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Kidouch & souvenir de l’Egypte

+ Kidouch & souvenir de l'Egypte :

-> Dans le Kidouch de Shabbat et des Yamim Tovim, nous mentionnons "zé'her litsi'at mitsra'im" (un souvenir de la sortie d'Egypte".
Quel est le lien y a-t-il entre la sortie d'Egypte, le Shabbath et Yom Tov?

On sait que les Bné Israël étaient imprégnés de l'impureté d'Egypte (49e niveau sur 50), et que Hachem a dû les sortir de cette grande impureté pour les purifier et les sanctifier.
Hachem a dû extraire complètement l'impureté d'Egypte qui s'était infiltrée dans les cœurs des Bné Israël.
C'est pourquoi nous disons "yétsiat mitsra'im" et non "yétsia mimitsra'im", car nous nous souvenons que Hachem a retiré l'Egypte (Mitsrayim) du cœur des Bné Israël.
[on n'a pas quitté physiquement la terre d'Egypte, mais toutes les influences négatives en nous de l'Egypte nous a également quittés. ]

Shabbath et Yom Tov apportent une grande sainteté, et ces jours-là, il est facile pour nous de puiser dans cette sainteté ; lorsque nous gardons Shabbath et Yom Tov, nous nous sanctifions nous-mêmes.
Il est donc approprié de réciter le kidouch le Shabbath et le Yom Tov comme un "zé'her yétsiat Mitsrayim" en raison du pouvoir de ces jours d'éradiquer l'impureté en nous et de nous infuser de la sainteté, tout comme Hachem l'a fait pour nous en Egypte lorsqu'Il a fait sortir de nous toute influence négative, impure, que notre présence en Egypte a pu nous amener.
[Béra'h Moché]

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[d'une certaine façon après une semaine à évoluer dans un monde non juif, impur, matériel, ... nous profitions du Shabbath (et des Yom Tov), comme d'une opération où l'on va retirer en nous les mauvais éléments impurs que notre semaine a pu absorber. ]

Our’hatz

+ Our'hatz :

-> Après Kadech, vient Our'hatz, où on lave les mains, sans bénédiction, avant de manger le Karpas trempé dans l'eau.
[selon le Séder haYom puisqu'il y a un doute s'il l'on doit faire de nos jours une bénédiction avant de tremper une nourriture dans l'eau ou certains liquides, alors on ne fait pas de bénédiction. ]

-> Selon le Darké Moché :
Pourquoi lavons-nous les mains avant de manger du karpas, ce que nous ne faisons pas le reste de l'année?
Le récit de la sortie d'Egypte est comme une prière, car nous discutons de la grandeur et de la louange de Hachem. Nous devons donc nous laver les mains au préalable, tout comme nous le faisons avant de prier.

-> Selon le Ora'h 'Haïm :
[le séder commence par Kadech, puis Our'hatz]
Il faut se sanctifier par l'étude de la Torah, qui est kodech (sainte), et c'est ainsi que l'on se lave de ses fautes (Our'hatz).
La guémara (Ména'hot 110a) affirme que celui qui étudie le passage de la Torah traitant du sacrifice Olah, c'est comme s'il avait apporté un sacrifice olah.

-> Selon le Yisma'h Israël :
Plus on acquiert de la sainteté, plus on est capable de discerner ce qui est bon et ce qui est mauvais. Une fois que l'on se sanctifie on acquiert une nouvelle perspective sur la vie. On peut voir et comprendre plus clairement la différence entre l'impureté et la sainteté, et on s'élève alors davantage en se purifiant (Our'hatz).
C'est pourquoi nous faisons Our'hatz après avoir dit Kadech, parce que maintenant que l'on s'est sanctifié, on doit laver la saleté [spirituelle] de la faute.

-> Selon le Zéra Kodech :
Dans lachon hakodech, "ra'hatz" signifie laver, et en araméen, il signifie faire confiance.
Les deux explications se combinent pour nous enseigner une leçon importante. Nous ne pouvons réussir à nous "laver", à nous purifier, que si nous avons la pleine émouna que Hachem accepte la téchouva de ceux qui se tournent vers Lui.
De plus, la seule façon de réussir à vaincre le yétser ara est d'avoir la véritable émouna que Hachem a placé en chacun de nous une étincelle de bonté (qui reste pure quoi qu'on puisse faire).
Nous avons tous cette étincelle, même si certains ont besoin de creuser plus profondément pour la trouver (les fautes faisant écran, mais pouvant partir avec une téchouva sincère).

