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C'est la maîtresse de maison qui allume les bougies en l'honneur du Shabbath pour réparer sa faute (par 'Hava) lors de la faute originelle, qui a éteint la lumière du monde et l'a obscurci.
Elle doit veiller personnellement à l'allumage des bougies et accomplir ce commandement avec joie et ferveur, car cet honneur lui confère aussi le mérite d'avoir des fils saints qui, par la Torah et la crainte du Ciel, répandront la lumière et feront régner la paix dans le monde.
De plus, elle prolonge la vie de son mari.
[Zohar - Béréchit 48b]

Hachem souffre avec nous dans l’exil

+ Hachem souffre avec nous dans l'exil :

Pourquoi le peuple d'Israël a-t-il été autorisé à quitter l'Egypte avant que les 400 ans ne soient écoulés (ils sont partis 190 ans avant)?

L'une des réponses est que la Présence Divine (Chékhina) était avec eux, ce qui a permis d'achever les 400 ans (plus rapidement).
[Hachem est descendu en Egypte ave nous, et Il souffre avec chaque juif : "Je suis avec lui dans sa difficulté" (Téhilim 91,15 - imo ano'hi bétsara).]
La Chékhina est descendue du Ciel sur la terre afin d'être avec le peuple juif [dans la difficulté de l'esclavage égyptien] pour que le décret de 400 ans contre eux soit achevé (plus rapidement).
[Haggada BéMessila]

[on peut éventuellement appliquer cela à notre exil actuel, où Hachem nous accompagne dans chacune de nos souffrances, et Il contribue à faire que la guéoula ultime vienne au plus vite.
Ainsi, nous devons prier pour que le machia'h vienne, mettant fin à la souffrance de la Chékhina et qu'au contraire Il puisse dévoiler tout l'amour et l'attachement qu'Il a avec chaque juif. ]

La géoula viendra grâce au mérite de l’étude de la Torah.
Les forces d’impureté qui tentent d’empêcher notre étude de s’élever sont moins puissantes le Shabbat et à Yom Tov.
En ce sens, si nous étudions la Torah tout particulièrement pendant ces jours, alors ces forces négatives ne pourront empêcher les effets de notre Torah de s’élever très haut, ce qui rapprochera la guéoula.
[ Ben Ich 'Haï - 'helek 3 - drouch pour Shabbat Hagadol ]

La guéoula viendra par notre langage

+ La guéoula viendra par notre langage :

-> Nous disons dans la Haggada de Pessa'h que nous avons été "anous al pi hadibour", contraints par Hachem.
Le Saraf de Magelentzia affirme que ces mots évoquent l'importance de se garder de prononcer du lachon ara et autres formes de propos interdits.

Il affirme que si nous sommes restés bloqués en Egypte pendant tant d'années, c'était en guise de punition pour la faute du lachon ara. C'est le sens des mots "anous al pi hadibour", qu'il traduit par "contraints à cause du "dibour", le discours".
Et une fois que la nation juive a cessé de prononcer du lachon ara, elle a été délivrée.
De même, la guéoula ultime viendra par le mérite de se garder de prononcer des propos interdits.

Il y a un ange qui a 1000 langues. Lorsqu'il chante, la musique est exceptionnelle.
Néanmoins, Hachem éprouve un plus grand plaisir à voir un juif qui chante des zémirot le vendredi soir.
[rabbi Mordé'hai Nadvorna ]

Le soir du Séder = comme un mariage

+ Le soir du Séder = comme un mariage :

-> Le 'Hayé Adam (Toldot Adam - Haggada de Pessa'h) rapporte un l'enseignement suivant du Gaon de Vilna.

Nos Sages nous enseignent (Talmud de Jérusalem - Pessa'him 10,11) : "Celui qui mange de la matsa la veille de Pessa'h est comme celui qui aurait des relations avec sa fiancée dans la maison de son beau-père."

Selon le Talmud de Jérusalem, le soir du Séder, l'homme est comme un marié et donc il a le droit de manger de la Matsa.
Une question se pose : cet homme n'a pas déjà sanctifié "sa fiancée", la matsa. Comment peut-il se marier avec elle avant de la sanctifier, comment peut-il consommer de la matsa?

Il est rapporté dans les Likouté Hagra qu'avant de se laver les mains pour le Karpass, le Gaon de Vilna avait l'habitude d'expliquer qu'avant de manger la matsa, on prononce 7 bénédictions, concernant les commandements de Pessa'h, comme les 7 bénédictions des mariés.
Après avoir récité "Boré Péri Haguéfen" sur le 2e verre, on découvre la Matsa, comme lorsqu'on dévoile le visage de la mariée, sous la 'Houpa.

