Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Lumières sur ‘Hanoucca en se basant sur le mot : yavan

+ Mieux comprendre 'Hanoucca en se basant sur le mot : yavan (la Grèce - יון) :

-> On peut remarquer que chacune des lettres de ce mot (יון) devient plus grande.
Cela commence par le Youd (י), qui symbolise la sainteté des yédoudim (juifs - yuden), puis en descendant un peu plus vers le bas, celui-ci se transforme en la lettre vav (ו), qui en chutant encore davantage, devient un noun final (ן) qui elle est la lettre de l'alphabet descendant au plus bas.

=> Les grecques voulaient prendre la sainteté, la spiritualité du peuple juif, et la faire chuter au plus bas.

Cela renvoie à la stratégie du yétser ara qui ne va jamais nous pousser directement à faire une grande faute, mais il va procéder de façon progressive : partant du youd (י - de yéhoudi - juif), puis le faisant chuter peu à peu jusqu'à ce qu'il devienne un vav (ו), puis continuant dans cette stratégie, il va le transformer en un noun final (ן).
[passage du י au ן ]

Les grecs vont agir de la même façon avec les juifs, en leur demandant : on ne vous demande pas d'arrêter totalement d'être des juifs, mais uniquement de vivre un peu plus comme les non-juifs qui vous entourent.
Où en est le problème, ce n'est pas si grave!

Petit à petit, le youd devient un vav, puis petit à petit il devient un noun final.
[le juif avec le temps s'assimile alors dans la masse!]

Les hauts (la tête) de ces lettres sont tous à la même hauteur (יון), témoignant du fait que dans notre tête on pense toujours que l'on se comporte bien, puisqu'on arrive à tout se justifier positivement (se créant notre propre Hachem, adaptant les mitsvot à nos envies).
Dans notre esprit, on s'auto-persuade d'être parfait, mais la réalité est qu'on chute toujours plus bas ...

<------->

-> En hébreu, Jérusalem se dit aussi : tsion (ציון), et la Grèce se dit : yavan (יון).

Le rav Yossef Sitruk disait que la différence entre ces 2 mots réside dans la lettre tsadik (צ), car ce qui différencie les 2 peuples, c’est le caractère tsadik (être un homme juste par rapport à la Torah).

[en apparence, les êtres humains se ressemblent tous, mais en tant que juifs nous devons avoir à la tête de chacune de nos actions la lettre tsadik : est-ce ce que Hachem attend de moi?

Cela complète l'idée précédente : un juif doit vivre selon la vraie volonté de Hachem (en se pliant à la Torah et à nos Sages), et non pas selon celle qu'il se créé pour justifier ses envies, en faisant des interprétations allant dans son sens.
Un juif à l'image de l'huile : il est pur et ne peut pas se mélanger à d'autre liquide (nations)!]

<------->

-> Le rav Zev Leff fait remarquer que le mot : yavan (Grèce - יון) est composé des 3 seules lettres de l'alphabet hébraïque qui sont constituées uniquement de traits droits.

Cette caractéristique d'être tout plat, témoigne du fait que la Grèce n'a pas d'intériorité (pnimiyout), son approche étant : "ce que tu vois, c'est ce que tu as" (c'est superficiel, sans profondeur).
Les grecs idolâtraient leur corps et la nature, sans jamais voir la "main de Hachem" cachée dans la naturalité de ce monde.
[c'est : enlevons Hachem de notre pensée, pour mieux ériger l'homme en tant que dieu, maîtrisant le monde selon sa volonté! ]

-> Le Sfat Emet (fin 5761) fait remarquer que la guématria du mot Yavan (Grèce - יון) est de : 66, qui est la même que : galgal (un cycle, une orbite - גלגל), faisant allusion au cycle des étoiles dans le ciel, aux constellations.

En effet, les grecs s'enorgueillaient de leur compréhension de la science, du comment la terre et les étoiles bougent dans le ciel.
Ils croyaient uniquement en ce qu'ils voyaient, en opposition avec les juifs qui croient dans le fait que Hachem gouverne le monde en permanence et dans les moindres détails.

Le Sfat Emet note que : éloké'ha (ton D. - אלקיך) a également une guématria de 66, ce qui nous rappelle que Hachem est Celui qui est derrière le mouvement des étoiles et de la terre dans le Ciel (גלגל - guématria 66).

=> C'est cela toute la guerre de 'Hanoucca : est-ce que nous lions le galgal (le fonctionnement routinier du monde) à yavan (tout n'est que normalité!)? ou bien à Eloké'ha (tout n'est que d'énormes miracles totalement dissimulés dans leur récurrence, dans l'habitude)?

Le message de 'Hanoucca est que pour éviter d'être : yavan (Grèce - יון - valeur : 86), nous devons aller au-delà de la vision des grecs qui s'arrêtent uniquement à ce qu'ils voient : au galgal (le fonctionnement cyclique du monde - גלגל - guématria 66).
Nous devons aller plus en profondeur, en nous focaliser sur ce qu'y est derrière : Hachem, Ton D. (אלקיך - valeur : 66).