[l'idée aussi est que nous devons : kadech = on doit se focaliser sur cette partie pure et divine que nous avons toujours en nous (même si nous sommes au 49e niveau d'impureté sur 50, comme les juifs en Egypte). Alors, on prend confiance et conscience qu'on peut toujours faire de grandes choses spirituellement, qu'on est toujours aimé et important aux yeux d'Hachem, et alors on peut se relever, se laver, plein d'ambition spirituelle. ]

-> Générallement, Our'hatz doit venir avant Kadech, car la pureté vient avant la sainteté (on se lave de nos fautes et ensuite on est pur).
Cependant, le Zohar dit qu'en cette nuit de Pessa'h, Hachem nous élève à un niveau si élevé qu'on est similaire à des anges de Service (mala'hé hacharét).
Pour eux, la sainteté vient d'abord et ensuite la pureté vient avant la sainteté, comme il est dit : "vékoulam pot'him ét piém bikdoucha ouvtahara".

 "Moché réunit toute l'assemblée des bné Israël et leur dit : "Voici les paroles qu'Hachem a ordonné de faire : 6 jours durant, le travail sera effectué, mais le 7e jour (le Shabbath) sera saint pour vous." (Vayakel 35,1-2)

1°/ Le Shabbath nous illumine de Vérité :

-> Le séfer Tiféret Shmouel explique les mots "Voici les paroles qu'Hachem a ordonné de faire" (élé hadévarim acher tsiva Hachem), en citant les séfarim Hakédochim, qui affirment que le Shabbat signifie l'annulation de toutes les forces, à l'exception d'Hachem, qui est la seule véritable puissance.
Il explique cela, au nom de son frère le Yisma'h Israël, par le fait que la sainteté du Shabbat crée une "lumière d'émet (vérité)", qui permet à l'homme de comprendre la vérité et de reconnaître qu'Hachem est la seule véritable puissance en ce monde.

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2°/ Le Shabbat expie nos fautes, même celle grave comme le Veau d'or :

-> Le séfer miZékénim Et'bonen note que le passage du Veau d'or se situe dans la paracha Ki Tissa, etau dépbut de la paracha Vayakel, Moché rassemble le peuple pour leur ordonner le Shabbath (puis la construction du Michkan).
Il explique que cela vise à nous enseigner que l'observance du Shabbat protège contre une faute aussi grave que d'avoir fabriqué une idole comme le Veau d'or, et que si quelqu'un, à D. ne plaise, a déjà fait un Veau d'or, le Shabbat expiera sa faute.
C'est ce que disent nos Sages (Shabbat 118b) : "celui qui observe Shabbath, même s'il a adoré des idoles (symbole d'une faute grave), il sera pardonné (par le mérite du Shabbath)".

La grandeur d’être baalé téchouva

+ La grandeur d'être baalé téchouva :

"Et Moché ne put entrer dans le Ohel Moed, car la nuée reposait dessus" (Pékoudé 40,35)

-> Le séfer Akh Pri Tévoua explique ce verset en citant la guémara (Baba Batra 75a) qui dit qu’à l’avenir, Hachem fabriquera 7 'houppa pour chaque tsadik et que "chacun sera brûlé (de honte) par la 'houppa de son ami".
[ pour chaque tsadik, Hachem façonnera une 'houppa sept fois plus grande, conformément à son honneur, c'est-à-dire que les individus plus grands recevront des 'houppot plus grandes. ]

Il en fut ainsi pour Moché et le peuple juif. Moché était l'égal de tout le peuple juifs. Ils commirent alors la faute du Veau d'or et firent téchouva en construisant le Michkan.
Moché, cependant, n'avait jamais fauté, il n'eut donc jamais besoin de faire téchouva. Il était un tsadik complet.
Or, selon la guémara (Béra'hot 34b), un tsadik complet ne peut se tenir à la place d'un baal téchouva .
Pour cette raison, Moché ne put se tenir avec la nation dans le Ohel Moed, car la nation juive était désormais à un niveau supérieur à lui.

Il est également rapporté que lorsque le Temple fut construit, les Cohanim ne purent s'y tenir, car la Nuée de gloire d'Hachem l'envahissait (I Mala'him 8,11-12). Les Cohanim étaient vraisemblablement des tsadikim complets, tandis que la nation était baalé téchouva. Puisqu'ils étaient supérieurs aux Cohanim, les Cohanim ne pouvaient pas les être avec eux.

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=> Il est humain de fauter (on doit tout faire pour l'éviter), mais après la faute notre yétser ara cherche à nous faire déprimer, à nous dévaloriser (ex: comment as-tu pu tomber si bas?, ton avodat Hachem est vraiment faible aux yeux d'Hachem, alors kiff ta vie, pas besoin d'en faire trop spirituellement!).
Cependant, cela est faux. La téchouva efface les dégâts, donne des mérites (surtout si faite par amour), et nous élève aux yeux d'Hachem à un niveau supérieur aux tasdikim parfaits!

