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Manque de kavana = signe qu’on ment à Hachem

-> Le roi David (Tehillim 34,13-15) est écrit que nous devons garder notre langue du mal et nos lèvres de toute parole trompeuse.
Ce verset fait allusion à l’état d’esprit dans lequel nous devons nous trouver avant de commencer à prier, car si nous prions sans la concentration (kavana), et la pleine conscience (l'attention) nécessaires, alors nos prières seront considérées comme de purs mensonges.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,5 ]

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[d'un côté nous exprimons par des mots sortant de nos lèvres notre totale dépendance à Hachem, mais notre niveau d'attention montre que notre cœur n'y grand pas vraiment (ex: si Hachem était vraiment devant nous, que Lui seul pouvait tout nous apporter, agirions nous pareil?), comme si par routine nous comptions un peu sur D. mais essentiellement sur nos capacités personnelles, l'aide d'autres personnes, ... ]

La foi devient un vecteur de vérité (plus une personne a de foi, plus elle est capable d'accepter la vérité).
[Maguid de Mézéritch - Maguid Dévarav lé'Yaakov - Likouté Amarim 189 ]
[a'émouna naassé kéli kiboul lamidat a'émet]

Le menteur renie le D. de vérité et rend un culte au dieu du mensonge ; il fait partie de l'une des catégories de pécheurs qui sont privés de la Présence divine, comme il est écrit : "Celui qui débite des mensonges ne subsistera pas devant Mes yeux" (Téhilim 101,7).
Il s'exclut ainsi de la communauté d'Israël, à propos de laquelle il est écrit : "Les survivants d'Israël ne commettront plus d'injustice, ne diront pas de mensonge" (Tséfanya 3,13) ; il mourra prématurément alors que celui qui dit la vérité prolonge la durée de son existence (Sanhédrin 97b).
[...]

Voici quelques exemples de châtiments infligés à des menteurs:
- Gué'hazi (le serviteur du prophète Elicha') fut châtié pour avoir déformé les propos de son maître.
- Amnone (l'un des fils du roi David) fut tué pour avoir menti à Tamar (voir II Chmouel chapitre 13).
- Les Bné Israël furent exilés de leur pays pour avoir contrevenu au commandement : "Eloigne-toi de la parole mensongère" (Michpatim 23,7).
- Selon le Zohar, le mensonge entraîna aussi la destruction du premier et du deuxième Temple.
[rav 'Haïm Vital - Chaaré Kédoucha 2,5]

Hachem est la Source de toute vie et de toute vérité ; par conséquent, toute forme de mensonge éloigne inévitablement l'individu d'Hachem et conduit à la mort spirituelle.
[d'après le Baal Shem Tov]

La vérité …

-> La vérité ...

1°/ En français, on exprime le concept de vérité en disant qu'une chose est vraie de A à Z.
En hébreu, ce mot se dit : אמת (émet) : il commence par la 1ere lettre de l'alphabet et finit par la dernière.
La lettre du milieu (מ) est celle du milieu de l'alphabet hébreu.

[Avec, les lettres finales, il y a 27 lettres dans l'alphabet, et le mém en est la 14e. On a ainsi 13 lettres de part et d'autre].

=> La vérité demande une exactitude du début à la fin, en incluant le milieu.

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2°/ La vérité ultime de tout être humain est qu'il naisse d'une mère et qu'il meurt.
Le mot אמת (émet) peut se lire en 2 mots :
-> de : אם = ém = la mère ( = le début de tout personne) ;
-> et : מת = mét = la mort ( = la fin de tout être).

La vérité est que du berceau à la tombe, c'est l'inévitable chemin de notre existence, durant lequelle on doit utiliser nos potentialités au mieux.

=> Avoir en tête que nous sommes que de passage dans ce monde est un moyen de vivre une vie dans le vraie, en mettant de côté toutes les futilités et mensonges, qui nous empêchent de la vivre pleinement.

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3°/ On appelle le travail de s'occuper des personnes décédées (réalisé en général par la 'hévra kadicha), le : 'hésed chél émet (חסד של אמת).

