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La tsédaka = téchouva & expiation des fautes

+ La tsédaka mène à la téchouva :

-> Le Noam Élimélé'h (parachat Vayéchev) écrit : "Certains hommes ont des actions corrompues. Cependant, comme ils ont naturellement bon cœur et une propension à aider les autres, ils sont attirés par la téchouva. C'est ce que dit le roi David : "Seuls le bien et la bonté ('hessed) me poursuivent tous les jours de ma vie, et je vivrai dans la maison de Hachem tout au long de mes jours" (Téhilim 23,6).
Cela signifie que même si l'on ne possède que la mida de la bonté, elle nous poursuivra toute notre vie et nous incitera à faire téchouva."

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+ La tsédaka expie les fautes :

-> Nous apprenons de cela que la tsédaka et le 'hessed (bonté) ont le pouvoir d'amener une personne à faire téchouva et à expier ses fautes. Cela ressort également du verset : "Et vos fautes seront rachetés par la tsédaka" (Daniel 4,24).

Le rabbi de Kretchnif affirme que cela est également évoqué dans la Michna (Zéva'him 5:8) qui stipule que le sang du Korban Pessa’h doit être placé "kénéged hayessod" (sur les fondations du Mizbéa'h).
Ceci suggère que la tsédaka peut même expier les fautes qui affectent les fondations du monde.

À chaque minute, D. donne la vie et l'énergie aux êtres qu'Il a créés. Même pendant que quelqu'un commet une transgression, il doit être conscient qu'à ce moment précis, D. le soutient.
Quel est l'intérêt de cette prise de conscience?
Peut-être la honte le forcera-t-elle à renoncer à la transgression. Même si le désir l'emporte et qu'il ne se désiste pas, cette prise de conscience l'aidera à regretter et à se repentir immédiatement après.
[Ben Ich 'Haï - Ben Yéhoyada - guémara Béra'hot 63a]

"La majorité des gens pense que l'on fait téchouva en raison de nos mauvaises actions, et même si c'est vrai, cela ne prend pas en compte l'aspect le plus important.

La véritable téchouva porte sur le fait de ne pas avoir réalisé de soi-même, ce qu'on aurait pu être."

[Rabbi Avigdor Miller]

+ "D. ne pardonne pas la personne dont la main se frappe contre son cœur pour ses fautes, mais plutôt, celle dont le cœur bat fortement au souvenir des fautes commises"

[le 'Hafets 'Haïm]

Essayons de vivre personnellement le rituel juif, plutôt que de le subir ...

"Une personne qui fait téchouva, c'est comme si elle était allée à Jérusalem, qu'elle avait reconstruit le Temple, érigé l'autel, et offert tous les sacrifices ordonnés par la Torah.

[Les Téhilim disent : ] "Les sacrifices [agréables] à Dieu, c’est un esprit contrit ; un cœur brisé et abattu, ô D., tu ne le dédaignes point" (Téhilim 51,19) ."

[midrach Vayikra rabba 7,2]

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-> "Lorsque les pluies commencèrent à tomber, elles tombèrent avec miséricorde.
Si les gens (de la génération) font téchouva, elles seront des pluies de bénédiction.
Du fait qu'ils ne se sont pas repentis, elles se sont transformées en déluge"

[Rachi - Béréchit 7,12]

=> Le fait de nous tourner vers D. en téchouva, rend inutile le déluge afin de nous sortir de notre torpeur, de notre mauvais chemin.
Faire téchouva, à chaque fois que nécessaire, c'est s'assurer une pluie continue de bénédictions (b"h).

"Rien ne peut tenir sur le chemin de la téchouva"
[le Zohar]

-> "La téchouva et les bonnes actions [d'une personne] plaident pour elle.
[Ainsi,] Même si elle a 999 anges accusateurs, et qu'un seul ange défendant, elle sera épargnée"
[guémara Shabbath 32a]

-> "S'il a un seul ange défenseur (parmi mille anges) et que cet ange plaide sa droiture avec un seul argument (et les 999 autres arguments de ce même ange lui sont défavorables), il sera pourtant sauvé"
[Rachi - guémara Shabbath 32a]

-> "Même une personne qui aurait été mauvaise toute sa vie durant, et qui se repent lors de ses derniers instants, on ne lui rappellera plus ses mauvaises actions"
[guémara Kidouchin 40b]

[Précision : Nos Sages enseignent que si notre raison de fauter est le fait qu'on pourra faire téchouva dans le futur, alors cela ne nous sera pas possible.]

