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La sainteté impressionnante du Séder

+ La sainteté impressionnante du Séder :

-> Le séfer Marbé 'Haïm (chap. 4) écrit :
Cette nuit est extrêmement merveilleuse. La nuit du Seder, le monde est illuminé comme par la lumière cachée (ohr haganouz) des six jours de la création qui a été mise de côté pour les tsadikim.
Il n’y a aucune nuit de toute l’année qui soit comme cette nuit, qui est un moment propice destiné à s’élever et à se rapprocher d'Hachem. C’est la nuit dont la sainte Torah dit (Bo 12,42) qu’elle est "une nuit protégée pour qu'Hachem les fasse sortir du pays d’Égypte".
C’est la nuit qui est protégée pour les Bné Israël pour toutes les générations.

Il dit que le concept de "sortie d'Egypte" est renouvelé chaque année à Pessa'h. Cette nuit-là, chaque juif peut être délivré de toute situation difficile et chaque juif est protégé par Hachem.

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-> Le Zohar (II, 40b) déclare :
"Il est prescrit de raconter le récit de la sortie d’Égypte ... Hachem se réjouit de cette histoire.
Il rassemble toute la Cour céleste et leur dit : "Allez écouter les louanges [qui sont récitées] là-bas".
Ce récit transperce les firmaments du ciel et donne de la force à leur Maître. C’est pourquoi quiconque raconte longuement le récit de la sortie d’Égypte est loué devant la Cour céleste.
Hachem est loué à travers elle, comme il est écrit : "Israël, en qui je me glorifie" (Yéchayahou 49,2)."

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+ Garder Hachem à l’esprit à tout moment :

-> Le Chlah Hakadoch écrit ce qui suit au sujet de la sainteté de Pessa'h :
"La sainteté de cette nuit, avec toutes ses halakhot et ses coutumes, est extrêmement élevée.
Cette nuit-là, Hachem nous a choisis parmi toutes les autres nations et nous a sanctifiés par Ses mitsvot. Il convient donc à chacun de veiller à ne prononcer aucune parole profane cette nuit-là et d’enseigner cela aux membres de sa famille. Rien ne doit interrompre, ne serait-ce qu’un instant, l'attachement d’une personne avec Hachem. Au contraire, il faut se plonger uniquement dans les mitsvot de la nuit et raconter l’histoire des miracles à sa famille."

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+ Sans purification préalable :

-> Le Séfer Yisma'h Israël se demande pourquoi le Séder commence par "Kadech" et se poursuit par "Our'hatz". Il explique qu’il semblerait qu’Our'hatz doive venir en premier, car une personne doit d’abord se laver de ses fautes pour pouvoir ensuite prononcer "Kadech" et se sanctifier.

Il répond que lorsque Hachem nous a fait sortir d’Égypte, Il nous a élevés d’un niveau très bas vers les plus hautes sommets. Il n’a pas attendu que nous nous purifiions de nos fautes avant de nous sanctifier.
De même, chaque année à Pessa'h, une personne peut atteindre un niveau élevé même si elle n’a pas lavé tous ses péchés au préalable. Hachem nous offre un cadeau en ce jour qui nous permet de faire Kadech avant Our'hatz.

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-> Le rav Ména'hem Mendel de Rimanov dit que la nuit de Pessa'h, on peut atteindre l’état parfait de émouna en Hachem. Et si l’on veille à s’immerger profondément dans des pensées saintes la nuit de Pessah, on peut atteindre l’état parfait de émouna que tout le peuple d’Israël a atteint lorsqu’il a quitté l’Égypte. C’est un fait éternel qui s'applique chaque année.

-> La nuit du Seder est l’occasion d’atteindre une émouna tangible et d’autres accomplissements spirituels nobles. C’est un moment où chacun doit se considérer comme s’il avait réellement quitté l'Egypte, et c’est une nuit de protection contre les forces maléfiques, durant laquelle nos Accusateurs tombent, impuissants.
Nous devons saisir cette incroyable opportunité et nous transformer véritablement.
[rav Moché Sternbuch]

-> Pessa'h est appelée "zman 'hérouténou", le moment de notre liberté, car c’est le moment où nous avons quitté l'Egypte et où nous avons été délivrés de l’esclavage pour accéder à la liberté éternelle.
Chaque année, lorsque cette nuit arrive, c’est également un moment de liberté spirituelle, et cela représente une occasion de nous libérer de tous les désirs physiques et des tendances matérialistes qui nous enchaînent.
Nos Sages disent que la seule personne véritablement libre est celle qui se consacre à l’étude de la Torah, et la liberté que nous avons acquise cette nuit-là il y a tant d’années fait de cette nuit un moment propice pour nous libérer du yétser ara.
[rav Moché Sternbuch]

Pessa’h = une élévation annuelle

+ Pessa'h = une élévation annuelle :

-> La Haggada déclare : "A chaque génération, l'homme est obligé de se considérer comme s'il était sorti d'Égypte" (bé'hol dor vador 'hayav adam lir'ot ét atsmo kéilou ou yatsa mimitsraïm).

