éviter que Hachem n'en vienne à nous stimuler au repentir extérieurement par de la souffrance, tâchons de quotidiennement se réveiller intérieurement à une téchouva sincère.]

-> Le rav Avraham Feuer dit que l'on frappe avec son poing droit, à l'endroit du cœur, qui est le siège des passions et des désirs, lieu où la faute prend sa source.
De même qu'il convient de frapper à la porte de celui qui dort pour le réveiller, de même nous frappons sur notre cœur pour le sortir de sa léthargie.

[il ne faut pas taper pour tasser et pouvoir ajouter d'autres fautes (c'est bon j'ai bonne conscience, ma bouche a bougé pour dire des mots du genre : j'ai fauté ...! je peux alors retourner au même comportement fautif d'avant ...).

Mais plutôt, il faut taper pour se réveiller de l'anesthésie/l'illusion dans laquelle notre yétser ara nous a mis, afin de nous pousser à la faute.]

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-> "Un racha complet vaut mieux que celui qui étudie la Torah mais ne s'y investit pas totalement, qui commet des fautes et se pardonne à lui-même ou qui prie aujourd'hui parce qu'il a prié hier."
[rabbi Mendel Ména'hem de Kotzk]

[un racha, s'il sait qu'il est corrompu, peut encore se repentir. Mais celui qui se leurre et croit qu'il n'a rien à se reprocher, n'aura jamais l'occasion de faire téchouva. ]

Si un non-juif connaissait le plaisir d'étudier une page de guémara avant la prière du matin de Shabbath, il se convertirait uniquement pour avoir l'occasion de le ressentir.

['Hazon Ich]

Une Torah de vie …

+ Une Torah de vie ...

-> Lorsque les 1eres Tables de la Loi ont été brisées, les lettres se sont envolées.
Si elles n'avaient pas été cassées, elles auraient durées pour l'éternité.
Avant la résurrection des morts, les lettres reviendront sur les Lou'hot, et cela entraînera [le début] de la résurrection des morts.
[Gaon de Vilna - 'Habakouk 3,2]

-> Selon le Zohar (Chir haChirim maamar 2,51), de même qu'il y a 600 000 lettres dans la Torah, il y a aussi 600 000 âmes [primaires] dans le peuple juif. Ainsi, chaque âme a sa racine dans une lettre de la Thora.

Le rav Guédalia Schorr (Ohr Guédaliyahou) enseigne que suite à l'arrivée du machia'h, c'est la lettre de la Torah qui est propre à chaque personne, qui viendra la faire revivre.
En effet, chacune des lettres de la Torah a le pouvoir de ramener quelqu'un à la vie.

=> Ainsi, la Torah nous donne la vie dans ce monde et dans le monde à venir, et elle nous permettra même de revivre au moment de la résurrection des morts!

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-> Il existe 600 000 sources d'âmes pour les juifs. Or la racine des âmes juives est la Torah. Par conséquent, il existe 600 000 interprétations pour chaque verset.
Dans le futur, chaque juif lira la Torah en la comprenant selon l'interprétation par laquelle son âme a été créée.
[Méam Loez - Yitro 20,1]

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-> "Il (l’homme) peine dans ce monde (pour la Torah), et sa Torah peine pour lui autre part (dans le monde à venir)"
[guémara Sanhédrin 99b]

[Non seulement la Torah sera notre richesse/défense dans le monde à Venir, mais même dans ce monde elle nous est d'une aide précieuse. En effet, tous les matins nous rapportons les paroles de nos Sages : "Voici les choses qu'une personne réalise [et dont] elle mange les fruits dans ce monde-ci : le respect du père et de la mère, le fait de prodiguer des bienfaits, la visite des malades, ... et l'étude de la Torah équivaut à toutes les mitsvot."]

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-> "Quiconque s'abaisse jusqu'à la poussière [dans la pauvreté et le besoin] pour étudier la Torah dans ce monde, méritera que sa poussière revienne à la vie lorsque la lumière éclatante de la Torah se déversera sur les morts au moment de la résurrection.
Lui et ses semblables jouiront de la félicité du monde à venir."
[le roi David - Tana déBé Eliyahou rabba - chap.5]

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-> Du fait que le Séfer Torah contient 600 000 lettres, que Israël contient 600 000 âmes, et que chaque âme est liée, et influencée par une des lettres, alors lorsque nous présentons la Torah grande ouverte (agbaa), et que nous regardons la lettre dans le Séfer Torah, cela nous fait automatiquement bénéficier de son influence spirituelle.
[Sfat Cohen - Bamidbar p.22]

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-> b’h, également : https://todahm.com/2020/09/21/15116

La guématria de : "Torah" (תורה) est de 611, qui est la même que : "lé'haïm vélo lamavét" (pour la vie, et non pas pour la mort - לחיים ולא למות).
Quoique nous puissions penser, la vie c'est uniquement agir en accord avec la Torah, et le reste étant de la mort.
Dans le cadre du libre arbitre, le yétser ara a tous les pouvoirs pour inverser notre perception de cette réalité.