Lorsqu'on mange la matsa, on s'unit avec le Créateur et la fiancée passe au statut d'épouse.
On comprend donc pourquoi nous avons l'habitude de lire le "Chir Hachirim" après la Haggada, car il parle du lien matrimonial entre Hachem et l'assemblée d'Israël.

-> Le Maharil commente que de même celui qui s'unit avec sa fiancée transgresse un interdit, car il n'a pas attendu les 7 bénédictions prononcées sous la 'houpa, ainsi celui qui mange de la matsa la veille de Pessa'h transgresse un interdit, car il n'a pas attendu les 7 bénédictions avant de la consommer.

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-> Au sujet de notre lien avec la matsa, le Lévouch écrit :
"La faute ôte la sainteté à l'homme, à l'image d'un divorce. Ce sont les termes que nous trouvons pour Adam : "Il a chassé l'homme" (Béréchit 3,24).
Le midrach nous enseigne que Hachem la répudia comme lorsqu'on divorce d'une femme, mais en faisant téchouva, il retrouva son statut de marié.
De la même façon si un homme trébuche parfois et s'écarte d'Hachem, le soir du Séder, il a la possibilité de manger de la matsa et de retrouver son statut initial, comme celui d'Adam avant la faute. Ce sont des explications très élevées."

[ la guémara (Yébamot 63b) enseigne que lorsqu'un homme se marie, toutes ses fautes lui sont pardonnées.
De même : "On pardonne au 'Hatan toutes ses fautes" (guémara Yérouchalmi - Bikourim - Chap.3,2).
(d'une certaine façon, on devient pur comme Adam avant la faute). ]

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-> Le 'Hamra Tava, il est expliqué que la matsa est ronde (au moins celle sur le plateau du Séder qui est généralement chemoura), car de même qu'un homme sanctifie son épouse par une bague, ainsi cette nuit, Hachem conclut avec nous un contrat de mariage.

-> Le livre Ména'hem Tsion dit que c'est la raison pour laquelle la fête de Pessa'h est composée de 7 jours, comme les 7 jours des jeunes mariés.

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-> Selon le Pri 'Haim, les 3 matsot du plateau du soir du Séder font allusion aux Cohen, Lévi et Israël.
Le Baal Hahaggada dit de couper la Matsa du milieu, car la première matsa symbolise notre mariage avec Hachem et la matsa du milieu représente la cassure de cette union avec la faute du Veau d'or, comme nos Sages nous ont enseigné (Chabat 88b) : "Pauvre mariée qui est infidèle à son jeune époux sous le dais nuptial!"

Pourquoi coupe-t-on la matsa qui fait allusion à la tribu de Lév ?
Selon l'Admour de Michkelotz, c'est le seul à ne pas avoir participé à la faute du Veau d'or.

Ce soir [du Séder de Pessa'h] qui est si saint, descend du Ciel une richesse spirituelle, qui ne connaît aucune mesure ni limite, qui offre la possibilité à tout juif de sortir de son marasme et de s'élever degré après degré, jusqu'à faire jaillir une intense lumière de sa profonde obscurité.
Pour atteindre ces hauts niveaux, nous devons toutefois persévérer dans notre travail personnel.
[rav Leibelé Eiger de Lublin - Torat Emet]

Celui qui mène le Séder s'apparente au Cohen Gadol, qui sert dans le Saint des Saints, vêtu d'habits blancs (d'où la coutume de certains de mettre le kittel) ...
Hachem se trouve dans notre foyer et la maison privée de chaque homme devient un Temple. [tellement la Présence d'Hachem descend très fortement pour résider avec nous pendant le Séder. ]

La michna (Midot 43,4) précise qu'ils peignaient le Hekhal (le lieu Saint, qui amène au Saint des saints) une fois par an. Quand cela? Avant Pessa'h.
[Tiféret Shlomo]

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-> Le Tossefot nous explique qu'un Cohen Gadol doit épouser une vierge et non une veuve, car s'il avait posé ses yeux sur une femme mariée, il aurait pu prier le jour dans l'année où il rentrait dans le Saint des Saints, pour que le mari de cette femme meure afin de pouvoir l'épouser ensuite, et ça demande aurait été accepté.
L'idée est que tout ce que le Cohen Gadol demandait à Hachem lorsqu'il entrait dans cet endroit sacré se réalisait. De même, le soir de Pessa'h, notre pouvoir de prière est énorme!

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-> "Il sera mangé sous forme d'azymes en lieu saint" (Tsav 6,9).
Le rav Tsadok haCohen de Lublin nous enseigne : chaque fois que nous nous accoudons lors de la sainte soirée [du Séder de Pessa'h] et que l'on mange des matsot, c'est comme si on mangeait une nourriture sainte dans un lieu saint.

