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Pour celui qui cherche Hachem, il n'y a pas de différence entre les mitsvot "majeures" et "mineures" : toutes deux sont des commandements de D. et ont pour effet le raffinement et l'illumination de l'âme.
[Baal Chem Tov]

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-> Vous agirez uniquement pour apporter satisfaction au Créateur, béni soit-Il, sans [anticiper] aucune compensation sous forme de récompense qui pourrait entraîner une glorification de soi.
De cette manière, vous serez aussi attentif à une mitsva "mineure" qu'à une mitsva "majeure", car alors vous ne connaissez pas la récompense accordée pour les mitzvot ...

[A l'inverse,] la recherche de la glorification de soi vous amènera à vous demander si une mitsva est (simplement) "mineure" (secondaire) ; car [seule] une mitsva "majeure" vous apportera la gloire, vous n'observerez donc pas la mitsva "mineure".
[Baal Chem Tov - Tsava'at haRivach n°122]

Chaque mitsva accomplie par un juif et chaque éloignement d'une faute [potentielle] ont pour conséquence le salut de toute la nation juive.
En effet, cela augmente les bonnes influences qui descendent des mondes Supérieurs.
[rabbi Yaakov Ades]

Récompense au Gan Eden & punition au Guéhinam

+ Récompense au Gan Eden & punition au Guéhinam :

-> "Une heure de vie dans le monde à Venir est plus belle qu'une vie entière dans ce monde" (Pirké Avot 4,17)

Cela peut s'expliquer comme suit : si l'on réunissait tous les plaisirs terrestres que l'homme a connus et connaîtra jamais, depuis la création du monde jusqu'à la fin des temps, cela ne pourrait pas égaler un seul instant du plaisir que l'âme éprouve dans l'autre monde.

D'autre part, il ressort clairement de nos livres saints que même 70 ans de souffrances comme celles de Iyov dans ce monde ne l'emportent pas sur la souffrance que l'âme ressent en un instant dans le Guéhinam.

Cela s'explique par le fait que les plaisirs et les souffrances du monde à Venir sont beaucoup plus intenses que ceux de ce monde.
Le plaisir et la souffrance concernent principalement l'âme, mais comme l'âme est revêtue d'un corps, ses plaisirs et ses douleurs sont automatiquement revêtus d'actions physiques.

Dans le monde à Venir, les types de plaisirs sont très différents. Ce sont des plaisirs plus directs pour l'âme, sans l'enveloppe du corps. Il en va de même pour la souffrance, qui est donc un type de souffrance qui blesse l'âme de manière beaucoup plus directe. Il s'ensuit donc que tout ce qui est plus direct est beaucoup plus grand.

Cela peut être comparé à une personne qui désobéit à un roi humain, et le roi décrète une punition consistant à recevoir des coups de fouet de la part du roi lui-même. Le roi a donné au fauteur deux choix : soit cinq coups de fouet avec un bâton sur le dos nu, soit cinquante coups de fouet avec le bâton tout en portant un vêtement si épais qu'il ne peut pratiquement pas sentir les coups.
Il est évident qu'il préfère les cinquante coups de fouet avec le vêtement plutôt que les cinq sans.
Il en va de même dans notre discussion ici.

Le Ramban (Torat haAdam - chaar haGuémoul) rapporte cette explication, et ajoute tout comme dans ce monde le feu brûle le corps, il existe également dans l'autre monde une réalité spirituelle appelée feu, qui est la racine du feu dans ce monde, et qui a la capacité de brûler l'âme. [il est évident que le feu de la Géhenne n'est pas du même type que celui de ce monde].

-> Outre ce que nous avons dit sur la quantité de la récompense dans le monde à venir par rapport aux plaisirs de ce monde, il y a un autre point à souligner ici : la récompense dans le Gan Eden est éternelle.
Le Ram'hal écrit que la récompense dans le monde à venir n'est pas comme un paiement qu'une personne verse à son ami dans ce monde, en échange d'un article qu'elle a acheté, et une fois le prix payé, elle est exemptée de tout autre remboursement.
Cependant, dans le monde à venir, même si une personne reçoit une récompense en fonction de son accomplissement des mitsvot, elle continue de recevoir cette récompense, car elle est éternelle, pour toujours et à jamais, sans interruption.
De plus, la récompense croît et augmente, car elle est spirituelle et sainte et purifie donc de plus en plus la personne jusqu'à ce qu'elle devienne digne d'une récompense encore plus grande.
[rabbi Yaakov Ades]