=> A Shavouot, en renouvelant notre attachement à la Torah, nous renouvelons notre attachement à investir notre vie dans le Vrai.
C'est le seul moyen de s'assurer de vivre véritablement.
Recevoir la Torah en-nous, c'est recevoir la vie!

[guématria rapportée par rabbi Chlomo Breiner]

Chaque année à Shavouot, la puissance des 10 Commandements revient à nouveau [à l'identique du don initial au mont Sinaï].

[le Tiféret Shlomo]

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-> "Le peuple vit, ils tremblèrent et se tinrent à distance" (Yitro 20,15)

Le Beit Israël (rabbi Israël Alter) commente : "Même les générations qui se tiennent "à distance", c'est-à-dire celles venant de très nombreuses années après le don de la Torah, elles trembleront toujours [à Shavouot] pour cet événement exceptionnel".

Selon rabbi Sim’ha Bounim de Pschischa, au mont Sinaï il y a eu une Révélation Divine évidente. Or, lorsqu'une personne fait clairement face à Hachem, elle réalise à quel point elle se tient "à distance", à quel point elle est loin de toute compréhension de D.
A Shavouot, nous prenons conscience d'à quel point notre compréhension est limitée, et à quel point nous devons accorder la plus haute importance à la Torah qui est Divine.

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-> L'expérience du mont Sinaï a généré un impact national et individuel, dans chacune des âmes du peuple juif qui étaient [toutes] présentes lors de la Révélation Divine.
Cela est devenu enraciné et fait partie de nos traits de caractères hérités.
[Rav 'Haïm de Volozhin - Néfech ha'Haïm]

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-> Rabbi Elimélé'h Spira (le Bluzhover Rebbe) a vécu jusqu'à l'âge de 99 ans.
Un jour, ses 'hassidim ont entendu que le médecin de l'empereur d'Autriche était tout proche de chez eux. Il lui ont alors demandé d'examiner leur rabbi qui était âgé d'environ 80 ans, et était en parfaite santé.

Après de nombreux examens, le médecin a dit que le rabbi allait vraiment bien pour son âge avancé, mais cependant il y avait un seul problème : son rythme cardiaque irrégulier.

Lorsque l'on a informé le Bluzhover Rebbe de cela, il a rigolé et il a dit : "Que sait-il? Puisqu'il n'est pas juif, il ne peut pas comprendre.
Aujourd'hui c'est roch 'hodech Sivan, le jour où les juifs sont arrivés au mont Sinaï. Puisque nous nous approchons du jour du don de la Torah à Shavouot (le 6 Sivan), il est évident que mon cœur bat plus vite qu'à la normale!"

Shavouot est une fête très sainte, lors de laquelle Hachem nous a sanctifiés par Sa Torah et Ses mitsvot, et nous a choisi parmi toutes les nations pour être Son peuple bien-aimé.
Si ce n'était ce jour-là, nous serions comme Sodome et Gomorre, et les Cieux et la terre n'auraient pu exister.

En ce jour, il est impossible de ne pas se réjouir, car la Torah et les mitsvot sont meilleures pour nous que toutes les bonnes choses de ce monde, et que toute la vie du monde futur.

[Pélé Yoets - Atsérét]

Shavouot : un pouvoir exceptionnel de guérison

+ Shavouot : un pouvoir exceptionnel de réfoua chéléma
(par le rav Shalom Eliyashiv) :

"Nos Sages disent que lorsque Hachem a donné la Torah au peuple juif au mont Sinaï, tous les malades juifs ont instantanément guéri.
Tout celui qui était sourd pouvait soudainement entendre ; si on était aveugle on pouvait alors voir ; et une personne défigurée ou boiteuse pouvait alors se tenir debout sans aucune difficulté (Mekhilta - Yitro 19,11 ; 20,15).
C'était un miracle exceptionnel que Hachem a réalisé pour Sa nation bien-aimée.

Chaque année, pendant le Yom Tov de Shavouot, lorsque nous commémorons le don de la Torah, cette qualité spéciale se manifeste à nouveau ... [et elle] est ressentie dans le monde entier.
...
On doit tirer profit de ce cadeau que D. donne au monde chaque année, à ce moment.
Même pour les maladies pour lesquelles aucun remède n'a encore été trouvé, et même pour les maladies graves et en phase terminale, c'est le moment de prier [et d'implorer D.] pour un rétablissement total, et Hachem écoutera certainement.
...
Cette influence [si spéciale] n'est pas ressentie durant toute la journée de Shavouot. Il y a un moment unique, une petite fenêtre d'opportunité, où l'on peut utiliser ce formidable pouvoir de guérison.
Le matin de Shavouot, pendant que les 10 Commandements sont lus, c'est le moment le plus propice pour que l'on prie [de tout cœur à Hachem] pour un rétablissement complet et rapide."

