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La destruction du Temple est synonyme de destruction du monde. Un monde détruit est un monde qui ne possède même pas un seul recoin purifié et sanctifié où la Chékhina puisse résider.
[rav Shlomo Wolbe - Alé Shour II, p.407]

Quiconque pleure sur Jérusalem méritera de voir sa joie [future], et quiconque ne pleure pas sur Jérusalem ne verra pas sa joie future (zo'hé véroé bésim'ha).
[guémara Taanit 30b]

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-> Les larmes sont le langage du cœur et atteignent les profondeurs du cœur. Chaque personne ressent une certaine proximité avec Hachem lorsqu’elle atteint le stade où les larmes coulent, que ce soit ou non le niveau auquel elle se trouve habituellement.
Lorsque nous entendons le cri d’un enfant, nous courons vers lui et nous nous occupons de lui, car les larmes mènent à la proximité. Cette proximité brise les séparations (avec papa Hachem, qui sont causées par nos fautes).
Rien ne résiste à de telles larmes, car elles sont le langage du cœur et proviennent d’un état de perfection (chlémout).
[...]

Lorsque l’on pleure sur la destruction, cela nous conduit à un état d’éveil, où l’on ressent la construction de l’avenir.
Nos Sages affirment que celui qui pleure Jérusalem est "zo'hé" (mérite) de voir sa reconstruction (sa joie). Le terme "zo'hé" est au présent, ce qui signifie qu’une telle personne commence immédiatement à se sentir proche et connectée, et commence à ressentir la consolation (né'hama).
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]

Nous prions chaque jour (à la fin de la Amida) pour que le Temple soit reconstruit et que chacun de nous reçoive sa part dans la Torah d'Hachem (ten 'helkénou béTorata'h).
Avec la reconstruction du Temple, le peuple juif se rassemblera, et la part de chacun dans la Torah s’unira à celui des autres, et ensemble, il y aura la perfection (chlémout).
[Sifté 'Haïm III, p.272]

Les cris de joie des ennemis, qui se réjouissaient de la destruction [du Temple], résonnaient tout aussi fort que lorsque les juifs y chantaient et s'y réjouissaient.
[Rachi - Eikha 2,7]

La téchouva peut tout changer

-> Névou'hadnétsar ordonna à son général, Névouzaradan, que lorsqu’il conquerrait Jérusalem, il ne devait pas laisser au peuple un seul instant pour prier, car leur D. est toujours disposé à accepter la téchouva. S’ils ouvraient leur cœur dans la prière, leur téchouva serait acceptée et ils ne seraient pas exilés. [midrach Eikha raba 5,5]

Dès le début de l'exil, Israël n’a pas eu le temps de se reposer. (voir Eikha raba 1,3)
Lorsque le peuple d’Israël a été exilé, ses ennemis ne lui ont pas permis de se reposer avant d’avoir atteint les fleuves de Babylone. S’il avait eu un instant pour se reposer, il aurait eu le temps de faire téchouva et aurait alors pu retourner sur sa terre. Ses ennemis se sont donc empressés de le faire sortir de la terre d'Israël. C’est pourquoi il est dit : "Sur les rives de Babylone, nous nous sommes assis et nous avons pleuré" (Téhilim 137,1), c’était leur première occasion de s’asseoir. [midrach Téhilim 139]

Nous voyons ici que le racha Névou'hadnétsar connaissait la midat hara'hamim d'Hachem (son Attribut de miséricorde).
Si Hachem entendait ne serait-ce qu’un instant de téchouva, l’ensemble du décret serait modifié. C’est pourquoi il ne pouvait pas les laisser prier. Névou'hadnétsar fit marcher Israël pendant 15 jours d’affilée, sans repos, jusqu’à ce qu’ils atteignent Bavel.

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=> Même si nous sommes dans une situation catastrophique, à l'image du Temple qui doit se faire détruire, avec une téchouva sincère, de tout notre être, on peut tout réparer.

Lorsque Hachem a dit : "Construisez-Moi un Temple" ([pour y résider] véassou li Mikdach - Térouma 25,8), Il parlait à trois niveaux : dans l’espace, le temps et l’âme, c’est-à-dire le Temple physique, le Shabbat et le cœur humain.
[rav Tsadok haCohen de Lublin - Pri Tsadik - Térouma 1 ]

À l’époque de Pourim, avant la yéchoua (délivrance), il y avait de la souffrance, de l'obscurité et du hester panim (une apparente dissimulation d'Hachem). Il est alors apparu que Pourim est l’un des jours les plus saints de l’année.
Il en va de même pour le 9 Av. La lumière qui réside en ce jour est grande, bien qu’elle soit cachée dans les ténèbres et le hester panim.
La grande obscurité que nous ressentons en ce jour fait écho à la grande lumière et à la joie qui seront révélées lors de la guéoula.
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot]

Puisse cette lumière de guéoula et de joie briller sans tarder de notre vivant!

Le 9 Av = un moèd

-> Nous ne récitons pas de Ta'hanoun le 9 Av car c'est un jour dénommé : "moèd" (impliquant une notion de joie).
Le midrach (Bamidbar raba 13,5) dit que le 9 Av n'est pas un jour tragique et douloureux, mais plutôt un jour de joie, un jour où nous devrions être plein de joie.

