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Le 7e Ouchpizim : David

+ Le 7e Ouchpizim : David

-> Le roi David a mérité 3 couronnes : celle de la Torah, celle de la royauté et celle d'un bon nom.
Il avait un contrôle total des désirs de son cœur. Le mauvais penchant n'avait aucun pouvoir sur son esprit.

Le prophète Chmouël et Yichaï (le père de David), ne s'asseyaient jamais en sa présence, tant que David ne s'était pas assis.
Chmouël ne savait pas quel fils de Yichaï serait choisi comme roi, mais lorsque ce fût le tour de David, l'huile est sortie d'elle-même pour oindre sa tête.
David n'a fauté avec Batchéva que pour une raison : afin de prouver le verset : "Il n'est pas d'homme juste sur terre qui fasse le bien sans jamais faillir" (Kohélet 7,20).

[Souccat Shalom - Rabbi Eliyahou Guttmacher]

-> De même que Moché était le maître de tous les prophètes, le roi David était le maître de ceux qui possédaient le roua'h haKodéch. [Zohar - vol.I,207]
Moché était le plus honoré des prophète, David était le plus honoré des rois.

Moché a sorti les juifs d'Egypte, David a sauvé les juifs des nations environnantes.
Moché a fait une guerre contre Si'hon et Og, David a combattu les 7 nations de Canaan.
Moché a séparé la mer en 2, David a séparé de nombreux fleuves.

Moché et David ont régné tous les 2 sur toutes les tribus d'Israël et sur Yéhouda.
Les 2 ont construit des autels et offert des sacrifices.
Les 2 ont transmis 5 livres aux juifs : Moché la Torah et David les Téhilim.

A la fin de sa vie, Moché a béni les juifs par les mots : "achré'ha Israël" (Heureux es-tu, Israël! -Vézot haBéra'ha 33,29).
De façon similaire, le roi David a commencé ses Téhilim par : "Acheré ha'Ich" (Heureux est l'homme - Téhilim 1,1).

[midrach Cho'her Tov 1,2]

-> A l'image de Moché, le roi David était extrêmement humble.
[midrach Cho'her Tov 18,2]

Le midrach rapporte que selon David certains acquièrent leur monde futur par des bonnes actions, d'autres par leur étude de la Torah, mais lui David se présentait devant Hachem comme un pauvre demandant de la charité [se considérant n'avoir ni l'un ni l'autre au regard de ses capacités énormes].

-> Il disait : "Maître de l'univers, je suis sûr que tu donneras une bonne récompense aux justes dans le monde à venir, mais je ne sais pas si j'aurai une part avec eux"
[guémara Béra'hot 4a]

-> "Je voudrais séjourner à jamais sous ta tente" (Téhilim 61,5)
Dans ce monde dans la tente du beit midrach, et dans le monde à venir dans le Gan Eden.
[Shékalim 2,5]

-> Comment est-ce qu'il a gagné son entrée au gan Eden?
Sa bouche confessait : "J'ai péché envers Hachem" (Chmouel II 12,13).
[midrach Cho'her Tov 100,2]

-> David a supplié Hachem de lui dire comment il pourrait mériter d'accéder au monde futur.
On lui a dit : "en vivant une vie de souffrance et de misère"
David a passé de nombreux jours à jeûner et à s'infliger des souffrances.
Durant 22 ans, il n'a mangé rien d'autre que du pain trempé dans des cendres.
[Yalkout Chmouel 165]

-> Au banquet du machia'h, Hachem sera assis à la tête de la table, entouré des Patriarches et de tous les tsadikim.
Après avoir profitéS des fruits de l'arbre de la Connaissance et du vin des 6 jours de la Création, tous les juifs vont témoigner du respect à Hachem.

D. va inviter l'ange Michaël pour mener le birkat haMazone.
Michaël va offrir cet honneur à l'ange Gabriel, qui va l'offrir à Avraham, puis à Yits'hak, puis Yaakov.
Ils se tourneront vers Moché et Aharon, qui vont transmettre cet honneur aux Anciens, qui demanderont alors au roi David de mener le birkat haMazone, en disant : "Laissons le roi de la terre bénir le roi du Ciel!", en lui tendant un verre d'environ 200 litres de vin.