[paroles du rav Yossef Shalom Eliyashiv - rapporté par le rav David Hoffman (Séfer Torah Tavlin - vol.II p.518)]

"Shavouot est la seule fête Biblique pour laquelle la Torah n'ordonne pas d'apporter un Korban 'Hatat (sacrifice pour expier nos fautes).
La raison est qu'à Shavouot, jour durant lequel la Torah a été reçue, chaque juif est dans la catégorie d'un converti, qui est considéré comme : "un jeune enfant qui vient de naître".
=> De même qu'un nouveau-né est sans faute, de même les juifs sont sans faute à Shavouot.
[...]
Shavouot est considérée comme notre jour de mariage, durant lequel Hachem, le fiancé, prend le peuple juif comme Sa fiancée. […]
Toutes nos fautes sont pardonnées à Shavouot, de la même façon que Hachem pardonne les fautes de chaque fiancé et fiancée le jour de leur mariage."

[Kédouchat Lévi - rabbi Lévi Its'hak de Berditchev]

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-> La guémara (Yérouchalmi Roch Hachana 4,8) écrit :
"Concernant Shavouot, la Torah ne mentionne aucun sacrifice obligatoire pour expier les fautes.
Cela nous enseigne que Hachem dit : "Puisqu'en ce jour vous avez accepté la Torah, [alors] toutes vos fautes sont éliminées. C'est comme si vous n'avez jamais fauté."

Le rav Guédalia Schorr (Ohr Guédaliyahou) enseigne :
"Cela s'applique à chaque génération.
La Torah a la capacité d'éliminer nos fautes.Mais pour cela il n'est pas suffisant d'étudier la Torah, nous devons accepter sur nous le joug de la Torah.
Ce n'est qu'alors que Hachem retire toute trace de faute ou de souillure sur l'âme."

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-> Lorsque le peuple juif s'est tenu au mont Sinaï, toute leur impureté les a quittés.
[guémara Shabbath 146a]

[Pendant toute la semaine des célébrations de Souccot au Temple, les juifs] se passaient de véritable sommeil, car ils se suffisaient de somnoler les uns sur l'épaule des autres.
[guémara Soucca 53a]

 

-> Le Darach David commente : A Souccot, il était possible de ressentir à quel point chaque juif appartient à un ensemble, à quel point il est uni à chacune de ses parties (les autres juifs).
Cela suscite naturellement un sentiment de joie, qui permet d'ouvrir le cœur de tous les juifs et de les unir au service de leur papa Hachem.
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-> Rabbi Yéhouda ben 'Hanania dit : "Quand nous nous réjouissions dans la Sim'hat beit haChoéva, nous ne voyions pas le sommeil dans nos yeux"

Comment est-il possible de voir le sommeil dans les yeux?

 

Le 'Hatam Sofer répond : Cela signifie qu'ils ne dormaient pas avec les yeux ouverts, car celui qui ne fait rien c'est comme s'il dormait et l'oisiveté est donc comme le sommeil avec les yeux ouverts, mais eux étaient occupés du service de Hachem et ne restaient pas oisifs un seul instant.

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-> La guémara (Soucca 53a) dit que : "lorsque nous devions nous réjouir à Sim'hat Beit haChoéva, nos yeux ne voyaient pas le sommeil".

Le terme : "sommeil" (shéna - שינה) a une guématria de 365, qui est le nombre de mitsvot lo taassé dans la Torah.
Nos Sages nous indiquent que même si les juifs ont pu fauter durant l'année, ils peuvent corriger leurs fautes par la téchouva.
Lorsqu'ils arrivent à la Sim'ha beit haChoéva, ils étaient alors purs et ne voyaient aucune faute en eux.
[Zéra Kodech - guémara Soucca 53a]

 

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-> Nos Sages (midrach Béréchit rabba 70,8) enseignent :
"Pourquoi appelle-t-on : "Beit haChoéva"?
C’est parce que l’on puisait de là-bas l’esprit prophétique (roua’h hakodech)."
[Choéva provient de la racine « choèv » qui signifie "puiser"]

 

La guémara (Sota 3a) nous enseigne qu'une personne ne commet une faute que lorsqu'un vent de folie s'empare d'elle.
D'un autre côté, si une personne fait attention de ne pas fauter ou bien à faire téchouva sur ses fautes, à propos d'elle, il est écrit : "sur lui reposera l'esprit de Hachem : esprit de sagesse et d'intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de science et de crainte de D." (Yéchayahou 11,2).
C'était cela l'esprit prophétique qui reposait sur les gens qui étaient présents à la Beit haChoéva = un esprit qui était le résultat de la téchouva et du fait d'évider de fauter.
[Yétev Panim - maamar Kidouchin 7]

 

-> La guémara (Soucca 53a) rapporte qu'à la sim'hat beit haChoéva, les hommes pieux et les hommes de bonnes actions, ainsi que les gens qui avaient fait téchouva, disaient : "Est digne d'éloges celui qui n'a jamais fauté, mais pour celui qui a fauté, qu'il fasse téchouva et il sera pardonné".
Pourquoi cela était-il dit particulièrement à ce moment de beit haChoéva?

