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"Mes enfants, j'ai créé le yétser ara, et la Torah comme son remède" (béni barati yétser ara, oubarati lo Torah tavlin - guémara Kidouchin 30b).

-> Le Maguid de Mézéritch explique que le mot "tavlin" (remède), signifie également une "épice", une saveur qui détermine si l'expression de ce yétser est salée ou sucrée.
Si la Torah est le "tavlin", alors elle semble être présentée comme un élément secondaire, mineur par rapport au potentiel et à la force du yétser ara.
Pourtant, il suffit d'une pincée de cette épice qu'est la sagesse de la Torah pour élever et maîtriser l'énergie négative du yétser, en la transformant en une source de douceur, d'action bénéfique.

Quiconque fait du bien au public ne commettra pas de faute.
[guémara Yoma 87a ; voir aussi le Zohar II,128b ]

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-> Cela fait référence à quelqu'un qui encourage et permet au public d'accomplir des mitsvot, mais cela inclut également, selon l'interprétation courante, quelqu'un qui accomplit lui-même des mitsvot d'une manière qui permet au public de voir et d'apprendre de ses actions (être un exemple vivant positif).

La mézouza, les téfilin, et tsitsit

+ La mézouza, les téfilin, et tsitsit :

-> Le Choul'han Aroukh (Yoré Dea - siman 285,1) nous enseigne :
"C'est un commandement positif d'écrire le paragraphe de Shéma (Dévarim 6,4, 9) et celui de 'Véhaya Im Chamoa' (Dévarim 11,13,21) et de les placer sur les mézouzot de la porte d'entrée.
Il faut être très vigilant. Celui qui est pointilleux de respecter cette mitsva bénéficie d'une longue vie, pour lui et ses enfants. Dans le cas contraire, ses jours sont raccourcis."

-> Le Darké Moché (Yoré Déa - siman 286) cite le Mord'haï (siman 962) au nom du Maharam :
"Je n'ai pas l'ombre d'un doute, que celui qui a placé les mézouzot comme il se doit dans sa maison, aucun être malfaisant n'a de prise sur lui."

-> La guémara (Ména'hot 32b) nous enseigne que celui qui fixe sa mézouza (même lettres que zaz mavèt - chasser la mort & forces qui y sont liées) sur un poteau ou sur un mur derrière la porte et non au seuil même de sa maison, le danger plane sur lui. Il n'a pas accompli la mitsva de mézouza et donc il n'est pas protégé. C'est ce que nous explique Rachi : "La maison n'est protégée que lorsque son propriétaire place la mézouza à son entrée, comme la halakha le stipule".

-> La guémara (Ména'hot 43b) ajoute : "Les enfants d'Israël sont chéris de Hachem qui les entoure de mitsvot : les téfilin sur la tête, les téfilin sur le bras, les tsitsiot sur leurs habits et la mézouza à l'entrée de leur maison.
Le roi David s'exprime ainsi : 'Sept fois par jour je célèbre Tes louanges, en raison de Tes justes préceptes' (Téhilim 119,164). Rachi commente que 'sept' ce sont 7 mitsvot : les téfilines sur la tête et sur le bras constituent 2 mitsvot, plus 4 tsitsiot et la mézouza."

La guémara continue : "Rabbi Éliézer ben Yaakov dit : 'Celui qui a les téfilines sur la tête et sur le bras, des tsitsiot sur son vêtement et une mézouza au seuil de sa maison a la garantie de ne pas fauter, comme il est dit : Un triple lien n'est pas facile à rompre' (Kohélet 4,12)"

-> Le Mégalé Amoukot (paracha Métsora) écrit qu'il y a 3 formes de lèpre sur la maison, sur les vêtements et sur le corps. En contrepartie de la lèpre sur la maison, Hachem nous a donné le commandement de la mézouza. Pour la lèpre sur les vêtements, Il nous a donné la mitsva de tsitsit et pour la lèpre sur le corps, la mitsva des téfilin.

Le Mégalé Amoukot ajoute à propos de ce qui est dit dans le traité de Ména'hot, que les téfilin de la tête viennent réparer le corps, car le corps doit être propre pour porter les téfilin.
La mézouza répare la lèpre sur la maison et les tsitsiot sur les habits réparent la lèpre sur ces derniers.
Les enfants d'Israël sont sortis d'Égypte par le mérite de ces 3 commandements. La preuve en est dans : "Vous conservez les MaTsoT" (Bo 12,17), le mot matsot est constitué des lettres : mézouza, tsitsit et téfilin.

"L'essence de la mémoire est de se rappeler constamment qu'il existe 2 mondes.
Immédiatement après le réveil du matin, attache ton esprit au monde à Venir et concentre-toi dessus."
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I 54,1-2]

[en nous rappelant le monde à Venir nous pouvons mettre en perspective les conseils du yétser ara, nous évitant de gaspiller notre temps et potentialités, et à préparer notre éternité à venir. ]

Notre cher yétser ara …

+ Notre cher yétser ara ...

