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Le Loulav

-> Le Loulav :

"On illustre par une parabole : 2 hommes en litige sont entrés chez le roi pour être départagés et personne, à part le souverain, ne connaissait les détails du cas.
Le roi a jugé l'affaire sans qu'on sache lequel, des 2 plaignants, a eu gain de cause.

Le roi dit : "Celui qui sortira en brandissant une épée, tout le monde saura qu'il a gagné".
De même, les juifs et les non-juifs sont amenés en jugement à Yom Kippour ... Hachem dit : "Prenez vos loulavim en main afin que tout le monde sache que vous avez gagné dans le jugement!"

[midrach Tan'houma - Emor 18]

Les 4 espèces

+ Les 4 espèces :

-> Il est écrit dans le midrach (Vayikra Raba 30,14) :
"La branche de palmier du loulav ressemble à la colonne vertébrale d'un homme, le myrte aux yeux, le saule aux lèvres, et le cédrat au cœur.
[Le rapprochant du Téhilim 35,10, le midrach ajoute : ] Le roi David a déclaré : "Aucun organe n'est plus important que ceux-là, qui équivalent à eux seuls à l'ensemble du corps."

=> L'homme doit les dominer et les utiliser pour le service divin.

-> Rabbénou Bé'hayé (Kad haKéma'h) nous dit que les transgressions commises par ces 4 organes seront pardonnées grâce à ces 4 espèces, car tout péché est absous quand l'homme accomplit une mitsva en contrepartie.

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-> Il est écrit dans le midrach (Béréchit rabba 10) que chaque herbe a un ange dans le ciel qui la frappe et lui dit : "Grandis!"

Le Mégalé Amoukot, précise que cet enseignement s'applique à toutes les plantes ... à l'exception des 4 espèces du loulav : aucun ange n'a de pouvoir sur elles.
Elles se développent uniquement grâce à la Providence divine.

Le Bné Yissa'har ajoute que l'on peut alors comprendre un autre midrach (Vayikra Raba 30,2) : "Israël et les autres nations sont jugés à Roch Hachana ... Lorsque les enfants d'Israël sortent avec les loulavim le 1er jour de la fête de Souccot, ils savent qu'ils ont gagné leur procès".

En effet, en prenant les 4 espèces, qui ne sont pas sous l'emprise d'une force céleste, les juifs réaffirment qu'à la différence des autres nations, ils sont au-dessus de toute prédestination astrale et sont dirigés exclusivement par la Providence particulière (Hachem).

-> De façon identique, le Séder haYom écrit :
"Tout arbre ou végétal a un ange qui le gouverne d'en-Haut en lui disant : "Pousse!"
Ces 4 espèces, Hachem ne les a pas confiées à un ange, Il les frappe et les surveille pour ainsi dire Lui-même afin qu'elles poussent.
C'est pourquoi Il nous a ordonné de prendre ces 4 espèces particulières pendant la fête, pour montrer à touts que les juifs sont le peuple de D., il est entre Ses mains et ne doit craindre aucune créature au monde.
Même le Satan n'a aucun pouvoir sur eux, parce qu'ils sont marqués du signe du Roi."

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-> Il est écrit dans le midrach (Vayikra Raba - paracha Emor) :

- Le cédrat, savoureux et odoriférant, fait allusion aux juifs qui brillent à la fois par la Torah et les bonnes actions.
- La branche de palmier dattier, dont le fruit est savoureux, mais pas odoriférant, représente les juifs qui se distinguent par la Torah mais pas par leurs bonnes actions.
- Le myrte, odoriférant mais non savoureux, évoque les juifs qui ont de bonnes actions à leur actif, sans Torah.
- Enfin, le saule, ni savoureux ni odoriférant,fait allusion aux juifs sans Torah et sans bonnes actions.

Comment D. agit-il à leur égard?

Les anéantir, il n'en est pas question!
D. déclare : " Qu'ils se rassemblent en un seul bouquet afin que les uns fassent expiation pour les autres."

