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Pourquoi avons-nous une kabbalat Shabbath (accueil du Shabbath), et pas un kabbalat Yom Tov?
C'est parce qu'à Yom Tov, la mitsva est d'aller à la maison d'Hachem (le Temple), puisque nous sommes olé laréguel (d'où le nom chaloch régalim). Par conséquent, nous allons à Hachem.
A Shabbath, c'est Hachem qui vient à nous. Par conséquent, nous sortons pour saluer Hachem avec la kabbalat Shabbath.
[rav Yéhochoua Alt]

-> Dans les chants de la kabbalat Shabbath, nous disons : "pné Shabbath nékabéla" (accueillons la présence de Shabbath).
En traduisant littéralement ces mots, on a une autre explication : dès l'entrée du Shabbath, nous devons revêtir notre face de Shabbath (pné Shabbath).
Toute la semaine, une personne se promène avec des expressions d'anxiété, de tension et autres. Mais le Shabbath, nous devrions avoir l'impression que tout notre travail est bien terminé et que tous nos soucis sont partis. Notre visage doit rayonner de tranquillité. Et c'est ainsi que nous devons accueillir (nékabéla) le Shabbath.
[d'après le Séfer Ména'hem Tsion]

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-> Selon la guémara (Béra'hot 57b), le Shabbath contient 1/60e du monde futur.
Le 'Hidouché haRim fait la comparaison suivante : de même que le monde à Venir ne peut se produire qu'après que nous soyons sorti de ce monde, de même nous ne pouvons recevoir pleinement le Shabbath qu'après que nous ayons quitté complétement la semaine.

-> Rabbi 'Hananel écrit que Rabbi 'Hanina dansait en amenant le Shabbath (guémara Baba Kama 32a).
[au-delà de sa conscience de la grandeur de ce jour, on peut éventuellement expliquer cela par le concept qu'un mouvement externe a un impact sur notre intériorité. Par exemple, en se forçant à sourire, à être heureux, alors on apporte de la joie en nous. De même avec Shabbath, en l'accueillant comme Rabbi 'Hanina. ]

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+ Se préparer au Shabbath :

-> Le fait de se préparer pour Shabbath provient de la Torah, comme il est écrit : "le 6e jour, lorsqu'ils prépareront ce qu'ils auront apporté" (Béchala'h 16,5).
Il est intéressant de noter que le Biour Halakha (250) aborde le sujet de faire les courses avant Cha'harit du vendredi car se préparer pour Shabbath est d'ordre biblique (Torah) à la différence de la prière qui est d'ordre rabbinique (niveau moindre).

-> La guémara (Pessa'him 13a ; Erouvin 43b) enseigne que Eliyahou haNavi ne viendra pas une veille de Shabbath en raison des difficultés que cela imposerait à ceux qui auraient besoin d'interrompre leurs préparatifs de Shabbath pour le saluer.
[d'une certaine façon, il vaut mieux repousser la venue de la gueoula plutôt que d'entraver notre préparation du Shabbath! ]

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-> La veille de Shabbath (erev Shabbath), il y a un yétser ara particulier de se disputer et de se mettre en colère. En ce sens la guémara (Guittin 52a) rapporte le récit de 2 personnes que le Satan incitait régulièrement à se disputer l'un l'autre, au crépuscule la veille de Shabbath.

Le Ben Ich 'Haï écrit au nom du 'Hida (Moré Baétsba 140) : "La veille de Shabbat, à l'approche de min'ha, est une heure dangereuse, prédisposée à la dispute d’un mari avec sa femme et des serviteurs entre eux.
Le Satan investit alors beaucoup d'efforts à semer la discorde. L'homme craignant D. soumettra son mauvais penchant et ne réveillera aucune dissension ni reproche, mais au contraire, il recherchera la paix."

Quelle est l'origine de ce yétser ara?
Parce que la première faute s'est produite une veille de Shabbath (erev Shabbath) et le yétser ara a alors une position dominante (ce qui fait que nous avons plus de facilité à se mettre en colère). Nous pouvons être tellement pressés à érev Shabbath que cela peut mener facilement à des disputes.
En effet, le mot "na'hach", le serpent qui fut l'investigateur du premier péché, a pour racine " 'hich" qui signifie : agir vite, se précipiter.
[comme dans : "ki gaz 'hich vénaoufa" (car il est coupé rapidement et nous nous envolons - Téhilim 90,10)]
Ainsi, pour contrer cela, nous devons autant que possible être prêts tôt.

-> "Si quelqu'un meurt la veille de Shabbath, c'est de bon augure pour lui" (mét béErev Shabbath siman yafé lo - guémara Kétoubot 103b)
[puisque cela permet d'éviter le "hibout akéver", être frappé après sa mort dans sa tombe pour ses fautes. ]

Le Baal Chem Tov (al haTorah Béréchit 79) explique que cette guémara nous enseigne une leçon de moussar importante. Il faut faire comme si nous étions morts la veille de Shabbath. Cela signifie qu'on doit autant que possible tout abandonner afin de se préparer (matériellement et dans la tête) pour Shabbath.
Si on agit ainsi en se consacrant bien aux préparations de Shabbath, alors "c'est de bon augure pour lui" = après notre enterrement, on ira directement au Gan Eden, sans être puni par le 'hibout hakéver (les coups reçus dans la tombe).

-> "Celui qui a travaillé la veille de Shabbath, mangera à Shabbath" (mi chétara'h béErev Shabbath yo'hal béShabbath - guémara Avoda Zara 3a).
Si quelqu'un travaille pour accomplir les mitsvot dans ce monde, il sera récompensé dans le monde à Venir.

[le monde à Venir est appelé Shabbath (yom chékoulo Shabbat.
Mais on peut également le comprendre ainsi : "Celui qui a travaillé la veille de Shabbath" = en se consacrant à ses préparatifs, alors "mangera à Shabbath".
Cela est mesure pour mesure : puisque dans ce monde nous voulions embellir le Shabbath : matériellement, spirituellement, avec de la joie et une belle atmosphère (comme les préparatifs d'érev Shabbath le témoignent), alors nous serons récompensés par un beau Shabbath du futur (le monde à Venir éternel).]

-> Nous devons être prêts à temps pour saluer le Shabbath. Nous devons être à la hauteur des mots : "likrat Shabbath lé'hou vénélkha" (allons accueillir le Shabbath - Lékha Dodi).
Le Rambam (Hilkhot Shabbath 30,2) écrit qu'on doit "s'asseoir avec le respect qui convient, attendant de recevoir le Shabbath comme si on sortait pour saluer un roi.

On peut déjà ressentir un peu du Shabbath lors d'érev Shabbath. En effet, le mot "érev" (Shabbath) signifie "mélange", puisque érev Shabbath a de la sainteté du Shabbath qui est mélangée en ce jour.