Le roi David protestera : "Je ne mérite pas un tel honneur!".
Mais les Anciens insisteront.
Le roi David tiendra alors la coupe dans sa main, prononçera à tous les présents : "Je lèverai ma coupe du salut, et proclamerai le nom de Hachem" (koss yéchouot essa ... - Téhilim 116,13).

-> C'est le roi David qui a ordonné le fait de réciter 100 bénédictions chaque jour.
[midrach rabba 15,11]

-> Il a institué la bénédiction : "Qui reconstruit Jérusalem avec miséricorde" dans le Birkat haMazone.
[Tour - Ora'h 'Haïm 188]

-> Pendant sa fuite des mains du roi Shaül, David a rencontré le prophète Chmouël le temps d'une seule nuit, pendant laquelle il a pu acquérir plus de connaissances en Torah qu'un érudit exceptionnel en Torah ne peut étudier pendant 100 années.
[Souccat Shalom - Rabbi Eliyahou Guttmacher]

-> Le roi David avait une harpe unique, dont les cordes tendues provenaient du bélier de la Akéda Yits'hak. [Souccat Shalom]
Elle était suspendue sur son lit, et précisément à minuit ('hastot), un vent du nord y soufflait, émettant de mélodieuses notes.
Le roi David se levait alors pour étudier la Torah jusqu'à l'aube.
"A minuit, je me lève pour te rendre grâce" (Téhilim 119,62)
[guémara Béra'hot 3a]

-> Le roi David a loué D. par tous ses membres : par sa tête (cf.Téhilim 23,5) ; par ses yeux (cf.Téhilim 25,13) ; par sa bouche (cf.Téhilim 71,15) ; par sa langue (cf.Téhilim 35,28) ; par sa gorge (cf.Téhilim 69,4) ; par ses lèvres (cf.Téhilim 71,23) ; par son cœur et sa chair (cf.Téhilim 84,3) ; par tous ses membres (cf.Téhilim 35,10) ; par son âme (cf.Téhilim 104,1) ; et par toutes les âmes (cf.Téhilim 150,5).

[midrach Cho'her Tov 18,2]

-> Lorsque David a terminé les Téhilim, il était plein de joie et a dit : "Maître de l'univers! Existe-t-il quelqu'un dans le monde qui dit autant de louanges de Toi que je ne le fais?"

Une petite grenouille est venue croasser : "Ne soit pas si content de toi. Je chante plus de louanges que tu ne le fais! Et même plus encore, pour chaque chant que je fais, je l'illustre avec 3 000 paraboles!"
[Zohar - vol.III,222]

-> Le roi David était un guerrier très fort.
Dans le domaine de la Torah, il se comportait comme un ver, mais lorsqu'il était nécessaire de mener ses troupes à la guerre, il était dur comme l'acier, robuste comme le chêne.
D'une seule flèche, il pouvait tuer 800 combattants ennemis.
[Souccat Shalom - Rabbi Eliyahou Guttmacher]

-> En tout, il a mené 13 guerres durant sa vie.
[midrach Vayikra rabba 1,4]

-> En tant que roi, David pratiquait la justice avant la charité.
Mais lorsque le coupable devait de l'argent et qu'il n'avait pas les moyens de payer, il donnait son argent personnel, renvoyant les 2 parties en paix.
[Avot déRabbi Nathan]

-> Toute personne qui attaque le royaume de la maison de David, est considérée comme si elle attaque la présence divine.
[...]
D. a montré à Adam, que le roi David construira les fondations du Temple.
Lorsqu'il a tué Goliath, les femmes ont donné leurs bijoux en or et en argent, et David les a tous consacré pour le Temple. (midrach Ruth 2)
A chaque fois qu'il jeûnait, il donnait le montant des repas pour la construction du Temple.
Si David avait construit le Temple, il n'aurait jamais été détruit.
[Souccat Shalom - Rabbi Eliyahou Guttmacher]

-> C'est à son fils, le roi Chlomo qu'a été confié de bâtir le Temple.
Après beaucoup de travail, Chlomo s'apprêtait à faire entrer l'arche dans le Saint des Saints, mais les portes ont refusé de s'ouvrir.
Chlomo a récité 24 prières, mais sans réponse.
Au final, il a imploré : "Hachem ne repousse pas la personne de ton oint ; souviens-toi des grâces promises à David, ton serviteur" (Divré haYamim II 6,42).
Immédiatement, les portes se sont ouvertes.
[guémara Shabbath 30a]

-> Hachem lui a révélé qu'il mourra un Shabbath, c'est la raison pour laquelle on fait encore à la sortie de chaque Shabbath la séouda de David, car il fêtait le fait qu'il vivrait encore une semaine.