S'occuper d'un mort est un acte de bonté de la vérité ( = un 'hesed chel émet), car il est réalisé sans attendre aucune récompense de la personne envers laquelle on agit (puisque morte).

Le mot אמת (émet) est composé des 3 dernières faveurs que l'on peut faire à son prochain :
-> le א renvoie au : aron (ארון - le cercueil) ;
-> le מ renvoie à la : mita (מטה - le lit funéraire sur lequel la personne décédée est transportée jusqu'à la tombe) ;
-> le ת renvoie aux : ta'hri'him (תכריכים - les habits avec lesquels on enterre le mort).

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4°/ La vérité est une chose éternelle.
Une personne est composé d'une dualité : un corps et une âme.
Seule l'âme résiste au temps, est éternelle, et peut être véritablement considérée comme notre existence.

Le mot אמת (émet) a pour valeur numérique : 441, qui est la même que celle de : véanéféch (והנפש - et l'âme), qui est la vérité de notre vie et de notre immortalité.

Notre intériorité (l'âme, le spirituel) est l'essentiel, dont l'accessoire (le corps, le matériel) est à son service pour sublimer le tout.
Il ne faut pas perdre ces priorités afin de vivre véritablement sa vie.

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5°/ La vérité requiert par essence de mettre en 1ere position la lettre (א), renvoyant à l'UnicitéA : D.
Rabbi 'Hanina a dit : "Le sceau de D., c’est la vérité." (guémara Shabbath 55a).

Enlevez le א du mot אמת (émet), et tout ce qu'il vous restera sera : מת (mét).
Sans D., il ne peut y avoir de vérité, et cela laisse alors la place à la mort, à la destruction.

[on voit bien à quel point chacun donne sa définition de la vérité.
A nos yeux, elle va dépendre des situations de la vie (des fois on aime bien arranger les choses et on trouve pleins d'excuses pour se justifier et se donner bonne conscience), du milieu dans lequel on vit (pour un terroriste se faire sauter est un acte de bonté!), ...

Pourtant, la vérité n'est pas adaptable, elle est définit clairement par la Torah, par nos Sages, qu'on la comprenne ou pas.

A tout moment le fait de savoir qu'il y a un D. qui sait tout ce que l'on pense, fait (même lorsque l'on est seul), et qu'on devra rendre des comptes nous aide aussi à agir au mieux. ]

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6°/ Les lettres du mot אמת (émet) renvoient à :
-> le א = Au mont Sinaï, D. nous a parlé et nous y a donné les 10 Commandements (Torah écrite), qui commencent par : ano'hi (אנכי -> Je suis Hachem ton D.) ;

-> le מ = la michna est un concentrée de la Torah orale, commence par : méémataï (מאימתי -> A partir de quand peut-on lire le Shéma le soir?) ;

-> le ת = la guémara, discussions talmudiques de la michna commence par : tana (תנא).

D. se manifeste au travers ses commandements.
Dans ces 3 formes : 10 Commandements (א), michna (מ) et Talmud (ת), le commencement permet de former le mot : émet (אמת ).

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-> La dernière des 3 premiers mots de la Torah : béréchit bara Elokim (בְּרֵאשִׁית בָּרָא אֱלֹהִים), permet de former le mot : אמת (émet).
=> D. a apposé son sceau, certifiant que tout est vérité.

-> Le 1er Rachi de la Torah commence par la lettre א, celui du milieu de la Torah (ga'hon - vayikra 11,42) commence par un מ, et le dernier Rachi se termine par ת.
=> Rachi donne ainsi une allusion à la véracité de la Torah orale.

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La mort se dit en hébreu : mavét (מות), a une valeur numérique de : 446.

La vérité, se dit en hébreu : "aémet" (האמת), et a aussi pour valeur numérique de : 446.

A chaque instant, le yétser ara veut nous faire oublier LA vérité ultime : nous n'échapperons pas à la mort.

On doit tout faire pour en avoir conscience, s'y préparer et vivre au mieux selon le émet, sans remettre à plus tard (nous pensant à tort immortel).