Le Méor Einayim ressentait déjà un peu Shabbat à travers ses préparatifs de ce saint jour tels que le mikvé et autres. Une fois, après ses préparatifs d’érev Shabbat, il ressentait manquer encore un peu de sainteté (kédoucha). Il s’est alors rendu compte qu’il portait ses chaussettes de semaine.

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-> b'h, également sur la préparation du Shabbath : https://todahm.com/2021/12/12/limportance-de-se-preparer-a-shabbath

Shabbath = un mariage hebdomadaire

+ Shabbath = un mariage hebdomadaire :

-> En semaine, nous récitons la même Amida (Shemoné Esré) 3 fois par jour.
Le Sia'h Its'hak se demande donc pourquoi est-ce qu'à Shabbath nous avons un Shemoné Esré qui est différent pour chacune des 4 prières (Arvit, Cha'harit, Moussaf et Min'ha)?
[d'ailleurs, à Yom Tov, les 3 prières (Cha'harit, Min'ha et Arvit) sont aussi similaires. ]
Une autre question qui se pose est pourquoi dans le Shemoné Esré de Shabbath nous disons :
- à Arvit : "véyanou'hou va'h" ;
- à Cha'harit (et à Moussaf) : "véyanou'hou vo" ;
- à Min'ha : "véyanou'hou vam".

Avant de répondre, on peut noter qu'en semaine nous récitons 57 bénédictions, puisqu'il y a 3 Shemoné Esré de 19 bénédictions chacun.
Cela contraste avec le Shabbath où le Shemoné Esré est nettement plus cours. On peut constater que les termes : va'h, vo et vam, ont une guématria totale de 57.

-> Le midrach (Béréchit rabba 11,8) nous dit que les 6 jours de la semaine ont un partenaire : le dimanche est jumelé avec le lundi, le mardi avec le mercredi, le jeudi avec le vendredi. Seul le jour du Shabbath était célibataire. Après que le Shabbath se soit plaint de cela, Hachem l'a associé aux juifs.
Le 7e jour de la semaine, Shabbath, devint ainsi un avec nous. Le jour du Shabbath est un moment de mariage.
C'est ce que nous affirmons : "lé'ha dodi likrat kala" (Viens, mon bien‑aimé, au‑devant de la fiancée).
De même, nous disons : "bo'i béshalom atéret baala" (Sois la bienvenue, toi, couronne de ton époux).

Ceci explique pourquoi les initiales de "pné Shabbath nékabéla" (פני שבת נקבלה - Allons accueillir le Shabbath) forment : néfech (נפש). Parce que maintenant que nous nous unissons avec le Shabbath, alors nous sommes complets, car sans cela nous ne serions qu'une moitié, tout comme l'est celui qui n'est pas marié.

A la lumière de cela, nous pouvons comprendre pourquoi nous allumons 2 bougies avant l'entrée de Shabbath. C'est parce que Shabbath s'apparente à un mariage où nombreux ont l'habitude d'allumer 2 bougies sous la 'houpa.
[voir à ce sujet : https://todahm.com/2014/04/01/coutume-de-porter-des-bougies-au-mariage ]

Pendant Shabbath, nous avons 4 Chemoné Esré avec un texte différent. On a ainsi :
- le vendredi soir = nous disons "ata kidachta", cela fait référence aux kidouchin, la première partie d'un mariage.
- le matin (à cha'harit) = on dit "yichma'h Moché" (yichma'h = se réjouir), cela fait allusion à l'idée de "sim'hat 'hatan vékalla" (la joie, réjouir les mariés).
- à moussaf = les mots sont "tikan'ta Shabbath ratsita korbanoté'ha", où "korbanot" signifie un repas de fête.
- enfin à min'ha = la formule "ata é'had" = c'est le yi'houd (isolement) du 'hatan avec la kala, puisque le Shabbath est le moment où l'on ne fait qu'un avec Hachem comme un 'hatan et une kala.

Cette idée est également représentée dans les différentes formulations : va'h, vo et vam (cf. ci-dessus).
Le mot "va'h", qui est au féminin fait référence au kidouchin.
Le mot "vo", qui est le même mot au masculin, fait référence au nisouïm, lorsqu'il l'amène chez lui.
Enfin, "vam", est ce même terme au pluriel, symbolise la notion de yi'houd (isolement) des 2 ensemble.
[par exemple à la fin du Shalom Alé'hem, nous disons aux anges qui nous accompagnent depuis la synagogue : "sortez en paix" (bétsété'hem léshalom) = chers anges, veuillez nous laisser tout seul avec notre amoureux le Shabbath, en intimité et extrême proximité avec papa Hachem. ]

+ "Ouvrez-moi les portes du salut/de la justice" (pit'hou li chaaré tsédék - Téhilim 118,19)

-> Cela fait référence aux 12 portes du Temple, une pour chacune des 12 tribus.
Chaque Roch 'Hodech, une porte différente était ouverte par le mérite de l'une des tribus, et lors des Yom Tov toutes étaient ouvertes.
Même actuellement, bien que le Temple soit en ruines et que nous soyons en exil, les portes appropriées du Temple céleste s'ouvrent à ces occasions pour permettre aux prières et aux louanges des juifs d'entrer.
[Sfat Emet - 'Hanoucca 5653]

La sainteté du Shabbath

+ La sainteté du Shabbath :

1°/ Shabbath est la source de sainteté de toutes les fêtes juives :

-> Dans l'ordre de la michna appelé Moéd, nous avons le traité Shabbath.
=> Pourquoi parmi les 6 sections/ordres composant la michan, Moéd est le seul qui est au singulier (on a : Zéraïm, Nachim, Nézikim, Kodachim, Taharot)? Cela est d'autant plus étonnant que Moéd aborde les différentes fêtes juives, et il devrait plutôt s'appeler : Moadim.

Le rav Yéhochoua Alt répond : le Séder Moéd est au singulier car il ne fait référence qu'à une seule chose, à savoir Shabbath, et non les autres fêtes juives (Yamim Tovim) qui sont présents dans Moéd.
C'est parce que Shabbath est la source de la sainteté (kédoucha).
[un exemple rapporté par le Shu"t Torah Lichma 436 est : lorsque Roch Hachana et Souccot coïncide avec Shabbath, nous sommes incapables de sonner le Shofar ou de secouer le Loulav. La raison est que nous obtenons ce gain spirituel lui-même par la sainteté du Shabbath, et il n'est pas nécessaire d'accomplir ces mitsvot. ]

Par conséquent, dans la parcha Emor (22,2-3), lorsque la Torah énumère les Yamim Tovim, Shabbath est le premier à être mentionné car Shabbath est la racine de kédoucha pour toutes les fêtes juives (Moadim).
[(Hachem parle ainsi à Moché) ... Les voici, Mes solennités (moadaï) : pendant 6 jours on se livrera au travail ... ce sera le Shabbath d'Hachem" (Emor 231-3)]
Pour cette raison aussi, la première traité de la section Moéd est celui de Shabbath.

