Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Plus les juifs continuent de réaliser la volonté d'Hachem, plus Hachem se "couronne" de fierté à leur égard, les comblant de plus en plus de bontés.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Pessa'h (n°3) ]

"Les 248 commandements positifs correspondent aux 248 membres (du corps humain), tandis que les 365 interdictions correspondent aux 365 tendons.
Par conséquent, toute la bonne fortune de l'homme est incluse dans les mitsvot, puisque grâce aux mitsvot, son corps tout entier est sanctifié."
[Alchikh haKadoch - Kohélet 12,13]

La Torah contient 248 commandements positifs et 365 commandements négatifs, qui sont tous des "lumières" Divines.
Le Michkan est le contenant dans lequel ces lumières spirituelles sont contractées.
Les juifs sont aussi la lumière de la Torah, puisque chaque juif est une lettre de la Torah ('Hessed léAvraham 2,11).

Le principe mystique sous-jacent est le suivant : Tout comme le corps humain compte 248 membres et 365 nerfs physiques, il existe également 613 lumières "spirituelles" pour servir Hachem.
On les appelle pour ainsi dire les membres spirituels (selon le Tikouné Zohar 30 : "chaque mitsva est un membre du Roi" ).
Or, Hachem fait continuellement circuler la conscience Divine dans ces lumières "spirituelles".

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Bamidbar 1,49]

Joie dans une mitsva

"Il n'y a pas d'homme juste sur terre qui fasse le bien et ne commette pas de faute, ce qui provoque une punition.
Néanmoins, si on sert Hachem avec de la joie découlant d'une mitsva, la puissance de cette joie serait grande, évoquant, pour ainsi dire, une joie au Ciel qui va renverser les jugements (qui pèse sur nous suite à nos fautes) ...
parce que par la joie [sur l'accomplissement] d'une mitsva ici-bas ... on suscite la révélation d'une joie en-Haut".
[voir Zohar Tétsavé 184b ; Néfech ha'Haïm 1:7]

=> ainsi, notre joie qui découle de notre avodat Hachem, non seulement génère une joie au Ciel, mais est capable d'annuler les mauvais décrets qui sont sur nous.

<--->

-> Nous avons besoin d'une grande miséricorde Divine, mais par la joie, nous pouvons renverser les mauvais décrets.
[rav Moché Sternbuch - le 4 avril 2024]

Chaque fois que nous trébuchons, nous devons nous rappeler qu'Hachem nous donne simplement l’occasion de révéler Sa gloire (kavod) dans un lieu plus bas (spirituellement parlant), en réalisant la moindre petite chose que nous pouvons dans le service de Hachem.
Toute mitsva que nous accomplissons dans ces situations procure à Hachem une plus grande satisfaction (na'hat) que le service de tous les anges saints du Ciel.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,10 ; Likouté Mohoran II,112 ]

<--->

-> Il est important pour nous de comprendre notre rôle dans l’histoire juive.
Les tsadikim du passé, depuis Avraham jusqu’aux grands talmidim du Baal Shem Tov, ont déjà réparé la brisure dans tous les mondes supérieurs. Ainsi, le dernier tikoun qui nous reste à accomplir consiste à trouver les diamants précieux cachés dans les ténèbres du monde matériel.
C’est pourquoi nous tombons parfois aux niveaux [spirituellement] les plus bas de l’existence : simplement pour que nous prononcions une bénédiction ou accomplissions une mitsva qui rectifiera ces lieux et amènera toute la Création à un état de perfection. [cela éclaire d'un point de vue positif la notion de diminution du niveau spirituelle génération après génération - yéridat adorot]
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Birkat HaRéa'h 4 ]

<---->

[à priori nous devons tout faire pour éviter d'en venir à tomber dans la faute. Mais à postériori, une fois la faute faite, nous pouvons avoir en tête que cela fait partie du plan divin dans un but positif (une chute dans un but de permettre une élévation d'étincelles spirituelles - yérida létsoré'h aliya).
(cela n'empêche pas de faire téchouva, et qu'on doit apprendre de nos erreurs, en repartant de l'avant plus préparé pour ne pas retomber dans la même faute). ]

"A chaque génération et chaque jour, chacun doit se considérer comme s’il sortait personnellement d’Égypte aujourd’hui.
Cela fait référence à la libération de l’âme divine de la prison du corps par l’étude de la Torah et l’accomplissement des mitsvot, en particulier par l’acceptation de la royauté céleste lors de la récitation du Shéma (Israël)".
[Tanya - chap.47]

L’importance d’avoir de la joie, de l’enthousiasme, dans notre service Divin

+ L'importance d'avoir de la joie, de l'enthousiasme, dans notre service Divin :

Nos nombreuses fautes créent un mur de feu et de fer qui nous séparent de notre Père céleste.
Ce mur ne s'effondrera pas tant que nous n'aurons pas accumulé suffisamment de Torah, de mitsvot, de prières et de bonnes actions à notre actif. Alors, tous ces mérites feront tomber la barrière et permettront au machia'h d'arriver, faisant fuir toutes les forces du mal devant nous ...

