Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

-> "Détournez-vous du mal et faites le bien" (Téhilim 34,15).
Le Beit Aharon explique que la façon dont on se détourne du mal est en faisant le bien. L'idée est que même celui qui fait le mal n'est pas foncièrement mauvais. C'est simplement ce qu'il fait. Et si c'est le cas, en faisant le bien, on se déconnecte automatiquement du mal.

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-> Le rav Kalonymos Kalman Shapira (Hach'harat HaAvré'him - chap.9) discute du fait que toutes nos middos sont des manifestations d'Hachem, et, par conséquent, essentiellement bons et saints.
Si nos midot se manifestent de manière négative, c'est parce que le yétser ara s'en est emparé et que nous devons les récupérer pour le bien. Il est important de comprendre que, dans ce cas, le travail de réparation (tikoun) hamidot ne consiste pas à retravailler notre essence, mais plutôt à la réintégrer.

"Mes enfants, j'ai créé le yétser ara, et la Torah comme son remède" (béni barati yétser ara, oubarati lo Torah tavlin - guémara Kidouchin 30b).

-> Le Maguid de Mézéritch explique que le mot "tavlin" (remède), signifie également une "épice", une saveur qui détermine si l'expression de ce yétser est salée ou sucrée.
Si la Torah est le "tavlin", alors elle semble être présentée comme un élément secondaire, mineur par rapport au potentiel et à la force du yétser ara.
Pourtant, il suffit d'une pincée de cette épice qu'est la sagesse de la Torah pour élever et maîtriser l'énergie négative du yétser, en la transformant en une source de douceur, d'action bénéfique.

Notre cher yétser ara …

+ Notre cher yétser ara ...

-> "La récompense est fonction des efforts investis"
[Pirké Avot 5,23 - léfoun tsara agra]

-> "[Une mitsva] accomplie dans la douleur vaut mieux que 100 accomplies dans la tranquillité."
[Avot déRabbi Nathan 3,6]

-> "L'existence du yétser ara est bon pour l'homme.
Si le yétser ara n’exerçait pas de contrôle sur une personne, quelle récompense pourrait-on attendre d'avoir réalisé une bonne action [car faire le bien ne serait pas un défi, un choix]?

De nos jours, le yétser ara fait tout pour nous dominer, et si, pour agir selon la volonté de D., on parvient à le vaincre, nous pouvons espérer une grande récompense.
[...]
Lorsqu'une personne maîtrise son yétser ara, elle reçoit 100 fois plus de récompense que lorsque le yétser ara ne cherche pas à l'attirer et à lui faire pression [pour qu'elle faute].
[...]

"D. examina tout ce qu'il avait fait c'était extrêmement bien." (Béréchit 1,31)
Le midrach (Béréchit rabba 9,7) commente les termes : "extrêmement bien " (tov méod), comme faisant référence au yétser ara.
Pourquoi?
Car grâce au yétser ara, il nous est possible de grandir en surmontant les luttes spirituelles qu'il nous présente, et à travers cela, accomplir notre but dans la vie."

[le Séfer 'Hassidim , 155]

=> Les épreuves doivent être vues comme des tremplins nous rapprochant de D., et nous permettant d'accomplir notre objectif dans la vie, en mettant à jour ce qu'on a de mieux, caché au fond de nous-même.

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-> b'h, le dvar Torah : https://todahm.com/2021/04/25/31273

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-> "Chaque jour, le yétser ara d'un homme cherche à le dominer et à le détruire, comme il est écrit : "Le méchant fait le guet pour perdre le juste, il cherche à lui donner la mort." (Téhilim 37,32), et s'il n'y avait pas l'aide de D., l'homme ne serait pas capable de le maîtriser, comme le dit la suite du verset : "D. ne l’abandonne pas entre ses mains ... Tourne ton attente vers D. et garde sa voie, et il t’élèvera" (Téhilim 37,33-34). "

[guémara Soucca 52b]

-> "Une personne qui cherche à se sanctifier, recevra une aide [d'en-Haut]"
[guémara Shaabath 104a]

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-> "Lorsqu'une personne faute de façon non intentionnelle, une ouverture a été créée, qui va lui permettre de fauter même de façon intentionnelle."

[midrach Tan'houma - Vayikra]

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-> "Au début, le yétser ara [pour une faute particulière] est comme le fil d'un tisseur, mais par la suite, lorsqu'une personne répète encore et encore la faute, elle est comme une corde épaisse qui tire un chariot"
[guémara Soucca 52a]

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-> "Son œuvre est parfaite, toutes ses voies sont la justice même" (Dévarim 32,4)
Le Sifri de commenter : "car D. n'a pas créé l'homme pour être mauvais, mais pour être droit."

