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La profanation du nom de D. est la plus grave transgression qu'un homme puisse commettre.
Comme le disent nos Sages (Yoma 86b) à propos des quatre expiatoires : "La profanation du nom de D. n'est expiée ni par le repentir, ni par "Yom Kippour", ni par les souffrances mais uniquement par la mort, car il est écrit : "Je jure que ce péché ne vous sera point pardonné jusqu'à votre mort" (Yéchayahou 22,14).
[rav 'Haïm Vital - Chaaré Kédoucha 2,6 ]

La faute du yétser ara

On nous enseigne que le yétser ara sera traduit en justice dans l’avenir. La question est : comment peut-il être tenu pour responsable d’avoir fait ce pour quoi il a été créée (par Hachem)?

La réponse est qu'il sera appelé à rendre des comptes pour s’être déguisé en un yétser tov (une inclination au bien).

... Le yétser ara est tenu responsable car il se "déguise" et se fait passer pour la bonne inclination, et qu’il est ainsi capable de tromper l’homme et de s’emparer de notre âme.

C’est également ce à quoi fait allusion le verset : "Les paroles de sa bouche sont le mal et la tromperie" (Téhilim 36,4) ; le mal fait référence à la faute, et la tromperie fait référence au fait de faire croire à l’homme qu’il accomplit une bonne action.
En conséquence, comme le conclut le verset, "Il s’abstient de comprendre pour s’améliorer" ; l’homme ne se repent pas de ses "fautes", car il croit qu’il s’agit de bonnes actions, et on ne se repent pas d’avoir accompli de bonnes actions.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 78]

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-> Si l’homme ordinaire était confronté à quelque chose dont il était absolument certain qu’il s’agissait d’une conduite répréhensible qu’il ne pouvait justifier ni à ses propres yeux, et encore moins devant les autres, il n’aurait pas la tentation de le faire.
Ainsi, la mauvaise inclination trompe l’homme en lui faisant rationaliser son comportement négatif, en niant sa véritable nature, et en le percevant comme une conduite irréprochable animée par les motivations les plus nobles.

+ "C'est Toi qui es mon abri! Tu me protèges contre l'ennemi, tu m'environnes de chants de délivrance. Séla" (Téhilim 32,7).
Selon Rabbi Yossé, le Psalmiste déclare : C'est Toi, D., qui me protège de mon ennemi, le mauvais penchant qui lutte contre moi dans le ciel et ici-bas. Pour assurer ma délivrance, tu m'environnes, par Ton inspiration sacrée, de chants de gloire contenant de grands secrets.

Rabbi El'azar affirme que le roi David parle au mauvais penchant en lui disant : "Tu m'as violemment poussé pour me faire tomber" (Téhilim 118,13), c'est-à-dire tu as cherché à me détourner de D. à cause de mes nombreux malheurs, "mais Hachem m'a aidé" pour que je puisse te résister.

"Et ton peuple, tous des justes, ils hériteront du pays pour toujours" (Yéchayahou 60,21).
Rabbi Yéhouda déduit que les Bné Israël ont le bonheur d'être protégés par Hachem dans ce monde et dans le monde futur.
[Zohar - Vayichla'h p.178b ]

Ramener le racha à Hachem

"La personne vertueuse doit poursuivre le racha pour lui ôter la souillure [de la faute] et pour dompter la sitra a'hara (force du mal). C’est un acte louable qui produit une exaltation d'Hachem, plus que tout autre acte louable, et cette exaltation est plus grande que toutes les autres.
Venez et voyez : quiconque prend la main du racha et l’incite à abandonner sa mauvaise voie s’élève de trois degrés, contrairement à toute autre personne"
[Zohar II,128b ]

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-> Le Baal Shem Tov (dans Keter Shem Tov - sections 113 et 251) met en garde contre le fait que le racha doit être ramené à la bonté avec empathie et gentillesse.

