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Shavouot = Assurer sa subsistance

+ Shavouot = Assurer sa subsistance :

-> La guémara (Pessa'him 68b) dit : "Tous les décisionnaires s'accordent à dire que lors de Shavouot, nous avons aussi besoin de "la'hem" (une partie de la journée à consacrer à notre propre plaisir)".

Le rav Meir Yé'hiel d'Ostrovtza explique que l'explication simple de la guémara est que lors de Shavouot, il faut se faire plaisir en mangeant un repas (séouda) et en appréciant la nourriture et les boissons.
Cependant, nous pouvons également dire que la guémara nous enseigne que Shavouot est un moment propice pour trouver le succès dans la parnassa.
La guémara affirme qu'à Shavouot, Hachem nous offre "la'hem", le succès pour nous-mêmes. En effet, c'est ce jour-là que nous recevons la Torah, et si quelqu'un n'a pas de moyens de subsistance (kéma'h), il ne peut pas avoir la Torah (voir Pirké Avot 3,17 = "Sans farine [kéma'h - de quoi se nourrir], point de Torah". )

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-> Le séfer Sia'h Zékénim ('helek 2) rapporte que selon le Tiféret Shlomo de Radomsk : "[Shavouot,] est un moment [particulièrement] propice pour changer notre mazal [, comme apporter la réussite dans notre parnassa]".

Shavouot – laisser les malédictions, pour les bénédictions

+ Shavouot - laisser les malédictions, pour les bénédictions :

-> La guémara (Méguila 31b) dit : "Nous lisons les bénédictions dans la Torah Cohanim (paracha Bé'houkotaï) avant Atséret (Shavouot), et ceux de la Michné Torah (paracha Ki Tavo) avant Rosh Hachana, afin que l'année et ses malédictions prennent fin et qu'une nouvelle année et ses bénédictions commencent".
La guémara dit qu'on comprend comment cela s'applique pour Roch Hachana, mais quel est le rapport avec Shavouot?
Elle répond que Shavouot est également un "Nouvel An", car les fruits de l'arbre sont jugés à Shavouot.

Nous voyons dans cette guémara que Shavouot est appelé "Roch Hachana".
Le Maor Vachémech (paracha Bé'houkotaï) explique que tout comme la période précédant Roch Hachana est un temps de téchouva, car le jugement approche et nous avons besoin que Hachem pardonne nos fautes et nous accorde une bonne année, de même les jours de Séfira (compte du Omer) qui précèdent Shavouot sont un temps de repentance et de retour vers Hachem.
Si nous faisons cela, Hashem pardonnera nos fautes à Shavouot et nous accordera une nouvelle année pleine de bénédictions.

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-> Nos Sages (guémara Avoda Zara 2b) disent que Hachem est allé vers chaque nation (et leur a demandé si elles voulaient la Torah), et elles ne l'ont pas acceptée, jusqu'à ce qu'Il vienne vers Israël et qu'ils l'acceptent.
Le séfer Emet léYaakov cite le 'Hozé de Lublin qui demande pourquoi Hachem a fait cela. Ne savait-Il pas que les nations ne voudraient pas de la Torah?

Il répond que Shavouot est un moment où nous recevons [beaucoup] de bonnes influences pour toute l'année, tout comme à Roch Hashanah. Cependant, les Accusateurs célestes essaient de nous empêcher de recevoir ces influences.
Pour les faire taire, Hachem a clairement montré que les nations ont refusé d'accepter la Torah, mais qu'elles sont tout de même pourvues de choses dans ce monde.
En conséquence, à plus forte raison (kal va'homer) pour le peuple juif, qui a accepté volontairement la Torah, qu'il doit recevoir ces influences de bonté et de bénédictions.

+ "Hachem bénit le 7e jour" (Béréchit 2,3).
De prime abord, le Shabbath ne semble pas "béni", puisque c'est le jour de la semaine où il ne tombait pas de manne (voir Béchala'h 16,26).
Mais en réalité, la bénédiction se répand, grâce au Shabbath, sur les autres jours. C'est pourquoi, l'homme de foi doit faire un bon repas le vendredi soir et le Shabbath matin, pour que sa table soit bénie le reste de la semaine, car la bénédiction ne réside pas sur une table vide.
[...]