Face à une barrière/mur aussi gigantesque, le peuple juif est susceptible de désespérer en pensant que nos prières et nos mitsvot ne s'élèveront peut-être jamais devant Hachem. Quel est alors l'intérêt de travailler si dur dans notre avodat Hachem?
Le roi David a apaisé ces craintes en nous assurant : "Comme la fumée est dispersée, ils seront dispersés. Comme la cire fond devant le feu ..." (Téhilim 68).
Le mur ne semble impressionnant qu'en apparence, mais la chaleur de nos prières, de notre Torah et nos mitsvot le fera fondre comme de la cire et l'éparpillera comme de la fumée.
Ensuite, "les réchaïm seront détruits devant D." = il s'agit des forces du mal. Une fois qu'elles seront détruites, tous nos mérites qui avaient été retenus derrière le mur s'élèveront devant le Trône de Gloire.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Dorech Tov - 2e discours matan Torah]

Hachem nous a donné 248 mitsvot positives et 365 interdictions, correspondant aux 248 membres et les 365 nerfs/tendons du corps humain.
En vivant selon la Torah, un juif transforme son corps physique en un sanctuaire pour D., permettant à la Présence Divine (Chékhina) de résider sur terre.
[Ba'h - Ohr ha'Haïm 47]

La Torah fait les délices d'Hachem. Lorsque les gens s'impliquent dans l'étude de la Torah, ils créent une période de bonté et de joie Divine. Cela apporte un flux de bienveillance au monde.
C'est ce qui ressort du verset suivant : "Tout comme Hachem s'est réjoui de vous faire du bien" (Ki Tavo 28,63). Lorsqu'Hachem se réjouit, Il fait du bien à Ses créatures.
Ainsi, celui qui étudie la Torah pour elle-même réjouit Hachem, et par extension, réjouit également les gens.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 6,1]

Impact des mitsvot & avérot

+ Impact des mitsvot & avérot :

"Tout juif a une part dans le monde à venir" (kol Israël yech lahem 'helek léolam aba - Yéchayahou 60,21).

-> Lorsqu'une personne projette d'accomplir une mitsva, elle est entourée d'une aura de sainteté qui l'aide à accomplir la mitsva.
Une fois la mitsva accomplie, l'aura devient de plus en plus forte et part pour le Gan Eden où elle attend la personne en tant que récompense éternelle.
À l'inverse, lorsqu'une personne commet une faute, elle est entourée d'une aura d'impureté qui part ensuite vers le Guéhinam où elle l'attend en guise de punition.
À cet égard, la guémara (Erouvin 19a) dit que le Guéhinam est appelé "Emék" (profondeur), parce que les fauteurs approfondissent leur Guéhinam personnel en raison de leurs propres actions.

[à noter : l'aura de sainteté se manifeste à la simple pensée d'une mitsva, tandis que l'aura d'impureté n'apparaît qu'après la réalisation effective d'une faute. Comme l'explique la guémara (Kidouchin 40a), une personne est récompensée pour avoir planifié une mitsva, mais à l'exception du culte des idoles, elle n'est pas punie pour avoir planifié une faute. ]

Le moyen le plus sûr d'éviter la faute est l'accomplissement des mitsvot.
"Une mitsva entraîne une mitsva" (Pirké Avot 4,2) = l'aura de sainteté agit comme un bouclier qui ne peut être pénétré par le mauvais penchant. Le bénéficiaire se trouve littéralement dans le Gan Eden et il est très facile de continuer à réaliser les mitsvot.
"La récompense d'une mitsva est une mitsva" (Avot 4,2) = la récompense est l'aura de sainteté créée par l'accomplissement de la mitsva. Elle protège une personne dans ce monde et l'attend comme récompense dans l'autre monde.

"Tout juif a une part dans le monde à Venir". L'expression "dans le monde à Venir" indique qu'une personne crée son propre Monde futur sur la base de ses actes [dans le monde actuel].
Ainsi, toute la sainteté qu'elle a créée au cours de sa vie l'attend dans son monde à Venir taillé sur mesure.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm]

<----->

-> Lorsque l'homme accomplit une mitsva, il crée des mondes sacrés dans les sphères supérieures. Ces mondes sont réservés comme sa récompense dans le monde à Venir, une époque où il s'en délectera pour toujours.

