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Shabbath = force de protection & déclencheur de guéoula

+ Shabbath = force de protection & déclencheur de guéoula :

-> Le Shabbat est la seule mitsva qu'Hachem Lui-même qualifie de "matana tova", un bon cadeau.
La guémara (Shabbath 10b) rapporte que : Hachem dit à Moché : "J’ai un cadeau spécial dans Ma salle de trésor, il s’appelle le Shabbat, [et] je souhaite l’offrir au peuple juif. Va les informer."

-> Les commentateurs ont des opinions divergentes quant à la nature exacte du cadeau du Shabbat.
Certains pensent que ce cadeau est la grande récompense que nous recevons pour avoir observé le Shabbat.
D’autres, en revanche, affirment que le grand cadeau que procure l’observance du Shabbat est double : il protège le peuple juif des attaques et des préjudices d’autres nations, et il constitue un moyen de lui assurer une délivrance rapide de leur exil.

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+ Le Shabbat, la force de défense juive :

-> Lorsque le peuple juif était dans le désert du Sinaï après avoir quitté l'Egypte, il lui a été donné la mitsva d'observer le Shabbat. Cependant, peu après l'avoir reçue, certains au sein de la nation ont transgressé les lois du Shabbat. Juste après que la Torah décrit l'épisode du Shabbat profané, elle relate ce qui semble à première vue être un épisode sans rapport : la nation d'Amalek venant attaquer le peuple juif.

Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 8b,drach 3) enseigne :
Ces deux événements, la violation du deuxième Shabbat de l'histoire et l'attaque d'Amalek sont très liés.
Le Shabbat agit comme une barrière protectrice entre le peuple juif et les autres nations.
Une fois que le peuple juif a transgressé le Shabbat, cette protection a été en partie supprimée, et la nation d'Amalek a pu saisir l'occasion et s'enfoncer pour nous attaquer.

-> La guémara (Méguila 12b) nous apprend que Vachti humiliait les femmes juives en les obligeant à travailler le Chabbat.
Quel but Vachti espérait-elle atteindre en tourmentant ainsi ses sujets juifs?
Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 2,2) affirme que cela témoigne de l’incroyable pouvoir du Shabbat : même une personne aussi mauvaise que Vachti connaissait l’importance de ce jour spécial, et en obligeant les femmes juives à ne pas respecter le Shabbat, elle pouvait les maintenir en exil et empêcher leur Délivrance.
Son plan échoua, car ces femmes furent contraintes de ne pas respecter le Shabbat et n'étaient donc pas tenues responsables de leurs actes.
Il est à noter que Hachem a agi, mesure pour mesure, contre Vacthi, et c'est pourquoi la Méguila elle-même nous dit qu'elle a trouvé la mort "le 7e jour", qui était Shabbat.

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-> La guémara (Shabbath 118b) cite Rabbi Shimon Bar Yo'haï qui a dit : "Si le peuple juif observait deux Shabbat, il serait immédiatement libéré".

-> Selon le midrach (Chémot rabba 25,12), la puissance du Shabbat est telle qu'un seul Shabbat suffirait à libérer le peuple juif.
Qu'est-ce qui, dans le Shabbat, lui confère cette capacité à raccourcir l'exil?
Le Midrach explique que, puisque le Shabbat est égal à toutes les mitsvot de la Torah, en observant le Shabbat, nous observons de fait toutes les mitsvot, même celles que nous sommes incapables d'observer aujourd'hui.
Le mérite de tous les juifs observant le Shabbat suffit à apporter la guéoula et à mettre fin à notre exil actuel.

-> Selon le Chné Lou'hot Habrit (Vézot haBéra'ha, Déré'h 'Haïm To'hakhot Moussar 167), l'observance du Shabbat a une double signification. C'est un prototype du repos qui suit l'achèvement de la Création, ainsi qu'un prototype de la liberté qui a suivi la fin de l'esclavage.
Dans ses mots : "Tout en s'efforçant de restaurer son unité avec le Créateur, Israël restaure également la grandeur et la pureté originelles de la Création. Tout en luttant pour restaurer son union avec son Libérateur, Israël retrouve également sa propre liberté et sa sécurité sur terre."
Ainsi, en célébrant le Shabbat, nous renouons avec la Création du monde et celle du peuple juif après la sortie d'Egypte. Ce faisant, nous méritons la guéoula finale, l'arrivée du machia'h.