Le Shabbath, il faut se délecter par un 3e repas (séoudat chlichi) pour être rassasié ici-bas et pour que les bénédictions se déversent sur les autres jours de la semaine ; de plus, celui qui manque l'un de ces repas [de Shabbath] porte atteinte aux mondes Supérieurs.
[Zohar - Yitro p.88a]

Toutes les âmes du peuple d'Israël ne font qu'une. Chaque action, bonne ou mauvaise, a des répercussions sur l'ensemble de la nation juive.
C'est pourquoi, efforce-toi de te repentir afin d'inciter les autres à suivre ton exemple.
[séfer 'Harédim 67a]

Shavouot – le feu, l’eau et le désert

+ Shavouot - le feu, l'eau et le désert :

-> Le midrach (Bamidbar rabba 1,7) enseigne :
La Torah a été donnée par l’intermédiaire de trois éléments : le feu, l'eau et le désert.
De même que ces trois éléments sont gratuits, de même la Torah est gratuite et appartient à celui qui la désire, comme il est écrit : "vous tous qui avez soifs, venez aux eaux" (Yéchayahou 55,1).

Autre explication : La Torah a été donnée dans le désert, pour enseigner : "Celui qui ne s’abaisse pas au point d’être comme un désert [humble et ouvert à tous], est inapte à acquérir la Sagesse et la Torah".
... la guémara (Erouvin 54a) enseigne : "Celui qui se comporte comme le ‘désert’ [sans fierté], qui est piétiné de tous, recevra la Torah en cadeau".
[de même l'eau, par nature va vers le bas et épouse la forme de son contenant, symbole d'humilité, que notre égo s'adapte pour faire la volonté de D. ]

-> Le Sfat Emet nous dit que le feu a pour particularité de tendre vers le haut. Il est allumé en bas et s’élève vers les hauteurs.
A l’inverse, l’eau est un élément qui descend du haut vers le bas, du ciel vers la terre, comme la pluie.
Enfin le désert, est un élément statique, constitué de sable.

Nous avons donc ici l’enseignement suivant : pour acquérir la Torah, il faut posséder le feu. C’est-à-dire l’enthousiasme et la joie.
Cet enthousiasme a son point de départ sur terre, il naît en l’homme et va s’élever très haut, vers le Créateur.
Indispensable, cet élan ne suffit pas toujours à s’élever. Il lui faut une aide du Ciel. Cette aide d'Hachem est représentée par l’eau. Elle sera uniquement accordée en réponse à l’enthousiasme de l’homme.
L'eau représente l’humilité. C’est seulement vers celui qui a conscience de sa condition et de ses lacunes que l’eau pourra se répandre. Comme on le sait, cette eau ne restera pas au point culminant, mais descendra vers le point le plus bas.
L’homme doit donc être enthousiaste ; mais ce feu intérieur ne doit pas se conjuguer avec l’orgueil. Plus on est humble, plus Hachem nous enverra son aide, à l’instar de Moché et du mont Sinaï.

La 3e condition pour recevoir la Torah : prendre de la distance avec la matière. Cette distance, ce décalage, c’est le symbole du désert. Celui-ci représente la capacité de se défaire de tout ce qui fait écran entre nous et D. : c’est se séparer du matériel.
Ainsi, c’est uniquement par ces trois éléments que la Torah fut donnée jadis et c’est par leur intermédiaire que nous pouvons nous préparer au mieux au jour de Shavouot.