-> Le roi Salomon a écrit : "D. a fait les hommes pour être droits ; ce sont eux qui ont recours à toutes sortes de roueries" (Kohélet 7,29)

-> "Il (le yétser ara) aspire à t'atteindre, mais toi, sache le dominer!" (Béréchit 4,7)

-> "Vois, je te propose en ce jour, d'un côté, la vie avec le bien, de l'autre, la mort avec le mal. En faisant ce que je te recommande en ce jour : aimer Hachem, ton D., marcher dans ses voies, garder ses préceptes, ses lois et ses décrets, tu vivras, tu grandiras et tu seras béni de D."
[Dévarim 30,15-16]

=> Puisqu'il nous faut choisir entre le bien et le mal, c'est qu'on ne fait pas naturellement le bien, c'est qu'à nos yeux, le mal nous paraît tout aussi bon/vrai que le bien.

On doit reconnaître la grandeur et la vérité de D, en faisant confiance à sa volonté, même si c'est au-delà de notre compréhension et de notre volonté.
Chacune de nos actions devient une preuve de notre attachement à D., car on est prêt à mettre de côté notre naturalité afin d'être conforme à ce que D. attend de nous.

=> D. : on t'aime ; pas seulement en théorie, mais dans notre vécu à chaque instant!!

"Hachem agrée les voies d'un homme, Il lui concilie les faveurs de son ennemi" (Michlé 16,7).
Rabbi Chimon explique : Le bon et le mauvais penchant sont des envoyés du Ciel qui accompagnent l'homme, l'un, à sa droite, et l'autre, à sa gauche, et portent témoignage sur toutes ses actions.
Quand l'homme accomplit des commandements (mitsvot), le "mauvais penchant", qui était son ennemi, fait la paix avec lui et se soumet au bon penchant.
En revanche, les fautes renforcent le mauvais penchant qui prend le dessus.
[Zohar - Toldot 144b]

"Le Satan est le mauvais penchant et l'ange de la mort. Le mauvais penchant descend pour tenter l'homme et le faire fauter. Puis il remonte et lance des accusations contre le fauteur. Lorsqu'il en reçoit la permission, il descend prendre l'âme de ce dernier."
[guémara Baba Batra 16b]

-> Il faut expliquer que Satan commence toujours par induire en erreur la personne, afin de la faire fauter. C'est pour cette raison qu'il est appelé "mauvais penchant". Par la suite, il s'élève pour protester devant le Roi suprême, Hachem, en portant des accusations.
Puis, après avoir reçu la permission du Tribunal céleste de punir le pêcheur en lui ôtant la vie, il descend immédiatement pour récupérer l'âme de ce dernier, c'est pourquoi il est appelé "l'ange de la mort".
[Tsor ha'Haïm - Emor]

Fauter plusieurs fois

+ Fauter plusieurs fois :

-> Lorsqu’une personne commet une faute, elle est confrontée à l’épreuve d’une autre faute, afin qu’elle soit incitée à se repentir, ce qui permettra d’expier la première faute.
Lorsque le yétser ara s’en rend compte, il tente de dominer la personne par cette seconde faute, mais même si elle succombe, Hachem la défend, comme le dit le verset : "Pour trois péchés d’Israël [je peux leur pardonner]" (Amos 2,6).

Cependant, une fois qu’une personne a déjà fauté trois fois, les trois niveaux de son âme (son néfech, son roua'h et sa néchama), sont pris au piège dans les klipot (forces du mal), et une faute en entraîne alors inévitablement une autre dans son sillage, et les chemins du repentir lui sont refusés, jusqu’à ce que D. ait pitié de lui.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 82]

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-> La guémara (Yoma 86b) utilise ce verset (d'Amos) pour affirmer que D. ne punit pas les deux premiers péchés d’une personne (voir Rambam - Téchouva 3,5).
Avec une troisième faute, cependant, on s’est déjà piégé soi-même dans la force de l’habitude, et notre repentance (téchouva) devient alors très difficile, comme nous le lisons dans le paragraphe suivant. On est ainsi tenu responsable de toutes les fautes successives, bien qu’elles puissent très bien être considérées comme commis sous la contrainte.

-> A chaque répétition d’un acte physique, l’influence de cet acte s’infiltre de plus en plus profondément dans l’âme.

-> Quelqu’un "pris dans les klipot" (écorces, coquilles) , ne se rend même pas compte qu’il est piégé. Tout comme les coquilles et les enveloppes dissimulent ce qu’elles renferment, les klipot empêchent de se voir clairement et objectivement.

-> Il n’est pas facile de changer une habitude, mais plus encore, une fois que l’on s’est habitué à un certain comportement, on a tendance à le rationaliser et à le justifier, ce qui rend difficile d’admettre que cette habitude doit être changée. Seule une introspection honnête et sincère permet de voir au-delà de cette auto-tromperie.

"La Chékhina compose tous les mondes, [tout ce qui est] inorganique, végétal, animal et humain, ainsi que toutes les créatures, les bonnes et les mauvaises ... car le mal n’est qu’un fondement pour le bien."
[Baal Shem Tov - Keter Shem Tov - section 26]

La messirout néfech

+ La messirout néfech :

-> Selon le Beit Aharon :
"On parle de 'messirout néfech', le don de l'âme (néfech), et non de 'messirout hagouf', le don du corps (gouf), car le concept n'est pas [spécifiquement dans les circonstances où l'on est forcé] de donner/rendre son âme lorsqu'on est testé dans des domaines d'hérésie [car si c'était le cas, on parlerait plutôt de 'messirout hagouf', puisqu'on est forcé de donner son corps pour qu'il soit tué.
Au contraire, (le terme messirout néfech) signifie donner tout son service (avodat Hachem) [le terme "néfech" (âme) renvoyant à notre spiritualité], tous les jours de notre vie, soit notre volonté, nos pensées, nos traits de caractère. [je n'ai naturellement pas envie, mais pour Hachem je surmonte mon égo humain pour faire Sa volonté. Je fais de la messirout néfech]."