David étudiait sans arrêt le Shabbath pour empêcher l'ange de la mort de faire son travail.
Un jour, ce dernier est monté sur un arbre et a fait du bruit, ce qui a distrait le roi David, lui permettant de reprendre son âme.

-> Hachem lui a dit : "Un jour de ta vie est meilleur que 1 000 offrandes (ola) que Chlomo va m'offrir sur l'autel."
[guémara Shabbath 30b]

-> Avraham a donné 5 ans de sa vie à David, Yaakov : 28 années, et Yossef : 37 années, et ce afin de permettre le bref passage de 70 ans de David dans ce monde.
[Zohar - vol.I,168]

Selon un autre avis (Rabbi Chimon - Zohar - Vayichla'h) : "le Roi David aurait dû naître sans années, c’est-à-dire qu’il aurait dû naître mort-né, or Adam haRichon lui a offert 70 ans parmi les 1000 ans qui lui avaient accordés, et c’est pourquoi Adam haRichon vécut 930 ans."

-> Le roi David est mort un Shabbath de Shavouot.
Chlomo a couvert son corps pour le protéger du soleil, d'autres disent qu'un nombre important d'aigles sont apparus afin de fournir de l'ombre avec leurs ailes (midrach Ruth 3,2).

+ Par son mérite :

-> Tout celui qui voyait le roi David se rappelait de tout les cours de Torah qu'il avait pu étudier.

Le monde ne continu à exister que par le mérite des rois de la Maison de David.

Le monde a été créé uniquement par le mérite du roi David.

Celui qui voit le roi David en rêve deviendra pieux.

[Souccat Shalom - Rabbi Eliyahou Guttmacher]

De Kippour à Souccot

+ De Kippour à Souccot :

-> "Les 4 jours entre Yom Kippour et Souccot sont un cadeau de Hachem.
C'est pendant cette période que le roi Chlomo a fêté l'inauguration du Temple.
Durant ces jours, D. pardonne toutes les fautes, ce qui explique que nous n'y récitons pas les ta'hanoun"
[le Maharil]

-> "Ces jours sont une extension de Yom Kippour, et D. y pardonne les fautes de l'année passée comme il le fait à Yom Kippour.
Par ailleurs, les fautes faites tout de suite après Kippour ont plus de gravité.
Ainsi, durant ces 4 jours une personne doit s'occuper à se préparer pour Souccot, en développant dans son cœur de l'amour pour Hachem et Sa Torah."
[Chla haKadoch - Souccot]

-> Le Chla haKadoch écrit :
"De même que dans sa grande miséricorde, Hachem nous a donné Yom Kippour afin d'expier nos fautes, il en est de même de ces 4 jours qui représentent une continuation de Yom Kippour afin d'effacer les fautes de l'nanée écoulée.
Et c'est seulement à partir du premier jour de Souccot que commence un nouveau compte de fautes grâce au fait que les Bné Israël son purs et s'adonnent de tout coeur à l'accomplissement du service sacré (la construction de la Soucca et la recherche des 4 espèces).
C'est pourquoi ces jours ont une certaine force d'expiation à l'instar de Yom Kippour. Toute personne sensée veillera donc à investir ses efforts et ses moyens afin d'embellir la mitsva de la Soucca et du Loulav et en se rapprochant d'Hachem qui en retour le prendra en pitié.
Israël se réjouira de son Créateur."

-> "Puisque nous sommes tellement occupé à faire des mitsvot, personne n'a le temps de fauter.
Ces jours sont considérés comme des semi-Yom Tov"
[Lévouch 624]

-> "Pendant ces 4 jours entre Yom Kippour et Souccot, ainsi que le 1er jour de Souccot, le Satan est incapable d'émettre des plaintes contre le peuple juif"
[Yaarot Dvach]

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-> "Les 4 jours entre Kippour et Souccot correspondent aux 4 mots : "Shiviti Hachem lénégdi tamid" (J'ai toujours mis Hachem devant moi).
Ce sont des jours de grandes proximité avec Hachem."