-> Moché a dit à D. : "Maître de l'univers, lorsque les juifs fautent devant Toi et se repentent, transforme leurs fautes volontaires en fautes involontaires"
[guémara Yoma 36b]

-> "La téchouva est si puissante qu'elle atteint le trône divin"
[guémara Yoma 86a]

-> "La téchouva est si puissante que ses mérites peuvent faire qu'un mauvais décret soit déchiré"
[guémara Roch Hachana 17b]

L'amour d'Hachem pour les juifs n'a jamais été affaibli. Si nos fautes créent une barrière entre nous et Hachem, une téchouva sincère transcende cette barrière et ravive l'amour inné d'Hachem pour nous.
[Sfat Emet - Asséret yémé téchouva 5639 ]

Tant qu'une personne n'est pas retournée [à Hachem] par la téchouva, elle porte la culpabilité [même inconsciemment] de ses fautes.
Lorsqu'elle s'engage sur le chemin de la téchouva, tous ses fautes sont effacées et Hachem en assume la responsabilité.
A la lumière de la perception claire qu'apporte la téchouva, le baal téchouva en vient à voir que les fautes de son passé ont été inspirés par Hachem.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 16,1a]

[à postériori, les fautes sont une chute (voulu par Hachem) qui vont nous permettent d'accéder à un niveau plus élevé ensuite (yérida létsoré'h aliya). Mais évidemment à priori, on doit tout faire pour éviter de fauter.]

La Téchouva dans le domaine de la kédoucha

+ La Téchouva dans le domaine de la kédoucha :

-> Une des techniques du yétser ara est de nous convaincre que quelque soit la quantité de téchouva, notre faute ne pourra jamais être pardonnée.
Le yétser ara nous conseille alors : "si c'est ainsi (perdu pour perdu) alors profite!, lâche-toi dans les fautes! "
Il nous fait tomber, puis nous pousse à rester par terre, au lieu de se lever et de repartir de l'avant.

(tomber c'est naturel, mais ne pas se relever ...)

-> "Nos Sages (guémara Yoma 86a) enseignent : "La téchouva est quelque chose de très grand, car elle a précédé la création du monde et elle touche au trône divin."
Dès qu'une personne décide, dans son esprit, de faire téchouva, son âme est immédiatement élevée de plus en plus haut, au travers toutes les sphères célestes, jusqu'à se tenir devant le trône divin, comme il est écrit : "Reviens, Israël, jusqu'à Hachem, ton D.; car tu n'es tombé que par ton péché." (Oshéa 14,2).

La Téchouva rapproche la rédemption finale, elle réveille la compassion de D. et le mérite de nos patriarches, comme il est écrit : "Tu reviendras à Hachem, ton D., et tu écouteras sa voix. Car, c'est un D. clément qu'Hachem, ton D., il ne te délaissera pas, il ne consommera pas ta perte, et il n'oubliera point l'alliance de tes pères, l'alliance qu'il leur a jurée." (Dévarim 4,30-31)
[...]

La téchouva est plus importante que les sacrifices (korbanot) offerts au Temple, comme le prophète Shmouel a dit à Shaoul : "L'obéissance [à la voix divine] vaut mieux qu'un sacrifice" (Shmouel I 15,22)

['Hafets 'Haïm - Séfer Nid'hei Israël]

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-> "Mon père (le 'Hafets 'Haïm) disait souvent que même le plus grand des pécheurs peut revenir grâce à la téchouva.
[...]

D. dit : "Est-ce que je souhaite la mort du méchant, ne préféré-je pas qu'il revienne de sa conduite et qu'il vive?" (Yé'hezkiel 18,23).

D. accepte toujours une personne qui s'engage dans la téchouva et qui améliore sa conduite, comme il est écrit : "D. combine ses desseins en vue de ne pas repousser à jamais celui qui est banni de sa présence." (Shmouel II 14,14) "

[Rav Aryeh Leib - fils du 'Hafets 'Haïm - Dougma mi Darchei Avi 78]

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En ce qui concerne l'émission de semence en vain, le Zohar statue que : "la téchouva n'aidera pas pour cette grave faute" (Zohar - Vayé'hi 219b).

Nos Sages ont bien insisté sur l'importance de ne pas comprendre de façon littérale ces mots.