Tout au long de l'histoire, le peuple juif bénéficia de nombreux saluts miraculeux. Pourtant, nulle part ailleurs nous ne sommes obligés de nous considérer comme ayant personnellement vécu les miracles que Hachem accomplit pour nos ancêtres. Il s'agit d'une directive propre à la sortie d'Egypte.
Quelle est la raison de cette exigence exceptionnelle? Pourquoi, spécifiquement en ce qui concerne la guéoula d'Égypte, avons-nous l'obligation de "de se considérer comme s'il était sorti d'Égypte" ?

-> La guémara (Pessa'him 6a) nous demande de commencer à étudier les halakhot de Pessa'h 30 jours avant le début de la fête.
Nous comprenons la nécessité de bien la préparer en étudiant et en révisant les nombreuses halakhot relatives au Yom Tov. Mais pourquoi nos Sages choisirent-ils spécifiquement une période de 30 jours comme durée nécessaire à la préparation de la fête?

La guemara (Roch Hachana 11a) enseigne que, tout comme la délivrance d'Égypte eut lieu en Nissan, la Délivrance Finale se produira également en Nissan.
Le midrach va encore plus loin et avance l'hypothèse selon laquelle la Délivrance Finale n'aura pas seulement lieu le même mois que la sortie d'Égypte, mais également le même jour.

Le midrach (Tan'houma Bo - chap.9) déclare : "Le 15 Nissa, ils furent délivrés d'Égypte, et le 15 Nissan, ils seront délivrés de l'exil".

=> Pourquoi, uniquement parce que la première délivrance eut lieu au mois de Nissan, le 15e jour du mois, l'Histoire devrait-elle se répéter de sorte que la Délivrance Finale se produise le même jour du même mois?

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+ La grandeur des 30 jours menant à Pessa'h pour vaincre les forces du mal :

-> Le 'Hida (Lev David - chap.30) cite son arrière-arrière-grand-père, le rav Avraham Azoulai, auteur du 'Hessed LéAvraham, pour expliquer pourquoi nous commençons à étudier les halakhot de Pessa'h précisément trente jours avant la fête.
Il peut y avoir des personnes se livrant à des comportements pécheurs et spirituellement dépravés tout au long de l'année.
Cependant, personne ne peut descendre dans les profondeurs du mal, au 50e degré d'impureté, à moins que l'on ne se conduise mal pendant 400 jours consécutifs. Hachem ne permet toutefois pas que cela se produise.

Le rav Avraham Azoulai enseigne que chaque jour des 30 jours précédant Pessa'h, Hachem purifie un trentième de l'impureté et de la crasse spirituelles de nos âmes, jusqu'à ce que nous soyons prêts à devenir complètement purs et saints au début de Pessa'h.

Quel que soit le nombre de fautes commises par une personne au cours de l'année, leur cours peut être inversé par les 30 jours de préparation à Pessa'h. Ainsi, cette période est désignée par Hachem comme un temps de purification spirituelle, et donc, en conséquence, nous utilisons ces 30 jours pour nous préparer en étudiant les halakhot.

Ainsi, lorsque nous arrivons le soir du Séder, nous sommes dans un état de pureté, ayant été Divinement purifiés pendant une période de 30 jours.

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+ La sortie d'Egypte est un événement annuel :

-> Le Hida (Lev David - chap.30) développe cette idée et explique pourquoi, à chaque génération, nous devons nous considérer comme quittant l'Egypte.
Même à notre époque, chaque jour du mois précédant Pessa'h, Hachem nous aide à nous affranchir de l'influence des forces du mal, tout comme Il le fit lorsque nous quittâmes l'Egypte.
Nous nous considérons comme faisant réellement l'expérience de la guéoula de l'Égypte, car chaque année, dans les 30 jours précédant Pessa'h, Hachem extirpe activement chacun de nous des griffes des forces du mal.
[Pessa'h n'est pas une simple commémoration d'un événement passé, nous revivons à l'identique les influences divines exceptionnelles (que nos ancêtres ont bénéficié en Egypte). ]

Le 'Hida ajoute que c'est précisément la raison pour laquelle le 15e jour de Nissan est le moment idéal et opportun pour la Délivrance Finale, lorsque chaque année nous sommes à notre plus haut niveau spirituel, après avoir été purifiés et débarrassés de l'impureté et de la faute au cours du mois précédent.