Le rabbi Moché 'Haïm Luzzato (le Ram'hal - Messilat Yecharim - chap.13) nous livre un enseignement se rapportant à ce midrach :
"A l'élite du peuple qui aspire à se rapprocher de D. et à faire profiter de ses mérites le commun des fidèles qui dépendent d'elle, il appartient d'observer les règles de grande piété que les autres ne peuvent pratiquer : à savoir, les lois de l'ascèse, voulues par D.
En effet, il est impossible que le peuple tout entier atteigne un même niveau ; chacun, selon ses capacités intellectuelles parvient à un degré différent.

Il est donc nécessaire qu'il y ait au moins une élite qui tente, par une préparation impeccable, d'atteindre la perfection.
Grâce à elle, ceux qui ne sont pas préparés jouiront, eux aussi, de l'amour de D. et de Sa présence, comme le disent les Sages à propos des 4 espèces du loulav : "Qu'ils se rassemblent en un seul bouquet afin que les uns fassent expiation pour les autres". "

Faire téchouva sur des fautes que nous n’avons pas faites

+ Faire téchouva sur des fautes que nous n'avons pas faites :

A Kippour, une des raisons pour laquelle nous devons confesser des fautes (parfois très graves) que nous n'avons à priori pas faites, est à cause de notre lachon ara sur autrui, qui a le pouvoir de transférer toutes les fautes de cette personne sur nous-même (selon le 'Hovot haLévavot).

C'est pourquoi, ne sachant pas ce que notre prochain a pu faire, nous devons demander pardon à Hachem, de la plus petite à la plus grave des fautes.
[de A à Z : comme le vidouï qui va de la lettre aleph à la dernière tav!]

=> Profitons-en pour réfléchir à l'énorme facture à payer pour avoir prononcés quelques mots à l'encontre d'une autre personne.
Ironiquement, on pense "casser" autrui par notre bouche (lachon ara), mais en réalité on lui fait le plus beau des cadeaux : prendre toutes ses fautes!!

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+ Autres explications :

-> Selon le Rambam : Chaque mitsva a des branches, et ces branches ont des subdivisions, qui sont elles-mêmes divisées en de plus petits morceaux, ... , faisant que chaque mitsva a une portée considérable.
Le Rambam de dire : "Nos obligations envers Hachem sont illimitées : elles sont complexes, et aucun homme dans le monde ne peut les réaliser [entièrement]".

Par exemple, le 'Hafets 'Haïm faisait le Vidouï pour ne pas avoir ressenti assez de joie dans la réalisation d'une mitsva!

[faire rougir de honte son prochain est semblable à l'avoir tué ; se mettre en colère est semblable à avoir pratiqué l’idolâtrie ; ...]

-> Nous devons confesser toutes les fautes, car nous ne savons pas ce que nous avons pu faire dans une réincarnation antérieure, pour laquelle nous avons dû revenir en réparation dans ce monde. [le Vayé'hi Yossef]

-> "Tous les juifs sont responsables les uns des autres" (guémara Chvouot 39a)
Ainsi, chaque homme doit aussi reconnaître verbalement les fautes qu'ont commises ses frères juifs.

-> "Quiconque a la possibilité de protester mais ne le fait pas est puni pour cette faute" (guémara Shabbath 55a)
Nous nous confessons car nous avons une part dans la faute de nos prochains du fait que nous n'avons pas protesté contre ceux qui la commettaient (et qu'ils auraient pu entendre notre message).

Le jour de l’année : c’est Shabbath!!

+ Le jour de l'année : c'est Shabbath!!

-> Le Shabbath précédant Yom Kippour est une occasion en or pour porter un regard plus juste sur la véritable valeur du Shabbath.
En effet, prenons toute la magnificence que Yom Kippour impose en vous, et bien à chaque Shabbath, on devrait au moins ressentir cela.

Si Shabbath se produit très fréquemment ce n'est pas le signe d'une valeur inférieure, mais plutôt d'une bonté infinie de notre papa Hachem, qui multiplie les occasions de revenir vers Lui.