[à l'image du roi David : "Je mettrai D. en permanence devant moi" - Téhilim 16,8 - Chiviti Hachem lénegdi tamid]

-> Le Sfat Emet va plus loin, en rapportant que la guématria 66, est celle de la phrase : "aya, avé yéyé" (Il est, Il était, Il sera - היה הוה יהיה), qui est une description de Hachem.

=> 'Hanoucca est un moment privilégié pour réfléchir à l'éternité de D. : Il a été avant toute Création, Il est, et Il sera après toute Création (Lui seul est éternel car au-dessus du temps!).

[ Le mot : "haTéva" (la nature – הטבע), et le nom de D. : "Elokim" (אלהים), ont la même guématria : 86, car malgré les apparences, D. est aux manettes de Sa création en permanence.

Par ailleurs, en hébreu, le monde se dit : "olam", et est en relation avec "néélam" (caché), car Hachem s’est caché pour laisser place au libre arbitre.

=> 'Hanoucca est ce bref moment de l'année où l'on allume la lumière de l'obscurité de ce monde afin de mieux prendre conscience de cette réalité : Hachem n'est pas absent, bien au contraire! ]

<---------->

-> Le mot : "nissayon" (un épreuve - נסיון) est composé de : ness (un miracle - נס) et de yavan (יון).

Lorsque nous vivons un miracle anormal dans notre vie (un נס), nous sommes face à une épreuve (un נסיון) :
- la tendance de yavan : profite de ta vie sans trop te poser de question.
Ainsi, lorsque tu vis un miracle inhabituel : pourquoi chercher à comprendre ce qui se cache derrière? Profites-en et continue ta vie comme si de rien n'était!

- la vision juive : un miracle anormal, inhabituel, est une occasion d'éveiller en nous une appréciation, une reconnaissance pour tous les miracles cachés (car habituels) de ce monde, dont nous bénéficions en permanence (je respire, je vois, je marche, le soleil brille, ...).

=> Pour surmonter l'épreuve (נסיון), nous devons repousser le yavan (יון), et garder le ness (נס), l'émerveillement et la gratitude devant tout ce que Hachem fait pour nous.

'Hanoucca est une bonne occasion pour faire briller notre vie, par la prise de conscience d'à quel point papa Hachem nous chouchoute, nous accordant à tout moment une pluie de miracles!

<------------------------------>

-> Pour continuer sur cette idée, il y a b'h le divré Torah intitulé : 'Hanoucca : Notions de miracles révélés (niglé) et de miracles dissimulés (nichtar) : https://todahm.com/2018/12/09/hanoucca-miracles-reveles-et-miracles-dissimules

+ Le mot 'Hanoucca (חנוכה) est lié au mot : 'hinoukh (éducation - חינוך).

'Hanoucca est un moment pour éduquer et se préparer à la géoula (la délivrance ultime).
En effet, à 'Hanoucca, la lumière cachée de Hachem est révélée, ce qui est similaire à la lumière du Machia'h.

[Bné Yissakhar - Kislev 2,16]

['Hanoucca est l'occasion de rallumer notre attente en la venue du machia'h, où à l'image de nos bougies qui illuminent l'environnement obscur, il viendra remplir la terre de la lumière divine]

"La mitsva d'allumer les bougies de 'Hanoucca (חנוכה) est une continuation de l'allumage [passé] de la ménora, et il s'agit également d'une éducation (חינוך) pour l'allumage futur de la ménora [dans le 3e Temple suite à la venue du machia'h]."
[Sfat Emet 5638]

-> La valeur numérique du nom : machia’h (משיח) est de : 358, et peut renvoyer :
- aux mots : "ness gadol aya cham" (un grand miracle a eu lieu là-bas – נס גדול היה שם), dont la guématria est de : 358, et qui renvoient aux 4 lettres qui sont présentes sur une toupie en dehors d'Israël (exil) : נ, ג , ה, ש.
- à l’expression : "Hachem Mélé’h, Hachem Mala’h, Hachem yilo’h" (D. règne, D. a régné, D. régnera – יהוה מלך יהוה מלך יהוה ימלך), dont la guématria est de : 358.
Avec la venue du machia'h tout s'illuminera et deviendra totalement clair : Hachem règne, Il a toujours régné, et Il régnera pour l'éternité sur le monde : de la plus petite molécule à l'objet le plus volumineux.