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-> Le vendredi soir, nous disons le chant du Lé'ha Dodi, et il est fait référence au Shabbat comme "mékor habéra'ha" (la source de toutes les bénédictions).
Toutes les bénédictions qui existent dans ce monde trouvent leur source dans le Shabbat lui-même.

[ainsi, Shabbat vaut comme toutes les mitsvot, peut générer toutes les bénédictions possibles, son observation répare nos fautes, ... ainsi c'est un moment très propice pour déclencher la guéoula.
Nous avons tendance à considérer ce jour avec dédain car dans Son infinie bonté, Hachem nous l'a octroyé très souvent : tous les 7 jours (ex: et non une fois par an comme les autres fêtes). ]

Le Shabbath avant le 9 Av est appelé Shabbath 'Hazon (Shabbath de la contemplation, de la vision).
Nous lisons la Haftara : 'hazon Yéchayahou (Vision de Yéchayahou, fils d'Amots, qui prophétisa sur Yéhouda et sur Jérusalem - Yéchayahou 1,1).
Imaginez à quoi ressemble la vie d’un juif lorsqu’elle est remplie de sainteté et de purification, de crainte de Hachem et de joie avec Lui.
[rav Yaakov Landau]

=> Plus nous faisons l'effort de visualiser ce que nous perdons en l'absence du Temple, plus nous pouvons pleinement en prendre le deuil, et espérer de tout cœur sa reconstruction au plus vite.

[c'est un moment où l'on réalise ce qui est vital pour nous, et ce qui est futile. ]

Tout juif est en mesure de changer son avenir à Roch Hachana et rien ne résiste à la prière. Car, elle possède la force d’annuler toutes les accusations qui pèsent sur lui.

Même si un décret rigoureux avait été prononcé (à D. ne plaise), la prière de Roch Hachana aurait la force de l’annuler.
[rav Elimélé'h Biderman]

Avoir conscience de la grandeur des sonneries du Shofar

+ Avoir conscience de la grandeur des sonneries du Shofar

-> Les livres saints regorgent d’explications concernant les instants précédant les Tékiotes du Shofar. Ces instants, décrivent-ils, sont une véritable sortie en guerre destinée à embrouiller le Satan, à adoucir toutes ses accusations, et à les transformer entièrement en miséricorde. Qui ne serait pas saisi de frayeur et de tremblements à ce moment-là, du fait de la crainte du jugement?
C'est ce que le chantre exprime dans le célèbre passage "Ountané Tokef" (qui a été inclus à la prière de Moussaf de Roch Hachana dans presque toutes les communautés Ashkénazes comme Séfarades) : "Et Il sonnera du grand Shofar, un murmure se fera entendre, et les anges seront pris d'effroi, les tremblements les saisiront, en disant : 'Voici le jour du jugement, pour soumettre l'armée céleste au jugement', car ils ne seront pas trouvés méritants à Tes yeux, et tous les hommes comparaîtront devant Toi comme des brebis devants leur berger''.

-> C'est également ce que le rav Yonathan Eibshitz (dan son Yéarot Dvach - drouch 14) : "De grâce, levez-vous et voyez combien il est terrifiant le jour de D., flambant de feu tout autour! Jusqu'à ce que retentisse le Shofar, des millions de lieues brûlent de braises ardentes", et de cela, même les anges du Ciel sont saisis de tremblements, car on ne peut concevoir l'immensité du feu qui brûle jusqu'à ce que vienne le Chofar.

-> Le Rambam témoigne : "Moi, Moché fils de Maïmone, je suis monté au pupitre au moment de la sonnerie du Shofar, j'ai pris le Shofar en main en songeant à Celui qui l'ordonnait, et sur le champ, mes jambes se sont mises à s'entrechoquer. Puis, j'ai commencé à sonner."

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-> Le rav Elimélé'h Biderman enseigne :
Par conséquent, ce moment doit conduire à un repentir complet. Même celui qui ne se serait pas encore ''réveillé'' jusqu'à présent aura pitié de lui-même et de sa famille, et se hâtera de saisir l'occasion tant qu'il en est encore temps. Chacun prendra alors une bonne résolution pour toute l'année à venir, car c'est elle qui intercédera en sa faveur pour mériter d'être jugé favorablement et de recevoir l'influence extraordinaire du Shofar, comme l'explique le Rachach (dans son Nahar Shalom) :
"C'est un instant propice, celui des Tékiotes (sonneries du Shofar), pour regretter sincèrement tous nos manquements ''en particulier et en général''.
Que chacun prenne alors sur lui de se repentir d'une faute qu'il a coutume de transgresser, et pas moins qu'une faute, qu'elle soit légère ou grave, car grâce à cela, il a le mérite d'être Tsadik et repentant, et il fait pencher sa balance et celle du monde entier, favorablement."