-> Le rav Tsadok haCohen (Pri Tsadik - Vayétsé 3) dit que la sainteté de chacune des fêtes juives prend racine dans la sainteté du Shabbath.
Il souligne que cela est vrai même pour Yom Kippour.

La guémara (Yoma 86a) enseigne qu'il existe 4 niveaux de faute, et à chacun il existe un moyen de réparation de la faute :
-> Pour une mitsva positive, un repentir sincère suffit.
-> Pour une mitsva négative, suite au repentir de la faute, le repentir reste en suspend, jusqu'à ce que Yom Kippour procure un pardon absolu pour cette faute.
-> Pour une faute entraînant la peine de Karett (retranchement de ce monde et de l'autre) ou bien par la peine de mort exécutée par le Beth Din (à l'époque du Temple), il est nécessaire d'avoir le repentir, le jour de Kippour et également des épreuves (souffrances) pour totalement laver une personne.
-> Enfin, il y a la faute la plus grave : la profanation du Nom Divin ('hilloul Hachem), dont seule la mort permet d'expier totalement une personne.
[il est néanmoins possible de réparer en faisant du kiddouch Hachem]

La guémara (Shabbath 118b) affirme : "Celui qui observe le Shabbath correctement voit ses fautes pardonnées, même si l'idolâtrie figure au nombre de ses fautes."
Rav Tsadok haCohen écrit que l'observance du Shabbath entraîne l'expiation pour toutes les fautes, même pour l'idolâtrie, qui est la pire forme de 'hilloul Hachem.
Dans un sens, le pardon que permet le Shabbath est largement supérieur à celui de Yom Kippour.

Comment pouvons-nous comprendre cela?

Le Bné Yissa'har (Maamaré 'Hodech Tichri 4), cite le 'Hida, qui assure que lorsque la guémara parle de différents moyens permettant de réparer différents types de fautes, elle fait référence à celui qui fait téchouva par la crainte (méyir'a) de la punition.
Cependant, si un fauteur fait une téchouva par amour (méaava), alors il obtient immédiatement le pardon, et ce quelque soit la faute qu'il a pu commettre.

Le Bné Yissa'har définit la téchouva par amour, comme une aspiration sincère à revenir vers Hachem, comme un enfant qui aspire à retourner à son père.
Cette téchouva n'est pas motivée par la peur de la punition, mais par un désir de reconstruire le lien, une connexion avec Hachem.

Ainsi, à Shabbath, on fait téchouva par amour comme des enfants qui sont trop occupés la semaine et qui sont très heureux de pouvoir retrouver leurs parents le week-end (ou pire après une longue absence).
C'est un moment où l'on a envie de pouvoir développer notre relation avec Hachem, un moment agréable de proximité où l'on fait une téchouva véritablement par amour, et qui entraîne le pardon total de toutes nos fautes.

A Yom Kippour, on fait principalement téchouva par crainte du Jugement Divin en cours.

Le Bné Yissa'har cite le Maharcha, qui dit que la téchouva par crainte, entraîne que l'on agit uniquement en fonction de ce qui nous ai demandé (strict minimum), tandis que la téchouva par amour fait que l'on agit au-delà (quand on aime, on ne compte pas les efforts pour l'être aimé : Hachem!). Toute occasion est bonne pour faire plaisir à D. (embellir les mitsvot, faire plus que le minimum).

A Shabbath, nous ne manquons pas d'occasions pour exprimer notre grand amour de Hachem, en acceptant par exemple le Shabbath plus tôt, démontrant l'impatience et la joie de Le retrouver.
=> Nous méritons grâce à tout cette amour un pardon total de nos fautes, ce que ne permet pas Yom Kippour où la crainte du Jugement Divin règne, nous terrorise.

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-> Lorsque Shabbath et Yom Tov coïncident, nous récitons dans nos prières et dans le Kiddouch, la bénédiction : "mékadech haShabbath véIsraël vé'azémanim" (Qui sanctifie Shabbath, Israël et les fêtes [juives]).
Nos Sages notent que Shabbath est mentionné en premier, avant le peuple d'Israël et les fêtes juives, car Shabbath est la source de toutes les autres saintetés (kédoucha).
Hachem a fait que Shabbath soit saint/sacré, et c'est cela qui nous permet d'être des gens saints, et également que les fêtes juives soient des moments saints.
Shabbath est la source de toutes les saintetés.

