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Aucun être de chair et de sang n’est en mesure de concevoir, même de loin, la joie et le plaisir que procure à Hachem la moindre petite action qu’un homme accomplit parce qu’il a surmonté son yétser ara et qu’il l’a soumis en le faisant pencher du bon côté.
[rav Elimélé'h Biderman]

Avoir foi dans la pureté intérieur de tout juif

+ Avoir foi dans la pureté intérieur de tout juif :

-> Le Maharal (Nétsa'h Israël - chap.11) décrit l'éternelle pureté intérieure de tout juif qu'une faute extérieure ne peut jamais entacher ou atteindre.
Il insiste à plusieurs reprises sur le fait que la faute est quelque chose d'extérieur au peuple juif. La lumière divine intérieure qui caractérise l'âme d'un juif existe sur un plan d'existence différent du monde physique/matériel.
Sur un plan divin plus profond, il n'y a aucune rencontre ni aucun contact avec la faute.

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-> "La nation d'Israël a une alliance éternelle selon laquelle elle ne deviendra jamais complètement impure.
L'impureté (de ses fautes) peut l'influencer ; elle peut assombrir la nation avec des taches, mais elle ne peut pas déraciner la nation de sa source de vie divine.

... l'esprit de la nation en terre d'Israël est si profondément lié à l'esprit d'Hachem qui infuse la vie de la nation, que même une personne qui dit qu'elle n'a pas besoin de l'esprit d'Hachem y est elle-même attachée, en dépit de ce qu'elle dit, en raison de son désir ardent de faire partie de la nation juive".
[rav Avraham Kook - Orot ]

"Imaginez la joie et le plaisir qu'éprouve un père lorsque son enfant est intelligent, brillant, talentueux et qu'il réussit. Le bonheur qu'un parent retire d'un tel enfant est indescriptible ...
Tout le plaisir que vous pouvez imaginer [qu'un parent peut avoir pour un enfant] n'est rien en comparaison du plaisir qu'Hachem retire d'un juif qui est inspiré à faire téchouva, ou même si simplement il se retient de faire une seule avéra (faute). Il est impossible d'imaginer la joie qu'Hachem en retire".
[le Baal haTanya]

La récompense de nos mitsvot dans le monde à Venir

+ La récompense de nos mitsvot dans le monde à Venir :

-> La récompense des justes dans le monde à venir est au-delà de notre capacité à la décrire ou à la comprendre. Tous les plaisirs de ce monde ne peuvent être comparés à la récompense d'une seule mitsva dans le monde à Venir. [voir midrach Téhilim 59,1]

De plus, pour chaque mitsva accomplie, un ange est créé. Cet ange nous aide à continuer sur la voie du bien dans ce monde et à recevoir la récompense éternelle du monde à venir. [Zohar 'Hadach - Ruth 26a]
Ce Zohar ajoute : "Chaque mitsva qu'une personne accomplit s'élève devant Hachem et dit : "C'est cette personne qui m'a créé". Pour chaque mitsva et pour chaque mot de la Torah, un ange est créé qui nous sauve du Guéhinam."

-> "Voici les générations de Noa'h, Noé était un homme juste, parfait dans sa génération" (Noa'h 6,9)
Nos Sages (cf. Rachi) en déduisent que les principales "générations" (c'est-à-dire les descendants) des justes sont leurs bonnes actions.
Le Pélé Yoetz (Toladot) explique cela à la lumière de la michna : "Une personne qui réalise une seule mitsva se mérite un défenseur" (Pirké Avot 4,11).
Ce défenseur n'est autre que l'ange créé par notre mitsva, qui apporte un plus grand bénéfice que n'importe quelle progéniture humaine ne pourrait jamais le faire.
Ceux qui font face à des problèmes de stérilité déploient de grands efforts pour mériter des enfants. A plus forte raison devrions-nous faire tous les efforts possibles pour accomplir les mitsvot, qui constituent la descendance la plus importante qu'une personne puisse jamais mériter.