Cette purification spirituelle ayant lieu chaque année au cours des 30 jours précédant Pessa'h est mieux perçue grâce à la grande révélation du rav Shlomo Elyashiv (le Baal haLéchem) qui enseigna que ce fut la révélation Divine, qui eut lieu en Égypte, qui nettoya et purifia spirituellement le peuple juif.
De la même manière, cette révélation Divine se reproduit annuellement afin que chaque année nous soyons à nouveau purifiés en préparation de Pessa'h.

Ainsi: "A chaque génération, l'homme est obligé de se considérer comme s'il était sorti d'Égypte" = cela ne fait pas seulement référence à l'idée que si nos ancêtres étaient restés là-bas, nous serions nous aussi encore esclaves. Cela signifie que nous devons réellement nous considérer comme recevant chaque année la même purification spirituelle que celle reçue par nos ancêtres en Egypte.
Tout comme le peuple juif fut catapulté hors de la contamination spirituelle de l'Egypte par la Révélation Divine, nous vivons également chaque année la Révélation d'Hachem qui nous purifie comme ce fut le cas pour nos ancêtres.

Nous anticipons donc le fait que, tout comme cette purification rendit le peuple juif digne d'être délivré, nous serons également dignes de la Délivrance Finale à cette même date.

Quand on récite la bénédiction "Qui nous a délivrés, nous et nos ancêtres", et qu’on croit que Hachem continue de nous délivrer encore aujourd’hui, on sera préservé de tout malheur.
[le rabbi d'Apt ]

Lors du Séder de Pessa'h, le Maharal enseigne que la raison pour laquelle certains ont la coutume de porter un kittel, un habit blanc, et que certaines femmes ont pour coutume de porter des vêtements blancs, est de nous faire prendre davantage conscience du fait que, le soir du Seder, chacun d’entre nous atteint le rang de Cohen gadol. Nous ne nous contentons pas d’aspirer à ce rang, mais nous l’incarnons réellement!

Dans ses mots :
"[Le soir du séder de Pessa'h,] nous sommes tous à l'image du Cohen Gadol, qui pénétrait dans le saint des saints vêtu de blanc en raison des niveaux spirituels les plus élevés qu'il atteignait. Et "lél shimourim" (nuit du séder) est, sous cet aspect, semblable à Yom Kippour."
[Maharal - Guévourot Hachem 51 ]

La nuit de Pessa'h brille comme le soleil, avec une lumière céleste impressionnante et un potentiel spirituel.
Il faut donc être vigilant, car le yétser ara nous guette dans ces moments importants. Ne soyez pas critique, colérique ou dur avec les membres de votre famille ou avec "le personnel".
Heureux est l’homme sage qui prend soin d’investir cette avoda avec amour et patience.
['Hida - Avodat Hakodech - Moré b'Etsba 7:208 ]

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-> Un moment sublime et exalté tend paradoxalement à conduire les êtres humains vers une chute subséquente dans la katnout, la petitesse et la frustration. L’angoisse (même inconsciente) de se montrer à la hauteur d’une occasion spirituelle à venir, telle que la nuit du Séder, peut nous amener à être durs envers nous-mêmes et envers les autres.

[notre yétser ara a conscience de l'incroyable grandeur de ce moment, et il cherche à nous empêcher de recevoir le flux de bénédictions du Ciel, comme en nous poussant à s'énerver. ]

Guéoula & mois de Nissan

Nos Sages (Roch Hachana 11a) nous enseignent que le peuple d’Israël a été délivré d’Egypte au mois de Nissan, et qu’il en sera de même pour la délivrance définitive, qui aura lieu au mois de Nissan.

Pourquoi avons-nous besoin de connaître le mois au cours duquel la Délivrance future aura lieu?
Il suffit que nous sachions avec certitude que la guéoula aura lieu.

Ici, nos Sages ont voulu nous enseigner que même si le mérite de la dernière génération est insuffisant pour justifier la guéoula, nous ne devons pas désespérer. Nous avons entre les mains le mérite supplémentaire de nos ancêtres qui ont été délivrés d’Égypte au mois de Nissan, ainsi que le mérite du mois de Nissan lui-même, qui est alors devenu un moment propice à la survenue de futurs miracles.

