Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Cette mitsva que Je vous ordonne ... n'est pas trop difficile pour toi, et elle n'est pas loin de toi : elle n'est pas dans le Ciel pour dire : qui montera pour nous la prendre au Ciel" (Nitsavim 30,11-12)

-> Le Ramban dit qu'il s'agit de la mitsva de la téchouva.

-> Rabbi 'Haïm de Volozhin enseigne :
- "elle n'est pas dans le Ciel" = bien que le pécheur ait commis une offense en haut dans le Ciel, et que par conséquent, selon la justice le repentir devrait être inutile, à moins qu'il ne monte au Ciel pour réparer ce qu'il a détérioré, malgré tout : "elle n'est pas dans le Ciel", et il n'est point besoin de monter au Ciel, le repentir en ce monde-ci suffit.

- "elle n'est pas au-delà de la mer" = tu n'as pas besoin de te repentir à l'endroit précis où le dommage a été commis.

- "car la chose est très proche de toi, dans ta bouche et dans ton cœur pour la faire".

"Ne laisse pas tes pensées être influencées par les thèses que soutiennent les sots des nations et bon nombre de rustres d'Israël, selon lesquelles Hachem décrète pour chaque homme, dès sa naissance, s'il sera un tsadik ou un racha.
Il n'en est rien : au contraire, chaque être humain peut devenir un tsadik comme Moché rabbénou, ou bien un racha comme Yéroboam."

[Rambam - Hilkhot Téchouva 5,2]

"Il y a tellement de personnes qui accomplissent des actes de bonté à travers le monde : des individus désintéressés et miséricordieux qui soutiennent les pauvres et les opprimés, qui s'occupent des veuves et des orphelins, qui sont impliqués dans chaque acte communautaire de bonté.

Mais pourquoi alors, ne s'occupent-ils pas de ceux qui ont le plus besoin de leur attention, de ceux envers lesquels ils ont le plus de responsabilité?

Pourquoi ne font-ils pas téchouva et ne s'occupent-ils pas de leur propre âme?"

[le 'Hida]

"Il réside avec eux à l'intérieur de leurs impuretés" (A'haré Mot 16,16)

-> Dans la Torah, "leurs impuretés" s'écrit : "toum'otam" (טמאתם).
Les lettres qui sont à l’intérieur de ce mot sont les lettres : "מ-א-ת", qui constituent le mot : "אמת" (émét - la vérité).

Ainsi, quand le verset dit que Hachem se trouve à l’intérieur de leurs impuretés, cela fait allusion au mot "vérité".
Quand, au sein même de leurs impuretés et de leurs fautes, les juifs prennent conscience de la vérité, en admettant leurs fautes et en reconnaissant qu’ils se sont rabaissés et éloignés de D., alors Hachem voit leur honnêteté et par la force de cette vérité, Il réside parmi eux.

[Rabbi Yaakov 'Hizkia Greenwald - le Vayaguéd Yaakov]

 

Quand Moché demanda à Hachem de pardonner la faute du Veau d’or, sinon, qu’Il efface son nom de la Torah, Hachem répondit : "Celui qui a fauté envers Moi, Je l’effacerai de Mon livre" (Ki Tissa 32,33).

En plus du sens simple, ce verset fait allusion que "celui qui a fauté", c'est-à-dire celui qui reconnaît sa faute et avoue son péché, alors : "Je l’effacerai de mon livre" = J’effacerai sa faute de Mon livre, où sont inscrites toutes les actions.

[le Divré Méïr]

[toute chose que nous accomplissons au cours de notre vie est consignée dans un livre. Ainsi, en faisant téchouva, nous nous permettons d'en retirer ce que nous avons fait de mal, pour n'y laisser que nos bonnes actions!]

-> "Une heure de repentir et de bonne action en ce monde est plus belle que toute la vie du monde à venir"
[Pirké avot 4,17]

Le 'Hidouché haRim de commenter :
Cela est également la punition du monde à venir.
Combien grande sera notre honte lorsque nous réaliserons ce que nous aurons alors perdu : une opportunité d'obtenir [pour l'éternité] une chose meilleure que tout le monde à venir.

