Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Les repas copieux renforcent le mauvais penchant ...
Ceux qui s'enivrent interrompent le flux de bénédictions qui se déverse sur Israël.
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Il ne faut pas manger comme un glouton, mais comme si on était en présence du Roi des rois, pour que la nourriture soit bénie dans les entrailles, tandis que "le ventre des réchaïm n'en a jamais assez" (Michlé 13,25).
[séfer Dévarim Chéakédoucha - chap.1]

+ "Éloigne-toi du mal et fais le bien" (sour méra vaassé tov - Téhilim 34,15).

-> Cela signifie s'éloigner du mal en le transformant en bien.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 69]

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-> Il existe 2 façons d’aborder le mal : le surmonter et le dompter, ou le transformer, comme il est dit ici. Alors que la voie du surmontement implique une lutte constante et repose sur la perception d’un mal inhérent, la voie de la transformation implique un changement de perception, la prise de conscience que tout mal perçu n’est en réalité qu’une illusion (rien ne pouvant se passer, exister, un seul instant sans un décret du Ciel le permettant).

Le mal est bon à sa source

+ Le mal est bon à sa source :

-> On pourrait se demander : dans le contexte de la création, la Torah déclare à plusieurs reprises [ "cela était bon" ; et à la fin de celle-ci (Béréchit 1,31)] "et voici, cela était très bon".
Dans le Livre du Dévarim, cependant, il est écrit : "Vois, j’ai placé devant toi la vie et le bien, la mort et le mal" (Nitsavim 30,15). D’où vient le mal?

On ne peut pas interpréter cela à la manière dont nous parlons du mal réel.
[En réalité,] le "mal" aussi est bon, sauf qu’il s’agit du niveau le plus bas du bien absolu. C’est ce à quoi fait allusion le Zohar lorsqu’il parle de "mile'eil oumile ra" (d’en haut et d’en bas).

Ainsi, lorsqu’il sert à faire le bien, le mal devient lui aussi le bien. Mais lorsqu’on faute, à D. ne plaise, il devient le mal réel.
Prenons, par exemple, un balai pour balayer la maison : dans le contexte du nettoyage de la maison, il possède une certaine qualité positive. C’est [peut-être] un niveau bas, mais c’est tout de même le bien.
Mais lorsqu’on l’utilise pour frapper un enfant qui fait quelque chose de mal, le balai devient véritablement mauvais lorsqu’il frappe l’enfant.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 130]

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-> Tout ce que Dieu a créé est bon. Par le biais du tsimtsoum (contraction divine), un processus de dévolution a donné naissance à la matière brute et aux entités les plus basses que l'on puisse trouver sur terre. La source et le cœur de tous les êtres, cependant, est la spiritualité pure, le bien absolu. Sans l'étincelle divine inhérente à tous les êtres, ceux-ci ne pourraient exister.
Ainsi, même les choses qui sont interdites et condamnées par la Torah, et qui constituent ce que nous appelons le mal, trouvent leur racine dans la bonté divine.
Elles sont apparues pour permettre à l’homme de se réaliser en lui offrant le libre arbitre ("la vie et le bien" contre "la mort et le mal").
Les choses que la Torah qualifie de mauvaises sont véritablement mauvaises par rapport à nous-mêmes. Dans leur origine (et leur finalité), cependant, elles sont réellement bonnes.

Ce principe est expliqué à travers une parabole populaire dans le Zohar (II,163a) :
Un roi a donné à son fils la meilleure éducation et les meilleurs enseignements pour mener une vie morale exemplaire. Afin de tester l’obéissance et la dévotion de son fils, il a engagé une femme belle et intelligente et lui a ordonné de séduire le prince. Cette femme a utilisé toutes les flatteries pour tenter le prince, mais il a rejeté ses séductions.
Inutile de dire que cela procura une grande joie au roi et qu’il récompensa son fils par de précieux cadeaux et des honneurs.
Or, qui a joué un rôle déterminant pour apporter toute cette gloire au prince?
Nulle autre que la tentatrice! Elle doit donc être louée à tous égards : elle a accompli les ordres du roi, et grâce à elle, le prince est devenu digne de ses récompenses et d’un amour accru de la part de son père.

Ce que nous appelons le mal est donc, en réalité, un "fondement (littéralement, un siège) du bien".
En substance, en termes d’origine (et de finalité), il est bon. Cependant, à mesure qu’il descend vers sa manifestation mondaine, le bien est entièrement dissimulé et invisible, et tout ce que nous voyons n’est que l’enveloppe véritablement mauvaise.

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-> Les klipot (c’est-à-dire le royaume du mal) n’existent qu’en vertu de la volonté divine. Elles sont soutenues par des étincelles de sainteté profondément ancrées en elles, bien que dans une mesure limitée qui est juste suffisante pour leur objectif prévu.
Lorsque l’homme faute, cependant, il insuffle une vitalité et une énergie supplémentaires dans les klipot, ce qui leur donne le pouvoir d’aller au-delà de la tentation de l’homme, pour tenter de "conquérir et de l’emporter avec toute leur force". Ainsi, cela devient le mal réel.

