La nuit de Pessa'h est appelée "le Séder" pour nous dire que, tout comme il y a un séder, un ordre, dans la nature, il y a aussi un séder pour tous les miracles et les merveilles que Hachem a accomplis pour le peuple juif.
Il n'y a pas que les miracles et les merveilles, il y a aussi un séder pour l'exil et la douleur que le peuple juif traverse. Nous traversons le bon et le mauvais pendant le Séder de Pessah, car nous reconnaissons que tout cela fait partie du Séder ; tout cela fait partie du plan divin d'Hachem.
Nous devons remercier Hachem pour le maror, pour l'amertume, tout comme nous Le remercions pour le bien, car tout cela fait partie de Son plan, qui est tout à fait pour notre bien.
[Sfat Emet]
Catégorie : Fêtes
Le Zohar dit que le miracle de la nuit de Pessa'h a eu lieu à minuit (juif - 'hatsot laïla) exactement, ce qui est un eit ratson (un moment opportun), un moment où Hachem se rend habituellement au Gan Eden et se trouve avec les âmes des tsadikim dans le Ciel.
Cependant, cette nuit-là, Hachem n'a pas passé du temps avec les âmes des tsaddikim ; il est plutôt allé délivrer le peuple juif.
En cette nuit spéciale, chaque année, Hachem ne veut pas entendre les chants (chirot) des anges, mais Il veut entendre les chants et les louanges des juifs qui le font lors de leur Séder de Pessa'h.
Hachem nous écoute toujours, mais en cette nuit spéciale, Il nous cherche et attend notre avoda de la nuit.
[Tiféret Shlomo]
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-> Cette nuit sainte, la nuit de Pessa'h, vient des 7 jours de la Création du monde (chéchet yémé Béréchit) afin d'apporter la géoula au peuple juif, et de nombreux miracles ont été accomplis pour nos ancêtres au cours de cette nuit spéciale.
[Abarbanel]
L’obscurité de l’exil nous exempte du guéhinam
+ L'obscurité de l'exil nous exempte du guéhinam :
-> Il est dit dans le séfer Haguérouchin de rabbi Moché Cordevero que le sar (ange gardien) d'Egypte a été retiré de sa position élevée et est devenu l'ange gardien du Guéhinam.
Je pense que la raison pour laquelle le sar d'Egypte a été démis de ses fonctions et placé comme sar sur le Guéhinam était qu'il ne régnerait pas sur le peuple juif. Il a été placé en tant qu'ange gardien sur le Guéhinam, car l'exil (avec ses difficultés, ses souffrances) exempte le peuple juif d'aller au Guéhinam, et donc le peuple juif ne serait pas là pour qu'il puisse régner sur eux.
[Chlah haKadoch]
10 plaies & 10 Paroles créatrices
Il existe un lien étroit entre les 10 Paroles avec lesquelles le monde a été créé, les 10 plaies et les 10 Commandements.
Hachem a créé le monde, et l'homme n'a pas su se montrer à la hauteur de son potentiel.
Il a recréé le monde pour ceux qui accepteraient et tiendraient compte de la Torah, le peuple juif.
Le nouveau monde a été créé pour ceux qui respecteraient les 10 Commandements.
La transition entre le monde précédent, créé à l'origine par les 10 Paroles créatrices du monde, et le nouveau monde, celui de ceux qui suivent les 10 Commandements, s'est faite à travers les 10 plaies.
Chaque plaie (en Egypte) était comme une destruction de ce qui avait été créé auparavant afin d'ouvrir une nouvelle perspective pour un nouveau monde.
[rav Its'hak Hutner - Pa'had Its'hak - Pessa'h 47 ]
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-> Le Sfat Emet écrit que la sortie d'Egypte amenda le monde. Par le biais des 10 plaies, les 10 paroles avec lesquelles Hachem créa le monde furent réparées et devinrent plus tard les 10 commandements.
C'est la raison pour laquelle nos Sages (Pessikta Rabbati - Esser Hadibrot) nous enseignent que les 10 commandements correspondent aux 10 plaies.
La coutume veut que l'on prenne un peu de vin de sa coupe en disant les mots "dam, vaéch, vétimrot assan", ainsi que lors de la récitation des 10 plaies (makot) et des simanim pour les makot (initiales des plaies).
La raison pour laquelle nous agissons ainsi est de démontrer que ce que Hachem a affligé aux égyptiens en Egypte n'était qu'une petite goutte d'eau par rapport à ce que Hachem fera dans la guerre de Gog et Magog, le signe avant-coureur de la venue du machia'h.