Le Méiri (un Richone du moyen-âge) écrit à ce sujet :
"Bien qu'il convienne qu’un homme examine ses actes chaque jour afin de se repentir de ses mauvaises actions, comme nous l'enseignent nos Sages : "Repens-toi un jour avant ta mort" (Pirké Avot 2,10), cependant, à ce moment là (à Roch Hachana), il doit se réveiller tout particulièrement.
Nos Sages donnent l'image de trois livres ouverts à Roch Hachana : celui des méchants (réchaïm), celui des justes (tsadikim) et celui des moyens (bénonim).
Cela signifie que chacun est jugé selon ses actions, comme nous l'avons expliqué dans la Michna. Il devra donc se réveiller en examinant ses actes, afin de se repentir des fautes qui pèsent sur lui.
Celui qui se montre négligent au sujet de la téchouva à ce moment là, n'a pas de part en Hachem, le D. d'Israël. Car toute l'année, le réveil spirituel est rare chez une personne, et la justice Divine elle-même se décourage en attendant ce moment.
Il me semble d'ailleurs que ce que veulent dire nos Sages lorsqu'ils enseignent que ''le Tribunal céleste ne commence à siéger qu'à partir du moment où le Beth Din d'en bas sanctifie le nouveau mois (c'est-à-dire à Roch Hachana, qui est le début du mois de Tichri)''. "

Et, la mesure de miséricorde étant supérieure à la mesure de rigueur, il est certain que celui qui s'éveille au repentir ces jours-là aura une part dans le D. d'Israël et méritera une année bonne et douce et une abondance sans limite.

Téchouva envers autrui impossible?

+ Téchouva envers autrui impossible? :

=> On peut se demander : d'un côté Hachem nous accorde 'facilement' son pardon pour les fautes à Son égard. Mais avec autrui cela n'est pas toujours évident. Que faire si l’offensé refuse de pardonner, ou n’est pas en mesure de le faire pour diverses raisons, l’offenseur ne méritera pas l’expiation de ses fautes. Est-ce qu'on restera pour l'éternité pénalisé pour cette faute?

En effet, nos Sages (Yoma 85b) enseignent : "Les fautes de l’homme envers D., Yom Kippour les efface. Les fautes de l’homme envers son prochain, Yom Kippour les efface seulement s’il obtient le pardon de celui-ci."
D'un autre côté, le Réma (606,1) affirme : "Celui qui doit pardonner ne fera pas preuve de cruauté en refusant de pardonner."
Et même si la chose lui est difficile, il se montrera indulgent et, grâce à cela, du Ciel, on se montrera indulgent envers lui.
Mais en réalité, tout n'est pas aussi facile!

Ainsi, même au cours de l'année, si on a pu s'emporter à fauter envers autrui, et que ce dernier ne veut pas nous accorder un pardon, est-ce qu'on est condamné à en subir les conséquences à vie, sans pouvoir obtenir une expiation?

-> Le rabbi 'Haïm Tchernowitz (dans son Sidouro chel Shabbat) rapporte les paroles du 'Hovot haLévavot (chaar haTéchouva) qui réfute cet argument :
"Chaque faute commise envers son prochain comprend également, en plus de la faute à proprement dit envers autrui, une faute envers Hachem. En effet, Il nous ordonne de ne pas blesser notre prochain et l’offenseur, par sa conduite, enfreint cet interdit. Il doit donc se repentir et obtenir l’expiation des deux fautes.
C’est pourquoi, dans pareil cas, l’homme devra se repentir sincèrement, selon ses forces, de ce qui constitue une faute à l’égard d’Hachem. Et dans Son immense bonté, au vu de ce repentir sincère et accompli du mieux possible, Hachem lui pardonnera.
Or, cet homme aurait voulu tout réparer, mais n’en a pas eu la possibilité. Aussi, Hachem, dans Sa Toute- puissance, accomplira pour lui la chose suivante : Il fera disparaître cette faute, en suscitant dans le cœur de celui qui a subi le préjudice, où qu’il soit, la pensée de pardonner entièrement, de toute son âme, le tort causé. Dès lors, la faute s’annulera complètement, aussi bien l’atteinte portée à Hachem, que celle portée à son prochain.
Et cela, seul Hachem peut l’accomplir : faire en sorte que ce qui ne lui est pas accessible, un homme puisse l’atteindre quand même par le mérite de son repentir. "