-> Le Zohar (II,210a) nous dit également que les bonnes actions (mitsvot) que nous accomplissons dans ce monde permettent de tisser les vêtements que nos âmes porteront dans le monde à Venir.
Toutes les bonnes actions d'une personne sont enregistrées sur ce vêtement. Pendant les 30 jours qui suivent le décès d'une personne, celle-ci ne peut pas encore entrer dans le Gan Eden, car elle doit d'abord subir le châtiment de ses fautes dans ce monde. Personne n'est entièrement sans faute.
Une fois que les 30 jours se sont écoulés et que la personne a été purifiée de ses fautes, les anges prennent ce vêtement et en habillent l'âme, après quoi l'âme entre dans le Gan Eden et se voit attribuer une place qui convient à son vêtement de justice.

Nos fautes empêchent Hachem de nous combler du meilleur

+ Nos fautes empêchent Hachem de nous combler du meilleur :

-> Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Alef Bina - Téhilim 119 : tét) explique le verset : "Tu es bon et bienveillant, Hachem. Enseigne-moi Tes lois" (tov ata oumétiv, lamédéni 'houkékha - Téhilim 119,68), en se basant sur l'enseignement de nos Sages (Pessa'him 112b) : "La vache veut donner du lait, plus que le veau ne veut le boire".
Hachem veut nous accorder Sa bonté, bien plus que nous ne voulons la recevoir. La seule chose qui empêche Ses bénédictions de descendre sur nous est la barrière formée par nos fautes.

Cela est particulièrement vrai pour nos prières en faveur de notre développement spirituel. Lorsque nous prions pour réussir dans la Torah et la crainte du Ciel (yirat chamayim), il ne fait aucun doute qu'Hachem veut exaucer nos prières et nous aider.
Cependant, nous ne devons pas laisser nos fautes empêcher Sa bénédiction de descendre sur nous.

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[d'où l'importance pour "déboucher" nos canaux de bénédictions de faire régulièrement une téchouva sincère, et de connaître la halakha pour agir au mieux. ]

Hachem prend plaisir à Son monde lorsque Sa gloire est révélée dans le monde physique, lorsque les êtres humains reconnaissent Son existence et Le servent dans le monde de la dissimulation, où Sa vérité est cachée.
[ Tanya - Likouté Amarim 36 ]

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-> Hachem a créé le monde entier parce qu'il "désirait habiter avec ses créations dans les mondes inférieurs" (midrach Bamidbar rabba 13,6).

[Hachem veut vivre avec juif, prenant du plaisir à chaque fois que nous suivons Sa volonté. ]

Chaque mitsva = un acte d’amour d’Hachem

+ Chaque mitsva = un acte d'amour d'Hachem :

"La récompense d'une mitsva est une mitsva" (Pirké Avot 4,2).
Cela signifie que chaque mitsva comporte une mitsva supplémentaire, car elle permet de recevoir une récompense, et le fait de recevoir une récompense est en soi la réalisation de la volonté d'Hachem, car le but ultime de Hachem en créant le monde était de faire du bien à Ses créatures.
[Haflaah - Karnei Re'em - parachat Vaét'hanan ]

[on a facilement tendance à penser que les commandements sont comme une forme de "punition" car nous limitant dans nos désirs, nous obligeant à agir d'une certaine façon ..., mais en réalité chacun est une preuve d'amour d'Hachem. ]

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-> "Ne soyez pas comme des serviteurs qui servent leur maître afin de recevoir une récompense ; soyez plutôt comme des serviteurs qui servent leur maître sans attendre de récompense" (Pirké Avot 1,3).
Cependant, la avoda qui est accomplie pour apporter de la joie à Hachem afin qu'Il puisse offrir une récompense, c'est là la avoda suprême."
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm ]