<--->

-> La préoccupation principale de confesser ses fautes doit être sur le vol.
En effet, chaque faute est en réalité un vol à Hachem [on prend les capacités qu'il nous remet pour en faire autre chose que ce qu'Il attend de nous]
['Hidouché haRim]

<--->

-> "2 choses sont à la fois si proche et si loin, et cependant si loin et si proche.
La téchouva est si proche, cependant si loin ; si loin et si proche de vous.
La mort est si proche de vous, cependant si loin ; si loin et cependant si proche."
[midrach Kohélet rabba 8]

<--->

-> Hachem met des pensées de téchouva dans le cœur du fauteur qui ne se repent pas afin de l'aider à revenir.
[Zohar - paracha Michpatim]

+ Les Tables de la Loi étaient faites en saphir, une pierre extrêmement dure qu'il est impossible de briser, et pourtant celles-ci étaient si souples qu'elles se déroulaient comme une feuille de parchemin.

=> Pourquoi les Tables de la Loi avaient-elles cette souplesse?

Pour nous enseigner ceci : bien que l'homme ait un mauvais penchant dur comme la pierre qui l'empêche d'accomplir ce qui est écrit sur les Tables, il ne doit pas désespérer.
Il parviendra à accomplir les mitsvot, car de même que les Tables de saphir pouvaient se rouler comme une feuille de parchemin, D. peut aider l'homme à affaiblir et dominer son penchant.

[Méam Loez - Ki Tavo 27,1]

"Même un [simple] paysan qui a [en sa possession] un message d'un fils bien-aimé du roi, que ce dernier a perdu de vue depuis longtemps, on le fera rapidement entrer dans la salle du Trône.
La prière d'une personne qui fait téchouva (retour vers papa Hachem) est exactement un tel message, et est accueillie immédiatement et chaleureusement par Hachem (le Roi des rois)."

[le Maguid de Mézéritch]

Hachem n'attend pas de nous que nous devenions des tsadikim ou des tsadékettes du jour au lendemain.
Par contre, ce qu'il attend de nous est que nous réfléchissions sérieusement sur notre comportement, et qu'en toute sincérité nous fassions le maximum pour nous améliorer dans les différents domaines de la pratique des mitsvot.
C'est cela la téchouva!

[rav Yéhouda Zev Segal]

Certains de nos Sages expliquent que la souffrance que l’homme reçoit dans le Guéhinam (enfer), c’est qu’on lui révèle toutes les véritables destructions et les nombreux dégâts qu’il a occasionnés par ses fautes.
En effet, quand l’homme réalise les conséquences inimaginables que sa faute a causées, la peine et la souffrance qu’il en conçoit est énorme.
C’est cela les souffrances du Guéhinam.

C’est un véritable bienfait qu’Hachem réalise pour l’homme dans ce monde de cacher de sa conscience les dégâts causés par ses fautes. Car si l’homme en était conscient, sa vie aurait été un véritable enfer. Personne ne peut supporter la conscience des dommages qu’il a entraînés.

[rapporté dans le Otsrot HaThora]

=> En faisant téchouva, acte si rapide et facile, nous pouvons faire des réparations énormes, nous évitant des souffrances éternelles.

<--->

-> Selon le Gaon de Vilna, le Guéhinam (enfer), c'est la terrible honte éprouvée par le fauteur qui arrive dans le monde futur dénué de mitsvot, sans avoir où s'enfuir pour se cacher [ et absolument tout le monde, même ses proches, y sont conscients de son état, fruit de tant d'opportunités qu'il a bêtement gâché durant sa vie].

=> En faisant téchouva, nous pouvons réduire ce sentiments de souffrance énorme, provenant de nos regrets (comment ai-je pu échanger mon temps de vie pour du vide? Ah si seulement j'avais pu!), car dans le monde à Venir, il est alors trop tard!