[Rabbi Yaakov Dovid Kalish - le Rabbi d'Amshinov - Machmia Shalom]

-> Le 'Hatam Sofer a publié plusieurs poèmes.
Son fils, Rabbi Chimon de Cracovie, lui a demandé : "Puisque que tu es occupé par étudier la Torah chaque minute de la journée, comment as-tu trouvé le temps de composer ces poèmes?"

Le 'Hatam Sofer lui a répondu : "Je les ai écrit pendant la période de 4 jours entre Yom Kippour et Souccot, car j'ai été submergé par des sentiments de proximité avec Hachem, et j'ai été incapable de me concentrer sur mon étude de la Torah.
J'ai ainsi exprimé mes émotions sous la forme de poèmes"

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-> "Les 4 jours qui sont liés aux 10 jours de Téchouva (entre Roch Hachana et Kippour), font un total de 14 jours de téchouva.
En hébreu, le nombre 14 est : יד, qui forme le mot : yad.
Ces 14 jours de téchouva sont une "yad ha'hazaka" (une main forte), car nous devons y faire une téchouva d'une main forte, avec conviction.

[le Menachem Tzion - Haazinou]

[cela renvoi aussi au fait que D. nous tend la main afin de nous permettre de nous sortir de nos bassesses. A nous de l'attraper!
Ce sont des jours où D. nous lave de toutes nos impuretés (faisant écran entre Lui et nous), et nous prend par la main dans la Soucca, lieu où nous sommes en fusion totale avec Hachem]

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-> "Pourquoi faisons-nous une Soucca après Yom Kippour?
Pour te dire qu'à Roch Hachana, Hachem juge toutes les créatures, et à Yom Kippour Il scelle le jugement.
Peut-être que les juifs ont été condamnés à l'exil, c'est pourquoi ils font une Soucca et s'exilent de leur maison vers la Soucca, afin que Hachem le leur compte comme s'ils avaient été exilés en Babylonie."
[Pessikta déRav Kahana 2]

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-> Le midrach (Pessikta rabbati 1,3 Shouva Israël) explique que c'est uniquement parce que Hachem aime le peuple juif qu'Il leur a donné ce cadeau spécial des 10 jours de téchouva.

=> En quel mérite les juifs ont-ils mérité un tel cadeau?
Le 'Hida (séfer Ir David - siman 542), cite un midrach rapportant que lorsque Avraham a réussi l'épreuve de la Akéda, il a fait comme demande à Hachem d'accorder à ses descendants les 10 jours de repentir (assara yémé téchouva).
Le rav Asher David May dit : imaginez! Avraham a réussi la dernière de ses épreuves, il aurait pu demander autre chose. S'il a demandé les 10 jours de téchouva pour ses descendants, c'est qu'il s'agit d'un cadeau très spécial, bien au-delà de notre compréhension.

D'une façon similaire, le Tana déBé Eliyahou (Zouta - paracha 22) demande : Pourquoi a-t-on donné au peuple juif ce plaisir spirituel des 10 jours entre Roch Hachana et Yom Kippour?
Il répond : c'est une récompense pour les 10 épreuves que Avraham a passé avec succès.

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-> Pendant les 10 jours de téchouva, nous récitons la prière de Avinou Malkénou 2 fois par jour.

Pour illustrer sa puissance, on peut rapporter un fait issu de la guémara (Taanit 25b).
Un certain temps était passé sans qu'il ne pleuve. Rabbi Eliézer a alors prié 24 prières, mais il n'a pas été exaucé.
Rabbi Akiva a alors prié, en récitant la prière de Avinou Malkénou. Immédiatement, il a commencé à pleuvoir.

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-> La prière "Avinou Malkénou" commence par la déclaration : "Notre Père, notre Roi, nous avons fauté devant Toi".
C'est seulement après avoir déclaré que nous sommes conscients d'avoir fauté, de ne pas mériter que D. réponde à nos prières et que la seule façon d'être sauvés passe par la bonté et la miséricorde divines, qu'il nous est possible de faire toutes les requêtes qui composent cette prière.
Notre prière exprime donc : "Notre Père, notre Roi, sois bon envers nous et réponds-nous car nous n'avons pas d'actions" = n'ayant pas de mérites pour nous rendre dignes de Ta délivrance, tout ce que Tu nous donneras proviendra de Ta bonté, et se termine par : "Agis envers nous avec charité et bonté, et sauve-nous".
[rabbi Dovid Hofstedter]