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2°/ Mieux que des UV pour notre visage = la sainteté du Shabbath :

-> Le midrach (Béréchit rabba 11,2) nous dit que la lumière du visage de l'homme tous les jours de la semaine n'est pas la même que pendant Shabbath.
[c'est parce que quand Adam a fauté, la lumière a été enlevée seulement après Shabbath.]
=> Pourquoi en est-il ainsi?

C'est en raison de la sainteté du Shabbath. Et même si nous n'avons pas le niveau pour en avoir conscience, la réalité est que plus quelqu'un a de sainteté, plus ce phénomène (lumière du visage) lui est reconnaissable.
Rabbi Tsadok haCohen (Pri Tsadik - Vayigach 13) explique : ceux qui s'élèvent spirituellement et sont du sanctuaire d'Hachem, et et ceux qui ont un grand désir de sainteté, ils peuvent voir l'éclat du visage des gens le Shabbath.
Rabbi Tsadok haCohen dit que cette idée s'applique particulièrement au 3e repas de Shabbath, parce que c'est après qu'on soit passé par presque tout le jour du Shabbath. Pusique les 3 repas de Shabbath correspondent aux 3 Patriarches, le 3e repas correspond à Yaakov, le 3e des Avot, dont la guémara (Baba Batra 58a) affirme qu'il avait un semblant de [l'incroyable] beauté d'Adam harichon.
[ainsi, en arrivant au 3e repas, non seulement nous avons été purifié par le Shabbath (on est alors plus saints), mais en plus un aspect de ce moment est l'éclat de beauté de Yaakov. C'est ainsi le moment où notre visage est le plus brillant! ]

-> Suivant cette idée, le Sfat Emet explique que c'est pourquoi à un Shabbath de Shéva Bra'hot, des "panim 'hadachot" (personnes assistant pour la première fois à des Shéva Bra'hot de ce couple) sont inutiles puisque nous avons un visage différent le Shabbath.
["panim 'hadachot" - litt. nouveaux visages. Or, la sainteté du Shabbath a tellement d'impact sur nous et notre visage (même si nous n'en avons pas conscience) que tout juif est considéré comme quelqu'un d'autre (ex: nous avons un 2e âme qui vient en nous pour pouvoir absorber toute l'incroyable sainteté qu'il y a en ce jour. Le fait d'avoir un doublement de nos récipient de la sainteté se manifeste par exemple par notre visage transformée, radiant! ). ]

-> Le rav Eliyahou Lopian a décrit son maître, rabbi Sim'ha Zissel (1824-1898) comme ayant un teint pâle pendant la semaine. Cependant, le Shabbath ses joues avaient un aspect rose et vif.
De même le rav Wolbe a dit sur son maître, rabbi Yérou'ham Lévovitz (1873-1936), le machguia'h de Mir, qu'il avait un changement drastique de son apparence le Shabbath.
En effet, un nouvel élève de la yéchiva qui voyait rabbi Lévovitz en semaine ne l'avait pas reconnu le vendredi soir. Il pensait que la yéchiva avait un autre machguia'h pour le Shabbath.
Au bout d'un moment, ce garçon s'est rendu compte qu'il s'agissait de la même personne, mais l'influence du Shabbath altérait son visage.
[Alé Chour 2,p.382]

-> De même, le propriétaire du rabbi 'Haïm Chernovitz (1760-1817), voyait un juif qu'il ne reconnaissait pas entrer et sortir de l'appartement le Shabbath. Il s'aperçut alors que c'était son locataire, rabbi Chernovitz, qui prenait une apparence différente le Shabbath.

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3°/ Shabbath = un jour pas comme les autres :

-> Le Shabbath est une réalité totalement différente à l'image du Gan Eden ou du monde à venir. En effet, selon la guémara (Béra'hot 57b), le Shabbath contient 1/60e du monde futur.
Comme dans la cacherout, la quantité de 1/60e, est la mesure minimale permettant de ressentir quelque chose.
[le Shabbath est décrit comme : "mé'en olam aba" = un avant-goût du monde futur]

-> Le Moharikash (Eré'h Lé'hem) écrit : "Nos Sages ont interdit 39 travaux, en rapport avec les 39 malédictions proférées à l'encontre de Adam et 'Hava, ce qui signifie que celui qui évite de faire ces 39 travaux durant Shabbath est sauvé de ces 39 malédictions."
=> Ainsi, bien qu'en apparence le Shabbath soit un jour comme un autre, en réalité il ne fait pas vraiment partie de ce monde [c'est un semblant du monde à Venir! ].
En conséquence, il n'y a pas de mélakha qui y sont effectué, car elle est d'un autre monde, similaire à celui d'avant la faute d'Adam harichon. [avant la faute d'Adam, il n'y avait pas de mélakha, qui est synonyme de malédiction. Ainsi Shabbath est un moment où l'on peut retrouver cet état de perfection, de sainteté, de bénédictions, ... comme Hachem l'avait originellement créé.]

-> Plus le jour est saint, le moins il est permis d'effectuer de mélakha.
Shabbath est le jour le plus saint suivi de Yom Tov. Par conséquent, il y a plus de choses autorisées à Yom Tov, car comme l'affirme la guémara (Méguila 7b) à Yom Tov le travail nécessaire à la préparation de la nourriture est autorisé.
Ensuite, il y a 'hol haMoéd et Roch 'Hodech, et finalement le jour de la semaine où tout travail peut être fait.

-> "Si tu considères le sabbath comme un délice (vékarata laShabbath oneg), la sainte journée d'Hachem comme digne de respect... alors tu te délecteras dans Hachem et je te ferai dominer sur les hauteurs de la terre et jouir de l'héritage de ton aïeul Yaakov. C'est la bouche de Hachem qui l'a dit". (Yéchayahou 58,13-14)
=> Hachem nous promet qu'en sublimant notre Shabbath, alors en récompense on aura en ce jour une grande proximité avec Lui (tu te délecteras dans Hachem - az tit'anag al Hachem), et donc de sainteté, de joie, de bénédictions, ...
Or, il n'existe aucun plaisir plus grand que d'être proche de Sa source, de Son Créateur.

-> "vékarata laShabbath oneg"
Le rav Eliyahou Lopian fait remarquer que les mots : "néga" (une plaie - נגע) et "onég" (le plaisir - ענג) sont composés des mêmes lettres, et la seule différence se trouve dans le positionnement de la lettre : "ayin" (en hébreu "ayin" veut dire : les yeux).
[Shabbath est un aperçu du monde à Venir, nous avons un doublement de notre âme, ce qui fait que nos 'yeux' spirituels perçoivent mieux la Vérité.
En ce sens, plus ou moins consciemment, Shabbath est un jour de tranquillité, de sérénité, car nos doutes, nos plaies/dégâts spirituels (néga), n'existent plus, et sont surpassés par le plaisir (oneg) de la sainteté et de pouvoir apprécier ce jour de grande proximité avec papa Hachem.