Toutes les âmes sont retirées de l'enfer (guéhinam, le lieu qui après notre mort nous nettoie/purifie de l'impact négatif de nos fautes) le Shabbat, à l'exception de celles qui ont profané le Shabbat [au cours de leur vie, sans avoir fait téchouva dessus]."
[Zohar 2,150b ]

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-> Une personne qui a profané le Shabbat brûlera en enfer même le Shabbat, en guise de châtiment.
[Baal Chem Tov - Keter Shem Tov - partie 2, p.17a ]

"La téchouva a été créée avant le monde" (guémara Pessa'him 54a)

-> Le rav Tsadok HaCohen de Lublin explique :
Avant même d'avoir échoué, avant d'avoir commis des erreurs, avant même d'avoir existé, Hachem avait déjà prévu un chemin de retour pour moi.
Je ne suis jamais bloqué. Peu importe la distance [avec papa Hachem] que je ressens, le chemin de la maison a été construit avant même que je ne sois né. La porte n'a jamais été fermée. Hachem a toujours attendu que je revienne.

Séder & Eliyahou haNavi

+ Séder & Eliyahou haNavi :

1°/ Le verre d'Eliyahou haNavi :

-> Selon le Gaon de Vilna :
Il est dit dans la guémara (Pessa'him 118b) que nos Sages ont institué la mitsva de boire 4 verres de vin au Séder pour faire le parallèle avec les 4 expressions de libération (Vaéra 6,6-7).

Il existe également de nombreux autres parallèles avec les 4 verres comme :
- les quatre royaumes dans lesquels le peuple juif a été exilé : Bavel, Paras, Yavan et Edom.
- les quatre coupes de punition qu'Hachem forcera les nations du monde à boire.
- les quatre personnes qui doivent rendre grâce à Hachem : celle qui a voyagé par la mer, celle qui a traversé le désert, celle qui s'est remise d'une maladie et celle qui a été libérée de prison. (avec la sortie d'Egypte on a été sauvé de 4)
- les quatre périodes de l'histoire : ce monde-ci, les jours du machia'h, les jours de la résurrection des morts et le monde à Venir.
- les quatre coutumes que le peuple juif a conservées mêmeen Egypte : ne pas changer de nom, de langue, rester à l'écart de la débauche, et ne pas informer les égyptiens les uns sur les autres (ex: délation).
- Les quatre formes de peine de mort prononcées par le beit din ; les quatre coupes nous protègent de ces peines au cas où, D. préserve, nous mériterions l'une d'entre elles.
[c'es fou de se dire qu'en buvant du vin au Séder, on peut se dispenser des 4 méthodes d'exécution capitale qui figurent dans la Torah : la lapidation, l'immolation, la décapitation et la strangulation. ]

Les versets nous racontent ce qu'Hachem a dit à Moché de dire au peuple juif lorsque le moment est venu de le libérer d'Egypte. La guémara soulève une discussion sur la question de savoir si nous devrions boire un 5e verre, ce qui correspondrait à un 5e langage de géoula (véévéti).
La guémara ne résout pas la discussion, et la halakha reste donc incertaine.
Comme nous le savons, lorsque la géoula finale arrivera, Eliyahou HaNavi répondra à toutes les questions de la guémara qui sont restées sans réponse.
Nous versons un 5e verre et l'appelons "Kos chel Eliyahou" (le verre d'Eliyahou), car c'est lui qui viendra nous dire si nous sommes censés boire cette 5e coupe.
Jusqu'à la venue d'Eliyahou HaNavi, nous ne buvons pas ce 5e verre parce que nous ne savons pas s'il doit y avoir un 5e verre. Nous sommes convaincus qu'Eliyahou viendra résoudre cette question et nous attendons sa venue avec impatience.

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-> Selon la Michna Béroura (480:10) :
Le verre d'Eliyahou est un signe de notre foi en Hachem qui nous a délivrés d'Egypte et qui nous délivrera à nouveau, en envoyant Eliyahou pour annoncer la guéoula.

-> Selon le Sidour Yaavetz :
Lorsque nous versons le 4e verre, nous versons également un verre (kos) supplémentaire appelé
"kos shel Eliyahou". Il s'agit d'une allusion à notre croyance selon laquelle, tout comme Hachem nous a délivrés d'Egype, Il reviendra et enverra Eliyahou HaNavi pour nous faire savoir qu'Il est revenu pour la guéoula ultime. En l'honneur de cela, la coutume est d'utiliser un verre spécial, plus beau et plus honorable que les autres verres.