Un système similaire s'applique à la faute. "C'est de toi que viennent les destructeurs et les anéantisseurs" (Yéchayahou 49,17).
L'homme crée sa propre ruine par ses actions. Après sa mort, l'homme doit entrer dans ces mondes lugubres et y recevoir le châtiment qui lui est dû.
Une fois la faute expiée, ces mondes se dissolvent, car leur existence entière dépend de la faute.
Les mondes créés par l'observance de la mitsva, une création fondée sur la sainteté, demeurent à jamais. Tout rassemblement de mondes qui sont pour le Ciel, tels que les mondes nés des mitsvot, perdurera. Tout rassemblement de mondes qui n'est pas pour le Ciel, comme les mondes créés par la faute, ne durera pas. Car finalement, les fautes seront expiés et ces mondes disparaîtront.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 4,14]

[ le Guéhinam est appelé "Alouka" (sangsue). Une sangsue aspire la maladie d'une personne et meurt. De même, le Guéhinam absorbe le mal d'une personne et se dissipe ensuite (Néfech ha'Haim 1,2, gloss) ]

<------>

+ Rabbi Yaakov dit : "Ce monde est comme une antichambre du Monde Futur ; prépare-toi dans l’antichambre, de sorte que tu puisses pénétrer dans la salle de réception" (Pirké Avot 4,21)

-> "Ce monde est comme un hall d'entrée, une antichambre" :
Les mitsvot qu'un homme accomplit sont sa récompense dans le monde à Venir. La récompense ultime est la possibilité de se prélasser dans l'éclat de la Chékhina.
Celui qui étudie davantage la Torah et accomplit davantage de mitsvot sera autorisé à s'asseoir plus près de la Présence Divine (Chékhina).
[nous n'avons pas la possibilité de percevoir cela actuellement : mais chaque mitsva, chaque mot de Torah, ... change totalement et élève notre part éternelle dans le monde à Venir. Seul le yétser ara nous laisse croire que ça change pas grand chose : une mitsva de plus ou de moins, autant remettre à plus tard, ... ]

Chacune des 613 mitsvot correspond à l'un des membres et des nerfs de l'homme.
Lorsqu'une mitsva est accomplie, son membre parallèle est revêtu d'un vêtement spirituel. Lorsqu'un homme souhaite entrer dans le palais céleste, il doit s'habiller correctement. S'il est entièrement vêtu, il sera autorisé à entrer. S'il est nu, il ne peut pas entrer du tout. Les mitsvot constituent le vêtement qui permet à l'homme d'entrer dans le palais céleste.

De plus, l'homme est récompensé pour avoir accompli ces mitsvot et est autorisé à se rapprocher de la Chékhina. C'est un peu comme si l'on demandait à quelqu'un de compter des pièces d'or. Il sera autorisé à garder les pièces et sera également payé pour ses efforts.
De même, nous sommes autorisés à conserver les vêtements, nos mitsvot, qui nous permettent d'entrer. Nous recevons également une récompense pour avoir réalisé les mitsvot. Cette récompense est une plus grande proximité avec la Chékhina.
[imaginons que chaque mitsva nous permet d'avoir une âme plus joliment habillée et une meilleure proximité pour notre éternité avec Hachem. Et inversement pour chaque faute. ]

C'est ce qui explique la vision de Zé'haria concernant Yéhochoua.
"Yéhochoua, le Coben gadol, portait des vêtements sales et se tenait devant l'ange ... ils ont enlevé les vêtements sales et l'ont habillé avec des vêtements de valeur ... Je te permettrai [à Yehochoua] de te déplacer parmi ces gens debout [les anges]" (Zé'haria 3,3-5).
Alors que Yéhochoua était vêtu de vêtements sales, l'ange ne lui permit pas d'entrer. Une fois qu'il eut changé de vêtements, il fut autorisé à entrer et à marcher parmi les anges.

La Michna fait allusion à ces vêtements spirituels lorsqu'elle dit : "Celui qui accomplit une mitsva acquiert pour lui-même un [ange] défenseur" (Avos 4,13). Toutes les forces supérieures sont appelées "vivantes", comme dans "l'esprit du vivant ('haya) est dans les Ofanim" (Yé'hezkel 1,20).
De même, le vêtement fourni par une mitsva est appelé "vivant". La Michna fait donc référence au vêtement spirituel comme à un ange Défenseur.

"Préparez-vous dans le hall d'entrée" = habillez-vous correctement [de vos mitsvot, de votre Torah] et vous serez alors autorisé à entrer.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 4,21]

[à noter : ce texte semble contredire l'explication du rav de Volozhin lorsqu'il affirme qu'il n'y a pas de monde à Venir concret. Qu'au contraire, chaque individu façonne son propre monde à Venir en fonction de ses actes.
En réalité, il n'y a pas de contradiction ici. Les mitsvot ont un double objectif. Les actes de la vie quotidienne sont des actes qui permettent d'entrer dans le monde à Venir, et nous sommes récompensés pour les avoir accomplis. La récompense est le droit de s'approcher de la Chékhina, de se réjouir de l'éclat d'Hachem.
La réalisation des mitsvot élève l'homme et lui permet de s'approcher davantage d'Hachem.
Le monde à Venir est défini, ce sont les âmes qui jouissent de l'éclat de la Chékhina. L'homme gagne l'entrée par ses mitsvot, et ces mêmes mitsvot définissent sa proximité avec Hachem.
Plus on va réaliser de mitsvot, le plus on se créera des mondes et plus notre récompense est grande.
On s'est élevé à un niveau supérieur et on nous accordera une plus grande proximité avec la Chékhina. ]