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[ainsi nous devons réaliser la gravité de fauter avec autrui, car les conséquences sont énormes et la possibilité d'avoir une expiation parfois compliquée.
Si on a cela en tête, qu'on est sincère, qu'on fait de notre mieux, et que malgré tout on a fauté envers autrui, on doit au final de notre téchouva se rassurer que Hachem va nous aider, que nous ne sommes pas fichu pour toujours, b'h. ]

Hachem aime toujours chaque juif

L'amour de Hachem pour un juif ne dépend de rien. Il ne s'appuie sur aucune raison particulière autre que le fait qu'il était un enfant de Hachem.
Cela procure un espoir immuable à notre génération. Aucun juif ne devrait jamais penser avoir fauté et s'être conduit de manière telle à ne plus mériter l'amour de Hachem.
Personne ne devrait jamais penser que Hachem ne l'aimerait que s'il étudie et prie bien, ou s'il s'implique dans des maassim tovim.
L'amour de Hachem pour chaque juif est indépendant de tout facteur extérieur. Il n'existe donc rien qu'un juif puisse faire lui faisant perdre son éligibilité à l'amour infini d'Hachem (toute pensée contraire est l'œuvre du yétser ara qui souhaite nous attrister, démoraliser).
[d'après le Maharal - Déré'h 'Haïm - Pirké Avot 5,19]

=> L'amour inhérent que Hachem a pour nous est sans précédent, sans raison particulière. Nous sommes Ses enfants, et c'est une raison suffisante. Un parent n'a pas besoin de motif pour aimer son enfant. Il ne l'aime pas parce qu'il est mignon ou serviable à la maison, mais simplement parce qu'il est son enfant.
C'est le genre d'amour que nous porte Hachem. Parce que nous sommes Ses enfants, Il nous aime.

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-> Comprendre pourquoi nous prenons la arava (à Hochana rabba)?
Nous utilisons la arava, qui n'a ni goût ni odeur, car elle représente la personne n'ayant pas de maassim tovim (bonnes actions) ou de Torah à son crédit.
Comme l'enseigne le Chem MiChmouel (sur Hochana Rabba), nous agitons la arava et la plaçons même au-dessus du Aron Kodech pour bien montrer à tous que l'amour de Hachem pour nous ne faiblit pas avec nos actes, car il est indépendant de notre conduite.
Nous montrons que Hachem ne nous aime pas parce que nous étudions la Torah ou accomplissons des maassim tovim. Au contraire, Il nous aime simplement parce que nous sommes Ses enfants.
En utilisant la arava, nous faisons connaître la valeur intrinsèque d'être un juif(ve), quels que soient nos actes ou nos attitudes.

[ainsi de même que quoiqu'on puisse faire nous restons un enfant d'Hachem, un juif, de même quoique nous ayons pu faire dans notre vie nous restons important et aimé aux yeux d'Hachem. ]

-> À Hochana Rabba, l'accent n'est pas mis sur l'étude de la Torah ni sur les bonnes actions (maassim tovim). Un étrog, un hadas ou un loulav ne sont pas requis. [qui symbolisent les juifs ayant des mérites particulier en étude de Torah, en bonne action, à la différence de l'arava, qui renvoie à une personne démunie de Torah et de bonnes actions. ]
Même si nous nous efforçons résolument d'atteindre ces objectifs, ce ne sont pas des éléments essentiels pour gagner l'amour de Hachem. Ce dont nous avons besoin, c'est d'apprécier la valeur intrinsèque d'être un enfant de Hachem. N
ous secouons la arava, comme pour dire au Maître du monde que nous savons qu'il suffit d'agiter la carte d'identité qui nous déclare juifs. Même si nous manquons de Torah et de maassim tovim, cela suffit pour nous permettre de bénéficier et de nous réjouir de l'amour inconditionnel de Hachem.
Même sans la Torah et les maassim tovim, nous sommes toujours éligibles à l'amour inconditionnel de Hachem. Tel est le pouvoir de Hochana Rabba. Tel est le message de la arava.
[rav Daniel Glatstein]