-> "La récompense est fonction des efforts investis"
[Pirké Avot 5,23 - léfoun tsara agra]

-> "[Une mitsva] accomplie dans la douleur vaut mieux que 100 accomplies dans la tranquillité."
[Avot déRabbi Nathan 3,6]

-> "L'existence du yétser ara est bon pour l'homme.
Si le yétser ara n’exerçait pas de contrôle sur une personne, quelle récompense pourrait-on attendre d'avoir réalisé une bonne action [car faire le bien ne serait pas un défi, un choix]?

De nos jours, le yétser ara fait tout pour nous dominer, et si, pour agir selon la volonté de D., on parvient à le vaincre, nous pouvons espérer une grande récompense.
[...]
Lorsqu'une personne maîtrise son yétser ara, elle reçoit 100 fois plus de récompense que lorsque le yétser ara ne cherche pas à l'attirer et à lui faire pression [pour qu'elle faute].
[...]

"D. examina tout ce qu'il avait fait c'était extrêmement bien." (Béréchit 1,31)
Le midrach (Béréchit rabba 9,7) commente les termes : "extrêmement bien " (tov méod), comme faisant référence au yétser ara.
Pourquoi?
Car grâce au yétser ara, il nous est possible de grandir en surmontant les luttes spirituelles qu'il nous présente, et à travers cela, accomplir notre but dans la vie."

[le Séfer 'Hassidim , 155]

=> Les épreuves doivent être vues comme des tremplins nous rapprochant de D., et nous permettant d'accomplir notre objectif dans la vie, en mettant à jour ce qu'on a de mieux, caché au fond de nous-même.

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-> b'h, le dvar Torah : https://todahm.com/2021/04/25/31273

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-> "Chaque jour, le yétser ara d'un homme cherche à le dominer et à le détruire, comme il est écrit : "Le méchant fait le guet pour perdre le juste, il cherche à lui donner la mort." (Téhilim 37,32), et s'il n'y avait pas l'aide de D., l'homme ne serait pas capable de le maîtriser, comme le dit la suite du verset : "D. ne l’abandonne pas entre ses mains ... Tourne ton attente vers D. et garde sa voie, et il t’élèvera" (Téhilim 37,33-34). "

[guémara Soucca 52b]

-> "Une personne qui cherche à se sanctifier, recevra une aide [d'en-Haut]"
[guémara Shaabath 104a]

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-> "Lorsqu'une personne faute de façon non intentionnelle, une ouverture a été créée, qui va lui permettre de fauter même de façon intentionnelle."

[midrach Tan'houma - Vayikra]

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-> "Au début, le yétser ara [pour une faute particulière] est comme le fil d'un tisseur, mais par la suite, lorsqu'une personne répète encore et encore la faute, elle est comme une corde épaisse qui tire un chariot"
[guémara Soucca 52a]

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-> "Son œuvre est parfaite, toutes ses voies sont la justice même" (Dévarim 32,4)
Le Sifri de commenter : "car D. n'a pas créé l'homme pour être mauvais, mais pour être droit."

-> Le roi Salomon a écrit : "D. a fait les hommes pour être droits ; ce sont eux qui ont recours à toutes sortes de roueries" (Kohélet 7,29)

-> "Il (le yétser ara) aspire à t'atteindre, mais toi, sache le dominer!" (Béréchit 4,7)

-> "Vois, je te propose en ce jour, d'un côté, la vie avec le bien, de l'autre, la mort avec le mal. En faisant ce que je te recommande en ce jour : aimer Hachem, ton D., marcher dans ses voies, garder ses préceptes, ses lois et ses décrets, tu vivras, tu grandiras et tu seras béni de D."
[Dévarim 30,15-16]

=> Puisqu'il nous faut choisir entre le bien et le mal, c'est qu'on ne fait pas naturellement le bien, c'est qu'à nos yeux, le mal nous paraît tout aussi bon/vrai que le bien.

On doit reconnaître la grandeur et la vérité de D, en faisant confiance à sa volonté, même si c'est au-delà de notre compréhension et de notre volonté.
Chacune de nos actions devient une preuve de notre attachement à D., car on est prêt à mettre de côté notre naturalité afin d'être conforme à ce que D. attend de nous.

=> D. : on t'aime ; pas seulement en théorie, mais dans notre vécu à chaque instant!!