 "On sait, et il faut toujours s'en souvenir, qu'il est impossible de rester dans un état [spirituel] exalté de façon constante. Il y aura toujours des hauts et des bas [spirituels].
Si quelqu'un a l'impression de ne pas descendre dans les niveaux spirituels, cela indique qu'il n'a jamais (vraiment) atteint des niveaux spirituels exaltés (au départ)."
[rav Kalonymos Kalman Shapira]

"Il faut aborder cette mitsva (souvenir Amelek) avec une haine absolue du mal ...
Tout le monde naît avec une part de mal en soi. Notre devoir dans ce monde est de le rectifier et de le réparer. Si nous ne haïssons pas le mal, il sera impossible d'éradiquer ce qui est détestable en nous. Si nous nous arrêtons un instant pour contempler le mal des réchaïm, nous aurons entamé le processus d'élimination du mal en nous ...
Une fois que nous avons reconnu le mal extérieur, nous pouvons lentement commencer à percevoir le mal intérieur également."
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot - Pourim, p. 60 ]

Notre yétser ara = toujours repousser notre téchouva

+ Notre yétser ara = toujours repousser notre téchouva :

-> Le yétser ara n'abandonne pas sa proie. Il cherche toujours de nouveaux moyens de prendre l'humanité dans le piège d'une faute. Même après qu'une personne ait pu fauter, il ne lui
ne lui permet pas pleinement d'en profiter, car les réchaïm sont tourmentés par le regret (voir Nédarim 9b).
Pourtant, lorsque des pensées de téchouva commencent à surgir, le yétser ara s'empresse de les contrer. "Tu es bien trop racha. Tu ne pourras jamais revenir à Hachem", affirme-t-il.
S'il surmonte ces pensées de désespoir et croit en son potentiel de téchouva, le yétser ara est également préparé à cela. "Très bien [ce désir de se repentir], alors. Continuez à fauter et à vous amuser pour l'instant, et faites la téchouva pour cela plus tard".

Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Pitou'hé 'Hotam - Noa'h) explique qu'avec de telles pensées, le yétser ara continue à mener une personne sur son chemin jusqu'à ce qu'elle soit totalement perdue dans la faute et qu'elle ne puisse plus revenir. Quelle que soit la situation d'une personne, le yétser ara trouve toujours des excuses pour justifier le fait que ce n'est pas le bon moment pour faire téchouva.

Pour ceux qui ont moins de 20 ans, le yétser ara leur rappelle la guémara (Shabbath 89b) selon laquelle la Cour céleste ne punit pas une personne avant qu'elle n'ait atteint l'âge de 20 ans. Par conséquent, le yétser ara affirme qu'il n'a rien à craindre.
Après avoir atteint l'âge de 20 ans, le yétser ara prétend qu'il est encore jeune et qu'il a encore de nombreuses années devant lui. Il peut encore profiter de la vie pour l'instant, et il a tout le temps de revenir à la téchouva plus tard.

Si une personne se laisse convaincre, même lorsqu'elle atteint l'âge de 60 ou 70 ans et qu'il est évident que le temps de la téchouva est venu, le yétser ara trouve encore une excuse. Il lui rappelle l'enseignement de nos Sages (midrach Ruth rabba 6,4) selon lequel Hachem accepte la téchouva d'une personne même lorsqu'elle est sur son lit de mort.
Une personne qui accepte ces arguments ne reviendra jamais à la téchouva. Elle mourra avec ses fautes non expiées, et devra subir le Guéhinam pour les purger.

A l'opposé de cela se trouve le bon conseil de nos Sages (Pirké Avot 2,10), qui nous disent : "Retourne en téchouva la veille de ta mort". Puisqu'une personne ne sait jamais quand son jour viendra, elle doit faire la téchouva tous les jours, pour être prête au cas où il viendrait demain. [Shabbath 153a]

Face au yétser ara …

+ Face au yétser ara ...

"Ai-je intérêt, pour satisfaire un plaisir éphémère, à rejeter les ordonnances du D. vivant qui m'a créé, auquel j'appartiens, et vers Lequel je retournerai me réfugier à jamais à la fin des temps?"

+ "Si le mauvais penchant comble effectivement tous mes désirs durant un certain temps, pourra-t-il m'être d'aucune aide lorsque se terminera cette courte période sur terre et que je monterai au cieux?
[...]
Je ne veux donc me soumettre à aucun autre maître que D., et il vaut mieux que je peine pendant quelques temps afin de demeurer éternellement sous Sa protection."

[le 'Hafets 'Haïm dans son livre : "Nid'hé Israël]

La cacherout …

+++ La cacherout ...

+ "Rebbi (Rabbi Yehouda Hanassi) a dit : "Quelle différence pour D. si les juifs mangent sans un abattage convenable, s'ils coupent son cou et le mangent, ou s'ils l'abattent par la nuque ?