-> Le 'Hayé Adam commente que le mois d'Elloul offre une occasion unique de revenir à Hachem, car c'est à cette époque que Moché monta au ciel après la faute du Veau d'or pour recevoir les 2e Lou'hot, et il y resta jusqu'à l'expiation à Yom Kippour. Et de dire que bien qu'Hachem soit toujours ouvert à notre repentir, ce phénomène se reproduit chaque année en Elloul, et qu’il est plus facile de trouver grâce à Ses yeux et de voir notre téchouva acceptée avec miséricorde.

Le Akédat Its'hak (Ki Tétsé) écrit que tout comme le remplacement des Lou'hot brisées eut lieu à cette période, ces jours sont propices à la réparation de nos âmes, qui reçoivent une force renouvelée.
Un petit effort (ex: briser notre coeur pour Hachem) produira un grand effet, c’est un moment très propice.

Depuis le jour où le saint Temple a été détruit, il n'y a plus de rire devant Hachem.
[guémara Avodah Zara 3b ]

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-> Rabbi Chimon bar Yo'haï dit : "Venez voir combien Israël est aimé d'Hachem : partout où le peuple juif est exilé, la Présence Divine (Chékhina) est avec lui."
[guémara Méguila 29a]

Les juifs au mont Sinaï étaient fiers de notre réception actuelle de la Torah

+ Les juifs au mont Sinaï étaient fiers de notre réception actuelle de la Torah :

"Le peuple vit et trembla, et il se tint à distance" (Yitro 20,15 - וירא העם וינועו ויעמדו מרחוק).

-> Le Divré Shmouel explique que les juifs au mont Sinaï ont vu (avec roua'h hakodech) que les générations futures seraient "debout de loin" (ויעמדו מרחוק), ce qui signifie qu'elles seraient à des niveaux très bas. [certes, ils sont debout, mais dans leurs actes ils sont loin loin des hauteurs spirituelles des générations passées (yéridat adorot). ]
Néanmoins, eux aussi accepteront la Torah.

"Le peuple vit cela [la kabalat haTorah des générations futures] et trembla" (וירא העם וינעו). Ils étaient impressionnés par la dévotion des générations futures à la Torah, même depuis les niveaux les plus bas.

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=> Nous recevons la Torah chaque année comme au mont Sinaï. Si les juifs de la génération du désert qui étaient au 49e niveau de sainteté, qui ont mérité que Hachem leur parle directement, ils ont tremblé de fierté face à la grandeur du fait que nous acceptons la Torah cette année à notre époque.
Certes nos actes sont en apparence si "petits" comparés aux générations passées, mais aux yeux d'Hachem, en raison de l'énorme obscurité spirituelle, ils sont en réalité énorme!
De nos jours, la moindre petite action de fidélité à la volonté d'Hachem est si incroyable qu'au mont Sinaï les juifs en ont tremblé d'admiration, de fierté. (ils avaient une vision de Vérité sur le futur, et notre yétser ara nous fait croire l'inverse pour nous démoraliser, dévaloriser de toute ambition spirituelle. )

Hachem aide ceux qui acceptent le joug de la Torah

+ Hachem aide ceux qui acceptent le joug de la Torah :

-> Le séfer miZékénim Et'bonen rapporte que le Beit Avraham de Slonim a dit un jour à Shavouot que le Sifri (parchat Eikev - Pessikta 48) déclare : "Si tu m'abandonnes pendant un jour, Je (Hachem) t'abandonnerai pendant deux jours".
Il explique que si deux amis, Réouven et Shimon, marchent ensemble et se séparent, Réouven s'éloignant de Shimon d'une distance d'un jour, et Shimon marchant dans l'autre direction pendant le même laps de temps, ils finiront par être séparés de deux jours.
De même, si quelqu'un s'éloigne d'Hachem et de Sa Torah, la Torah s'éloignera de lui de la même distance, et il finira par s'en éloigner doublement.

Le même concept s'applique encore plus à quelqu'un qui essaie de se rapprocher de la Torah.
Si quelqu'un accepte le joug de la Torah, il est aidé à maintes reprises par Hachem et se rapproche beaucoup plus qu'il ne le ferait par lui-même.