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-> Le Sfat Emet (Emor 5735) étend le concept de messirout néfech à chaque fois où l'on casse, surmonte, notre nature en l'honneur d'Hachem, et à chaque fois (où l'on tue notre "moi je" - égo) on rentre dans la catégorie de mourir al kidouch Hachem.

-> De même, le rabbi Elimélé'h de Lizhensk (dans son Tzetel HaKatan) définit la mort al kidouch Hachem comme suit :
"Pour la sainteté d'Hachem, qu'Il soit béni, il brise sa nature [humaine] et se jette dans le feu [la Torah, la volonté divine] pour le kidouch Hashem, que Son Nom soit béni".

-> Selon le 'Hozé de Lublin, il est plus facile de mourir al kidouch Hachem que de vivre al kiddouch Hachem.

Le yétser ara

+ Le yétser ara :

-> Lorsque l'homme faute, la sitra achara lui enlève toutes les mitsvot qu'il a accumulées (séfer HaLikoutim Téhilim 149), les corrompt et les utilise pour accroître son propre pouvoir.

Comme nous le savons, ce sont les mitsvot et les bonnes actions qui donnent vie à un juif.
Celui qui n'a pas de bonnes actions, ou qui en avait mais les a perdues à cause de ses mauvaises actions, n'est en réalité pas vivant. C'est pourquoi "les réchaïm, même pendant leur vie, sont appelés morts" (voir Béra'hot 18b) ; comme ils sont dépourvus de toute étincelle de sainteté, ils ne sont rien d'autre que des cadavres (Zohar, volume I, 92). [des morts vivants]

Lorsque le yétser ara et ses forces vainquent les parties du corps, ils s'emparent de toutes les étincelles de sainteté qu'une personne avait accumulées grâce à ses bonnes actions.

... le yétser ara enlève toute leur énergie vitale, les étincelles de sainteté qui sont en eux.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Lé'h Lé'ha 14,11]

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-> Le yétser ara et toutes ses forces s'efforcent de vaincre toutes les parties du corps, d'en retirer toute
leur sainteté et d'enlever également la couche spirituelle qui se trouve à l'intérieur du corps.

Nos Sages nous enseignent qu'une faute peut anéantir la récompense d'une mitsva, mais qu'elle ne peut anéantir la Torah qui a été étudiée (Sotah 21a), ni anéantir la tzédaka donnée, comme l'explique la guémara (Baba Batra 10b) à propos du verset "sa justice (tsédaka) subsiste à jamais" (Téhilim 111,3).

Lorsqu'une personne faute, si elle a à son actif la Torah ou la tsédaka, qui ne peuvent être anéanties par la faute, alors le yétser hatov trouvera la force et le réveillera pour lutter contre le yétser ara et toutes ses forces.

Il est bien connu que le yétser hatov réside principalement dans : néfech, roua'h et néchamah (qui sont les trois niveaux de l'âme d'une personne).
Lorsqu'une personne mène sa vie sur le droit chemin, ils s'installent en elle et l'aident à servir Hachem. Mais si elle commet une faute, les trois niveaux de l'âme s'enfuient et, par conséquent, le yétser hatov s'éloigne également d'elle, puisqu'il réside principalement avec eux, il les suit.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Lé'h Lé'ha 14,13]

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-> Nos Sages disent que lorsqu'une personne faute, la sitra achara lui retire la Torah et les mitsvot qu'elle avait accumulées. De plus, les parties de l'âme d'une personne, la néfech, le roua'h et la néchama en elle, la quittent également et, en outre, la Providence divine la quitte.
Lorsqu'elle se repent, tout ce qui précède lui est rendu. Elle mérite alors à nouveau la présence divine qui veille sur elle, et toutes les mitsvot que la sitra achara lui avait retirées lui sont désormais rendues. [séfer HaLikoutim Téhilim 149]

La Torah est appelée "eau" (Baba Kama 17a), "pain" ('Haguiga 14a) et "vin, lait et miel" (Dévarim rabba 7,3).
De même, la Torah est divisée en quatre niveaux de compréhension : pchat, rémez, drouch et sod.
Nous pourrions suggérer que "l'eau" représente le pchat (la compréhension simple), le "pain" représente le rémez (les allusions et les sous-entendus), la "viande et la crème" (non mentionnées ci-dessus) représentent le drouch (l'explication du sens profond du verset), tandis que "le vin, le lait et le miel" représentent le sod (les secrets ésotériques et mystiques).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Lé'h Lé'ha 18,6-8]

Le yétser ara lui-même est heureux lorsque les gens ne tombent pas dans ses pièges.
[rabbi Ména'hem Mendel de Kotzk]