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-> b'h, également : Les jours suivants Yom Kippour : https://todahm.com/2020/10/11/les-jours-suivants-yom-kippour

"Il n'y a aucun facteur externe sur lequel je peux décharger ma responsabilité, tout ne dépend que de moi, je suis totalement responsable de mes actions"

[én davar talouï ela bi - Elazar ben Dourdaya - guémara Avoda Zara 17a]

=> En ayant cela en tête, Yom Kippour peut alors commencer, seul à seul avec Hachem, qui connait nos moindres pensées, mieux que nous-même!
Tâchons d'être honnête, sans se mentir à soi-même, sans fuir/minimiser nos responsabilités, afin de profiter pleinement de ce grand jour, de faire une téchouva pure et totale.

Le Shofar – L’arme de défense massive

+ Le Shofar - L'arme de défense massive :

-> "Hachem déclare à Israël : 'De même que, dans le Shofar, le son entre d'un côté et ressort de l'autre, ainsi Je me lèverai du trône de justice pour m'asseoir sur celui de miséricorde en changeant l'attribut de rigueur en attribut de miséricorde'
[...]
L'homme souffle d'un côté et le Shofar émet un son de l'autre, de même, tous les accusateurs vous incriminent devant Moi, et Je les écoute d'un côté et les fais sortir de l'autre"
[midrach Téhilim 81]

-> "Grâce au Shofar, car sa voix s'élève dans les cieux et éveille le Shofar d'en-haut, ce qui stimule l'attribut de miséricorde.
Hachem quitte alors son siège de justice, s'assoit sur celui de la clémence et prend Son peuple en pitié.
Alors l'accusateur ne sait que faire, Israël se repent et le Satan ne peut plus rien devant le trône de miséricorde"
[Hachmatot haZohar - Béréchit - p.254]

-> "Lorsque le peuple juif sonne du Shofar, Hachem se lève du Trône de justice et prend place sur le Trône de miséricorde.
Hachem est alors rempli de miséricorde, et Il inverse l'Attribut de justice en miséricorde."
[Yalkout Chimoni Téhilim 47]

-> "Heureux le peuple connaissant la téroua [du Shofar]" (Téhilim 89,16)
Rabbi Yéchaya fait remarquer que les autres nations savent également souffler pour produire une sonnerie.
Cependant : "Heureux est le peuple qui sait comment apaiser Son Créateur par la sonnerie du Shofar".
[midrach Yalkout Chimoni - Vayikra 645]

-> Les Tossafot (guémara Arakhin 10b) écrivent que les anges disent un cantique à Roch Hachana et Yom Kippour, parce qu'En-Haut ils voient D. se lever du trône de justice et prendre place sur le trône de pitié.

-> "Les sonneries du Shofar apportent les prières du peuple juif dans le Saint des Saints devant la présence divine, et entraîne Hachem à se rappeler de nous avec miséricorde."
[le Ritva - guémara Roch Hachana 26a]

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-> Dans la guémara (Baba Batra 16a), il est expliqué que le Satan travaille en 3 étapes : au début, il descend dans le monde et séduit l'homme jusqu'à provoquer la faute, puis il remonte au Ciel pour l'accuser, et enfin il redescend pour punir ou tuer le fauteur.

Le Rokéa'h explique que c'est pourquoi nous sonnons 3 Téroua, afin de contrer ses 3 initiatives, et c'est alors que D. se souvient des 3 Patriarches, qui par leurs mérites, annulent les accusations du Satan.

Il est à noter que le mot Téroua se traduit par un pleur, un sanglot, faisant allusion au fait que nous devrions pleurer sur nos fautes.
Le Eliyahou rabba (591,1) dit que c'est en souvenir de notre matriarche Sarah qui pleura lors du sacrifice d'Its'hak.
Le Yalkout Chimoni dit en effet que Sarah a versé 100 larmes sur son fils, à l'occasion de la Akéda.
Or, la coutume est de sonner 100 fois le Shofar (3 fois 30 + 1 fois 10), à Roch Hachana.
Ceci amène de la miséricorde sur le peuple juif.

-> "Ce sera pour vous le jour du son du Shofar (yom téroua)" (Bamidbar 29,1)
Le Shofar est un élément si important que la Torah va dénommer Roch Hachana par le Shofar.