Source (b"h) : traduction, adaptation et compilation personnelle de divrei Torah du rabbi Benjamin Blech

Celui qui aspire à la vérité et se prépare à partir en guerre pour la vérité gagne toujours.
[rabbi Nathan de Breslev - Etsot Yécharot ]

A la recherche de la vérité …

"Si on te prouve que tu as raison, tu gagnes peu.
Si on te prouve que tu as tort, tu gagnes beaucoup car tu apprends la vérité."

[Séfer 'Hassidim - Rabbi Yéhouda ha'Hassid]

La guémara Baba Métsia (84a) nous rapporte l'histoire de 2 géants : Rabbi Yo'hanan et de son compagnon d'étude Rech Lakich.
Ils étudiaient ensemble depuis de longues années quand Rech Lakich tomba malade et mourut.
Rabbi Yo'hanan fut complètement effondré par cette disparition et ses étudiants essayèrent de le consoler en lui disant : "N'ayez crainte Rabbi, nous allons vous amener un nouveau compagnon d'étude, l'homme le plus brillant de toute la ville."

Une semaine plus tard, on vit Rabbi Yo'hanan marcher dans la rue l'air accablé.
Ses élèves lui dirent : "Rabbi! Qu'y a-t-il? Nous vous avons envoyé le plus brillant compagnon d'étude de toute la ville. Pourquoi cette tristesse?"

Rabbi Yo'hanan répondit : "Certes, cet homme est un véritable érudit. A tel point qu'il est capable d'amener 24 preuves que ce que je dis est juste.
Mais quand j'étudiais avec Rech Lakich, il me donnait 24 preuves que ce que je disais était faux.
C'est cela qui me manque.

Le but de l'étude n'est pas d'être confirmé.
Je veux être critiqué, questionné et me voir prouver que j'ai tort.
C'est cela l'étude de la Torah."

La midda de Vérité

+ La midda de émet (vérité) :

-> Dans la prière de Cha'harit, nous récitons les mots : "Emet vé'émouna 'hok vélo yaavor" (c'est une loi vraie et fidèle, qui ne sera jamais annulée.)
Le rabbi de Kobrin explique que chaque midda a son temps et son lieu. Il y a des moments où une middahdoit être utilisée pour servir Hachem et des moments où d'autres middot doivent être utilisées.
L'exception à cette règle est la midda de "émet véémouna", qui est "une loi qui ne sera jamais annulée", c'est-à-dire qu'il s'agit d'une midda qui doit être utilisée à tout moment.

Tout ce que vous pouvez faire pour réjouir votre cœur, faites-le, car ... il est impossible qu'une pensée de vérité, même partielle, soit révélée dans un cœur attristé, enraciné dans le mal et le mensonge, ...
Et toutes les pensées qui surgissent dans le cœur de l'homme sont totalement fausses, à l'exception des pensées de crainte, de soumission (à Hachem), de honte, et de joie en Hachem, Sa 'Torah, et les mitsvot, ..."
[séfer Yocher Divré Emet - p.44]

La vérité pendant l’exil

+ La vérité pendant l'exil :

"Yaakov vécut dans le pays d'Egypte 17 années" (Vayé'hi 47,28)

-> Le 'Hidouché Harim écrit que ce verset est une source d'encouragement pour le peuple juif alors que nous sommes coincés dans l'exil au milieu des non juifs, en nous disant que Yaakov a réussi à atteindre un niveau élevé de sainteté même dans la terre très impure d'Egypte.
Même si cette terre était pleine de dépravation, la sainteté de Yaakov a été encore plus forte que l'impureté de l'Egypte.

La Torah est éternelle et nous sommes censés tirer des leçons des Avot et les intégrer dans notre propre vie. Par conséquent, il est évident que chaque juif peut se connecter à la sainteté de Yaakov en s'accrochant à la mida du "émet" (Vérité), qui était le trait caractéristique de Yaakov, comme il est dit : "Donnez le émet à Yaakov" (Mikha 7,20).

En se connectant à Yaakov par le biais de la mida de la Vérité, on peut l'imiter et rester sur un niveau élevé de sainteté, même en endurant un exil sombre.