-> "Ne tombez pas dans le filet du désespoir à cause de ces mots du saint Zohar.
[...]
Les mots du Zohar ne peuvent être compris littéralement car rien ne peut résister aux effets de la téchouva."
[le Shela haKadoch - Shaar haOtiyot - Ot Kouf - Kédouchat haZivoug 335]

-> "[La faute d'émettre sa semence en vain] était la faute de la génération du déluge, et cependant, D. a espéré que les hommes fassent téchouva et qu'ils en soient pardonnés.

C'est pour cette raison que D. a demandé à Noa'h de passer 120 ans à construire l'Arche [durant lesquels les personnes pourraient demander la raison de sa construction et ainsi auraient la possibilité de se repentir,] comme Rachi nous l'enseigne (Béréchit 6,14)."
[le Shela haKadoch - citant son père - Emek Bra'ha - Kavanat Shofar - chap.63]

-> "Nous connaissons une règle importante : il n'existe pas de faute pour laquelle la téchouva ne puisse pas réparer.

[Pour l'émission de semence en vain,] il est vrai que la guémara en parle très durement ; néanmoins, nous n'avons jamais entendu que la téchouva n'est pas possible, que D. nous en protège.
[...]
Ainsi, je dirai : Renforcez-vous dans la téchouva, ne vous relâchez pas.
L'espoir n'est pas perdu, et il y aura une récompense pour vos efforts."
[Rabbi Yaakov Emden - Mitpa'hat Séfarim - p.20]

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-> On a demandé au rav 'Haïm Kanievsky : "Est-ce que la téchouva aide pour une personne qui a eu une perte de semence en vain?"
Il a répondu : "C'est certain que la téchouva aide".

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+ Précision :

-> Nos Sages enseignent (guémara Yoma 87b) : "A celui qui dit : "Je pécherai, et le jour de Kippour me procurera pas de pardon." Yom Kippour ne procurera pas de pardon."

La raison en est que ce jour a constitué "la cause" du méfait.
En effet, si son auteur n'avait pas compté sur le pardon offert par Yom Kippour, il n'aurait pas perpétré sa faute. Si ce jour incite au péché, il ne peut le faire pardonner.

=> D'une manière générale, si on faute car l'inclinaison au mal est si puissante qu'on aurait péché même en absence de la téchouva, alors la téchouva est là pour procurer le pardon.
Mais, si on faute en se disant qu'on fera téchouva plus tard, alors on n'en aura pas l'occasion, car c'est la téchouva qui nous a amené à fauter.

Faire téchouva avant d’être âgé

-> Nos Sages (Béra'hot 34b) disent que là où se tiennent les pénitents (ceux qui ont fait téchouva), même les tsadikim parfaits ne peuvent se tenir.
Il faut savoir que cette affirmation ne s’applique pas à toutes les formes de repentance, car elles ne se valent pas toutes. Si une personne se repent alors qu’elle est encore dans la fleur de l’âge et capable de fauter, c’est très différent de lorsqu’elle se repent à la fin de sa vie, alors qu’elle est faible et fragile.
De même, si une personne se repent par amour (d'Hachem), c’est très différent de lorsqu’elle se repent par crainte.

Tant qu’une personne persiste dans ses mauvaises voies, elle est considérée comme éloignée d'Hachem, comme le dit le verset : "Hachem est loin des réchaïm" (Michlé 15,29).
Lorsqu’une personne se repent, elle est considérée comme proche d'Hachem, comme le dit le verset : "Paix, paix, pour ceux qui sont loin et pour ceux qui sont près" (Yéchayahou 57,19).
[...]

Les personnes qui font téchouva entre 30 et 50 ans, alors qu’elles sont encore dans la fleur de l’âge, sont considérées comme supérieures aux tsadikim parfaits.
[...]

"Quiconque accomplit ne serait-ce qu’une seule mitsva s’est acquis un défenseur [c’est-à-dire un ange protecteur]" (Pirké Avot 4,11).
Chaque mitsva qu’une personne accomplit crée un ange. Par conséquent, plus une personne accomplit de mitsvot, plus d’anges [elle a à ses côtés] pour la défendre.

Une personne qui se repent par amour ; même les fautes qu’elle a commises intentionnellement sont transformés en mérites (voir Yoma 86b). Une telle personne a deux armées à son service ; l’une provient des mitsvot qu’elle a accomplies, et l’autre de ses fautes qui ont été transformés en mérites.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Nasso 4,22-24]