Cela nous mène à la conclusion que d'une certaine façon tous les Yamim Tovim (fêtes juives) prennent leur origine dans le Shabbath.
[rabbi David Sutton]

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-> Plus encore : "Celui qui fait téchouva par amour, ses fautes volontaires sont transformées en mérites." (guémara Yoma 86b)

[d'ailleurs, c'est pour cela que nos Sages sont jugés, avec une grande précision, sur des fautes extrêmement fines (de l'épaisseur d'un cheveu).
En effet, puisque toute faute peut se transformer en mérites, alors Hachem par amour pour les Sages va prendre même les minuscules miettes, pour que rien ne leur soit perdu pour leur éternité!]

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-> "Une personne qui profane le Shabbath publiquement et intentionnellement renie le fait que D. a créé le monde, comme un idolâtre renie l'existence de Hachem.
Les 2 sont punis de la même façon : la lapidation.
[...]
Tout le monde est dans un état de crainte le jour de Kippour.
Les gens y jeûnent, s'affligent, et font très attention d'éviter la moindre transgression.
Cependant, la sainteté du Shabbath ne les touche pas autant.

Nous sommes impressionnés par Yom Kippour parce qu'en ce jour D. pardonne nos fautes.
Mais nous devons prendre conscience que le Shabbath amène plus de pardon que ne le fait Yom Kippour.
En effet, en observant le Shabbath, D. pardonne toutes nos fautes."

[Michna Béroura - Introduction aux Hilkhot Shabbath]

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-> Selon le 'Hizkouni (Vayikra 23,32) :
- Shabbath est appelé : Shabbatot l'Hachem : un Shabbath pour Hachem ;
- et Yom Kippour : Shabbaté'hem = vos Shabbath.

En faisant Shabbath nous attestons que Hachem a créé le monde en 6 jours, se reposant le 7e, tandis qu'à Kippour l'objectif est de stopper la routine quotidienne afin de pouvoir se purifier en expiant nos fautes.

[On dit sur Kippour : Shabbath Shabbaton : le Shabbath des Shabbath.
Si le Shabbath ne suffit pas à ce que tu fasses téchouva (par amour) à cause de la routine (ça a lieu tout le temps!), alors il y a un dernier recours (la der des der) : Kippour (ce n'est qu'une fois pas an, alors faut pas se louper!) pour faire téchouva (par crainte) ]

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-> Le rav Michel Yéhouda Lefkowitz dit qu'en un sens le Shabbath est plus sacré que Yom Kippour, pour preuve le niveau de punition pour celui qui transgresse Shabbath qui est plus élevé.

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-> Le nombre de montées atteste de la sainteté du jour. Ainsi :
- un jour ordinaire de la semaine où l'on lit la Torah (lundi et jeudi) il y a 3 montées ;
- à Roch 'Hodech et à 'Hol haMoed, où il y a un certain niveau de sainteté, on a 4 montées ;
- à Yom Tov, qui est un niveau supérieur, il y a 5 montées ;
- à Yom Kippour, on a 6 montées ;
- et enfin il y a Shabbath, où on a 7 montées
=> Ainsi, Shabbath est un moment spécial de proximité et d'affection entre Hachem et nous, pas moins que ne l'est Yom Kippour.
[rabbi David Sutton]

[de même que Hachem multiplie les mitsvot pour multiplier nos mérites. De même dans Sa bonté et Son amour infini pour nous, Il a fait en sorte que Shabbath a lieu tous les 7 jours, et cette fréquence ne doit pas mettre en place une routine où l'on en vient à déprécier sa valeur.
(le fait que Shabbath a lieu souvent ne doit pas nous laisser penser qu'il a moins de valeur qu'une autre fête qui a lieu une fois par an. C'est tout le contraire!)]