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-> L'essence d'un niveau élevé dans le service d'Hachem réside dans le fait qu'une personne accomplit les mitsvot et se préserve des fautes par amour pour Hachem et par crainte de Sa grandeur, et non par crainte du châtiment.
Bien sûr, chaque personne doit craindre le châtiment et connaître la grande récompense des mitsvot ; ce sont là de grands outils pour se préserver des tentations de la mauvaise inclination.
Ce que nous avons mentionné ci-dessus est remarquable à cet égard. Mais une personne doit savoir qu'elle ne gagne rien en s'abstenant d'accomplir une mitsva ou en commettant une faute (avéra), car tout profit dans ce monde ne vaut absolument rien, zéro, comparé à la plus petite récompense dans le monde à venir.
[rabbi Yaakov Ades]

L’impact des mitsvot & l’étude de la Torah

+ L'impact des mitsvot & l'étude de la Torah :

-> Il ressort clairement du Zohar et d'autres livres kabbalistiques qu'en dehors de notre monde, Hachem a créé une multitude innombrable de mondes et d'énergies spirituelles supérieures.
Grâce aux mitsvot et aux bonnes actions du peuple juif, ces mondes se construisent et s'établissent, ce qui se traduit par un grand déversement de bonté spirituelle et physique sur l'ensemble du peuple juif. D'autre part, en n'étudiant pas la Torah et en commettant des fautes (avérot), c'est l'inverse qui se produit.

L'existence de mondes supérieurs est un principe fondamental de la Torat haKabbala.
L'état de notre monde et celui des mondes supérieurs sont interdépendants. Comme mentionné précédemment, l'état des mondes supérieurs est déterminé par nos actions dans ce monde. De même, l'état des mondes supérieurs détermine l'état de ce monde.

Le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm 1,4) enseigne que la destruction du Temple a également suivi ce schéma. À cause des mauvaises actions du peuple juif ici-bas, le Temple sacré des mondes spirituels supérieurs a été détruit, et comme le Temple sacré supérieur a été détruit à cause de nos transgressions, les non juifs ont pu exercer leur pouvoir sur le Temple sacré sur le mont du Temple et le détruire.

Il en va de même pour l'exil du peuple de sa patrie, la terre d'Israël étant laissée entre les mains des non juifs. Ce sont les fautes d'Israël qui ont entaché les sphères supérieures correspondant à la sainteté de la terre d'Israël. La terre a alors été facilement livrée entre les mains des non juifs.

Le Néfech ha'Haïm (1,4) poursuit :
"Tel est le pouvoir de la Torah. Un juif ne devrait jamais dire : "Qui suis-je? Quelle force ai-je pour accomplir quoi que ce soit avec mes humbles actions?"
Il devrait plutôt savoir, comprendre et graver dans son esprit et dans son cœur que chaque détail de ses actions, de ses paroles et de ses pensées à chaque instant n'est jamais détruit. Plus il multiplie ses actions, les augmente et les élève, plus chacune d'entre elles s'élèvera vers ses racines, accomplissant son but dans les royaumes supérieurs, affinant les lumières élevées."

Nous voyons qu'une personne doit réfléchir à préserver pleinement ses forces pour étudier la Torah et observer les mitsvot, car chaque mitsva qu'elle accomplit réalise des choses incroyables pour le bien de tous les mondes.

Le Néfech ha'Haïm ajoute : "en vérité, lorsqu'une personne sage prête attention à ses actes qui ne sont pas si bons et qu'elle comprend cette réalité, son cœur tremble en elle d'un grand frémissement lorsqu'elle voit à quel point une légère transgression, qu'Hachem nous en préserve, peut corrompre et détruire."

J'ai entendu une fois une parabole à ce sujet. Une personne assise dans une salle de contrôle de missiles peut appuyer sur un bouton et tirer un missile qui blesse et tue l'ennemi, sauvant ainsi tout son pays. Mais il pourrait aussi appuyer par erreur sur le mauvais bouton et tuer certains de ses compatriotes.
Lorsque les gens viennent soit le féliciter pour ses actes héroïques, soit l'accuser pour ses actions sans scrupules, il raisonne ainsi : "Qu'ai-je fait? J'ai simplement appuyé sur un bouton!"
Son erreur est de ne pas réaliser qu'il ne s'agit pas d'un bouton ordinaire, mais d'un bouton entièrement installé et programmé de telle manière qu'une petite action peut produire des résultats terribles.