Le Ohr ha'Haïm haKadoch (Vayé'hi 47,28) enseigne :
"Ai toujours en face de tes yeux le jour du Shabbat, le jour de repos que D. a ordonné aux enfants d'Israël, la Néchama supplémentaire que l'on reçoit ce jour-là du fait qu'elle vient d'un endroit spirituellement très élevé, D. nous a ordonné d'écarter de nous la tristesse, la colère et alors le Shabbat sera nommé "les délices du Shabbat".

Le Chla haKadoch commente "vékarata laShabbath oneg" = Shabbath doit être pour toi un 'oneg' (un plaisir/délice). Autrement dit, dans la façon dont nous prions, étudions, ... [cela doit l'être avec joie, plaisir]
[nous devons utiliser nos yeux (ayin) pour en venir à percevoir ce jour de telle façon qu'il soit un délice à nos yeux, et en venir à le vivre en tant que tel. ]

-> De la même manière, le 'Hatam Sofer commente les mots de la prière du Shabbath : "la'hazot bénoam Hachem" (voir la douceur d’Hachem), afin qu’Hachem tire du plaisir de la façon dont nous le servons.
Il y a un concept selon lequel les mitsvot crient à une personne de les accomplir, que ce soit la mitsva de tsitsit, de téfilin et autres. C’est le sens profond de "achré a'ich chéyichma lémitsvoteé'ha" (louable est la personne qui obéit à tes commandements) : louée est la personne qui écoute les mitsvot qui lui sont demandées pour les accomplir.
[ainsi, une journée par semaine le Shabbath nous crie de l'honorer, et nous devons le faire avec joie, ce qui cause du plaisir à Hachem. ]

-> Shabbat a la capacité de nous rapprocher d’Hachem comme il est dit : "Pour moi, la proximité d'Hachem fait mon bonheur" (vaani kirvat Elokim li tov - Téhilim 73,28). Le mot קרבת (la proximité - kirvat), partage la même guématria (soit 702) que שבת (Shabbath).
=> Comment ressent-on la lumière de chabbat? Le rabbi de Lévovitz (Torat Avot - Déra'him) sur : "lévou alaï ... va'ani poréa" (empruntez les fonds nécessaires pour Shabbat ... et moi, Hachem, je rembourserai vos emprunts - guémara Bétsa 15b), explique que לוו (lévou) peut signifier "se connecter" comme dans ילוה אישי (mon mari va s’attacher - yilavé ichi - Vayétsé 29,34).
Alors, Hachem nous dit : à Shabbath connectez-vous avec Moi et puis "va'ani poréa" (פורע ואני) = Je vous montrerai la lumière, car פורע peut signifier révéler comme dans כִּי פָרֻעַ (elle a été exposée - ki paroua - Ki Tissa 32,25).

[ainsi Shabbath est un jour où l'on peut atteindre un grande proximité avec papa Hachem, et il y règne donc une atmosphère de grande sainteté. ]

Pourim – Omission du Hallel

+ Pourim - Omission du Hallel (selon le Sfat Emet) :

-> La guémara (Méguila 14a) note que le Hallel n'est pas récité à Pourim.
Pourtant, elle stipule également que la lecture de la Méguila équivaut à la récitation du Hallel. Cette contradiction apparente peut être résolue en rappelant que le Hallel n'est récité qu'à l'occasion de l'ouverture des portes intérieures du ciel. [voir : https://todahm.com/2022/05/18/le-hallel ]
Le miracle de Pourim, qui s'est produit dans le contexte d'événements naturels, lorsque le nom d'Hachem a été sanctifié dans ce monde, ne répond généralement pas à ces critères.
Cependant, en lisant la Méguila, nous ne célébrons pas seulement l'impact du miracle de Pourim sur terre, mais nous ressentons également son impact céleste.
[Sfat Emet - Pourim 5649]

-> Par ailleurs, le Hallel est récité dans les occasions où l'impact est principalement interne (ressenti dans les recoins de l'âme juive). À Pourim, cependant, nous ressentons la joie à l'extérieur comme à l'intérieur. Non seulement au Ciel, mais aussi sur terre, les juifs sentent que Pourim est un moment joyeux.
[Sfat Emet - Pourim 5644]

Unité & miracle de Pourim

+ Unité & miracle de Pourim (selon le Sfat Emet) :

-> Lorsqu'Esther est informée du plan d'Haman, elle insiste [à Mordé'haï] : "va, rassemble tous les juifs" (knos ét kol aYéhoudim Esther 4,16). Elle ne demande pas seulement qu'ils jeûnent en son nom, mais qu'ils le fassent dans une atmosphère d'unité totale.

Lors de la bataille contre Amalek, le 13 Adar, le peuple juif s'est rassemblé "pour s'organiser et se défendre (léhikaél vélaamod al nafcham - Esther 8,11), en tant que peuple uni.
En fait, si le rassemblement dans un but sacré n'était pas nouveau pour le peuple juif, il l'avait déjà fait à l'époque du don de la Torah, ce rassemblement était unique à un égard. Il s'est fait totalement de leur propre initiative. Alors qu'au moment du don de la Torah, Moché avait reçu l'ordre de "rassembler le peuple" (hakhel ét aam - Vaét'hanan 4,10), ici [à Pourim] ils ont assumé cette charge par eux-mêmes, comme il est dit : "ils se sont organisés eux-mêmes" (nik'alou - Esther 9,2).

La manière dont nos ancêtres ont accepté la Torah témoigne à nouveau de leur volonté d'unité.
Dans la forme écrite de la Méguila, on a : קימו וקבל (Esther 9,27 - bien que lisons וקבל comme s'il y avait : וקבלו - vékibélou), on peut lire : "ils ont accompli (קימו - kiyémou) et il a accepté" (écrit comme le singulier קבל - kibél) la Torah, et cela démontre que les juifs [à Pourim] sont devenus une nation, unie par la Torah.

L'importance primordiale de l'unité dans la lutte contre Amalek peut être appréciée si l'on considère l'argument d'ouverture d'Haman dans son plaidoyer pour éliminer les juifs : "Il y a un certain peuple dispersé (מְפֻזָּר - méfouzar) et disséminé (מְפֹרָד - méforad) parmi les peuples" (Esther 3,8).
Alors que מְפֻזָּר,le fait d'être physiquement dispersé dans les territoires éloignés d'A'hachvéroch, n'était pas nécessairement mauvais (et a même pu être bénéfique en tant que moyen de répandre le Nom d'Hachem dans la Diaspora et en tant que moyen de susciter des étincelles de sainteté et de les attirer vers la Torah), מְפֹרָד qui implique la dissension et la fragmentation est définitivement néfaste.
Même si nous sommes dispersés (מְפֻזָּר), nous n'osons pas devenir מְפֹרָד.

En exil, plus que partout ailleurs, il est impératif que le peuple juif soit uni.
En exil, nous ferions bien d'imiter l'exemple de notre ancêtre Yaakov qui s'est embarqué pour le 1er exil (Égypte) en tant que "chiv'im néféch" (70 âmes), et non pas "chiv'im néfachot" (70 âmes) (cf. Béréchit 46,27). [néféch est au singulier malgré un nombre de 70, pour souligner l'unité entre les âmes des juifs allant en Egypte]
[...]