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-> "Si, par nos sonneries, nous ne cherchons qu'à accomplir la volonté de notre Créateur, les jugements sévères seront adoucis et se transformeront en bonté et en pitié.
C'est le sens de la guémara (Roch Hachana 16a) : 'Pourquoi sonne-t-on à Roch Hachana? Le Miséricordieux a dit de sonner!' "
[Maor vaChéméch]

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-> Les Tossafot (Roch Hachana 33b) rapportent que nous sonnons 100 sonneries du Shofar à Roch Hachana en rapport avec les 100 larmes que la mère de Sisra (un général philistin qui a massacré un grand nombre de juifs), a versé pour son fils, lorsque celui-ci a tardé à revenir de la bataille où il avait été tué par Yaël.
["Par la fenêtre, la mère de Sisra a regardé et elle a pleuré du fait que son fils tardait à revenir de la guerre" - Shoftim 5-28]

En effet, le Targoum (Bamidbar 29,1) traduit "Téroua" par : yévava (sorte de pleur, de plainte).

Mais quel est le lien entre 2 événements?

->Le rav Moché Mordé'haï Epstein dit que Sisra avait une grande et puissante armée (900 chars de fer) et malgré tout sa mère a craint que son fils ne soit tombé à la guerre.
Combien à plus forte raison, devrions-nous également ressentir à Roch Hachana de la crainte et de l'appréhension face à notre jugement.
Certes nous avons des mérites, certes nous avons un papa Hachem infiniment patient et miséricordieux, mais néanmoins comment se défendre face à une armée d'anges accusateurs créés par nos nombreuses fautes?
Les 100 sonneries du Shofar doivent donc être associées à une véritable téchouva pour nous aider b'h à gagner cette guerre que nous livrent les forces du mal.

-> Rabbi Shabsi Youdélévitz enseigne que si Hachem a envoyé un ange pour comptabiliser les larmes d'une personne aussi détestable, nous pouvons apprendre de là que même les larmes du plus grand racha sont importantes aux yeux de Hachem.
[à plus forte raison pour nous! Ceci est un énorme 'hizouk, une grande consolation que de savoir que nous ne sommes jamais seul, que nous pourrons toujours compter sur le soutien et la présence bienveillante de notre papa, le Roi des Rois. ]

Les 10 jours de téchouva

-> Les gens commettent une grave erreur. Ils pensent que la seule chose qui compte, c'est Roch Hachana et Yom Kippour. Ils supposent que Roch Hachana est un jour de jugement (din), où Hachem nous juge, et que Yom Kippour est le jour de la signature ('hatima), où le jugement est scellé.
Ils considèrent les jours intermédiaires comme des jours de congé. Mais, d'après ce qui est dit dans Chaaré Téchouva (2,14), nous apprenons que tous les 10 jours de téchouva sont des jours de jugement (din). Chaque jour compte.

Lorsque nos Sages (guémara Roch Hachanah 16b) disent : "Une personne n'est jugée qu'en fonction de ses actions au moment présent", il s'agit de tous les 10 jours de repentir. Et c'est à propos de tous ces jours que le prophète Yéchayahou (1,16) s'est écrié : "Nettoyez et purifiez-vous, enlevez le mal de dessus vous, de devant Mes yeux cessez de faire le mal".
Le Yalkout Chimoni (siman 389) dit : "Neuf choses sont mentionnées ici, pour les neuf jours entre Roch Hachana et Yom Kippour. Si vous faites téchouva pendant ces jours, même si vous avez fait beaucoup de fautes, Hachem les retirera du monde".
[...]
Pendant les 10 jours de repentir, si une personne essaie de se déconnecter complètement de son passé et de se purifier, elle reçoit une aide du Ciel.
[...]