De même, lorsqu'une personne s'occupe de la Torah, elle aide toute la nation juive ; elle sécurise les mondes supérieurs, provoquant une augmentation des bénédictions et du succès pour tout Israël.
Parfois, une personne étudie pendant une heure et, lorsqu'elle a terminé, elle a l'impression de ne pas en avoir fait assez pendant cette heure. En réalité, qui sait quelle délivrance (individuelle, collective) elle a réussi à apporter aux juifs grâce à cette heure d'étude?
Il est même possible qu'elle ait sauvé de nombreux juifs de la mort, ou que de nombreux malades aient été guéris grâce à son mérite.
Cela ne vient pas nécessairement de l'étude de la Torah, c'est la même chose pour chaque mitsva qu'une personne accomplit.
Cependant, le pouvoir de l'étude de la Torah est particulièrement grand, comme le disent les Sages (michna Péa) : "et l'étude de la Torah équivaut à toutes les autres".
En plus l'étude de la Torah et l'accomplissement des mitsvot, il y a aussi l'abstention de transgressions (ne pas faire une chose interdite). Une personne aide ainsi toute la nation juive.
[le Néfech ha'Haïm détaille cela dans son chaar 4 du chap.11 à la fin du chaar]
[rabbi Yaakov Ades]

La téchouva ne concerne pas seulement les fautes. Même les mitsvot ont besoin de téchouva, car nous aurions pu les accomplir avec plus de pureté, plus de passion, plus d'amour pour Hachem.
['Hafets 'Haïm ]

Une faute (avéra) souille non seulement le corps et l'âme de celui qui a fauté, mais elle "recouvre" également la Présence Divine dans ce monde (la Chékhina) d'une enveloppe grossière de mal.
La Chékhina est ainsi [davantage] "exilée" dans le mal, empêchant la manifestation de la Présence divine.

Dans la terminologie métaphorique de la Kabbale, cela est considéré comme une séparation entre la Chékhina (l'immanence divine) et son "époux", Hachem (la transcendance divine).
Nos actes vertueux (Torah et mitsvot), et plus particulièrement la correction de la faute (téchouva - repentir), "libèrent" la Chékhina de cet exil et la réunissent à son "époux".
[d'après la 'hassidout du Baal Shem Tov]

L'aspect le plus essentiel d'une mitsva est la joie sur le fait que nous méritons de pouvoir la réaliser.
['Hazon Ich - Lettres collectées - vol.2, n°93 ]

Pourquoi chaque mitsva accomplie par un juif a-t-elle des conséquences spirituelles si importantes et impressionnantes dans les mondes supérieurs?

C'est parce qu'Hachem nous a ordonné de faire des mitsvot, nous sommes donc Ses agents. Et la guémara (Nédarim 72b) enseigne qu'un agent est comme celui qui l'a envoyé.
Ainsi, lorsque nous accomplissons une mitsva, c'est Hachem qui agit à travers nous, il n'est donc pas étonnant qu'elle ait un impact aussi immense.
[d'après le Shem MiShmouel ]

Chaque fois que vous accomplissez une mitsva, concentrez-vous sur le fait que vous faites la volonté d'Hachem.
Au-delà de toutes les raisons dont vous êtes conscient, il existe de nombreuses autres raisons que vous ne connaissez pas.
Lorsque vous vous concentrez sur la volonté d'Hachem, tous les objectifs possibles de la mitsva sont automatiquement inclus.
[ rav Moché Feinstein ]

La déprime du sacré

+ La déprime du sacré :

Très souvent, lorsqu'une personne qui vit sa vie avec enthousiasme s'approche d'un acte sacré, elle ressent soudain une fatigue et une lourdeur accablantes.
Comment se fait-il qu'elle soit pleine d'énergie lorsqu'il s'agit de choses profanes, et léthargique lorsqu'il s'agit du judaïsme et de la Torah?

Lorsqu'une personne entre en contact avec la sainteté, son âme se trouve dans un état d'illumination supérieure. Elle perçoit plus clairement ce qu'implique la perfection absolue.
En conséquence, la personne ressent ses propres limites et son néant, et éprouve de l'amertume à l'égard de l'acte saint ou de l'idéal qui a provoqué ces sentiments.
Par exemple, lorsqu'une personne s'assoit pour étudier la Torah, elle ressent les exigences d'Hachem en matière de moralité ; elle perçoit la grande responsabilité de l'homme ; elle comprend que chaque action de l'homme est imprégnée d'une importance de vie ou de mort.
En ouvrant le Talmud, elle sent qu'elle s'engage dans un projet si cosmique qu'il est au-dessus de ses forces. Cette personne est peinée et affaiblie par la profondeur insondable de la tâche.
[de même que Hachem est infini, lorsque notre âme fait face à l'expression de l'infinité du divin, elle a comme un vertige, une sorte de déprime paralysante en comprenant la grandeur infinie et éternelle de ce qu'elle s'apprête à faire (ex: étudier la Torah, faire une mitsva ... on impacte le monde, on est très proche et encore plus attaché avec Hachem, ... ) ]

Pourtant, ce sentiment est le fondement même de la téchouva. Toute personne qui se sent accablée lorsqu'elle s'approche des mitsvot et de l'étude de la Torah doit savoir que c'est le signe qu'elle est profondément liée à eux. Qu'il se réjouisse de son angoisse et qu'il aille de l'avant jusqu'à ce que sa douleur soit remplacée par un grand et saint plaisir.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 16,5]