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2°/ Ouvrir la porte de la maison :

-> Selon le Torat Emet :
Nous savons qu'Eliyahou HaNavi assiste à chaque brit mila, car il est connu comme le mala'h ha'brit.
De même, nous savons qu'Eliyahou HaNavi est l'annonciateur de la guéoula finale, et qu'il ramènera les cœurs du peuple juif vers Hachem. Le fait d'amener le peuple juif à faire une téchouva complète amènera la guéoula ultime.
Eliyahou HaNavi éliminera les obstacles physiques (brit mila) et spirituels (téchouva) à la rédemption (guéoula).
En tant qu'allusion, nous ouvrons la porte à Eliyahou HaNavi en cette nuit afin qu'il puisse entrer et supprimer tous les obstacles qui empêchent le machia'h de venir, de sorte que nous soyons méritants pour la geoula ultime.

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-> Selon le Rama (Ora'h 'Haïm 480:1) :
La porte est ouverte pour rappeler qu'il s'agit d'une nuit de protection, et que par ce mérite, le machia'h viendra.

-> Selon le 'Hok Yaakov (480:1) :
Il est dit dans le Sefer Hamanhig qu'il y a une coutume dans certains endroits de laisser les chambres ouvertes cette nuit-là parce que, comme nos Sages disent : en Nissan nous avons été délivrés, et en Nissan nous serons délivrés à nouveau.
C'est pourquoi cette nuit est appelée "leil shimourim" (nuit de protection), une nuit qui a été protégée depuis les 6 jours de la création.
Lorsque Eliyahou arrivera, il trouvera la porte ouverte et nous viendrons rapidement l'accueillir. Cette coutume n'est plus suivi de nos jours, et les portes ne sont pas laissées ouvertes pendant [toute] la nuit.

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-> Selon le Maharid miBelz :
Il existe une coutume d'envoyer les jeunes enfants ouvrir la porte à Shéfo'h 'hamatékha (dans le Séder) en l'honneur de la venue d'Eliyahou HaNavi. La raison pour laquelle nous envoyons spécifiquement les jeunes enfants est que, en ce qui concerne la venue d'Eliyahou HaNavi, le verset dit : "véhachiv lev avot al banim". Rachi explique qu'Eliyahou HaNavi enverra les jeunes enfants pour ramener les cœurs de leurs parents à Hachem en téchouva et pour les ramener pour le bien.
C'est pour cette raison que nous envoyons les jeunes enfants, comme une allusion qu'ils seront ceux qui "ouvriront" les cœurs de leurs parents pour les éveiller à la téchouva au moment où nous serons méritants pour faire venir Eliyahou HaNavi.

-> Selon le Mahara miBelz :
Le soir du Séder, il y avait une coutume qui consistait à ne pas fermer la porte de la maison, car cette nuit est le leil shimourim (nuit de protection), et le fait d'ouvrir la porte démontre notre émouna et notre bita'hon (émouna en pratique) en Hachem, et grâce à ce mérite, nous serons méritants de la géoula.
Nous ouvrons la porte au moment de Shéfo'h 'hamatékha, comme pour dire qu'en raison de notre émouna, nous sommes dignes que le machia'h vienne.

-> Selon le Maharach miBelz :
Pourquoi ouvrons-nous la porte lorsque nous récitons Shéfo'h 'hamatékha?
Il est connu que le Temple d'ici-bas est en parallèle au Temple au Ciel (en-Haut).
Nos Sages nous disent qu'en réalité, le Temple d'en bas n'a pas été détruit, mais qu'il semble simplement avoir été détruit. Au lieu de cela, il a été transporté au Ciel, où il est caché.
Le Temple est également appelé "bira" (demeure), comme il est dit : "abira acher a'hinoti" (la demeure que J'ai préparé - Divré Hayamim I 29,19).
A l'époque de la destruction du Temple, lorsque le Temple a été transféré au Ciel, cela signifiait qu'il y avait 2 Temple au Ciel. La guématria de "בִּירָה" (bira) deux fois est la même que celle de "דלת" (la porte).
En tant qu'allusion, nous ouvrons la porte, c'est-à-dire que nous séparons la porte (une partie devient perpendiculaire à l'autre), ce qui signifie que nous demandons que les 2 Temples, qui se trouvent tous deux au Ciel, soient séparés afin que l'un d'entre eux revienne ici-bas à sa place légitime, avec la geoula complète, lorsque Hachem déversera Sa colère sur les non-juifs.

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-> Selon le Mahari Shteif :
Nous ouvrons la porte au moment (du Séder) de Shéfo'h 'Hamatékha parce qu'en Egypte, cette nuit-là, le peuple juif n'était pas autorisé à sortir (ils devaient rester chez eux pendant que la plaie des premiers nés avait lieu), et donc seule la porte ou la fenêtre pouvait être ouverte, comme Moche l'a fait pour que Pharaon puisse lui parler (lui demandant de partir avec son peuple).
Lorsque nous discutons du fait qu'Hachem déverse Sa colère sur nos ennemis (séfo'h 'hamatékha), nous nous rappelons comment Hachem a traité nos ennemis.