Tel est le sens du verset : "Comme aux jours où vous êtes sortis d’Égypte, je vous ferai voir des prodiges" (Mikha 7,15). Il ne dit pas simplement "comme lorsque vous êtes sortis d’Égypte", mais "aux jours où vous êtes sortis d’Égypte", nous enseignant qu’il y a un mérite particulier à ces jours.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Bidgé Hasrad]

A chaque nuit du (séder de) Pessa'h, nous séparons les forces de sainteté de la klipa (forces du mal), et les ajoutons à la force des Bné Israël.
C'est là le modèle même de la sortie d'Egypte. Et [Bilam] dit : "C'est D. qui les fait sortir" (au temps présent), car [il faisait référence] non seulement à la sortie d'Egypte originelle, mais au fait que chaque année, Hachem les fait sortir ("À chaque génération, une personne est obligée de se percevoir comme si elle avait quitté l'Égypte" - michna Pessa'him 10,5).
[Ohr Hachaim hakadoch - Balak 23,22 ]

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-> La descente de nos ancêtres dans l'exil d'Egypte, proclame le Zohar (196a), n’avait pour but que "de purifier et d’affiner les âmes du peuple d’Israël, afin qu’elles soient élevées spirituellement pour l’éternité".

-> Pessa'h (passa'h = Hachem est passé sur les maisons juives, ne tuant que les premiers -nés égyptiens) implique diloug (un bond), faisant allusion à notre capacité à bondir vers un niveau spirituel supérieur. En un éclair, nous atteignons un niveau qui nécessiterait normalement une longue période d’avoda.
En effet, à Pessah, de grandes forces agissent dans le domaine de la spiritualité et du potentiel humain ; lors du Seder, nous avons accès à une aide Divine particulière.
Tout comme Hachem a "sauté" par-dessus nos demeures (en Egypte), nous avons la possibilité de sauter par-dessus les niveaux où nous résidons habituellement.
[rav Yéhouda Mischel]

Pessa’h = un dévoilement d’Hachem

+ Pessa'h = un dévoilement d'Hachem :

-> Lors de la sortie d’Égypte, nous avons atteint le niveau le plus élevé de conscience de D. et avons été témoins de la Chékhina, la Présence divine.
Le rav Joseph B. Soloveitchik commente la Haggadah (sur "oubémora gadol, zo galouï Chékhina) : Chaque homme, chaque femme et chaque enfant du peuple d’Israël fait l’expérience de ce même niveau impressionnant de révélation [de la Chékhina] lors de la nuit du Seder.

Le rav Daniel Schreiber (Noraot haRav) cite le rav Soloveitchik :
"[Au moment de la sortie d'Egypte,] tout le monde, soudainement, pendant une minute ou une heure ... était sage, avisé, intelligent, sensible, et ressentait la Présence d'Hachem ...
La nuit du Séder, lorsque nous nous efforçons de nous voir vivre la sortie d'Egypte de nos propres yeux ... nous sommes initiés aux plus grands esprits sacrés ... et chaque juif est confronté au dévoilement de la Chékhina."

-> L'expérience impressionnante du dévoilement de la Chékhina est généralement réservée aux 'hakhamim (sages) et aux névonim (prophètes), ceux qui sont accomplis intellectuellement et spirituellement. Mais cette nuit-là, cette révélation de la Présence divine est accessible à nous tous.

+ Chaque année, on bénéficie de la même influence de Pessa'h :

La racine de toutes les fêtes (juives) réside dans le sédér (ordre) établi par la sagesse divine Suprême ('hokhma elyona), de sorte qu’à chaque anniversaire [de l’événement fondateur de chaque fête], un équivalent de son tikoun et de sa lumière originels doive resplendir, accompagné d’un renouvellement de l’effet de ce tikoun pour quiconque l'accepte.
Il nous est donc commandé d’observer Pessa'h avec toutes ses mitsvot rappelant la sortie d’Egypte. Lors de la sortie d’Égypte, nous avons fait l’expérience d’un tikoun extrêmement grand, et c’est pourquoi, à l’anniversaire de cet événement, resplendit une lumière qui est le reflet de celle qui nous a illuminés alors. Puisque l’effet de ce tikoun est renouvelé en nous, nous sommes tenus à ces obligations.
[Ram'hal - Déré'h Hachem 4:7:6 ]

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-> sur le sujet que l'influence spirituelle originelle des fêtes se reproduit chaque année : https://todahm.com/2022/02/07/34739

-> Non seulement la lumière de Pessa'h illumine le monde la veille de la pleine lune de Nissan chaque année après la sortie d’Égypte, mais elle illumine également chaque année le chemin vers notre rédemption à venir.