Toutes les bénédictions d'en-Haut et d'en bas dépendent du 7e jour (Shabbath).
[Zohar - Yitro]

Dans Sa grande miséricorde, Hachem accepte même le repentir des plus grand réchaïm et les aide à se purifier entièrement.
[Séder haYom - 89b]

Les délices du Shababth

+ Les délices du Shababth :

-> Le vendredi soir, quand les fidèles rendent hommage, dans la seconde bénédiction après le Shéma, à "Celui qui étend le pavillon de la paix", Hachem étend Ses ailes sur le peuple d'Israël, le couvre comme une mère qui protège ses enfants et chasse du monde toutes sortes de forces nuisibles.
Les Bné Israël reçoivent alors une âme supplémentaire (néchama yétéra) qui leur permet de se réjouir le Shabbath et d'oublier leurs soucis, leurs souffrances et leurs malheurs.
[Zohar - Béréchit p.48a]

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-> Sache que chaque vendredi en fin d'après-midi, à l'entrée du Shabbath, une tente de paix recouvre le monde entier et chasse les forces impures, car la pureté et l'impureté ne peuvent coexister et se repoussent mutuellement.
C'est pourquoi, chaque vendredi soir, nous demandons à Hachem d'étendre sur nous cette tente de paix pour nous préserver de tout mal, comme une colombe qui étend ses ailes pour protéger ses petits.
Par conséquent, nous n'avons rien à craindre, le jour du Shabbath, des forces maléfiques qui s'exercent sur le monde durant le reste de la semaine.
[Zohar - Béréchit p.48a]

L’amour de la terre d’Israël de Mordé’haï

+ L'amour de la terre d'Israël de Mordé'haï :

-> Dans la Méguilat Esther (2,5-6), Mordé'haï est présenté par 2 versets biographiques : "Il y avait à Shoushan HaBira un juif qui s'appelait Mordé'haï, fils de Yaïr, fils de Shim'i, fils de Kish, de la tribu de Binyamin. Il avait été exilé (הָגְלָה) de Jérusalem en même temps que les exilés (הַגֹּלָה ) qui avait été exilé (הָגְלְתָה) avec Yé'honya, roi de Yéhouda, que Névou'hadnézar, roi de Bavel, avait exilé (הֶגְלָה)".

Le Gaon de Vilna, dans son commentaire sur la Méguila, souligne que le mot "exil" est écrit quatre fois dans ces pessukim. Pourquoi en est-il ainsi?

Il répond que la Méguila vient nous enseigner à quel point Mordé'haï tenait à la terre d'Israël. Après que le racha Névou'hadnézar eut exilé les juifs de la Terre sainte, Mordé'haï parvint à se libérer de ses ravisseurs et à retourner en terre d'Israël de sa propre initiative.
Lorsque Névou'hadnézar l'apprit, il envoya des troupes spéciales pour le reprendre et Mordé'haï fut à nouveau exilé à Bavel.
Refusant toujours d'accepter la réalité de devoir se séparer de la Terre sainte, Mordé'haï réussit à s'échapper et à retourner en terre d'Israël. Le racha Névou'hadnézar l'apprit et envoya des soldats spécialement pour capturer et exiler Mordé'haï pour la 3e fois.

Ainsi, conclut le Gaon de Vilna, Mordé'haï a été exilé de la terre d'Israël pas moins de trois fois, et la Méguila fait allusion à ce fait en mentionnant le mot "exil" trois fois.
La 4e mention de ce mot, explique le Gaon, a pour but de nous enseigner que dans les exils à venir, il nous incombe de nous rappeler l'histoire de Mordé'haï HaTsadik et de son salut.
[à quel point Israël doit être important à nos yeux, à quel point c'est le lieu d'épanouissement maximal de notre relation avec Hachem, ... ]

C'est la maîtresse de maison qui allume les bougies en l'honneur du Shabbath pour réparer sa faute (par 'Hava) lors de la faute originelle, qui a éteint la lumière du monde et l'a obscurci.
Elle doit veiller personnellement à l'allumage des bougies et accomplir ce commandement avec joie et ferveur, car cet honneur lui confère aussi le mérite d'avoir des fils saints qui, par la Torah et la crainte du Ciel, répandront la lumière et feront régner la paix dans le monde.
De plus, elle prolonge la vie de son mari.
[Zohar - Béréchit 48b]