Non seulement ce premier Pourim, mais chaque Pourim, nous accentuons le thème de l'unité en participant à la mitsva de michloa'h manot, l'envoi de cadeau à notre prochain, un moyen particulièrement efficace d'encourager l'amour de son prochain juif (aavat Israël).
Par extension, michloa'h manot ne se réfère pas seulement à l'octroi de cadeaux matériels, mais aussi au partage de nos connaissances de la Torah avec autrui.
[...]

Le second Temple, dont la construction avait commencé avant l'histoire de Pourim, mais n'a été reprise qu'après, reposait sur l'existence de l'unité (a'hdout). Il n'est donc pas surprenant que le Temple ait finalement été détruit à cause de la haine gratuite (sin'at 'hinam), l'antithèse même du message de Pourim.
[Sfat Emet - Pourim 5661]

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-> Pour corroborer la relation entre l'unité juive (a'hdout) et le second Temple, considérons la raison principale de sa destruction finale : la haine gratuite (aavat 'hinam). Le second Temple a été fondé sur les piliers de la "aavat Israël" (amour entre les juifs) et ne pouvait exister que tant que cette vertu restait en vigueur.

En allant plus loin, nous suggérons que les dissensions entre les juifs ne sont pas simplement dues à des différences internes, mais qu'elles sont le résultat final de notre écart par rapport aux normes de la Torah.
La participation au banquet d'A'hachvéroch, un milieu certainement inapproprié pour le peuple juif, peut avoir engendré des discordes internes. En fait, le terme "aavat 'hinam" peut se référer non seulement à la maladie de la haine gratuite, mais aussi à sa cause sous-jacente, le désir de vivre une vie "libre", libre de tout engagement envers la Torah et les mitsvot (cf. Rachi, Béaaloté'ha 11,5 - 'hinam min amitsvot)
[Sfat Emet - Pourim 5649,5652,5661]

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-> La cause de la discorde qui régnait au sein du peuple juif au moment de l'attaque verbale d'Haman ("il y a un certain peuple dispersé et disséminé parmi les peuples" - Esther 3,8) est peut-être en raison une faute majeure qui s'est produite, comme le raconte la Meguila.
En participant et en appréciant le banquet d'A'hachvéroch, qui impliquait une association avec des réchaïm et un mauvais type d'unité, les juif n'ont pas été en mesure de s'unir entre eux.

Le meilleur antidote au fait de collaborer/s'associer avec Amalek (et d'autres réchaïm) [comme au festin] est la haine que nous adressent nos anciens amis. Lorsque Haman et ses acolytes ont tenté de nous exterminer, nous nous sommes rendu compte que, malgré leur participation avec nous au banquet d'A'hachvéroch, ils n'étaient guère nos amis.
Une fois qu'Israël a rompu toute association avec le mal, il est devenu possible de s'unir à nouveau. La relation entre la faute et la discorde est implicite dans le terme "sin'at 'hinam" (שנאת חנם), la haine qui découle d'une vie vide, dépourvue de mitsvot.

Pour illustrer notre nouvel engagement en faveur de l'unité, nous lisons la Méguila, chaque fois que possible en groupe (en minyan), comme le dit la Méguila (9,28) "michpa'ha oumichpa'ha, plutôt que seuls.
[Sfat Emet - Pourim 5653]

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-> En toute équité pour le peuple juif, il est également possible d'interpréter le verset : "méfouzar ouméforad" d'une manière plus salutaire.
Bien qu'ils soient dispersés dans de nombreuses provinces, et fortement tentés de s'assimiler, ils refusent de céder à ces pressions et restent distincts de la population non-juive.
[Sfat Emet - Pourim 5652]

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-> Considérons les nombreuses récompenses qui découlent de l'unité juive.
Tout d'abord, le renouvellement de la relation à la Torah. Au mont Sinaï et à toutes les autres occasions où les juifs se sont rassemblés autour de la Torah, l'unité était une condition préalable essentielle. Comme Hachem le dit à Moshé : "rassemble le peuple auprès de Moi et Je lui ferai entendre Mes paroles" (Vaét'hanan 4,10).
Tout comme l'unité était essentielle pour le don de la Torah (cf. Rachi - Yitro 19,2), l'unité est également une condition préalable au renouvellement de la Torah au moment du miracle de Pourim.

Le célèbre dicton rabbinique : "véaavta léréa'ha kamokha zé klal gadol baTorah" peut être interprété de la manière suivante = le fait que tu aimeras ton prochain comme toi-même est une importante condition préalable pour acquérir une compréhension de la Torah.

Une autre récompense étroitement liée à l'unité juive est la croissance spirituelle.
Si nous nous rappelons que le terme "néfech" (נפש) fait toujours référence aux pulsions instinctives animales de l'homme, tandis que "roua'h"(רוח) représente un niveau plus élevé, nous pouvons déduire la récompense de l'unité des mots "nik'alou véamod al nafchan" ([les juifs] s'étaient rassemblés pour se défendre - נִקְהֲלוּ וְעָמֹד עַל נַפְשָׁם - Esther 9,16).
Ainsi, [les juifs à Pourim] en se rassemblant et en s'unifiant (נִקְהֲלוּ), ils se sont élevés au-dessus du נפש et ont atteint [en récompense de leur unité] le niveau du רוח.
[Sfat Emet - Pourim 5649]

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-> Si l'unité juive est essentielle pour l'acquisition de la loi écrite (Torah chébi'htav), elle l'est encore plus pour la maîtrise de la loi orale (Torah chébéal pé).
Le pouvoir de nos Sages de proposer et d'interpréter la loi orale dépend directement de l'acquisition de traits de caractère exemplaires (midot tovot) par le peuple juif.
L'existence même du second Temple, durant lequel l'étude de la loi orale s'est épanouie, dépendait de l'unité juive.