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-> La sainteté de Shabbath est plus grande que celle de Kippour, car alors qu'à Kippour on devient similaire à un ange retiré de toute matérialité, activités physiques ; pendant Shabbath nous atteignons quelque chose de plus haut : nous élevons nos activités physiques/matérielles à un plan supérieur.
D'ailleurs c'est pourquoi les anges viennent dans nos maisons à Shabbath et ils sont émerveillés par la façon dans nous nous conduisons dans notre vie ordinaires, d'une manière si élevée.
Ils sont alors obligés de concéder que nous sommes supérieurs à eux, et ils nous accordent alors des bénédictions.
C'est d'ailleurs pourquoi on se permet à la fin du chant de Shalom Alé'hem (tsété'hem léShalom) de leur demander de partir et de nous laisser seul avec Hachem. En effet, ils ont pu constater que seulement nous pouvons mériter une telle intimité, proximité, avec Hachem.

De plus, la guémara rapporte qu'au Ciel, Moché a vaincu les anges avec cette argument (que contrairement à vous on met en pratique la Torah), les anges se sont alors avoués vaincus et ils ont donné à Moché des cadeaux.
De même à Shabbath, les anges visitent nos maisons et voient à quel point nous avons pu élever la réalité matérielle de ce monde, chose qui leur est impossible de faire, et s'avouant vaincu, ils nous accordent leurs bénédictions en cadeau.
Puisque la Torah a été donnée un Shabbath, alors chaque Shabbath nous recevons ces cadeaux [bénédictions] de nouveau, puisque nous réaffirmons de nouveau notre supériorité aux anges en élevant nos vies matérielles et en y infusant de la sainteté ...

C'est pourquoi le Shabbath est appelé la "mékor habérakha" (la source de toutes les bénédictions), car c'est le jour où les anges, qui se sont opposés à notre création et au fait que nous recevions la Torah, n'ont alors plus d'autre choix que de reconnaître notre supériorité et ils nous comblent alors de leurs bénédictions.
[d'après un divré Torah du rabbi David Sutton]

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-> Le rav Pinkous (Néfech Chimchon) rapporte le Zohar disant que le pouvoir/la puissance des prières du Shabbath est le même qu'à Kippour.

-> b'h, voir aussi : https://todahm.com/2016/12/27/le-jour-le-plus-saint-de-lannee-juive-est
-> et aussi b'h : https://todahm.com/2015/03/17/donner-au-shabbath-toute-sa-valeur

-> b'h, Comparaison entre Yom Kippour et Pourim : https://todahm.com/2016/10/20/kippour-et-pourim

"Par le mérite de donner de la tsédaka, on s'évite la punition de la mort et à la place il est décrété sur nous une année de bénédictions et de prospérité."

[le Rokéa'h - Béréchit 26,11]

"Lorsqu'une personne fait téchouva, ses pensées et ses actions ont un impact sur d'autres personnes (tous les juifs étant liés les uns aux autres), ce qui va leur permettre d'avoir un engagement spirituel plus important."
[Rav Israël Salanter]

=> En faisant téchouva, nous permettons à la miséricorde divine de plus facilement se manifester, et nous entraînons d'autres à être plus proches de D., ce qui rapproche la venue du machia'h.

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-> "La téchouva ancre dans notre cœur l'idée que nul autre que Hachem est notre D."
[Rabbi Moché de Kobrin]

Puisque l'objectif de ce monde est de renforcer cette notion en nous, faire téchouva c'est rapprocher la venue du machia'h, où cette réalité sera alors totale.

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-> "La téchouva commence par la reconnaissance de sa propre valeur et de ses talents, ainsi que de la grandeur de nos Patriarches et d'à quel point ils sont précieux pour Hachem."
[Rabbénou Yona]

=> A la base de la téchouva, il doit y avoir ce sentiment que : "Je suis quelque de trop bien pour m'abaisser à en arriver à fauter!".