-> Selon le Sfat Emet :
Pendant la plaie des premiers-nés, le peuple juif n'a pas été autorisé à quitter son foyer, comme il est écrit : "aucune personne [des Bné Israël] ne doit sortir de l'entrée de sa maison jusqu'au matin" (Bo 12,22).
La raison en est que le peuple juif n'était pas vraiment digne d'avoir la sortie d'Egypte à cette époque. Étant donné qu'ils n'étaient pas dignes du miracle, ils n'avaient pas le droit de voir la chute de leurs oppresseurs, et ils devaient donc rester dans leurs maisons afin de ne pas voir ce qui se passait.
Cette règle ne s'appliquait que "jusqu'au matin", c'est-à-dire jusqu'au moment de la guéoula finale, qui est considéré comme le matin.
Lorsque le temps de la géoula finale arrivera, nous serons autorisés à voir la chute de nos ennemis.
Lorsque nous disons ici Shéfo'h 'hamatékha, nous nous référons à la géoula finale, lorsque Hachem éradiquera tous nos ennemis, et nous ouvrons la porte comme une allusion que pendant la géoula finale, nos portes seront autorisées à être ouvertes et nous serons en mesure de voir la chute de nos ennemis.

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-> Selon le Zikhron Eliyahou :
La coutume est d'ouvrir la porte pour faire allusion au fait que c'est par le mérite d'Abraham, qui avait toujours ses portes ouvertes pour les invités (hospitalité), que nous serons méritants pour qu'Hachem déverse Sa colère sur nos ennemis.

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-> Selon rabbi Shlomo Zalman Auerbach :
La coutume veut que l'on ouvre la porte lorsque l'on dit "Shéfo'h 'hamatékha" (dans le Séder) parce que ce passage est dit au moment où l'on verse le 4e verre de vin.
La guémara (Pessa'him 86a) dit que lorsque le Temple se tenait debout, après qu'ils aient fini de manger le Korban Pessa'h, la restriction de rester à l'intérieur a été levée.
Le korban était mangé à l'intérieur et le Hallel, qui est récité ensuite, était dit sur le toit.
En guise d'allusion, nous ouvrons la porte juste avant de commencer à réciter le Hallel pour montrer que jusqu'à ce moment-là, nous étions tenus de rester à l'intérieur, et que maintenant que le korban était terminé, nous pouvions réciter le Hallel à l'extérieur.

Choul’han Orékh

+ Choul'han Orékh :

-> Selon le Chlah Hakadoch (matsa Chemoura 217) :
Au moment du repas (séouda) du Séder, on doit reconnaître qu'il s'agit d'une séouda de spiritualité, tout comme Its'hak l'a fait la nuit où il a donné à Yaakov les bénédictions, c'était au moment de la nuit du Séder (comme il est dit dans Pirké déRabbi Eliezer).

Il s'agit aussi d'un exemple et d'une allusion à la séoudat Liv'yatan (le repas spécial du Léviathan que les tsadikim prendront après la guéoula), auquel nous serons méritants après la géoula.
[ "Ton peuple est [composé que] de tsadikim" (véamé'h koulam tsadikim - Yéchayahou 60,21) = en un sens, chaque juif à sa racine est un tsadik = koulanou tsadikim. ]
Ainsi, il faut veiller à ne pas prononcer des paroles de néant et de sottise, et encore davantage des paroles interdites, mais plutôt continuer à parler de la sortie d'Egypte et de tous les miracles que Hachem a fait et fait constamment pour nous.

-> Selon le Ora'h 'Haïm :
Nous avons "Choul'han Orékh", [ce qui signifie] que par Hachem, Sa table est toujours dressée et Il donne la parnassa à tous ceux qui ont du bita'hon en Lui.
[...]
nous disons que la table est toujours mise ; qu'il est toujours facile pour Hachem de donner. Il suffit de demander.

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-> Selon les Tossafot (guémara Avoda Zara 5b) :
Au milieu du Seder, nous avons ce que l'on appelle le "Choul'han Orékh". Nous mangeons une séouda.
Il ne s'agit pas simplement d'un repas (séouda) standard que l'on mange le Shabbath ou à Yom Tov, mais plutôt d'une partie intégrante du Seder, car c'est un moment où l'on cél notre rédemption de l'esclavage à la liberté.

-> Selon le Séder Hayom, ce repas doit être mangé d'une manière qui démontre que nous sommes libres et que nous appartenons à la royauté (les enfants du Roi des rois, Hachem).