La relation entre la Torah (en particulier la loi orale) et l'unité (a'hdout) peut être mieux appréciée si nous nous rappelons que différents érudits jouissent de différents domaines d'expertise. Ce n'est qu'en coopérant et en fusionnant les différents domaines de connaissance, et ceci est conditionné par l'unité, que la Loi orale peut être véritablement maîtrisée.
[Sfat Emet - Pourim 5638, 5661]

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-> Dans le même ordre d'idées, nous pouvons interpréter le verset: "nik'alou véamod al nafchan" ([les juifs] s'étaient rassemblés pour se défendre - נִקְהֲלוּ וְעָמֹד עַל נַפְשָׁם - Esther 9,16), à savoir qu'à la suite du rassemblement, le peuple juif a acquis une nouvelle âme collective (néfech akollel).
Une fois en possession de cette identité commune, le peuple juif était prêt pour sa rédemption.
Le roi David note : "Hachem sauve l'âme de ses serviteurs" (podé Hachem néfech [נֶפֶשׁ] avadav - Téhilim 34,23). Si les serviteurs d'Hachem peuvent s'unir pour former une âme collective (נֶפֶשׁ), alors Hachem les sauvera.
[Sfat Emet - Pourim 5642]

-> -> "laamod al nafchan" - Esther 8,11
En se rassemblant et en s'unifiant, le peuple juif a pu découvrir (amod) son âme collective (nafchan), connue sous le nom de : néfech akollel.
Contrairement aux non-juifs qui sont décrits comme possédant de nombreuses âmes divergentes (cf. Vayichla'h 36,6 - nafchot béto - décrivant la famille d'Esav avec néfech [âme] au pluriel), l'âme juive est une âme collective.
En décrivant notre entrée en Égypte, la Torah déclare "béchiv'im néfech" (avec 70 âme(s) - Ekev 10,22), en utilisant le mot singulier néfech comme preuve de notre unité (alors qu'ils étaient 70 personnes physiquement, il n'y avait qu'une seule âme! ).

L'un des moyens les plus efficaces de trouver l'âme unifiée du peuple juif est de suivre le dirigeant de la Torah de cette génération qui, grâce à son approche unique, a su créer un environnement propice à l'épanouissement de l'individu et de la communauté.
Sous la direction et le leadership de Mordé'haï qui était connu comme "ich yéhoudi" (le midrach interprète "ich yéhoudi" comme "ich yé'hidi" - homme unique), il était l'unique juif qui personnifiait leur âme collective, le peuple juif a redécouvert son âme.

Dans cette optique, nous pouvons tirer une signification supplémentaire au verset : "Hachem sauve l'âme (la vie) de ses serviteurs, et tous ceux qui se réfugient en Lui ne seront pas condamnés" (Tehillim 34:23) = Hachem rachète l'âme de Son serviteur (par exemple, Mordé'haï, le leader de chaque génération), et ceux qui se confient en lui = qui suivent cette âme inspirée qui incarne l'unité, ne commettront pas de péché.
[Sfat Emet - Pourim 5642]

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-> La manière la plus efficace d'atteindre l'objectif insaisissable de l'unité juive est peut-être de commencer par se confronter à soi-même.
[Il faut prendre conscience] de l'étincelle divine intérieure (nékouda apénimit) latente dans chaque âme juive. En suscitant d'abord cette étincelle, puis en réalisant que tous les juifs partagent cette étincelle sacrée, on arrive facilement à la conclusion que nous sommes tous semblables et qu'il ne nous reste plus qu'à nous unir.
Avec cette perspective, nous pourrons peut-être mieux comprendre : "véaavta léréa'ha kamokha" (tu aimeras ton prochain comme toi-même) = parce qu'il est comme toi, partageant la même étincelle divine.
[...]
Dans cet esprit, nous pouvons tirer une signification supplémentaire du verset : נִקְהֲלוּ וְעָמֹד עַל נַפְשָׁם
Ils [les juifs] se sont rassemblés pour combattre Amalek en retrouvant leurs âmes, et par ce processus sont devenus unifiés.
[Sfat Emet - Pourim 5631]

[les juifs sont infiniment plus forts lorsqu'ils sont unis, qu'une addition cumulée/isolée des forces de chaque juif. En plus de cela, papa Hachem apprécie tellement que Ses enfants soient unis qu'Il nous aide alors avec largesse indépendamment de nos mérites.]

S’enivrer à Pourim

+ S'enivrer à Pourim (selon le Sfat Emet) :

-> Une personne est obligée de s'enivrer à Pourim jusqu'à ne pas connaître la différence entre "maudit soit Haman" et "béni soit Mordé'haï" (guémara Meguila 7b).

-> Sur la seule base d'un raisonnement rationnel et logique, Israël n'aurait pas été sauvé du décret d'Haman. [on avait un manque total de mérite! ]
Pourtant, Hachem nous a [finalement] épargnés parce que nous sommes son peuple (cf. Haazinou 32,9 : "car la portion de Hachem est son peuple" - ki 'hélek Hachem amo), et en raison de son amour intrinsèque pour nous.

En utilisant les termes de la Meguila (qui semblent se référer à A'hachvéroch mais qui, d'un point de vue homilétique, peuvent se référer à Hachem) : "que le roi désire honorer (acher amélé'h 'hafets bikaro - Esther 6,9), nous interprétons cette phrase comme suit : Hachem veut qu'Israël survive et réussisse en dépit de notre manque de mérite.
Pour démontrer que le miracle de Pourim s'est produit dans une atmosphère d'amour "irrationnel", nous affaiblissons notre capacité de raisonnement en devenant ivres, et nous nous laissons aller à une réalité au-dessus et au-delà de la raison.
[Sfat Emet - Pourim 5661]

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-> Le terme "libassoumé" (לבסומי), bien que traditionnellement traduit par "s'enivrer " (cf. Rachi Méguila 7), peut en fait être lié au concept plus familier de בשמים (béssamim - les épices).
Pourim est un jour de sanctification si rare que même ce monde, avec tous ses plaisirs matériels, se nie lui-même et se rapproche le plus possible du monde à venir. Ce jour-là, le juif peut respirer ce sens éthéré de la sainteté qui descend du ciel et imprègne la terre. À Pourim, même ce monde obtient une "bouffée", une teinte distincte, de la sainteté du monde à venir.

Sur la base de cette nouvelle interprétation de לבסומי, nous pouvons comprendre l'exigence d'inclure une épice nauséabonde dans l'encens du Temple (kétorét). Lorsque le mal, symbolisé par le parfum nauséabond (ou le côté matériel de ce monde), est subsumé par le bien (les autres parfums), une odeur sacrée émerge.
[Sfat Emet - Pourim 5644]

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-> Le 'Hidouché haRim note que l'intention de nos Sages (de nous enivrer à Pourim) est afin d'atteindre un niveau plus élevé que celui de l'"arbre de vie".

Le 'Hidouché haRim a peut-être voulu dire ce qui suit :
En mangeant de l'arbre de la connaissance du bien et du mal (éts adaat), Adam a condamné l'homme à un mode de vie dans lequel les paramètres entre le bien et le mal sont souvent flous. Cette confusion des valeurs est démontrée de la manière la plus frappante par l'existence des 49 portes d'impureté côtoient les 49 portes de la sainteté.
C'est comme si le mal, l'impact d'Amalek et de tous ceux qui génèrent le mal, avait infiltré tous les aspects de ce monde.
Il n'y a qu'un seul bastion de bien pur et immaculé, la 50e porte, pour lequel il n'existe pas d'équivalent.

Tel est notre objectif chaque fois que nous nous battons contre Amalek. Plutôt que de l'affronter sur son terrain, quelque part le long des 49 portes où le mal cherche à coexister avec le bien, nous sautons jusqu'à la 50e porte de pureté, dans une zone où Amalek et son idéologie n'ont pas leur place.