[lorsqu'on fait une mitsva on permet à Hachem de nous déverser son amour pour nous, et nous en faisant une mitsva notre motivation doit être de permettre à Hachem d'exprimer cet amour, léchem chamayim, car c'est Sa joie : nous combler de bonnes choses (mais nous devons prier, agir pour lui donner la possibilité de le faire [ténou oz l'Elokim]). ]

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+ La notion d'agir lichma :

-> Le Abarbanel (Na'halat Avot) explique la ce Pirké Avot d'une manière différente : on ne doit pas servir Hashem pour recevoir une récompense dans ce monde-ci, mais on peut certainement servir Hachem pour recevoir une récompense dans le monde à Venir.
En effet, le problème lorsqu'on sert Hachem dans le but d'obtenir une récompense, c'est que si l'on rencontre des épreuves et des difficultés, on cessera de servir Hachem. Ceci n'est un problème que si l'on sert Hachem dans le but d'obtenir une récompense dans ce monde-ci, mais celui qui sert Hachem dans le but d'obtenir une récompense dans le monde à Venir ne sera pas découragé par les difficultés de ce monde.

De même, le rav Tsadok HaCohen (Divré Sofrim 4) dit que servir Hachem pour bénéficier de la lumière de la Chékhina est considéré comme servir Hachem complètement lichma.
Cependant, le Ram'hal (Messilat Yécharim - chap.19) affirme que même s'il est permis de servir Hachem dans le but d'obtenir une récompense dans le monde à Venir, ce n'est pas idéal. Idéalement, on devrait servir Hachem pour son honneur et rien d'autre. [éventuellement, on peut se focaliser sur le fait de faire plaisir à D. de pouvoir nous combler de bénédictions grâce à nos actions. ]
[chacun doit connaître et accepter son niveau du moment, en utilisant un lichma certes pas 100% parfait, mais qui nous permettra d'avoir davantage de motivation pour agir selon la volonté d'Hachem. ]

"Lorsqu’on accomplit une mitsva, c’est un moment idéal (très propice) pour prier Hachem."
[ Tossefta - Maasser Sheni 5,15 ]

"Qu'aucune mitsva ou bonne parole pleine de vitalité ne soit légère à ses yeux. Comme l'a dit le Baal Shem Tov, la récompense d'une mitsva n'est pas donnée dans ce monde, parce que ce monde n'est pas capable de contenir la lumière qui est la récompense d'une mitsva ou d'une bonne parole, car c'est une étincelle de l'Infini, Béni soit-Il ; une étincelle qui contient le tout. Mais ce monde est limité..."
[Méor Enayim - Béchala'h ]

La plus grande souffrance = le regret éternel de n’avoir pas suffisamment vécu spirituellement

+ La plus grande souffrance = le regret éternel de n'avoir pas suffisamment vécu spirituellement :

-> Le Gaon de Vilna enseigne que si une personne vivante ressentait ne serait-ce qu'une once du regret éprouvé par une personne dont l'âme l'a déjà quittée, elle ne pourrait pas vivre, en raison de l'immense douleur.
En effet, à ce stade, l'âme de la personne a déjà échappé au royaume de l'illusion, du mensonge (qu'est ce monde, libre arbitre oblige). Elle est maintenant capable de voir la Vérité ultime, et ce qui est finalement bon et doux.
[ La personne] commence donc à se déchirer le cœur dans l'agonie : "Pourquoi ai-je gaspillé les jours de ma vie, j'aurais pu devenir plus raffiné, acquérir des mitsvot et de bonnes actions! Au lieu de cela, j'ai gaspillé ma vie dans la vanité et le vide, abandonnant la Source d'eau vive. Malheur à moi! Malheur à mon âme!"

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-> Le 'Hafets 'Haïm (Shem Olam - Vol.2, chap.12) écrit que lorsqu'une personne ramène son âme dans les royaumes supérieurs et voit comment les anges accomplissent leur avoda avec tant de joie et de bonheur, elle sera prête à renoncer à tout son monde à Venir (olam aba) pour avoir la chance d'accomplir une seule mitsva de plus.