-> Les lettres du mot : "machia'h" (משיח) forment : "mad'likin chémonat yémé 'Hanoucca" (on allume les 8 jours de 'Hanoucca - מדליקין שמונת ימי חנוכה).
En effet, le fait d'allumer les bougies de 'Hanoucca amène le machia'h.
[rabbi Naftali Tsvi Horowitz Ropshitz ]

<------------------------->

+ 'Hanoucca & l'importance du Shabbath :

+ Les lois de 'Hanoucca sont abordées dans le traité Shabbath avec les lois relatives à l'allumage des bougies de Shabbath (et non dans le traité Baba Kama, où la michna mentionne cette fête).
La raison est que les bougies de 'Hanoucca sont similaires aux bougies de Shabbath.
[Rabbi Tsadok haCohen - Pri Tsadik - 'Hanoucca 1]

=> La fête de 'Hanoucca est "fraîche", magnifique à nos yeux, puisqu'ayant lieu une seule fois par an. Nous en sommes alors tous excités!
En appréciant d'allumer les bougies de 'Hanoucca, nous devons en profiter pour rallumer notre amour, notre appréciation du Shabbath, qui est le jour le plus important du calendrier juif.
En effet, la routine (tous les 7 jours) lui fait perdre toute sa superbe, à l'image de tous ces miracles qui se déroulent en permanence (je vois, je respire, j'entends, ...), et qui sont à nos yeux comme des acquis.
'Hanoucca est ce moment où Hachem réalise pour nous un miracle visible comme la fiole d'huile, dans un but de nous rendre la vue sur les autres miracles cachés par l'habitude.

=> 'Hanoucca doit rallumer toute la magnificence du Shabbath, que le restant de l'année lui a fait perdre.

<------->

+ 'Hanoukia ou havdala?

Nos Sages débattent à savoir si l'on doit allumer la 'hanoukia avant ou après avoir récité la havdala à l'issue du Shabbath.

-> dans une synagogue, la réponse est unanime : nous devons d'abord allumer la 'hanoukia, pour diffuser le miracle (pirsoumé nissa).

-> L'allumage dans notre maison :
- Le Rama (Ora'h 'Haïm 681,2), ainsi que le Gaon de Vilna disent que nous devons allumer la 'hanoukia d'abord, et ce pour 2 raisons : la 1ere : pour diffuser le miracle, et la 2e : afin de repousser la sortie du Shabbath le plus possible.
En effet, en récitant tout d'abord la havdala, nous risquons de laisser apparaître que le Shabbath est pour nous un fardeau indésirable dont l'on souhaite se débarrasser au plus vite (à la seconde où il sort!), afin de se décharger de toutes les lois applicables à ce saint jour.

- d'un autre côté, il y a la loi juive (halakha) statuant : si nous avons 2 mitsvot, celle qui est la plus fréquente doit être réalisée avant celle qui est moins fréquente (guémara Zéva'him 89 - tadir véchééno tadir, tadir kodem).
Ainsi, puisque la havdala a lieu tous les 7 jours, et l'allumage de la 'hanoukia 8 jours par an, la havdala a préséance.

== La michna broura écrit que les 2 options sont permises.
Cependant, la pratique courante dans la plupart des maisons est de faire la havdala d'abord, et ensuite d'allumer la 'hanoukia.

=> On peut retenir de cette discussion que le Shabbath est extrêmement précieux, et qu'ainsi nous ne devons pas nous dépêcher de le laisser partir.
'Hanoucca est un moment opportun pour réaliser cela!
[même si d'habitude on fait d'abord la mitsva la plus fréquente sans se poser plus de question. Cependant, dans ce cas : Shabbath est tellement important, que la loi juive n'a pas été tranchée de façon claire!]

-> Le Tour enseigne que lorsque le Shabbath arrive, les réchaïm au guéhinam (Enfer) profite également de la tranquillité de ce jour, car il n'y a pas de guéhinam durant le Shabbath. Cependant, à la minute où Shabbath sort, les réchaïm y retournent subir leurs terribles punitions.
Le rav 'Haïm Yossef Kofman rapporte que selon nos Sages, les réchaïm retournent au guéhinam au même moment où ils avaient l'habitude de finir leur Shabbath lorsqu'ils étaient encore en vie. C'est ainsi, que ceux qui terminent leur Shabbath au plus tôt, vont retrouver leurs punitions au plus tôt, ce qui est une raison supplémentaire de ne pas trop se hâter à la fin "officielle" de Shabbath.

‘Hanoucca : Hachem rend visite à chacun d’entre nous!

+ 'Hanoucca : Hachem rend visite à chacun d'entre nous!

-> Le Arizal explique que si pendant toutes les fêtes juives l'âme d'une personne peut s'élever de plus en plus haut proportionnellement à sa préparation, il existe une exception : 'Hanoucca.

En effet, uniquement pendant cette fête, Hachem, dans toute Sa gloire, descend vers chacun d'entre nous et déverse Son éclat, où que nous puissions être et quelque soit le niveau spirituel que nous possédons.
[Arizal - Chaar haKavanot - drouché 'Hanoucca 1]

C'est pour cela que nous allumons les lumières une fois qu'il fait totalement nuit.
En effet, même si par notre comportement nous avons pu descendre au plus bas dans une obscurité totale, Hachem est quant même toujours là pour nous!