Le Gaon de Vilna dit que la pire souffrance d'une personne après sa mort est le moment où son corps est transporté de sa maison jusqu'à son lieu d'enterrement. Pendant cette période, on lui montre toutes les bonnes choses qu'elle aurait pu faire de sa vie, et toutes les choses qu'elle aurait pu faire différemment, mais qu'elle n'a pas faites. [ce remord de si seulement j'avais pu ... entraîne une souffrance terrible, car après notre mort il est trop tard! ]

Le reste de l'année, il est difficile d'imaginer ce que nous devrions faire différemment. Mais maintenant, pendant les 10 jours de téchouva, ... nous pouvons réfléchir à ce que nous devons faire différemment. Nous pouvons prendre le temps de nous arrêter et de réfléchir aux actes qui valent la peine d'être accomplis et à ceux qui sont une perte de temps.
Quelles sont nos obligations? Qu'attend Hachem de nous? Faisons-nous tout ce que nous pouvons ou pourrions-nous faire plus?
[rabbi Nathan Watchfogel]

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-> Rabbénou Yona (dans Yessod haTéchouva) dit : "Tout celui qui veut entrer dans les voies de la téchouva, je vais te l'enseigner. Voici ce que tu dois faire : Ce jour-là [où vous commencez à faire téchouva], vous devez mettre de côté toutes les fautes que vous avez faites, et vous considérer comme si vous veniez de naître, sans aucun mérite et sans aucune obligation, comme si vous n'aviez rien fait de bon et rien de mauvais, comme si c'était le premier jour de votre vie ... et cela conduit une personne à une téchouva complète".

Nous devons laisser derrière nous non seulement nos fautes, mais aussi nos mitsvot. Nous devons prendre un nouveau départ pour nous-mêmes.
[rabbi Nathan Watchfogel]

Tsédaka la veille de Souccot

+ Tsédaka la veille de Souccot :

-> Il existe une coutume courante d'augmenter la quantité de tsédaka donnée avant Souccot. La source en est le Arizal (Pri Etz 'Haïm - fin du 28 Chaar) qui recommande de donner beaucoup de tsédaka la veille de Souccot. On raconte que son élève, le rav 'Haïm Vital, distribuait tout l’argent collecté pour la tsédaka la veille de Souccot et disait que faire la charité ce jour-là était très efficace.

-> Il est dit dans le Sidour haTanya (257:3) que la véritable joie ne consiste pas à être heureux seul, mais à rendre les autres heureux. Il compare cela à celui qui organise un mariage pour son fils et fait tout son possible pour le bonheur de tous. C’est pourquoi il recommande de donner autant de tsédaka que possible la veille de Souccot, afin d’offrir aux pauvres un joyeux Yomtov. Il faut s’assurer non seulement d’être heureux à Souccot, mais aussi de faire en sorte que les autres le soient aussi.

Demander la fin de l’exil dans les Séli’hot

+ Demander la fin de l'exil dans les Séli'hot :

-> Pourquoi une si grande partie des Séli'hot n'a-t-elle rien à voir avec le fait de demander pardon à Hachem? Au contraire, elles décrivent notre exil difficile et toutes les souffrances que nous avons endurées. Qu'est-ce que tout cela a à voir avec les Séli'hot, avec une demande de pardon (pour nos fautes)?

Être en exil signifie que nous avons été éloignés d'Hachem.
Cela signifie que nous ne voyons pas notre Père. C'est Lui qui nous a placés au milieu de toute cette souffrance, comme un père qui a besoin de donner une petite gifle à son enfant. Lorsqu'un père donne une gifle à son enfant, il veut que celui-ci le remarque.
Lorsqu'un enfant pleure son père au lieu de pleurer quelqu'un d'autre, il demande le pardon. C'est ce que nous faisons lorsque nous disons à Hachem à quel point cet exil est amer. Nous retournons vers notre Père. (ex: on T'aime, et c'est si dur d'être loin de Toi, au point que par moment on T'oublie en fautant)
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]

La mitsva de la Soucca représente le bita’hon

+ La mitsva de la Soucca représente le bita'hon :

-> La guémara (Soucca 2a) dit que la mitsva de la Soucca est de quitter sa résidence permanente (dirat kéva).
Le Sfat Emet (sur Souccot 5645) explique que cela signifie qu'il nous est ordonné de ne pas placer notre confiance en nos biens et nos richesses, mais de nous en remettre uniquement en Hachem.
Il explique que c'est pourquoi on appelle Souccot "Zman Sim'haténou", car il n'y a pas de joie comparable à celle ressentie par celui qui place sa confiance en Hachem.
C'est ce que dit le 'Hovot Halévavot (introduction au Chaar Habita'hon) : "Celui qui place sa confiance en Hachem tirera profit de l'argent (il aura la parnassa) sans avoir à se soucier de l'argent. Puisqu'il place sa confiance en Hachem, il ne courra pas après la parnassa."
Il accomplira seulement les devoirs qu'il est tenu de respecter et Hachem l'aidera et lui donnera ce dont il a besoin.