-> Une personne qui fait téchouva doit être forte comme un lion pour faire face à ceux qui se moquent d'elle.
[Gaon de Vilna - Michlé 31]

"De même que toutes les mitsvot doivent être réalisées dans la joie, de même la téchouva doit être caractérisée par beaucoup de joie."
[Rabbi Aharon de Belz]

Comment ne pas être fou de joie à l'idée de pouvoir réparer ce que nous avons abîmé par nos actes, et surtout d'avoir à nouveau la possibilité d'être proches de papa Hachem.
De plus, elle fait partie intégrante du processus de téchouva. En effet, le fait de ressentir une joie croissante à chaque pas qui nous éloigne un peu plus de la faute, est une preuve que notre téchouva est sincère.

-> Rav Avigdor Miller dit qu'être heureux, joyeux est un moyen efficace pour obtenir un jugement favorable à Roch Hachana.
Cela ressemble à un salarié qui n'a pas de très bons résultats commerciaux, mais qui est apprécié par son employeur, car son comportement plein de joie attire beaucoup de nouveaux clients.

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+ "Le fait de mélanger à la fois de la crainte (yira) et de la joie (sim'ha), est un concept connu uniquement des juifs.
Le tremblement de la crainte et l'enthousiasme de la joie, ensembles créent la saveur du judaïsme."
[Rav Yits'hak Hutner]

Les juifs possèdent cette dualité : ce sont les serviteurs et les enfants de Hachem.
Il doivent avoir de la crainte et de l'amour de D., qui a à la fois un Attribut de miséricorde et un Attribut de rigueur.

"La Téchouva c'est faire un demi-tour (d'une posture où l'on est opposé à Hachem), jusqu'à être en "face à face" avec D., en transformant notre intériorité en un véhicule d'amour et de désir pour Sa Torah et Ses mitsvot dans un état d'esprit joyeux et généreux."

[Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi - Likouté Torah - A'haré Mot]

[lorsque l'on s'oppose à D. (en tournant le dos à Sa volonté), on est au plus loin de Lui puisque de façon imagée on doit faire le tour du monde pour le trouver.
Par contre, en faisant un "simple" demi-tour sur nous (virage à 180°), nous sommes au plus proches, puisqu'en face de Hachem!]

Souffrances & Téchouva

+ Souffrances & Téchouva :

-> Lorsque Hachem envoie des souffrances sur une personne, Il l'implore de s'améliorer.
En effet, Il nous rappelle périodiquement de notre mortalité afin que nous fassions téchouva.
[Kav haYachar 77]

-> Se dire : "C'est ainsi que le monde fonctionne, il est normal que des difficultés arrivent", c'est un acte de cruauté, car cela entraîne les gens à continuer à mal agir ...
[Mais plutôt, ] cela doit nous servir à réveiller notre cœur et ouvrir le chemin vers un retour vers Hachem.
[Rambam]

-> Malheur à la personne qui ne se repent pas suite à des difficultés, car elle a souffert pour rien, et sa punition va être doublée car elle ne croit pas que ses fautes en sont la cause.
[Or'hot Tsaddikim - Téchouva]

[Lorsque notre cœur ne bat plus pour Hachem, Il doit utiliser un défibrillateur (les chocs de la vie) pour le faire redémarrer.
En l'absence de réaction, D. est obligé d'en augmenter la puissance des décharges, même au prix que nous en souffrions davantage. En effet, la vie spirituelle de Son enfant (nous) est jeu!]

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-> "Il est certain qu'au final nous devrons tous faire téchouva, que ce soit dans cette incarnation ou bien dans la prochaine, car personne n'est totalement repoussée."
[le Tanya]

=> Qu'attendons-nous pour faire maintenant téchouva par amour pour Hachem, plutôt que plus tard en y étant forcés par la crainte?