-> Selon le Nagid véNafik :
Il y a une coutume de dresser la table le soir du Seder avec des couverts raffinés, et il faut le faire autant que possible. C'est une pratique que l'on ne retrouve à aucun autre Yom Tov.
Pourquoi faisons-nous cela à Pessa'h?
Nous le faisons en souvenir des grandes richesses que nous avons emportées d'Égypte.
[d'une certaine façon, après avoir vécu en détails la dureté de l'esclavage en Egypte avec notre délivrane, on faite cela concrètement lors de la séouda. ]

-> Selon le Chlah Hakadoch :
La séouda doit être consommée avec une grande joie, mais en même temps il doit y avoir un sentiment de solennité, car c'est un moment de avodat Hachem.

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+ La matérialité comme moyen au service de la spiritualité :

-> Selon le Avodat Israël :
Le fait de manger peut être fait d'une façon spirituelle et peut être une expérience spirituellement édifiante, ou, D. préserve, cela peut être une chute spirituelle.
Une table devient comme une sainte Mizbéa'h lorsque l'on est méticuleux et que l'on imprègne son repas de sainteté, par exemple en se lavant les mains, en récitant des bénédictions et en prononçant des divré Torah.
C'est ce que nous appelons un "choul'han".

Cependant, si une personne n'élève pas sa séouda au rang de spiritualité, mais qu'au contraire elle se concentre sur la satisfaction physique, matérielle, par la consommation de nourriture, alors les lettres de "שולחן" (choul'han - table) sont réarrangées pour épeler "לנחש" (léna'hach - le serpent [originel] ), qui symbolise Satan, c'est-à-dire que le repas va au serpent, ce qui signifie que la table est occupée par Satan et qu'il cherche à inculper la personne pour ses fautes.

Nous appelons la séouda "Choul'han Orékh" (la table dressée), afin d'appuyer sur notre nécessité de se comporter pour que les lettres de choul'han sont dressées et doivent le rester, de sorte que notre séouda doit participer à la sainte avoda du Mizbéa'h.

-> Selon le Emet léYaakov :
Dans les Pirké Avot, on nous enseigne que lorsqu'un homme s'assoit pour prendre un repas, il s'agit d'une expérience qui peut être soit édifiante, soit avilissante. Lorsque trois personnes mangent ensemble et ne prononcent pas de paroles de Torah à table, c'est comme si elles avaient mangé une offrande idolâtre. Mais si elles prononcent des paroles de Torah, c'est comme si elles avaient mangé à la table même d'Hachem.
Il n'y a apparemment pas de juste milieu ; c'est soit comme si l'on avait mangé à la table d'Hachem, soit de la avoda zara (idolâtrie).
Il existe une différence fondamentale entre les juifs et les non juifs quant à la manière dont ils perçoivent ce monde.
Les non juifs croient que le monde physique et le monde spirituel sont deux mondes complètement séparés. Ils croient qu'ils peuvent se connecter au monde spirituel en priant, mais dès qu'ils cessent de prier et s'engagent dans le monde physique, comme manger, il n'y a plus de connexion avec le monde spirituel.
Cependant, nous croyons que notre travail dans ce monde est d'infuser des étincelles de sainteté dans toutes nos actions physiques et d'élever chaque partie de notre vie.

Un juif est autorisé à apporter un Korban Shélamim, qui est mangé par celui qui l'apporte, alors qu'un non-juif n'est autorisé à apporter qu'un Korban Ola, qui est complètement brûlé.
Ils ne peuvent pas apporter un Korban Shélamim parce que nous ne voulons pas qu'ils en mangent, car ils ne reconnaissent pas que le fait d'en manger peut être transformé dans le monde spirituel.
Le peuple juif prend part aux Shélamim et les élève au rang de spiritualité.

Manger est une nécessité de la vie, et si l'on n'insuffle pas de spiritualité dans son alimentation, on est comme les non-juifs, et d'ailleurs comme toutes les créatures de la terre qui mangent de la nourriture pour vivre. Il faut manger, boire, dormir et accomplir toutes les actions physiques et banales en pensant qu'on le fait pour que son corps fonctionne correctement et qu'on puisse servir Hachem.
Celui qui dit des divré Torah lors d'une séouda (repas) élève toute sa séouda de telle sorte qu'il a l'impression d'être assis à la table de Hachem et d'y prendre part.

Il est certain que la nuit de Pessah, nous devons nous assurer de manger cette séouda de manière correcte (dans l'état d'esprit adéquat à ce grand moment, où Hachem est proche parmi nous!) afin qu'elle soit une séouda de spiritualité.

[la sortie d'Egypte marque la naissance du peuple juif. Ainsi, la partie du Séder Choul'han Orékh, doit nous faire réfléchir sur notre relation avec la matérialité, qui se doit d'être différente de celle des non juifs.
Si nous voulons être des personnes vraiment libres, nous ne devons pas être esclaves de la matérialité (vue comme une finalité), mais plutôt comme un moyen vers un but essentiel (infiniment plus grand), selon la volonté d'Hachem. ]

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-> Selon le Imré Shéfer :
La séouda que nous appelons Choul'han Orékh, que nous mangeons au milieu de notre récitation du Hallel, fait elle-même partie du Hallel, c'est une extension de notre louange à Hachem.