La première famille humaine elle-même a intuitivement répondu à la lumière de cette saison : "Lorsque la nuit de Pessa'h arriva, Adam dit à ses fils : "Cette nuit-ci, les Israélites sont destinés à offrir des offrandes de Pessa'h. Vous aussi, vous devriez offrir des offrandes devant votre Créateur."
Caïn apporta les restes de son repas, des graines de lin, tandis qu’Hével apporta le meilleur de ses troupeaux, des agneaux qui n’avaient jamais été tondus.
L’offrande de Caïn fut rejetée par Hachem, tandis que celle d'Hével fut jugée agréable.
Lorsque Moché (le gilgoul d’Hével) tua l'égyptien (le gilgoul de Caïn), cela rectifia le meurtre d'Hével. (Pirké déRabbi Eliézer 21 ; Targoum Yonatan ben Ouziel Béréchit 4,3)

Des générations plus tard, Avraham et Sarah accueillirent des hôtes angéliques la veille de Pessa'h, leur servant les éléments d’un Seder. Lot, lui aussi, accueillit des anges qui arrivèrent chez lui à Sodome le soir du Seder. Il les invita à entrer, mais ils refusèrent, disant qu’ils dormiraient dehors sur la place

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+ La bénédiction d'Its'hak :

-> Alors son père Its'hak dit à [Yaakov] : "Approche-toi et embrasse-moi, mon fils" ; et il s'approcha et l'embrassa. Il sentit ses vêtements, et il le bénit en disant : "Ah, l'odeur de mon fils est comme l'odeur des champs (du gan Eden) que Hachem a bénis. Que D. te donne (vayiten lé'ha haElokim) la rosée du ciel et la graisse de la terre, une abondance de blé nouveau et de vin." (Toldot 27,26-28)

-> Rachi commente : vayiten lé'ha haElokim (vayiten lé'ha haElokim) :
Quelle est [la signification ici du nom] Elokim, [qui désigne D. dans Son attribut de] de jugement/rigueur? [Si Its'hak avait voulu parler de rigueur, il aurait dû dire :] "Si tu en es digne, qu’Il te donne [la rosée du ciel], et si tu ne l’es pas, qu’Il ne te la donne pas". Mais [même] à Essav, il a dit : "Les lieux fertiles de la terre seront ta demeure" (Toldot 27,39), que tu sois juste (tsadik) ou racha, Il te donnera cela."

=> Pourquoi le jugement/rigueur a-t-il été mis de côté?
Cela a eu lieu lors de la première nuit de Pessa'h, qui est un moment si élevé que les bénédictions jaillissent d’un lieu d’amour inconditionnel, indépendamment des comportements méritants ou non.
Hachem nous fait sortir de notre Egypte personnel cette nuit-là comme un pur don de 'hessed inconditionnel et sans jugement. [peu importe que tu sois Its'hak ou Essav, tant que tu es un juif, un enfant adoré d'Hachem, alors tu es comblé de bénédiction avec largesse en cette nuit du séder Pessa'h. Cela se produit de nouveau chaque année! ]

-> Le Pirké déRabbi Eliézer (32,14-5) écrit :
"La nuit de la fête de Pessa'h arriva, et Its'hak appela Essav, son fils aîné, et lui dit : "Mon fils, cette nuit, les êtres célestes entonnent des chants! Cette nuit-là, les trésors de la rosée s’ouvrent ; ce jour-là, la bénédiction de la rosée [est accordée]! Prépare-moi un mets savoureux tant que je suis encore en vie, et je te bénirai ..."
[En entendant cela], Rivka dit à [leur fils cadet] Yaakov : "Cette nuit, les trésors de la rosée s’ouvriront ; cette nuit, les anges entonnent un chant. Prépare un mets savoureux pour ton père afin qu’il le mange, et tant qu’il est encore en vie, qu’il te bénisse" ... [Yaakov] alla et apporta deux boucs. Les deux boucs constituaient-ils le repas d’Its'hak?
Non, il en apporta un comme Korban Pesach, et l’autre, il le prépara comme viande savoureuse qu’il apporta à son père."

L'instruction de croire en la délivrance d'Egypte implique de croire et d'aspirer à la Délivrance Finale (guéoula), avec la venue du machia'h.
[Smak - mitsva aléf]