"Hachem agrée les voies d'un homme, Il lui concilie les faveurs de son ennemi" (Michlé 16,7).
Rabbi Chimon explique : Le bon et le mauvais penchant sont des envoyés du Ciel qui accompagnent l'homme, l'un, à sa droite, et l'autre, à sa gauche, et portent témoignage sur toutes ses actions.
Quand l'homme accomplit des commandements (mitsvot), le "mauvais penchant", qui était son ennemi, fait la paix avec lui et se soumet au bon penchant.
En revanche, les fautes renforcent le mauvais penchant qui prend le dessus.
[Zohar - Toldot 144b]

"Le Satan est le mauvais penchant et l'ange de la mort. Le mauvais penchant descend pour tenter l'homme et le faire fauter. Puis il remonte et lance des accusations contre le fauteur. Lorsqu'il en reçoit la permission, il descend prendre l'âme de ce dernier."
[guémara Baba Batra 16b]

-> Il faut expliquer que Satan commence toujours par induire en erreur la personne, afin de la faire fauter. C'est pour cette raison qu'il est appelé "mauvais penchant". Par la suite, il s'élève pour protester devant le Roi suprême, Hachem, en portant des accusations.
Puis, après avoir reçu la permission du Tribunal céleste de punir le pêcheur en lui ôtant la vie, il descend immédiatement pour récupérer l'âme de ce dernier, c'est pourquoi il est appelé "l'ange de la mort".
[Tsor ha'Haïm - Emor]

Fauter plusieurs fois

+ Fauter plusieurs fois :

-> Lorsqu’une personne commet une faute, elle est confrontée à l’épreuve d’une autre faute, afin qu’elle soit incitée à se repentir, ce qui permettra d’expier la première faute.
Lorsque le yétser ara s’en rend compte, il tente de dominer la personne par cette seconde faute, mais même si elle succombe, Hachem la défend, comme le dit le verset : "Pour trois péchés d’Israël [je peux leur pardonner]" (Amos 2,6).

Cependant, une fois qu’une personne a déjà fauté trois fois, les trois niveaux de son âme (son néfech, son roua'h et sa néchama), sont pris au piège dans les klipot (forces du mal), et une faute en entraîne alors inévitablement une autre dans son sillage, et les chemins du repentir lui sont refusés, jusqu’à ce que D. ait pitié de lui.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 82]

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-> La guémara (Yoma 86b) utilise ce verset (d'Amos) pour affirmer que D. ne punit pas les deux premiers péchés d’une personne (voir Rambam - Téchouva 3,5).
Avec une troisième faute, cependant, on s’est déjà piégé soi-même dans la force de l’habitude, et notre repentance (téchouva) devient alors très difficile, comme nous le lisons dans le paragraphe suivant. On est ainsi tenu responsable de toutes les fautes successives, bien qu’elles puissent très bien être considérées comme commis sous la contrainte.

-> A chaque répétition d’un acte physique, l’influence de cet acte s’infiltre de plus en plus profondément dans l’âme.

-> Quelqu’un "pris dans les klipot" (écorces, coquilles) , ne se rend même pas compte qu’il est piégé. Tout comme les coquilles et les enveloppes dissimulent ce qu’elles renferment, les klipot empêchent de se voir clairement et objectivement.

-> Il n’est pas facile de changer une habitude, mais plus encore, une fois que l’on s’est habitué à un certain comportement, on a tendance à le rationaliser et à le justifier, ce qui rend difficile d’admettre que cette habitude doit être changée. Seule une introspection honnête et sincère permet de voir au-delà de cette auto-tromperie.

"La Chékhina compose tous les mondes, [tout ce qui est] inorganique, végétal, animal et humain, ainsi que toutes les créatures, les bonnes et les mauvaises ... car le mal n’est qu’un fondement pour le bien."
[Baal Shem Tov - Keter Shem Tov - section 26]

La messirout néfech

+ La messirout néfech :

-> Selon le Beit Aharon :
"On parle de 'messirout néfech', le don de l'âme (néfech), et non de 'messirout hagouf', le don du corps (gouf), car le concept n'est pas [spécifiquement dans les circonstances où l'on est forcé] de donner/rendre son âme lorsqu'on est testé dans des domaines d'hérésie [car si c'était le cas, on parlerait plutôt de 'messirout hagouf', puisqu'on est forcé de donner son corps pour qu'il soit tué.
Au contraire, (le terme messirout néfech) signifie donner tout son service (avodat Hachem) [le terme "néfech" (âme) renvoyant à notre spiritualité], tous les jours de notre vie, soit notre volonté, nos pensées, nos traits de caractère. [je n'ai naturellement pas envie, mais pour Hachem je surmonte mon égo humain pour faire Sa volonté. Je fais de la messirout néfech]."

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-> Le Sfat Emet (Emor 5735) étend le concept de messirout néfech à chaque fois où l'on casse, surmonte, notre nature en l'honneur d'Hachem, et à chaque fois (où l'on tue notre "moi je" - égo) on rentre dans la catégorie de mourir al kidouch Hachem.

-> De même, le rabbi Elimélé'h de Lizhensk (dans son Tzetel HaKatan) définit la mort al kidouch Hachem comme suit :
"Pour la sainteté d'Hachem, qu'Il soit béni, il brise sa nature [humaine] et se jette dans le feu [la Torah, la volonté divine] pour le kidouch Hashem, que Son Nom soit béni".

-> Selon le 'Hozé de Lublin, il est plus facile de mourir al kidouch Hachem que de vivre al kiddouch Hachem.