-> Selon le Maharid miBelz :
Pourquoi partageons-nous le Hallel en 2 parties, avec le Choul'han Orékh entre les deux?
La mitsva de Korban Pessa'h nous enseigne que même en matière de matérialité, on peut suivre la volonté d'Hachem.
La partie principale du Korban Pessah est la nourriture physique, [qui] nourrit le corps, et avec cela on est capable d'accomplir la volonté d'Hachem.

Lorsque le peuple juif mange cette nuit avec sainteté et pureté, et que, par leur alimentation, ils réalisent de nombreuses mitsvot de la Torah et déRabbanan, ils sont élevés à un grand niveau de spiritualité, de sorte que [même] le corps, et pas seulement l'âme, est élevé de telle sorte qu'on dit des chants et des louanges (chirot vétichba'hot) à Hachem.

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+ Manger un œuf :

-> Selon le Gaon de Vilna :
Il n'est pas approprié d'avoir une quelconque forme de deuil pendant le Séder, car c'est un moment de joie totale. Des œufs doivent être mangés lors de la séouda, non pas pour symboliser le deuil, mais plutôt pour commémorer le Korban 'Haguiga, qui a été apporté à Pessa'h.

-> Selon le Kol Bo :
Lors de la séouda, il existe une coutume qui consiste à manger des œufs. En araméen, "œuf" se dit "ביעה", ce qui peut également signifier "comme on le souhaite".
Nous mangeons l'œuf comme symbole du grand désir d'Hachem de libérer son peuple de Pharaon, afin qu'il puisse être le serviteur d'Hachem.

-> Selon le 'Hatam Sofer :
Nous avons la coutume de manger des oeufs à la séouda le soir du Séder. Il est établi que les oeufs sont un souvenir de deuil (Choul'han Aroukh - Yoré Déa 378:9).
Quel deuil avons-nous la nuit de Pessah?
Une coutume de nos ancêtres, remontant à l'Egypte, veut que le premier jour de Pessah soit un jour de deuil comme le 9 Av. C'est le jour où l'exil d'Egypte a été décrété ; c'est le jour où Pharaon a pris Sarah ; c'est le jour où Yaakov s'est présenté devant Pharaon lorsqu'il a dû descendre en Egypte ; et c'est le jour où l'esclavage très intense de 86 ans a commencé. [sur les années passées en Egypte, il y a eu 86 années de travail particulièrement intense.]
Aujourd'hui, ce jour s'est transformé en un jour de joie et de bonheur, ainsi par le biais d'un souvenir du deuil, nous avons la coutume de manger des œufs.

-> Selon le Mor OuKetsiya :
Il existe une coutume qui consiste à manger des œufs lors de la séouda de la nuit du Seder.
Ce Yom Tov (de Pessa'h) est rempli de joie, car nous avons été délivrés d'Egypte et pris comme serviteurs par Hachem.
Nous mangeons des œufs, ce qui est généralement un signe de deuil, pour exprimer que nous sommes arrivés à un autre Pessa'h, et que bien que nous ayons été délivrés d'Egypte, nous n'avons pas été complètement délivrés (le machia'h n'étant pas encore arrivé).
Les œufs nous rappellent que nous sommes toujours à la recherche de la géoula ultime, celle qui nous manque encore aujourd'hui.

-> Selon le Torat Emet :
Nombreux sont ceux qui ont la coutume de manger des œufs pendant la séoudah (de Pessa'h) appelée Choul'han Orékh. Quelle est la raison de ce coutume?
On dit, au nom du Izhbitzer (le Mé haChiloa'h), que les œufs font allusion à la situation de la sortie d'Eypte.
Dans la nature, lorsque des créatures naissent, la naissance se déroule en une seule étape. L'utérus de la mère s'ouvre et un enfant sort de la mère pour venir au monde. La naissance est l'étape finale nécessaire à la survie de l'espèce.
Cependant, la création d'un œuf n'est pas une étape finale, mais plutôt une étape préliminaire, car quelque chose d'autre doit se produire pour donner naissance à cette nouvelle vie. Après l'éclosion de l'œuf, c'est alors que la progéniture émerge dans le monde et que la naissance est complète.

La sortie d'Egypte ressemblait beaucoup à un œuf. Il s'agit également d'une première étape, comme l'œuf qui est créé, mais qui n'est pas encore le but ultime.
L'achèvement de la naissance viendrait plus tard, c'est-à-dire au mont Sinaï, lorsque le peuple juif serait méritant de la sainte Torah. C'est alors que la naissance fut complète et qu'une nouvelle nation naquit, le peuple juif.

