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Quelqu'un qui s'est souillé spirituellement par des fautes et des mauvaises actions, même les pires, peut toujours se nettoyer et se purifier.
Personne ne doit jamais désespérer ou se décourager en pensant qu'il n'y a plus d'espoir ou de possibilité de faire téchouva …

L'intensité avec laquelle une faute a été commise doit [au moins] correspondre à l'intensité de la téchouva.
[rabbi Moché Feinstein - Darach Moché - Mattot 31,21]

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[notre yétser ara nous pousse à fauter, et ensuite il nous décourage de faire téchouva en nous racontant que nous sommes allés trop loin dans la faute, au point que notre téchouva n'aura pas suffisamment de valeur pour réparer cela.
Comme nous venons de le voir, cela est totalement faux quelques soient les fautes que nous avons pu faire.]

Même quand un homme a beaucoup fauté, tant qu'il continue à prier à Hachem et Le supplier de sauver son âme, alors il y a bon espoir qu'Hachem le guérisse des blessures causées par ses fautes.
Le verset dit bien : "La voix est la voix de Yaakov et les mains sont les mains d'Essav" (Toldot 27,22).
Même si ses mains ont commises de lourds péchés, si sa voix supplie Hachem, il peut espérer être sauvé.
[Méïr énei 'Hakhamim]

Dans les Séli'hot, nous disons : "Pardonne nos fautes car elles sont si nombreuses".
Est-ce que c'est avec cela qu'on va convaincre Hachem de nous pardonner?

Dans les urgences d'un hôpital, les médecins sont occupés à prendre en charge des patients avec tout type de blessures.
Lorsqu'un patient inconscient avec sa vie qui ne tient qu'à un fil arrive aux urgences, tous les docteurs et les infirmières quittent les autres patients et courent lui sauver sa vie.
De même, nous demandons à Hachem de nous guérir car nous sommes si gravement blessés par nos fautes et nos erreurs ...
[rabbi Shlomo Carlebach]

Toute tristesse vient du fait de fauter ...
La téchouva illumine l'âme d'une personne et transforme la tristesse en joie.
Les tsadikim travaille à parvenir à une téchouva pour l'esprit pécheur collectif de l'humanité afin de transformer l'esprit global de tristesse en celui de joie.
[rav Avraham Its'hak Kook - Orot haTéchouva 14,7]

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-> L'objectif principal de la téchouva doit être de rectifier le présent et le futur.
Lorsque cela est accompli, Hachem aide à rectifier également le passé.
[rav Avraham Its'hak Kook - Orot haTéchouva 13,9b]

Téchouva & résurrection des morts

+ Téchouva & résurrection des morts :

-> Nos Sages (midrach Yalkout Chimoni - Téhilim remez 702) nous enseignent : on a demandé à la sagesse quelle est la punition de celui qui faute. Elle a répondu : "Le mal poursuit celui qui faute".
On a demandé à la prophétie. Elle a répondu : "Il doit mourir".

On comprend logiquement que l'homme qui faute ne peut pas revenir en arrière. Hachem, quant à Lui, a répondu : "Qu'il fasse Téchouva et il sera pardonné".
La téchouva est une grande bonté de Hachem. En s'amendant, l'homme est épargné et son sort est scellé pour la vie. C'est une réelle résurrection des morts.

Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 1ere partie - drouch 1) sur la bénédiction de té'hiyat hamétim (résurrection des morts), dans la Amida et sur la mention de la rosée dans cette bénédiction, que lorsque Hachem accepte le repentir de l'homme, Il le ressuscite.
Car le racha est appelé mort de son vivant. Quand il revient vers Hachem, Hachem le ramène à la vie. C'est pourquoi il doit implorer Hachem qu'll lui accorde la vie et qu'll agrée ses prières. Lorsque l'homme faute, son âme se retire et il supplie Hachem de le faire revivre avec une rosée de résurrection.
La rosée, que Hachem fait descendre, ne dépend pas d'un éveil d'en bas.
C'est la raison pour laquelle nous mentionnons la rosée, afin qu'll nous fasse vivre, par l'abondance de sa sainteté. En prononçant la bénédiction de "Mé'hayé Hamétim" (qui fait revivre les morts), nous devons penser à vivre dans ce monde-ci et pour la résurrection des morts.

+ A quel point une personne peut s'élever à Yom Kippour, avec même la plus légère amélioration dans sa téchouva?

Il est impossible de décrire ce que même le plus petit changement [positif] peut accomplir, combien de souffrances cela va nous épargner dans le monde à venir.
Et le moment de s'y préparer est pendant le mois d'Elloul.
[rav Israël Salanter (Ohr Israël - lettre 14)]

"La téchouva, la prière et la tsédaka annulent la rigueur du décret" [guémara Roch Hachana 16b]

=> Pourquoi particulièrement ces 3 mitsvot?

La téchouva = nous devons regarder à l'intérieur, en nous.
La prière = nous devons regarder vers le haut, vers Hachem.
La tsédaka = nous devons regarder vers l'extérieur, vers autrui.

Ces 3 mitsvot incluent les 3 aspects de la vie juive que nous devons améliorer : notre relation avec nous-même, avec Hachem, et avec les autres.
[d'après rabbi Paysach Krohn]

+ Lorsque nous faisons téchouva, Hachem, dans Sa grande miséricorde, nous pardonne immédiatement.
Ce fait est clairement exprimé dans la bénédiction du pardon que nous disons lorsque nous prions la Amida.
D'abord, nous demandons à Hachem de pardonner nos fautes, et immédiatement après nous prononçons : "Béni soi-Tu hachem, le Miséricordieux, qui pardonne abondamment" (bar'ouh ata Hachem 'hanoun hamarbé lisloa'h).
[Tanya - Iguéret haTéchouva]

+ Un éveil à faire téchouva nous parvient chaque jour, ayant pour origine la voix d'Hachem que nous avons tous entendu au mont Sinaï.
Cette voix déclarait : "Je suis Hachem, ton D." (Yitro 20,2) et "Tu n'auras point d'autre dieu que moi" (Yitro 20,3).
Cette voix a été inscrite sur notre cœur, et chaque jour elle provoque en nous un éveil à se repentir.
[Kédouchat Lévi - 'Hayé Sarah]

+ Lorsque nous nous repentons de nos fautes, nous sommes libérés des klipot (écorces d'impureté).
C'est notre libération, notre sortie personnelle d'Egypte.
[Noam Elimélé'h - Bamidbar]