Rabbi Na’hman de Breslev appelle ‘Hanoucca : "La fête de Bikour 'Holim" = Hachem descend même au près de ses âmes les plus malades.

-> "Le pouvoir des bougies de 'Hanoucca est tellement énorme, qu'il n'existe pas d'âme qui ne sera pas éclairée par la lumière de Hachem pendant l'allumage des bougies, même le plus grand des racha."
[rav Gamliel Rabinovitch]

<-------->

-> Le Baal Chem Tov enseigne au sujet de la bénédiction : "chéacha nissim lavoténou bayamim ahèm bazéman azéé" :
- "bayamim a'hém" (en ces jours passés) = il d'agit du miracle passé ;
- "bazéman azé"(en ces jours actuels) = chaque année, le miracle répand son éclat [d'une puissance identique à la 1ere fois].

=> 'Hanoucca n'est pas qu'un souvenir d'événements passés.
Nous devons avoir conscience que chaque année nous bénéficions d'une illumination toute aussi puissante de nos âmes et du monde entier, comme ont pu en bénéficier nos ancêtres.
Ainsi, au-delà d'une expression de gratitude envers Hachem pour le passé, 'Hanoucca témoigne que même si nous sommes au plus bas niveau, même si nous lui avons totalement tourné le dos, Hachem vient quand même vers nous, nous entourant de Son amour infini.

=> L'idée que tous les juifs sont des lumières aux yeux de Hachem, doit illuminer notre intériorité, nous poussant à notre tour à vouloir illuminer l'obscurité de ce monde, car telle est la volonté de mon papa Hachem, qui est le Boss de ce monde et qui m'aimera toujours plus que tout!

"Voici Il [Hachem] se tient derrière notre mur" (Chir haChirim 2,9)

Cela vient nous apprendre que même lorsque nous créons un mur entre Hachem et nous par nos fautes, malgré tout, Hachem se trouve avec nous.
Même "derrière notre mur", que nous formons par nos fautes, "Le voici qu’Il s’y tient".
Même si un juif se trouve au plus bas et a grandement fauté, Hachem continue à être avec lui pour le protéger, et Il attend patiemment qu’il se repente et se rapproche de Lui.

[Rabbi Sar Chalom de Belz]

[une téchouva sincère, de tout notre cœur, fait exploser ce mur d'éloignement qu'avaient pu construire nos fautes. Hachem peut alors nous prendre dans "Ses bras", d'un amour infini.]

"D. bénit le 7e jour et le sanctifia" (Béréchit 2,3)

-> Adam et 'Hava ont été créés et ont fauté, le 6e jour peu avant Shabbath, devant alors être expulsés du Gan Eden.

Le midrach Yalkout Chimoni (Téhilim 843) rapporte que le Shabbath s'est alors présenté à Hachem pour plaider la cause de Adam : "Allez-vous les expulser pendant mon jour? Qu'en est-il de ma sainteté, qu'en est-il de ma bénédiction, pour qu'un tel événement se produise à Shabbath?"

Hachem a été d'accord, et Il a repoussé l'expulsion de Adam et 'Hava du Gan Eden, à après Shabbath.

Lorsque Adam a entendu cela, il a perçu la grandeur du Shabbath et avec gratitude, il a chanté le Téhilim 92, qui commence par : "Psaume. Cantique pour le jour du Sabbath".

=> Tâchons de respecter le Shabbath au mieux, car en plaidant notre cause auprès d'Hachem, il nous redonnera toujours plus que ce que nous pourrons lui donner!

-> Souvent, la 'Hanoukia est placée à gauche de la mézouza et éclaire ainsi l'intérieur de notre habitation.
Telle la lumière de la Torah, qui éclaire le mauvais penchant de l'homme, résidant dans la partie gauche de son cœur.

-> La lumière spirituelle de la 'Hanoukia repousse l'obscurité de ce monde pour que l'homme puisse écarter les mauvais sentiments de son cœur.

-> En concassant des olives, on obtient l'huile la plus pure, nécessaire à l'allumage de la 'Hanoukia.
Certaines situations peuvent nous briser, pourtant, c'est souvent ainsi que l'on extrait le meilleur de nous-même.

[dans ce monde il est nécessaire de traverser des moments où nous sommes pressurisés, ce qui conduit à générer l'élément qui nous permettra de briller pour l'éternité dans le monde à venir]

Le Baal Chem Tov dit : "Il faut creuser en son cœur pour révéler les bons sentiments, comme on le ferait avec la terre pour que l'eau jaillisse."
=> la difficulté est parfois nécessaire pour rendre réelles nos magnifiques potentialités enfouies.