Le Arizal affirme explicitement que Hachem nous a fait sortir d'Egypte afin de nous donner la Torah. C'est en recevant la Torah que nous sommes devenus des êtres humains.
Pour que nous recevions la Torah, nous devions d'abord quitter l'Egypte, comme lors de la création de l'œuf. Puis, au mont Sinaï, l'œuf a éclos, et nous étions complets. Jusqu'au mont Sinaï, le peuple juif était vraiment caché, comme le poussin dans un œuf.
Ainsi, nous mangeons l'œuf le soir du Séder pour nous rappeler qu'il s'agit de la première étape et que le but ultime de notre départ d'Egypte était de recevoir la Torah.

Shavouot – Ne désespérez pas et faites téchouva

+ Shavouot - Ne désespérez pas et faites téchouva :

-> Lorsque nous avons reçu la Torah au mont Sinaï, Hachem dit : "Vous avez vu ce que j'ai fait aux égyptiens ; vous, Je vous ai portés sur l'aile des aigles, je vous ai rapprochés de moi" (Yitro 19,4).
Pourquoi sommes-nous élevés spécifiquement par un aigle?

Le Yisma'h Israël répond qu'un aigle mue de temps en temps et fait pousser de nouvelles plumes (voir Rachi sur Téhilim 103,5). Hachem dit qu'Il nous porterait sur un aigle pour nous faire comprendre que nous ne devons jamais désespérer ou penser qu'il n'y a plus d'espoir à cause de nos nombreuses fautes.
Même si nous fautons et que nous avons l'impression que "nos plumes sont tombées", nous ne devons pas désespérer car nous pouvons faire téchouva et recommencer à zéro.
Tout comme un aigle fait pousser de nouvelles plumes, nous pouvons totalement nous renouveler grâce à la téchouva et recommencer à zéro (comme si on était une nouvelle personne, toute pure).

[ce message est si vital pour tout juif, qui ne doit jamais désespérer spirituellement, que Hachem l'a transmis au moment du don de la Torah. ]

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+ A chaque Shavouot = Hachem nous donne personnellement la Torah, signe qu'Il nous aime et a confiance en nous :

-> Le rav David de Lelov explique le verset : "Et vous serez pour Moi un "am ségoula"" (Yitro19,5), ce qui signifie que nous serons comme un "séguol". Un "séguol" est composé de trois points formant un triangle. Peu importe comment vous le tournez, il restera toujours un triangle. Il conservera toujours la même forme.

C'est la promesse que Hachem a faite [au mont Sinaï] à peuple juif.
Peu importe combien nous tombons par nos fautes et combien de problèmes et de défis nous traversons, notre forme essentielle ne changera jamais. [chaque juif reste toujours aimé et important aux yeux d'Hachem, peu importe ce qu'il a pu faire de mal. Ainsi, nous ne devons jamais désespérer de notre situation spirituelle, ou bien avoir un manque de confiance spirituelle. ]
C'est ce que disent nos Sages (guémara Sanhédrin 44a) : "Même si Israël faute, il reste Israël".

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-> Le Beit Aharon écrit que chaque année, à Shavouot, une personne doit croire qu'elle va désormais faire techouva et se purifier.

La règle est qu'une personne doit être joyeuse lorsqu'elle reçoit la Torah, car chacun reçoit autant de Torah qu'il peut en supporter à son niveau.
On doit croire qu'on fera téchouva et qu'on atteindra [grâce à Shavouot] un niveau supérieur, et si on a cette émouna, on atteindra en effet un niveau [spirituel] plus élevé, à condition qu'on accepte de le faire avec un cœur sincère.

Shavouot n’a pas de mitsva spécifique

+ Shavouot n'a pas de mitsva spécifique :

-> Pessa'h et Souccot sont deux fêtes qui nous rappellent notre sortie d'Egypte, et toutes deux ont leurs propres mitsvot.
A Pessa'h, nous mangeons du pain azyme (matsa) et nous abstenons de 'hamets, et à Souccot, nous nous asseyons dans une soucca.
Shavouot, le jour qui nous rappelle comment nous avons reçu la Torah, n'a cependant pas de mitsva qui lui soit propre. Pourquoi cela?

Le séfer Beit Elokim (chaar Hayessodot 37) répond qu'il ne serait pas possible d'avoir une mitsva spécifique pour Shavouot, car les 10 Commandements ont été données ce jour-là et elles englobent toute la Torah, que nous observons toute l'année. Par conséquent, nous ne pouvons pas avoir de mitsva qui ne s'applique uniquement à ce jour-là, car Shavouot est pertinent tout au long de l'année.