-> "Détournez-vous du mal et faites le bien" (Téhilim 34,15).
Le Beit Aharon explique que la façon dont on se détourne du mal est en faisant le bien. L'idée est que même celui qui fait le mal n'est pas foncièrement mauvais. C'est simplement ce qu'il fait. Et si c'est le cas, en faisant le bien, on se déconnecte automatiquement du mal.

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-> Le rav Kalonymos Kalman Shapira (Hach'harat HaAvré'him - chap.9) discute du fait que toutes nos middos sont des manifestations d'Hachem, et, par conséquent, essentiellement bons et saints.
Si nos midot se manifestent de manière négative, c'est parce que le yétser ara s'en est emparé et que nous devons les récupérer pour le bien. Il est important de comprendre que, dans ce cas, le travail de réparation (tikoun) hamidot ne consiste pas à retravailler notre essence, mais plutôt à la réintégrer.

"Mes enfants, j'ai créé le yétser ara, et la Torah comme son remède" (béni barati yétser ara, oubarati lo Torah tavlin - guémara Kidouchin 30b).

-> Le Maguid de Mézéritch explique que le mot "tavlin" (remède), signifie également une "épice", une saveur qui détermine si l'expression de ce yétser est salée ou sucrée.
Si la Torah est le "tavlin", alors elle semble être présentée comme un élément secondaire, mineur par rapport au potentiel et à la force du yétser ara.
Pourtant, il suffit d'une pincée de cette épice qu'est la sagesse de la Torah pour élever et maîtriser l'énergie négative du yétser, en la transformant en une source de douceur, d'action bénéfique.

Notre cher yétser ara …

+ Notre cher yétser ara ...

-> "La récompense est fonction des efforts investis"
[Pirké Avot 5,23 - léfoun tsara agra]

-> "[Une mitsva] accomplie dans la douleur vaut mieux que 100 accomplies dans la tranquillité."
[Avot déRabbi Nathan 3,6]

-> "L'existence du yétser ara est bon pour l'homme.
Si le yétser ara n’exerçait pas de contrôle sur une personne, quelle récompense pourrait-on attendre d'avoir réalisé une bonne action [car faire le bien ne serait pas un défi, un choix]?

De nos jours, le yétser ara fait tout pour nous dominer, et si, pour agir selon la volonté de D., on parvient à le vaincre, nous pouvons espérer une grande récompense.
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Lorsqu'une personne maîtrise son yétser ara, elle reçoit 100 fois plus de récompense que lorsque le yétser ara ne cherche pas à l'attirer et à lui faire pression [pour qu'elle faute].
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"D. examina tout ce qu'il avait fait c'était extrêmement bien." (Béréchit 1,31)
Le midrach (Béréchit rabba 9,7) commente les termes : "extrêmement bien " (tov méod), comme faisant référence au yétser ara.
Pourquoi?
Car grâce au yétser ara, il nous est possible de grandir en surmontant les luttes spirituelles qu'il nous présente, et à travers cela, accomplir notre but dans la vie."

[le Séfer 'Hassidim , 155]

=> Les épreuves doivent être vues comme des tremplins nous rapprochant de D., et nous permettant d'accomplir notre objectif dans la vie, en mettant à jour ce qu'on a de mieux, caché au fond de nous-même.

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-> b'h, le dvar Torah : https://todahm.com/2021/04/25/31273

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-> "Chaque jour, le yétser ara d'un homme cherche à le dominer et à le détruire, comme il est écrit : "Le méchant fait le guet pour perdre le juste, il cherche à lui donner la mort." (Téhilim 37,32), et s'il n'y avait pas l'aide de D., l'homme ne serait pas capable de le maîtriser, comme le dit la suite du verset : "D. ne l’abandonne pas entre ses mains ... Tourne ton attente vers D. et garde sa voie, et il t’élèvera" (Téhilim 37,33-34). "

[guémara Soucca 52b]

-> "Une personne qui cherche à se sanctifier, recevra une aide [d'en-Haut]"
[guémara Shaabath 104a]

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-> "Lorsqu'une personne faute de façon non intentionnelle, une ouverture a été créée, qui va lui permettre de fauter même de façon intentionnelle."

[midrach Tan'houma - Vayikra]

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-> "Au début, le yétser ara [pour une faute particulière] est comme le fil d'un tisseur, mais par la suite, lorsqu'une personne répète encore et encore la faute, elle est comme une corde épaisse qui tire un chariot"
[guémara Soucca 52a]

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-> "Son œuvre est parfaite, toutes ses voies sont la justice même" (Dévarim 32,4)
Le Sifri de commenter : "car D. n'a pas créé l'homme pour être mauvais, mais pour être droit."