[pensées 'hassidiques]

"Nous appelons cette fête : Sim'hat Torah, car lorsque nous acceptons de se consacrer à l'étude de la Torah, la Torah s'en réjouit!"
[Beit haLévi]

-> "Si l'essentiel était que le peuple juif se réjouisse et célèbre la Torah, on aurait dû appeler ce jour : "Sim'hat Israël".
De là, il est clair que la mitsva de ce jour n'est pas que le peuple juif se réjouisse avec la Torah, mais le plus important est que la Torah se réjouisse avec le peuple juif!"
[Rabbi 'Haïm Soloveitchik - Torat 'Haïm]

<------------------------------->

+ "A Sim'hat Torah, tout celui qui essaye de se réjouir avec la Torah de toutes ses forces, est assuré que la Torah ne quittera jamais ses descendants"
[Yessod véchorech haaVoda ; Sfat Emet]

<------------------------------->

+ "Si tu ne peux pas danser à Sim'hat Torah sur ce que tu as, alors tu ne pourras pas pleurer à Yom Kippour sur ce qu'il te manque."
[Rav Shraga Feivel Mendelowitz]

-> "Sim'ha Torah est une fête aigre-douce pour moi.
D'un côté, je me réjouis grandement de notre précieuse Torah.
D'un autre côté, je suis triste du fait que de nombreux juifs profanent quotidiennement la Torah.

Ainsi, le plus j'ai de la joie à Sim'ha Torah, le plus je ressens fortement de la peine concernant le niveau jusqu'où les gens ont pu descendre [spirituellement]."

[Rav Israël Salanter]

"[A Chémini Atsérét, ] Hachem dit aux juifs : "il m’est difficile de vous voir partir" (Rachi - Vayikra 23,35-36).

Cette séparation fait référence à la distanciation des juifs, chacun retournant dans sa propre maison après avoir était si proches les uns des autres pendant la fête à Jérusalem [les gens montaient ensemble au Temple à Jérusalem].
Hachem dit alors : cette séparation est difficile pour Moi"

[le Tiférét Chmouel - Rav Chmouel Zvi d'Alexander]

=> A l'image des parents, Hachem adore voir l'union, l'amour entre Ses enfants, ce qui est particulièrement le cas pendant les fêtes.

Souccot

+ Souccot :

-> La guémara (Soucca 11b) apporte 2 avis :
- selon Rabbi Akiva : le mot Souccot est à prendre littéralement, il s'agit d'un souvenir de nos 40 années d'errance dans le désert, durant lesquelles nous avons été protégés de la forte chaleur par des cabanes dans lesquelles nous vivions.

- selon Rabbi El'azar : les Souccot font références aux Nuées de Gloire (Anané haKavod) qui entouraient notre peuple dans le désert.

-> Selon le Séfer haTodaah, il est possible que les 2 soient vraies, "cela et cela étant les paroles de D."
Au début, les juifs ont construit des édifices physiques, et en récompense de leur don de soi d'avoir quittés l'Egypte dans des maisons aussi temporaires et sans se plaindre, Hachem les a alors enveloppés dans les Nuées de Gloire.

<-------------------------->

-> Lorsque les juifs ont quitté l'Egypte, ils ont été immédiatement enveloppé de Nuées de Gloire.
Suite à la faute du Veau d'or, ces Nuées sont parties, et c'est uniquement après que Hachem a accepté leur téchouva à Yom Kippour, qu'elles sont revenues.
Pendant les 40 années suivantes, ces Nuées ont voyagé avec eux dans le désert, et c'est ces 2e Nuées de Gloire dont nous commémorons à Souccot.

Cela explique aussi pourquoi nous nous asseyons dans des Souccot à partir du 15 Tichri, et non pas au mois de Nissan, mois durant lequel nous avons quitté l'Egypte.
En effet, c'est la téchouva de Yom Kippour qui nous a fait mérité ces Nuées de manière durable.
[le Gaon de Vilna]

[Ainsi, Souccot est la célébration du pouvoir de la téchouva, car même si l'on a fait les pires fautes, on sait qu'avec Yom Kippour, papa Hachem peut tout nous pardonner, comme il l'a fait avec nos ancêtres en ramenant les Nuées de Gloire, malgré la terrible faute du Veau d'or.]

-> Les Nuées de Gloire sont un signe de la protection et du pardon de Hachem.
Pendant 40 années, elles ont accompagné les juifs, malgré les nombreuses fois où ils ont testé D.
Ainsi, nous nous réjouissons avec ce symbole qui signifie que Hachem nous pardonne et renouvelle notre relation avec Lui.
Plus que cela, nous avons mérité de recevoir de nouveau la Torah, malgré la faute du Veau d'or.
[le Pa'had Its'hak]

-> Le midrach (Chir haChirim rabba 1,24) fait remarquer que même si le peuple juif a connu bien des tragédies durant son histoire, aucune n'a été aussi difficile et dévastatrice que le décret faisant que la présence divine ne réside plus parmi nous.
En effet, une fois que nous perdons cette connexion avec D., toute la lumière et toute la joie de notre vie disparaissent, laissant place à une vie misérable et triste en comparaison.
Rabbénou Bé'hayé (Chémot 33,4) ajoute que notre "bassesse" (sans la présence divine) est directement proportionnelle à notre "hauteur/grandeur" (avec elle).