Lorsque Moché se bat contre Amalek, il lève la main (cf. Béchala'h 17,11, kaacher yarim Moché yado), tendant la main vers le ciel, jusqu'à ce qu'il atteigne le niveau ultime de pureté, la 50e porte.
Cet objectif élevé a été atteint une fois, lors du don de la Torah. À ce moment-là, le mal s'était totalement dissipé et l'arbre de vie (auquel la Torah est comparée - éts 'haïm), et non l'arbre de la connaissance, constituait la norme, et il n'existait alors que le bien béni.
À Pourim, le moment où le peuple juif a accepté à nouveau la Torah, nous nous permettons de "sauter" de ce monde et de ses 49 portes vers le monde de la bonté parfaite, vers l'Arbre de vie.
[...]
Ainsi, à Pourim, nous "revisitons" (atteignons le niveau spirituel du Sinaï - nous sentons les épices (בשמים lié à בסומי) qui remplissaient l'univers lors du don de la Torah (cf. guémara Shabbath 88b).
Par conséquence, [à Pourim] nous entrons dans un univers raréfié dans lequel nous ne pouvons plus discerner entre Haman et Morde'haï, simplement parce que Haman, et toutes les forces du mal, n'existent pas à côté de la 50e porte, à côté de l'Arbre de Vie.
[Sfat Emet - Pourim 5640]

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-> Il est dit au nom du Maharal que la raison pour laquelle on s'enivre à Pourim (voir Méguila 7b) est de montrer que l'amour de Hachem pour le peuple juif ne concerne pas seulement son âme, mais aussi son corps. L'ivresse inhibe l'âme et l'esprit d'une personne, ne laissant que son corps fonctionner.

Pourim – un Yom Tov éternel

+ Pourim - un Yom Tov éternel : (selon le Sfat Emet)

-> Le midrach (Yalkout Michlé 944) note que toutes les fêtes seront abolies (c'est-à-dire qu'elles deviendront insignifiantes par rapport aux miracles associés à l'arrivée de Machia'h) à l'exception de Pourim et, selon une version, de Yom Kippour.
=> Quelle est la nature éternelle de Pourim (et peut-être de Yom Kippour), et en particulier, quel est le parallèle entre Pourim et la Rédemption finale?

-> Alors que toutes les autres fêtes juives célèbrent la libération méritée d'Israël, Pourim est un hommage à son repentir.
Dans l'esprit de : "à l'endroit où se tiennent les baalé téchouva, [même] les totalement justes ne se tiennent pas" (guémara Béra'hot 34b), la fête associée à la téchouva (Yom Kippour) et le jour célébrant la téchouva (Pourim) resteront, tandis que ceux liés aux justes auront été diminués [tellement quelles seront comme si elles étaient abolies en comparaison.
Ce message de Pourim vient nous enseigner que plutôt que de désespérer de nos fautes, on doit se renforcer et avoir confiance qu'en faisant téchouva et en allant de l'avant vers Hachem, alors on atteint par cela un très haut niveau! ].
[Sfat Emet - Pourim 5636]

-> Confronté au décret d'Haman, le peuple juif est sans aucun doute revenu à Hachem, atteignant peut-être même le statut de "tsadikil guémourim, du juif totalement juste. Cependant, une telle téchouva, motivée par la peur d'une mort imminente, n'est rien en comparaison de la phase suivante, le retour à Hachem par pur amour (téchouva méaava), qui a été atteint par le peuple juif lorsqu'il s'est réjoui après le miracle de Pourim. À ce moment-là, en tant que baalé téchouva, ils ont atteint un niveau d'intimité avec Hachem hors de portée même des parfaits justes.

Le statut atteint par nos ancêtres après le miracle de Pourim est mieux décrit dans le verset : "nik'alou véamod al nafchan" ([les juifs] s'étaient rassemblés pour se défendre - נִקְהֲלוּ וְעָמֹד עַל נַפְשָׁם - Esther 9,16).
Les juifs se sont élevés (עָמֹד) à un niveau supérieur (עַל) auquel toute âme (נַפְשָׁם) pourrait jamais aspirer.
[Sfat Emet - cf.Pourim 5646]

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-> Pour comprendre l'association entre Pourim et la rédemption finale, il faut considérer une distinction majeure entre Shabbat et Yom Tov.
Alors que le Shabbath est immuable (sa détermination n'implique pas la participation d'Israël. La date de chaque Shabbath étant fonction du premier Shabbath suivant la Création), le calendrier des fêtes est déterminé par les représentants d'Israël, réunis au sein du Sanhédrin [en fonction de 2 témoins affirmant avoir vus la lune, le mois est déclaré et les fêtes tombent en fonction de cela. Ainsi, par exemple pour Kippour s'il y a une erreur sur terre sur la date du début du mois, et bien au Ciel on devra suivre le jour fixé par le Sanhédrin en bas. ]
Les fêtes sont un véritable hommage au pouvoir d'Israël de maîtriser et de sanctifier le temps, de déterminer lui-même le calendrier des fêtes.
Pendant la période du monde à venir, qui est comparée à un jour entièrement Shabbatique (yom chékoulo Shabbath - Tamid 7,4), un monde qui est au-dessus des contraintes naturelles du temps, nos fêtes perdront une partie de leur signification.
Cependant, le Yom Tov de Pourim, qui n'implique en aucun cas la contribution d'Israël (puisque le miracle de Pourim s'est produit malgré notre manque total de mérite), sera toujours pertinent dans ce monde intemporel.
[Sfat Emet - Pourim5656]

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-> Toutes les autres fêtes juives célèbrent le sommet de la compréhension humaine [rationnelle d'Hachem] (daat Hachem) atteint par le peuple juif. La guémara (Roch Hachana 21b) note que Moché a atteint une compréhension presque totale de la Torah, un niveau comparable à la 49e des 50 portes de la compréhension.
Le peuple juif lui-même, nourri par les 48 prophètes, bien qu'il ne soit pas tout à fait au niveau de Moché, a atteint 48 niveaux de compréhension (cf. Zohar 'Hayé Sarah établissant un parallèle entre les 48 prophètes et les 48 sources de sagesse émanant du gan Eden).

Nous pouvons comprendre pourquoi Israël est limité à 48 niveaux de compréhension en considérant la similitude structurelle entre מ"ח (valeur = 48) et מח (moa'h - le cerveau, l'intelligence).
Le מוח (moa'h), le noyau de l'intellect humain, ne peut saisir que מ"ח (soit 48) niveaux de compréhension d'Hachem.