[Zé'her léPessa'h]
[nous devons développer avec beaucoup de détails les miracles énormes que nous a fait Hachem en Egypte, et ensuite on doit réaliser que cela n'est qu'une goutte par rapport à ce qu'on aura très rapidement lors de la guéoula finale. ]
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-> Qu'est-ce que Rabbi Yéhouda a ajouté établissant un simanim des plaies, en prenant les raché tévot.
Rabbi Yéhouda essayait de minimiser les 10 plaies, comme s'il voulait dire que bien qu'ils aient démontré une partie de la puissance de Hachem, ce n'était qu'une très petite démonstration de Sa puissance.
[même si on passerait toute notre vie à rapporter des grandeurs d'Hachem, cela ne sera qu'une goutte dans l'infinie de Sa grandeur! ]
-> Nous faisons tomber un peu de vin (pendant le passage des plaies du Séder) pour se rappeler que "étsba Elokim", c'est le doigt d'Hachem! [tout vient à 100% d'Hachem, du coup on peut s'attendre à tout (bien au delà de notre imagination actuelle)! ]
[Darké Moché]
Le dernier jour, on peut rectifier tous les jours
+ Le dernier jour, on peut rectifier tous les jours :
"Vous compterez pour vous-même à partir du lendemain du Shabbat ... jusqu'au lendemain du septième Shabbat, vous compterez cinquante jours" (Emor 23,16)
-> Le rabbi de Kobrin (rapporté dans le séfer Kitvé Ramam) explique :
Même si les 50 jours [du Omer] se sont écoulés et qu'une personne ne constate aucune amélioration en elle-même et qu'elle en est toujours au premier niveau [de son développement spirituel], il y a tout de même de l'espoir, car le lendemain du 7e Shabbat, on peut compter les 50 jours.
[A Shavouot,] on peut passer par tous les niveaux en une seule journée, comme si on avait utilisé tous les jours [propices du Omer] correctement.
La téchouva est importante en ce qu'elle change le midat hadin (attribut divin de Rigueur) en midat hara'hamim (attribut divin de misériorde).
[Birkat Moadé'ha lé'Haïm ]
Respecter Shabbath = je décrète, Hachem réalise
+ Respecter Shabbath = je décrète, Hachem réalise :
-> Il est dit dans le midrach Tan'houma que les égyptiens ont été avisés en ce qu'ils voulaient que le peuple juif soit ne fassent pas Shabbath.
Dans un autre midrach (Chémot rabba 25,12), il est dit que, quand on est shomer Shabbath, on peut prendre un décret, et Hachem fera en sorte que cela se réalise.
Si le peuple juif avait respecté le Shabbath comme il se doit, il aurait décrété qu'ils soient libérés d'Egypte, et Hachem aurait accompli ces paroles.
Ainsi, les égyptiens ont élaboré un plan judicieux pour ne pas permettre au peuple juif de respecter le Shabbath.
[Ténoufa 'Haïm ]
Les Bné Israël quittèrent l'Egypte "avec de grandes richesses" (bé'rékhouch gadol - Lé'h Lé'ha 15,13-14) [en accorda avec la promesse d'Hachem à Avraham]
Le terme pour : richesses, possessions est : "ré'houch" (רכש) dont les lettres s'écrivent pleinement : ריש כף שין, dont les lettres intérieures sont : נפשיי.
C'est une allusion au fait que la grande richesse que les Bné Israël ont pris est une richesse de l'âme, Hachem nous donnant généreusement beaucoup de biens spirituels.
[Ora'h 'Haïm ]
Choul’han Orékh – le repas du Séder
+ Choul'han Orékh - le repas du Séder :
-> Dans certains cas, la consommation physique d'un repas, lorsqu'elle est menée avec les bonnes intentions et un esprit de sainteté, peut en fait être une expérience spirituelle.
C'est ce que l'on trouve, par exemple, dans le cas d'Its'hak qui ordonna à son fils : "Fais pour moi des mets délicats que j'adore, apporte-les moi et je les mangerai, afin que mon âme te bénisse avant que je ne meure" (Toldot 27,4).
Its'hak était une âme très élevée et pure, et il n'était manifestement pas en quête d'un simple plaisir matétiel ; cet événement avait plutôt des connotations plus profondes et plus spirituelles.
De la même manière, le repas du Séder est de nature spirituelle, rappelant (et faisant allusion à) la fête du Léviathan, qui doit avoir lieu à l'ère messianique (cf. Baba Batra 75a).
[Chlah haKadoch ]