[la Soucca ressemble à notre corps qui est matériel et temporaire ; tandis que l'intérieur est semblable à l'âme, au divin, qui est éternel.
Après avoir confessés nos fautes (à Kippour), Souccot est un moment opportun pour prendre conscience de l'impact négatif de nos fautes.
En effet, fauter c'est s'éloigner, s'exclure des bras de Hachem (Nuées/Soucca), c'est quitter LA Source de la Vie.
A l'aube d'une nouvelle année de notre vie, à nous de garder ces moments forts (Roch Hachana, Kippour, Souccot, ...) qui ont révélé notre vraie nature : si magnifique, si élevée.
Papa Hachem a toujours les bras grands ouverts pour nous, est-ce que nous souhaitons vraiment aller vers Lui (tachouv hé) ou bien contre Lui (en fautant)? ]

<--------->

-> Pourquoi les femmes sont-elles exemptes de la mitsva de la Soucca, sachant qu'il y a une règle disant que si les femmes ont fait partie du miracle, elles doivent également participer à la mitsva (ex: les bougies à 'Hanoucca, la matsa à Pessa'h, ...). Or, elles ont également bénéficié des Nuées de Gloire dans le désert.

Le 'Hatam Sofer dit que puisque les femmes n'ont pas pris part à le faute du Veau d'or, les Nuées ne vont revenir que pour les hommes, et non pas pour les femmes, car elles ne les ont jamais vraiment quittées.
Ainsi, c'est uniquement les hommes qui doivent s'asseoir obligatoirement dans la Soucca, pour se rappeler des Nuées qu'ils ont fait partir par leur faute, et qui vont revenir par leur téchouva.

<--------->

-> Selon le Gaon de Vilna, dans la Amida de Yom Tov, nous disons :
- "Tu nous as choisis d'entre tous les peuples" (ata bé'hartanou) = c'est relatif à Pessa'h, où la nation juive est née, choisie parmi toute par Hachem ;
- "Tu nous as aimés" (aavta otanou) = c'est Shavouot, où nous avons reçu le plus beau des cadeaux : la Torah ;
- "et Tu nous as désirés" (vératsita banou) = c'est Souccot, qui symbolise le fait que Hachem nous désire suite à l'acceptation de notre téchouva après notre faute.

[C'est la matérialisation des paroles du Rambam (Hilkhot Téchouva 7,4) : "Une personne qui a fait téchouva est aimée et chérie par D., comme si elle n'avait rien transgressé".
=> Se basant sur ce constat, nous nous réjouissons à Souccot, plus que jamais! En effet, quoique nous puissions faire de mal, nous serons toujours les bien-aimés de papa Hachem!! ]

-> vératsita banou = et Tu nous as désirés. Même si nous avions fauté, Tu as quand même montré que Tu nous voulais. Cette idée fait référence au Yom Tov de Souccot, au cours duquel Hachem restaura les Nuées de Gloire (Anané kavod), démontrant ainsi que Son amour, Son affection et Son désir pour nous furent rétablis, même après la faute du Veau d'or.
Ces deux mots, "vératsita banou", saisissent magnifiquement la véritable essence de Souccot. Après avoir rompu notre lien avec Hachem, nous avons obtenu le pardon et finalement, nous avons été à nouveau accueillis sous la protection des Anané HaKavod, tandis que Hachem démontrait Son désir éternel pour nous en tant que Son peuple.

Selon le Gaon de Vilna, c'est cette joie du retour de la Chékhina qui constitue la raison pour laquelle le Yom Tov de Souccot est spécifiquement appelé Zman Sim'haténou. Nous nous réjouissons du fait que non seulement nous fûmes pardonnés, mais que Hachem montra clairement que notre relation avec Lui avait été restaurée à ce qu'elle fut initialement, comme si nous n'avions jamais fauté.
Nous célébrons le fait que même si nous faisons les pires choses (à l'image du Veau), il est toujours possible de tout réparer par la téchouva, et de revenir vers Hachem car "vératsita banou" = et Tu nous as désirés.

-> Le Gaon de Vilna ajoute qu'il en est de même dans la suite de cette prière :
- "et Tu nous as élevés d'entre toutes les nations" (véromamtanou) = c'est Pessa'h, en nous choisissant comme peuple ;
- "et Tu nous as sanctifiés par Tes Commandements" (vékidachtanou) = c'est Shavouot, en nous donnant la Torah ;
- "et Tu nous as rapprochés notre Roi ..." (vékéravtanou malkénou) = c'est Souccot.