Cependant, le crâne, qui protège et enveloppe le cerveau, renferme le מוח (moa'h), mais ne possède en lui-même aucune fonction cognitive. [cette limitation de notre compréhension d'Hachem s'appelle : kéter mélou'ha (la couronne d'Hachem). ]

Au moment du miracle de Pourim, toutes les raisons rationnelles de sauver Israël avaient été rejetées.
Le מוח moa'h, l'intellect, le pouvoir de compréhension avaient scellé le destin d'Israël. Mais au-dessus du מוח (le cerveau), dans le domaine qui dépasse l'entendement humain, l'espoir subsistait.
Toutes les 48 portes de compréhension ont conduit à la perte d'Israël, mais la 50e porte, qui dépasse l'entendement humain et n'est connue que d'Hachem, a épargné Israël.
[Haman aussi, sentant la nature unique des juifs par rapport aux paramètres naturels, a érigé une potence de 50 coudées de haut. ]

De ce point de vue, nous pouvons apprécier la permanence de Pourim.
Tous les autres Yamim Tovim célèbrent la libération d'Israël de la souillure de l'Égypte (où nous avons failli sombrer jusqu'à la 50e porte d'impureté), et au final notre croissance spirituelle, culminant avec l'atteinte du plus haut niveau possible de "daat Hachem", de compréhension rationnelle d'Hachem.
Cependant, cette réalisation pâlira en comparaison de notre "daat Hachem" qui sera atteint à l'arrivée de machia'h.

Le Yom Tov de Pourim, rendu possible par un renversement de ce que la rationalité aurait ordonné, émanant de la 50e porte au-delà de la compréhension rationnelle, sera toujours pertinent, même à l'ère messianique, lorsqu'Israël atteindra des niveaux inégalés d'intimité avec Hachem.
Pourim et la Rédemption finale sont des Yamim Tovim qui sont "lémala min adaat", basés sur l'incompréhensible, provenant de zones de proximité et d'intimité avec Hachem que l'esprit rationnel ne pourra jamais atteindre.
[Sfat Emet - Pourim5661]

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-> Alors que toutes les autres fêtes juives impliquent un changement radical de l'ordre du monde, comme les 10 plaies, et sont au-dessus du temps (lémaala min azman), au-dessus des limites naturelles fixées par un monde limité, aucun bouleversement physique de ce type ne s'est produit au cours du miracle de Pourim.
Hachem a plutôt transformé le cœur d'un roi mortel (et de son peuple) d'ennemi en ami.

Alors que la transformation radicale de l'ordre mondial des fêtes pâlira en comparaison des miracles associés à l'arrivée du machia'h (et seront donc comme annulée en comparaison), l'histoire de Pourim - dans laquelle l'opinion de l'humanité sur le peuple juif et sur Hachem a été radicalement transformée, se reproduira à l'époque du machia'h.
De même que le mois d'Adar, à l'époque du miracle de Pourim, a été associé à des changements naturels, de même les temps de machia'h seront une ère dans laquelle Hachem transformera les cœurs et les esprits de l'humanité loin de leurs dieux païenspour appeler en Son Nom.
Tséfania (3,9) décrit cette époque en ces termes : "Car alors je donnerai aux peuples une langue pure, afin que tous puissent invoquer le nom d'Hachem".
Tout comme de nombreux non-juifs se sont convertis à l'époque des miracles de Pourim (cf. Esther 8,17), de même [avec l'arrivée du machia'h] l'humanité affluera vers Hachem.
A Yom Kippour également, l'accent est mis sur le changement. Le verset de Yéchayahou (1,18) décrit la transmutation de nos péchés de : "rougis comme le cramoisi" à un blanc pur "comme la laine", fait le parallèle avec le changement qui s'est produit au moment du miracle de Pourim et qui se produira à l'époque de machia'h.
[...]
Une autre similitude peut être établie entre le miracle de Pourim et les événements entourant l'arrivée de machia'h. Tout comme au moment du miracle de Pourim, nous avons réalisé que tout ce qui s'était produit : la chute de Vachti, l'ascension d'Esther au pouvoir et même le décret d'Haman, était le prélude à la libération, et que même ce qui semblait mauvais était en réalité une bonne chose.
De même, lorsque machia'h arrivera, nous comprendrons que toutes les morts qui se sont produites au cours du long et amer exil étaient toutes des facteurs menant à notre guéoula.
[Sfat Emet - Pourim 5662]

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-> Au mont Sinaï, Israël n'a pas seulement reçu la Torah, mais il a senti que la Torah était son essence, qu'elle faisait intrinsèquement partie de lui.
Comme nous le récitons dans la bénédiction après avoir lu la Torah : "vé'hayé olam nata béto'hénou" (et a implanté la vie éternelle en nous). La vie éternelle, la vie de la Torah, a été implantée parmi nous.
Malheureusement, à cause de la présence d'Amalek, nous avons perdu ce sentiment d'attachement à la Torah (dvekout). Après la chute d'Haman, nous sommes revenus à cet attachement atteint au mont Sinaï.
[Sfat Emet - Pourim 5661]

Les événements de Pourim ont considérablement remonté le moral du peuple juif, lui donnant l'inspiration et la force morale de construire le 2e Temple.
Peut-être qu'un miracle similaire se produira et inspirera Israël avant la Rédemption finale et l'arrivée de machia'h.
Comme le disent nos Sages, Hachem permettra à Israël de vaincre un roi aussi difficile que Haman à cette époque.

[Sfat Emet - Pourim 5634]

"A l'avenir, l'homme devra rendre des comptes sur tout ce que ses yeux ont vu et qu'il n'a pas mangé ...
Rabbi Eléazar craignait cet enseignement et faisait l'acquisition de toutes sortes de fruits qu'il mangeait une fois par an."
[guémara Yérouchalmi Kidouchin 48b]

-> Le Pné Moché explique que c'est parce qu'il n'a pas eu l'intention de faire une bénédiction pour louer le Maître de l'univers, qui a créé toutes sortes d'aliments qui permettent à l'homme de vivre. Ceci est considéré comme un manque de reconnaissance du bien que nous prodigue Hachem.

-> Nous pouvons ajouter à ceci les paroles du Arizal (chaar hamitsvot - Ekev) qui explique que le but essentiel de l'alimentation est d'élever les étincelles de sainteté qui se trouvent dans les aliments.

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-> Le Alchikh haKadoch (Nasso 6,7) enseigne :
"Il ne fait aucun doute qu'il incombe à l'homme de tirer profit de toutes les sortes de bons fruits que le Maître du monde créa dans Son univers. Cependant, ceci doit être uniquement dans le but de donner de la vitalité à son âme et non uniquement pour son plaisir corporel.
Par contre dans le cas où l'homme s'inflige un jeûne pour expier ses fautes, cette souffrance doit être exclusivement pour nettoyer son âme par un repentir complet. Dans ce cas, il n'y a aucun doute que Hachem ne considérera pas ceci comme une faute mais seulement comme un acte qui a pour but d'apporter une expiation à ses fautes et sera donc comparable à un sacrifice pour Hachem.
D'après ceci, nous comprenons pourquoi le nazir qui se sanctifie dans le service de son Créateur, porte une couronne de la sainteté sur sa tête car la souffrance qu'il s'inflige a pour but de l'élever dans
la sainteté (kédoucha)."