Le terme "Moèd" signifie se réunir et se connecter. (ce sont des moments propices pour nous rapprocher et relier bien davantage avec Hachem).

-> Il existe des Moadim de proximité, tels que les trois fêtes (Shalosh Regalim), et il existe des Moadim d’éloignement, tels que Ticha BéAv.
Un Yom Tov est appelé "Moèd" en raison de la grande influence céleste qui s’exerce durant cette période.
Ticha Beav est également appelé "Moèd" en raison de la midat hadin qui prédomine à ce moment-là et du retrait de la proximité de la Chékhina. Nous nous réunissons avec Hachem en ce Moèd du 9 Av, mais pas dans un état de joie comme lors des autres Yamim Tovim ; nous sommes plutôt ensemble dans un état de tristesse. (
notre moyen de nous rapprocher, lier à Hachem est par les larmes, la tristesse, à la différence des autres fêtes où la joie est un élément indispensable [ex: zman sim'haténou] )
[rav Moché Shapira]

-> Le 9 Av est une célébration de la distance. Lorsque nous prenons conscience de notre éloignement avec Hachem et du fait que nous sommes nous-mêmes à l’origine de cet éloignement, cela nous réveille et nous rapproche d'Hachem.
[rav Wolbe - Alé Shour II, p.412]

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-> Si Ticha béAv est appelé "Moèd", ce n'est essentiellement pas parce que le machia'h naîtra ce jour-là (comme l'affirme le Eikha Zouta) et que nous tournons notre regard vers l’avenir, mais plutôt en raison de la destruction et du mal qui ont eu lieu à cette époque, et qui nous poussent à faire téchouva (revenir vers notre Source, notre papa Hachem).
[certes il y a eu une destruction, nous pleurons cette situation conscient de nos manquements, mais précisément de là nous construisons une relation de grande proximité avec Hachem (d'où l'appellation joyeuse du 9 Av comme Moèd). ]

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-> b'h, également : Le 9 Av = un jour de joie : https://todahm.com/2023/08/20/le-9-av-un-jour-de-joie

La méguilat Eikha (écrite par le prophète Yirmiyahou - Baba Batra 15a) fut rédigé afin que tous sachent que, tout comme les malédictions prophétisées par les prophètes se sont réalisées, il en sera de même pour toutes les paroles d'espoir et de rédemption.
[rav A. Cohen Tsédek 1:24]

Shabbath & convertis

La principale soumission de la klipat noga a lieu lorsque l’on se lave à l’eau chaude avant le Shabbat, le vendredi après-midi ; c’est ainsi que les âmes des convertis sont créées.
[rabbi Yéhochoua Horowitz de Dzikov - (1879-1943) - Atéret Yéchoua - paracha Vayéra ]

-> Commentaire :
Expliquant la raison de cette pratique, le rav Moché Mykoff déclare :
"A l’approche du Shabbat, l’âme de toute chose dans le monde est prête à gravir un échelon, voire plusieurs échelons, sur l’échelle de la sainteté qui mène à la divinité, mais l’accès à ce canal spirituel est soumis à une condition : le corps doit être prêt à accompagner l’âme dans son voyage. Il doit être purifié des influences et des tentations matérielles qui l’ont alourdi tout au long de la semaine.
C’est là la raison profonde pour laquelle nous prenons un bain d’eau chaude le vendredi après-midi, et c’est aussi la raison pour laquelle certaines personnes s’immergent dans un mikvé, un bain spécial et purificateur.
Les eaux neutralisent les effets néfastes de notre immersion hebdomadaire dans le monde des affaires, avec ses exigences de compétitivité, de haute productivité et les apparences de la réussite. Les éléments que nous utilisons ainsi pour cette purification spirituelle sont le feu et l’eau."

[l'idée est belle : je me lave à l'eau chaude en l'honneur du Shabbath, et en même temps je réchauffe les âmes de futurs convertis pour qu'ils nous rejoignent au plus vite, b'h! ]

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-> L'accomplissement du "Shénayim Mikra Vé'Echad Targoum" (la lecture de la portion hebdomadaire de la Torah deux fois en hébreu et une fois en araméen - Targoum Onkelos) élève les âmes des convertis et les conduit à terminer leur conversion.
[rabbi Pin'has de Koritz - (1728-1790) - Imré Pin'has - Shaar Shabbos n° 50 ]

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-> Moché s’est beaucoup efforcé de rapprocher le érev rav et d’en faire de véritables convertis (guérim).
Même après sa mort, il fut enterré en face de Beit Péor dans le but d’adoucir la dureté des nations non juives et d’inciter ceux nés après son époque à devenir des convertisgerim.
Moché s’éteignit un shabbat, pendant l’heure de la Min'ha (la prière de l’après-midi). C’est un moment exceptionnellement propice pour faire des convertis.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I,215 ]

[le Baal/Beit Péor est le nom d’une idole que le peuple juif a adorée lors d’un épisode d’immoralité collective décrit dans le livre des Bamidbar chap.25.
Moché est enterré précisément à cet endroit afin de contrer toute accusation portée contre le peuple juif et d’annuler tout décret prononcé à son encontre en raison des transgressions commises sur ce site. ]