La sortie d'Egypte se produit chez chaque être humain (juif), à chaque époque ... Chaque année, et même chaque jour.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Pessa'h 7:11,16 ]

Le Maror

+ Le Maror :

Le maror est amer, mais il témoigne que de nos moments de la vie amers de belles choses peuvent en sortir.

-> Selon le Sfat Emet :
Si les égyptiens n'avaient pas éprouvé une haine intense à l'égard du peuple juif et s'ils ne l'avaient pas traité si mal, alors le peuple juif aurait pu s'intégrer quelque peu à la vie des égyptiens.
Cependant, en raison de la haine intense et de la douleur inimaginable que les égyptiens ont infligées au peuple juif, ils sont restés éloignés des égyptiens et ont conservé leur identité.
La cruauté des égyptiens était une bénédiction déguisée.

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-> Selon le Mahari Shteif :
Nous mangeons du maror, comme le dit le verset : "ils leur rendirent la vie amère" (Chémot 1,14).
Il faut savoir que cette amertume a été bénéfique pour le peuple juif, car elle a accéléré la guéoula, et Hachem a sorti le peuple juif plus tôt, c'est-à-dire avant que l'exil ne soit censé prendre fin.
C'est la dureté du travail qui leur a permis de partir plus tôt.
[...]

Il y a là une grande leçon à tirer. Nous ne devons pas remettre en question les actions d'Hachem, car tout est pour le bien. Tout ce que fait Hachem est pour le bien (guémara Béra'hot 60b).
Il ne faut jamais perdre son bita'hon, même lorsque le soleil ne brille pas sur nous ; nous devons garder l'espoir et avoir de la émouna.
Nous devons savoir qu'Hachem n'abandonne pas ceux qui ont confiance en Lui.
Ce qui semble mauvais est en réalité bon, comme [nous l'avons vu] en Egypte.

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+ Koré'h :

-> Le koré'h est le moment du Séder où nous mangeons un sandwich de matsa et de maror.
Nous le faisons pour nous rappeler que même après avoir été libérés de l'esclavage d'Egypte, nous devons toujours nous souvenir de la terrible situation dont Hachem nous a sauvés.
[l'amer doit nous pousser a davantage apprécier et remercier Hachem lorsque tout semble aller mieux.]

Une autre raison de manger le Koré'h est que la matsa est une allusion pour le yétser hatov, alors que le maror est une allusion pour le yétser hara. Nous prenons deux morceaux de matsa et couvrons le maror entre les deux pour montrer que nous devons nous assurer que notre yétser hatov a le contrôle total et couvre complètement le maror.
Le yétser hara est relégué à l'arrière-plan, tandis que le yétser hatov occupe le devant de la scène pour servir Hachem de manière optimale.
[Alchikh Hakadoch ]

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-> La matsa représente la Présence Divine (Chékhina).
Nous mangeons lors du Koré'h, la matsa et le maror ensemble, pour nous enseigner que même avec le maror, dans la plus grande amertume, la Chéhina est toujours présente.
[ Je suis avec lui (chaque juif) dans sa douleur" - Téhilim 91,15 ]
[Damések Eliezer ]

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Le terme "מרור" (maror) a la même guématria que "מות" (mavét - la mort).
Selon Rech Lakich (Baba Batra 16a) : "le Satan, le mauvais penchant et l'ange de la mort ne font qu'un".
Ils sont trois aspects de la même essence. La guémara dit qu'au début [la faute] est douce (le Satan nous la rend attirante), cependant, à la fin c'est amer, car le Satan monte au Ciel pour nous accuser, et à la fin prendre notre âme (Pessa'him 39a).
[à Koré'h nous visualisons d'abord de la matsa, à l'image du yétser ara qui nous vend une faute comme une mitsva, comme quelque chose d'agréable, et à l'intérieur nous avons du maror, car le yétser ara ensuite monte au Ciel nous accuser et demander des punitions, des choses amères dans notre vie. Le yétser ara va également nous faire culpabiliser sur la faute, en nous rendant triste, déprimé, nous dévalorisant spirituellement parlant, ... ]

Il existe une mitsva de manger ensemble : "פסח מצה מרור" (Pessa'h, matsa, maror), car la guématria de ces mots ensemble est la même que celle des mots "kra Satan" (déchirer le Satan - קרע שטן), ce qui signifie que (pendant) cette nuit, le Satan est déchiré [et] ne peut pas entrer dans nos maisons.
[ 'Hatam Sofer ]

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-> Le Béra'h Moché rapporte que c'est Hillel qui a institué cette coutume, et qu'elle nous enseigne qu'il n'y a pas de différence entre ce qui semble mauvais (maror) et ce qui semble bon (matsa) dans notre vie.
En effet, selon nos Sages (Béra'hot 60b) : "Tout ce que fait Hachem est pour le bien".