Le Sfat Emet ajoute que si les Sages de la Grande Assemblée (Anché Knesset Haguédola) ont décrété que nous devions prier Hachem et réciter les Hochanot à Souccot, c'est pour nous enseigner que chaque bénédiction dépend uniquement de Hachem et que, par conséquent, nous ne devons pas compter sur la récolte. C'est pourquoi Souccot est appelée : 'Hag Ha'assif (la fête de la moisson). Tout comme c'est la saison où les agriculteurs sont occupés à leurs occupations tout au long de l'année, c'est aussi le moment où Hachem envoie Ses bénédictions pour toute l'année.

Nous voyons donc que celui qui a du bita'hon en Hachem sera toujours heureux et méritera des bénédictions pour toute l'année. La base et la source de la mida du bita'hon est la fête de Souccot.

La joie de Souccot

+ La joie de Souccot :

=> Quelle est exactement la grande joie de Souccot? Qu'est-ce qui la différencie de tous les autres fêtes juives?
Nous allons voir quelques approches.

1°/ L'unité totale :
Le rav Shmouel Rozovsky (roch yéchiva de Ponovezh) suggère que la joie spéciale de Souccot découle de l'unité, qui imprègne chaque aspect de la fête.
Le midrach (Vayikra rabbah 30) enseigne que les 4 espèces, qui sont liées entre elles, représentent l'unité de tous les juifs, quel que soit leur niveau d'accomplissement religieux.
Il cite ces mots du roi Shlomo : "celui qui s'éloigne de la convoitise sera exposé dans chaque conclave de la Torah" (Michlé 18,1).
Rabbénou Yona (Shaaré Téchouva 1) explique : "Celui qui souhaite suivre ses désirs s'aliénera de la société et finira par n'avoir aucun véritable ami. Cela est dû au fait que chaque personne a ses propres inclinations et passions, ce qui l'isole des autres qui ne partagent pas ses propres besoins".

Le rav Rozovsky conclut : "Sans unité, il ne peut y avoir de joie, et c'est pourquoi Souccot, qui représente l'unité totale, atteint le statut de zman sim'haténou".
Nous pouvons ajouter que nos Sages (Soucca 43) enseigne que "tout le peuple juif est digne de résider dans une seule soucca". Bien qu'il existe de nombreuses interprétations de cette métaphore, il s'agit clairement d'une déclaration de notre unité.

2°/ Retourner à la joie pure de l'âme :
Le Shem MiShmouel souligne que l'on pourrait à première vue conclure que la joie de Souccot découle directement du fait que le Yom Kippour nous a pardonné nos fautes et que nous recommençons à zéro.
Cependant, il cite plusieurs preuves que ce n'est pas la source exclusive de la joie de Souccot. Il note qu'étant donné que notre âme vient d'en haut, où il n'y a que de la joie (Divré HaYamim I 16,27), nous devrions en vérité être heureux tout le temps. Mais comme le corps, qui vient de la terre, est sujet à l'abattement et au découragement, nous, qui sommes un composé des deux, oscillons entre la joie et la tristesse.
Dans les jours magiques qui suivent immédiatement Yom Kippour, lorsque nous avons été purifiés de nos fautes et que nous sommes sortis victorieux du jugement (midrach Vayikra rabba 30,3), nous pouvons à nouveau être pleinement joyeux.

Roch Hachana – bonté envers les nations

Le guémara (Béra'hot 7a) affirme que D. est très en colère contre les rois des nations qui, pendant la journée, enlèvent leur couronne et se prosternent devant le soleil. De même, la nuit, D. est très en colère lorsque les rois voient la lune et se prosternent devant elle.

C'est pourquoi Hachem a décrété qu'à [la différence des autres Yom Tov] celui de Roch Hachana aurait lieu lorsque la lune n'est pas visible et que les nations du monde ne se prosterneraient pas devant elle.
Il s'agit là d'une grande manifestation de la compassion d'Hachem. [qui fait en sorte d'éviter d'être en grande colère au moment de juger les non-juifs]
Les actions de D. doivent nous servir de guide pour faire preuve de compassion envers l'ensemble de l'humanité.
[ rav Yonathan Eibshitz - Kéchet Yonathan]