[C'est la matérialisation des paroles du Rambam (Hilkhot Téchouva 7,7) : "Quelle est formidable/merveilleuse la téchouva! Un jour, une personne peut être séparée de D., et le jour d'après, elle peut être attachée à la présence divine.
Tout de suite à Kippour, Souccot est ce moment d'union avec Hachem, un moment de plénitude, de joie absolue.
Plus aucune faute vient nous distancier de Lui, que c'est bon d'être dans Tes bras!! ]

<--------------------------------->

-> Dans le désert, il y avait 3 grands miracles : la manne, le puits de Myriam et les Nuées de Gloire.
Pourquoi est-ce que nous ne commérons que les Nuées et pas les 2 autres?

1°/ Le Mabit (Beit Elokim - Chaar Hayéssodot 37) explique que la manne et le puits étaient certes spectaculaires, mais néanmoins ils ne faisaient que fournir des besoins vitaux au peuple.
En effet, comment survivre sans eau et nourriture en plein désert?

Par contre, les Nuées de Gloire étaient non seulement pas nécessaires, mais par elles Hachem démontrait Son énorme amour pour nous.
Par exemple : lorsqu'il y avait une montagne ou une vallée, les Nuées aplanissaient le terrain pour ne pas nous demander des efforts : à l'arrière elle tuait les serpents et scorpions, à l'avant elle protégeait de la chaleur étouffante ; une autre devant montrait le chemin le jour et éclairait la nuit ;...
[il y avait 7 Nuées de Gloire, chacune avec sa mission propre]

Selon le Ibn Ezra, les Nuées de Gloire brillaient d'une lumière surnaturelle, semblable à celle créé par Hachem durant les 6 jours de la Création.
Les Nuées entouraient les juifs de tous les côtés, les protégeant des ennemies, et étaient comme des piliers allant du sol au Ciel.

-> "Afin que vos générations sachent que j’ai donné des Souccot pour demeure aux bné Israël, quand je les ai fait sortir du pays d'Egypte, moi Hachem (יְהוָה), votre D." (Emor 23,43)
Le Bné Yissa'har (Ma'amré Tichré) fait remarquer que le Nom Divin utilisé est celui de l'Attribut de Miséricorde, car par ce cadeau des Nuées, Hachem a fait pour nous une bonté spéciale.

=> Les Nuées de Gloire reflètent l'amour spécial de Hachem envers les juifs, et c'est cela que nous fêtons à Souccot.
[D. ne nous a pas donné un bouclier protecteur basique, mais des Nuées de Gloire aux multiples fonctions, témoignant de Son amour infini pour nous!]

<--------->

-> Les Nuées étaient une expérience de grand proximité avec Hachem.

Le Ari Zal (Pri Ets 'Haïm 'Hag Souccot 1) dit que les lettres du mot Soucca (סכה) sont le symbole de Hachem serrant dans Ses bras le peuple juif.
[b'h, voir également : https://todahm.com/2014/10/23/soucca-etreinte-damour-de-d ]
Il ajoute que ces 3 lettres renvoient aux différents types de Soucca cashères, et également aux différentes façons d'enlacer quelqu'un!

Il est écrit : "Son bras gauche soutient ma tête et sa droite me tient enlacée" (Chir haChirim 8,3)
Selon le Arizal, la 1ere partie fait référence aux Yamim Noraïm, et la seconde à Souccot.

D'ailleurs, le Maharal (Nétsa'h Israël 54) enseigne que les Nuées de Gloire sont synonymes de la présence divine, l'aspect de Hachem qui réside en nous.

=> Quelle chance nous avons d'avoir cette mitsva de la Soucca qui vient nous rappeler d'à quel point Hachem nous aime!

<--------->

-> Le 'Hida (au nom du Séfer Tséma'h David) écrit que la manne et l'eau du puits de Myriam pouvait avoir le goût que nous désirions manger ou boire.
Ainsi, lorsque nous sommes dans la Soucca, mangeant de délicieux plats et boissons, nous pouvons également avoir en tête le souvenir de la manne et du puits.

-> "A chaque fois que nous célébrons un Yom Tov, la même influence propre à cette fête nous affecte d'une manière identique à celle présente à l'origine, où moment où le miracle s'est produit."
[le Kédouchat Lévi - Kédouchat Pourim]

=> Bien plus qu'un souvenir, Souccot c'est revivre pleinement ce qui s'est passé dans le désert : l'incroyable proximité avec Hachem, suite à notre téchouva.

-> On comprend pourquoi Souccot est appelée : le zman Sim'haténou (le moment de notre réjouissance), et que le Rambam (Hilkhot Loulav 8,12) dit que nous devons à cette fête être encore plus joyeux et heureux.