C'était pour le bénéfice de ceux qui n'ont pas encore fait téchouva.
Si une personne n'a pas fait téchouva, son jugement peut avoir été scellé pour le mal à Yom Kippour, mais néanmoins il y a toujours possibilité de tout changer.
Dans Sa grande bonté [sur notre jugement annuel], Hachem donne aux gens une occasion de faire téchouva jusqu'au moussaf de Chémini Atsérét.
Si nous faisons téchouva avant, alors Hachem nous pardonnera.
=> C'est pourquoi les gens pieux essayaient d'inspirer les gens à prendre avantage de cette chance supplémentaire et faire téchouva pendant Souccot, s'ils ne l'ont pas fait avant.
[Ben Ich 'Haï - Ben Yéhoyada - guémara Soucca 53a]

 

[ainsi, la notion d'avoir les yeux ouvert, de se passer de sommeil à la Sim'hat Beit haChoéva, est en lien avec l'éveil spirituel, l'éveil à la téchouva que cela provoqué!]

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+ "Tout celui qui n’a pas vu la joie de Beit haChoéva, de toute sa vie, n'a jamais vu une véritable joie" (guémara Soucca 53a)

 

-> Pourquoi nos Sages nous disent cela?
Le mot : réé (voir - ראה) dénote le fait de : "voir avec son cœur".
La véritable joie dans ce monde est liée à la joie d'être présent au Temple.
Nous devons espérer voir cette joie dans notre cœur, afin de se rendre compte à quelle point servir Hachem amène une joie phénoménale, [bien au-delà de notre imagination], et seul celui qui l'a vécu a déjà vu une véritable joie.
[Sfat Emet]

[on comprend mieux pourquoi leurs yeux ne se fermaient pas, car la joie qu'ils vivaient, était folle!]

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-> "Sur les rives des fleuves de Babylone, là nous nous assîmes, et nous avons aussi pleuré au souvenir de Sion" (al naarot Bavél ... - Téhilim 137,1)
Pourquoi est-ce que les juifs pleuraient particulièrement près des fleuves?

 

Le 'Hout haMéchoulach explique que : Rabbénou Bé'hayé (Vayikra 2,13) dit que lorsque le monde a été initialement créé, il n'y avait qu'une seule entité d'eau, et Hachem l'a divisée en 2 entités : les eaux supérieures et les eaux inférieures.
["D. fit le firmament et sépara les eaux qui sont en dessous du firmament de celles qui sont en dessous" - Béréchit 1,7]
Les eaux inférieures ont pleuré car elles étaient ainsi séparées, éloignées de la Présence Divine, qui est en-Haut.
Hachem les a apaisées en disant qu'elles seront utilisées pour la mitsva de libation des eaux (nissou'h hamayim), et que le sel des sacrifices (korbanot) sera pris d'elles.
Cependant, lorsque le Temple a été détruit, les eaux inférieures ont pleuré de nouveau, car les mitsvot avec lesquelles elles ont été apaisées ne se faisaient plus.

Le verset : "gam ba'hinou" (nous aussi avons pleuré) = Israël a pleuré avec les eaux lorsque le Temple a été détruit.
Les 2 ont pleuré pour la même raison : ils étaient alors distancié de la Présence Divine.

 

=> Nous comprenons alors la signification de la libation des eaux : de même que le peuple juif a pleuré sur la destruction du Temple ensemble avec l'eau, de même à l'époque de la présence du Temple, le peuple juif se réjouissait ensemble avec l'eau.
L'eau était heureuse d'être amenée sur l'autel (mizbéa'h), proche de la Présence Divine, et le peuple juif était joyeux d'être proche de la Présence Divine dans le Temple.

[il n'y a pas de plus grande joie authentique que d'être proche de Hachem, que de voir son intériorité (âme) être proche de sa source, de son papa Hachem!]

[Baré'h Moché]

-> b'h, ce dernier divré Torah a été un peu complété : https://todahm.com/2020/12/26/29618

Décorer la synagogue avec des fleurs pour Shavouot est une belle coutume, mais une personne doit également se "décorer" elle-même.
Cela ne peut se faire qu'en acceptant la Torah et en l'étudiant.

[rav Yéhouda Zev Segal]