-> Le roi Salomon a écrit : "D. a fait les hommes pour être droits ; ce sont eux qui ont recours à toutes sortes de roueries" (Kohélet 7,29)

-> "Il (le yétser ara) aspire à t'atteindre, mais toi, sache le dominer!" (Béréchit 4,7)

-> "Vois, je te propose en ce jour, d'un côté, la vie avec le bien, de l'autre, la mort avec le mal. En faisant ce que je te recommande en ce jour : aimer Hachem, ton D., marcher dans ses voies, garder ses préceptes, ses lois et ses décrets, tu vivras, tu grandiras et tu seras béni de D."
[Dévarim 30,15-16]

=> Puisqu'il nous faut choisir entre le bien et le mal, c'est qu'on ne fait pas naturellement le bien, c'est qu'à nos yeux, le mal nous paraît tout aussi bon/vrai que le bien.

On doit reconnaître la grandeur et la vérité de D, en faisant confiance à sa volonté, même si c'est au-delà de notre compréhension et de notre volonté.
Chacune de nos actions devient une preuve de notre attachement à D., car on est prêt à mettre de côté notre naturalité afin d'être conforme à ce que D. attend de nous.

=> D. : on t'aime ; pas seulement en théorie, mais dans notre vécu à chaque instant!!

"Hachem agrée les voies d'un homme, Il lui concilie les faveurs de son ennemi" (Michlé 16,7).
Rabbi Chimon explique : Le bon et le mauvais penchant sont des envoyés du Ciel qui accompagnent l'homme, l'un, à sa droite, et l'autre, à sa gauche, et portent témoignage sur toutes ses actions.
Quand l'homme accomplit des commandements (mitsvot), le "mauvais penchant", qui était son ennemi, fait la paix avec lui et se soumet au bon penchant.
En revanche, les fautes renforcent le mauvais penchant qui prend le dessus.
[Zohar - Toldot 144b]

"Le Satan est le mauvais penchant et l'ange de la mort. Le mauvais penchant descend pour tenter l'homme et le faire fauter. Puis il remonte et lance des accusations contre le fauteur. Lorsqu'il en reçoit la permission, il descend prendre l'âme de ce dernier."
[guémara Baba Batra 16b]

-> Il faut expliquer que Satan commence toujours par induire en erreur la personne, afin de la faire fauter. C'est pour cette raison qu'il est appelé "mauvais penchant". Par la suite, il s'élève pour protester devant le Roi suprême, Hachem, en portant des accusations.
Puis, après avoir reçu la permission du Tribunal céleste de punir le pêcheur en lui ôtant la vie, il descend immédiatement pour récupérer l'âme de ce dernier, c'est pourquoi il est appelé "l'ange de la mort".
[Tsor ha'Haïm - Emor]

Fauter plusieurs fois

+ Fauter plusieurs fois :

-> Lorsqu’une personne commet une faute, elle est confrontée à l’épreuve d’une autre faute, afin qu’elle soit incitée à se repentir, ce qui permettra d’expier la première faute.
Lorsque le yétser ara s’en rend compte, il tente de dominer la personne par cette seconde faute, mais même si elle succombe, Hachem la défend, comme le dit le verset : "Pour trois péchés d’Israël [je peux leur pardonner]" (Amos 2,6).

Cependant, une fois qu’une personne a déjà fauté trois fois, les trois niveaux de son âme (son néfech, son roua'h et sa néchama), sont pris au piège dans les klipot (forces du mal), et une faute en entraîne alors inévitablement une autre dans son sillage, et les chemins du repentir lui sont refusés, jusqu’à ce que D. ait pitié de lui.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 82]

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-> La guémara (Yoma 86b) utilise ce verset (d'Amos) pour affirmer que D. ne punit pas les deux premiers péchés d’une personne (voir Rambam - Téchouva 3,5).
Avec une troisième faute, cependant, on s’est déjà piégé soi-même dans la force de l’habitude, et notre repentance (téchouva) devient alors très difficile, comme nous le lisons dans le paragraphe suivant. On est ainsi tenu responsable de toutes les fautes successives, bien qu’elles puissent très bien être considérées comme commis sous la contrainte.

-> A chaque répétition d’un acte physique, l’influence de cet acte s’infiltre de plus en plus profondément dans l’âme.

-> Quelqu’un "pris dans les klipot" (écorces, coquilles) , ne se rend même pas compte qu’il est piégé. Tout comme les coquilles et les enveloppes dissimulent ce qu’elles renferment, les klipot empêchent de se voir clairement et objectivement.

-> Il n’est pas facile de changer une habitude, mais plus encore, une fois que l’on s’est habitué à un certain comportement, on a tendance à le rationaliser et à le justifier, ce qui rend difficile d’admettre que cette habitude doit être changée. Seule une introspection honnête et sincère permet de voir au-delà de cette auto-tromperie.

"La Chékhina compose tous les mondes, [tout ce qui est] inorganique, végétal, animal et humain, ainsi que toutes les créatures, les bonnes et les mauvaises ... car le mal n’est qu’un fondement pour le bien."
[Baal Shem Tov - Keter Shem Tov - section 26]