Le Netsiv (Dévarim 16,15) enseigne que le mot 'hag (fête) signifie : une danse.
A Souccot nous avons la mitsva d'être joyeux, et selon le Arizal (Chaar haKavanot) d'une manière générale l'élément essentiel d'une mitsva est d'être joyeux de la faire.
Ainsi à Souccot, nous nous réjouissons de faire la mitsva d'être joyeux, et à l'idée de pouvoir rendre Hachem joyeux.
La joie est totale!!

-> Souccot est la seule fête qui est appelée : la fête de Hachem ('hag Hachem - חַג-יְהוָה - Emor 23,39).

<------------------------>

2°/ Le Sfat Emet donne l'explication suivante.

Selon la guémara (Shabbat 130a) : "Toute mitsva que les juifs ont accepté dans la joie, est toujours accomplie de nos jours dans la joie".

Nous pouvons lire comment les juifs ont mérité d'avoir les Nuées de Gloire : "Ainsi parle Hachem : Je te garde le souvenir de l'affection de ta jeunesse, de ton amour au temps de tes fiançailles, quand tu me suivais dans le désert" (Yirmiyahou 2,2)

Par contre, la manne et le puits n'ont été obtenus que suite à des plaintes des juifs sur le fait de manquer de nourriture et d'eau.

=> C'est pour cela que nous ne sommes pas méritants de nous souvenir d'eux par le bais de mitsvot, contrairement à aux Nuées de Gloire (Souccot).

[les Nuées de Gloire nous rappellent à quel point Hachem nous comble du meilleur, et à quel point nous devons éviter de nous plaindre à Lui.
Selon la guémara (Taanit 9a), Hachem nous a donné 3 cadeaux dans le désert : le puits, la manne, et les Nuées de Gloire.
Ainsi, de toute façon nous aurions reçu de l'eau et de la manne, mais à cause de nos plaintes nous avons perdu l'occasion d'avoir des jours de fêtes spécifiques pour ces autres bontés de D.!]

<------------------------>

3°/ La manne et le puits ont bénéficié à tout le monde, même au érev rav.
Par contre les Nuées de Gloire étaient réservées uniquement au peuple juif, [les autres suivants le peuple en dehors de ces Nuées].

[le Bné Yissa'har]

<--->

-> Le Bné Yissa'har, citant le 'Hida, écrit que c'est particulièrement les Nuées de Gloire qui peuvent témoigner du fait que les juifs sont spéciaux, qu'il sont uniques aux "yeux" de Hachem.
En effet, dans le désert le Erev Rav était "recraché" à l'extérieur des Nuées (c'est réservé uniquement à mes enfants, à mes biens-aimés!), tandis qu'ils pouvaient bénéficier de la manne et du puits.

En effet, il est normal que Hachem fournisse au Erev Rav le minimum pour vivre (nourriture et eau), mais de la bonté supplémentaire par le biais des Nuées, cela ne leur a pas été octroyée.

=> Ainsi, les Nuées témoignent de l'unicité des bné Israël, et c'est pour cela que Hachem a fixé une fête pour s'en rappeler.
[A Souccot nous célébrons cela (à quel point Hachem nous aime plus que tout!, à quel point nous lui sommes précieux, proches, ...), et la prise de conscience de cette réalité nous génère un état de joie énorme (zman sim'haténou)!]

<------------------------>

-> Le Pélé Yoets enseigne que chaque juif doit ancrer en lui que dans ce monde il n'est que de passage comme un nuage qui passe, et qui est de courte durée.

Le 'Hida (dans son Roch David) explique que c'est peut-être pour cela que l'on réalise Souccot en souvenir des 7 Nuées de gloire (en correspondance aux 7 jours de Souccot).
En effet, Souccot vient nous rappeler que ce monde-ci n'est que provisoire comme un nuage qui passe, et que Hachem n'a pas créé l'homme pour dormir, manger et travailler, mais bien au contraire pour Le servir afin de mériter plus tard le monde futur.
[D. nous demande de sortir de nos maisons, pour vivre temporairement dans la Soucca, pour aider à matérialiser la réalité que nous ne sommes que de passage dans ce monde.]

De plus, nous pouvons voir en allusion dans : "anané kavod" (les Nuées de gloire), que seul celui qui se comporte dans ce monde comme un : "anan" (un nuage), alors il aura le "kavod" (la gloire), dans le monde à venir.
[si tu considères que ce monde passe extrêmement rapidement, que tu n'as pas de temps à perdre dans les futilités, alors tu remplis ta vie au maximum (sans remettre à plus tard), et alors tu seras rempli éternellement de gloire après ta mort.
Le nuage est fait de particules d'eau (or, il n'y a d'eau si ce n'est la Torah), qui bien que visible n'est pas palpable (matière, comme le yétser ara qui nous vend du vide).
L'eau a la particularité de changer d'état (solide, liquide, ...) = être souple pour accomplir la volonté de D., et cela symbolise l'importance de l'humilité, d'accepter de se soumettre au Maître du monde, et non à son égo, sa naturalité.]