-> "Lorsqu'une personne accepte sur elle-même les réprimandes de Hachem, et qu'elle corrige ses actions et ses pensées, il convient de se réjouir de ses souffrances, car elles ont permis d'atteindre de très hauts niveaux spirituels."
[Arvé Na'hal - Bé'houkotaï]

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-> "Si après avoir fauté et reçu sa punition, l'homme accepte ses souffrances expiatoires avec amour et se repent, Hachem a pitié de lui et le délivre des souffrances qui avaient commencé à s'abattre sur lui."
[Chné Lou'hot haBrit - rapporté par le Méam Loez - Ki Tissa 34,6-7]

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-> b'h, également : https://todahm.com/2021/11/08/le-but-des-malheurs-que-nous-revenions-vers-papa-hachem

Fauter sans faire téchouva = punitions à venir

+ Fauter sans faire téchouva = punitions à venir :

-> Rabbi 'Hanina dit : "Tout celui qui affirme que Hachem ferme les yeux (vatéran) sur les fautes, sa vie sera effacée (yivatrou)"

En d'autres termes, D. ne renonce pas à la justice divine ... Il extrêmement patient à la fois pour les tsadikim et les réchaïm et ne les punit pas immédiatement pour leurs fautes.
[guémara Baba Kama 50a]

[Au-delà du libre arbitre, si nous ne recevons pas de suite des punitions pour nos fautes, c'est parce que Hachem est très patient, attendant avec miséricorde que nous fassions téchouva. ]

-> Nous devons travailler à développer notre conscience des conséquences de nos actions, comme il est écrit : "Considère 3 choses afin de ne pas en arriver à une transgression : sache d'où tu es venu, où tu vas et devant qui tu es appelé à rendre des comptes ... devant le Roi des rois, Hachem" (Pirké Avot 3,1).

Les profondeurs du jugement sont cachées de l'œil humain (guémara Pesa'him 34b).

Nous devons donc avoir recours à notre imagination pour ressentir l'impact de nos actes, à l'image du sacrifice qui était apporté et tué au Temple, et qui nous permettait de visualiser ce qui aurait dû nous arriver pour avoir fauté.

-> "Celui qui transgresse un précepte de la Torah entraîne une défaillance partout : ici bas, en lui, et dans tous les mondes.
[...]
On doit se rappeler du fouet et de la sévérité de la stricte justice (divine) ... afin que vous soyez saint pour Hachem votre D."
[Zohar]

-> "Je suis certain d'une chose : qu'ils vont taper avec des fouets, et que ça va faire mal, très mal!
Les coups vont brûler. Je suis certain de cela."
[Rav Israël Salanter]

=> Est-ce que nous savons quelles souffrances seront nécessaires pour remettre droit ce que nous avons tordu par nos mauvaises actions?

Il ne faut pas fuir le prix énorme que nous aurons à payer pour notre comportement négatif, ni en être déprimé, au contraire, cela doit nous motiver à agir dans ce monde en faisant téchouva, et en cherchant à nous améliorer, car ici le prix à payer est très très faible, quasi gratuit!

b'h, Quelques idées à ce sujet : https://todahm.com/2015/10/25/le-repentir

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-> Une personne qui répète la même faute, encore et encore, est vue comme un fauteur intentionnel.
[guémara Bétsa 16a]

-> On sera puni pour chacune de nos fautes : de la plus minuscule à la plus importante (rien n'échappe, n'est caché à Hachem).

De plus, chaque étape menant à la faute sera analysée : la vision, le désir, le fait de se cacher, ...
Par exemple, le Ram'hal enseigne que lorsque quelqu'un ne prie pas avec intention (kavana), il sera puni pour chaque mot, pour chaque lettre, pour chaque Nom divin qu'il a pu prononcer sans kavana.

Nous devrons également rendre des comptes sur notre potentiel que nous n'avons pas utilisé.
Par exemple, on nous montrera ce qu'aurait été le monde si nous avions fait toutes nos prières, ...

-> Lorsque les réchaïm arrivent en Enfer, ils déclarent : "Ton jugement est juste! Tu as bien fait de nous condamner!"
[guémara Erouvin 19a]

=> Le jugement de Hachem existe dans toute sa notion de justice (dans les moindres détails et conséquences directes, indirectes).
Au final, même les plus grands réchaïm attestent que ce jugement divin est juste et très bien fait.