Sache que le seul but du commandement de l'abattage est de parfaire le peuple juif."
[Midrash Tan'houma - Chemini 7]

+ "Les lois de cacherout n’ont pas établies pour des raisons de santé.
Nous voyons bien que les non-juifs consomment des aliments non cachères et demeurent en bonne santé.

En réalité, leur raison (des lois de cacherout) est le bien-être de l'âme.
Les nourritures non cachères retirent l'esprit de pureté et de sainteté, créent un blocage dans l'intelligence et mènent à la cruauté."
[Kli Yakar - Vayikra 11,1-2]

+ Rachi sur la guémara Yoma (39a) : "l'obstrue et la bouche de toute sagesse." ( =conséquence de manger non cacher).

+ Le Ram'hal (Messilat Yécharim - ch.11) écrit :
"Les lois concernant les aliments interdits comportent de nombreux détails exposés dans les ouvrages des décisionnaires.
Opter pour la légèreté lorsque la rigueur s'impose, c'est détériorer son âme.
Le péché s'introduit dans le cœur de l'homme au point que la véritable connaissance et l'esprit de sagesse que D. a donnés aux Justes les quittent.

Et finalement, l'homme demeure au niveau animal et matériel, enfoncé dans la grossièreté de ce monde.
À cet égard, la consommation de nourritures interdites est plus grave que les autres interdits, car elles s'assimilent directement dans l'organisme humain et deviennent partie intégrante de sa chair.

Tout homme doté de raison considérera les mets interdits comme du poison ou des aliments empoisonnés.
Qui se permettrait de goûter à de tels aliments ?
Même s'il ne subsistait qu'un soupçon de doute, l'homme s'abstiendrait d'en manger ; et s'il en mangeait, il serait considéré comme un véritable fou.

Or, les mets défendus, comme nous l'avons expliqué, constituent un véritable poison pour le cœur et l'âme.
Quel homme intelligent pourrait-il donc se laisser aller à consommer un aliment qui soulève le moindre soupçon d'interdiction ?"

+ "Celui qui veille à consommer exclusivement des aliments cachères et à les imprégner de sainteté, respecte donc tous les commandements de la Torah, parce que le seul moyen qu'a le mauvais penchant de dominer une personne réside dans la nourriture et la boisson."
[Rav Tsadok Hacohen - Pri Tsadik - Tazria 3]

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+ Suppléments :

1°/ Le Ramban (Torat Hachem Temima) écrit à propos des oiseaux non cachères :

"À part deux d'entre eux, ce sont tous des oiseaux de proie et ils représentent toutes les catégories d'oiseaux de proie existantes.

Ils sont tous cruels.
À travers la consommation de leur chair et leur sang, l'âme s'imprègne de leur cruauté.

C'est pourquoi il convient que ces espèces soient défendues au peuple juif, qui a reçu l'ordre d'être miséricordieux et d'aimer son prochain."

2°/ Pour conclure :

"Il ne faut pas dire : "Je déteste la viande de porc", mais plutôt : "J'aimerais en manger, mais mon Père qui est au Ciel l'a interdite."
[Torah Cohanim - citée par Rachi sur Vayikra 20,26]

Ce n'est que lorsque nous nous abstenons contre notre volonté et par respect pour le commandement Divin que nous accomplissons la volonté de D.

L'exigence fondamentale du judaïsme est de faire la volonté de D. plutôt que la nôtre.

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b'h, par exemple également à ce sujet :
- https://todahm.com/2020/03/11/13295
- Divré Torah sur Chémini 11,44, au sein de : https://todahm.com/2019/04/16/8899

-> par son alimentation l'homme peut élever l'animal et le végétal qu'il mange : https://todahm.com/2021/12/12/33993

Rav Papa dit à Abayé : En quoi les générations précédentes sont-elles différentes pour que des miracles se produisent pour elles, alors qu'aucun miracle ne se produit pour nous?
Si c'est en raison de l'étude de la Torah, à l'époque de Rav Yéhoudah, tout leur étude se faisait dans Nézikin, alors que nous apprenons les six sections [de Michnayot!] ...
[Abayé] lui dit [à Rav Papa] : Les générations précédentes se sont sacrifiées pour la sanctification du nom de Hachem, alors que nous ne nous sacrifions pas pour la sanctification du nom de Hachem.
[guémara Béra'hot 20a ]