Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Hachem nous a donné 365 commandements négatifs, des choses qu’il nous est interdit de faire. Par exemple, il nous est interdit de manger de la nourriture non casher.
Tant que la nourriture est casher, la Torah nous autorise à la manger. Il n’existe aucune loi limitant la quantité que nous pouvons manger, seulement ce que nous pouvons manger.
Bien que cela soit vrai, un principe éthique important de la foi juive est la nécessité pour l’humanité de grandir spirituellement afin de devenir des êtres humains plus raffinés.
Plus nous nous adonnons aux plaisirs du monde et plus nous recherchons la satisfaction matérielles, moins nous serons en phase avec quoi que ce soit qui s’apparente à la divinité et à la sainteté.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Haazinou ]

Ne pas priotiser Hachem = une forme d’idolatrie

Notre histoire regorge de juifs qui ont préféré mourir plutôt que d'être contraints de servir des idoles.
Le mot hébreu pour "idolâtrie" est avoda zara, ce qui signifie "adorer une entité étrangère". Il n’est pas nécessaire de se prosterner physiquement devant une idole pour que cela soit considéré comme de l’idolâtrie.
Chaque fois que vous faites quelque chose qui va à l’encontre de la volonté d'Hachem, cela est considéré, à un degré moindre, comme une forme d’idolâtrie, car par vos actions, vous démontrez qu’il existe une entité ou une motivation en dehors d'Hachem qui vous guide.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,17 ]

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[ainsi lorsque l'on donne priorité à nos désirs matériel au détriment du spirituel, de la volonté d'Hachem, c'est une forme d'avoda zara. ]

Rabbi Yessa dit : Combien l'homme doit aimer Hachem! Car le service de D. avec amour est le plus appréciable.
Celui qui L'aime et Le sert avec amour est considéré comme Son bien-aimé.
[Zohar - 'Hayé Sarah 55b]

L’étude de la Torah broie la matérialité

+ L'étude de la Torah broie la matérialité :

-> Le Talmud (Baba Métsia 84a) raconte qu'un jour, Rabbi Yo'hanan nageait dans le Jourdain. Reich Lakich, qui était alors brigand, le vit et se jeta à l'eau, à sa poursuite. Rabbi Yo'hanan lui dit, en s'apercevant de sa force : "Combien es-tu robuste! Tu es digne de porter le joug de la Torah!"
Reich Lakich lui rétorqua : "Ta beauté est féminine".
Rabbi Yo'hanan lui dit : "Si tu te repentis et acceptes de prendre sur toi le joug de la Torah, je te donnerai ma sœur en mariage, qui est bien plus gracieuse que moi".

Reich Lakich prit alors sur lui de se repentir et d'étudier la Torah. II voulut revenir sur les rives du Jourdain et prendre ses vêtements, mais il n'y parvint pas, soudain très faible.
A la seule idée de s'attacher à la Torah, ses forces physiques l'abandonnèrent.
Le Talmud termine en disant que Rabbi Yo'hanan lui enseigna la Torah et la michna et fit de lui un grand Sage d'Israël.

=> Nous apprenons de là combien la Torah épuise l'homme. Lorsqu'un homme étudie la Torah, celle-ci broie la matérialité qui est en lui et annihile ses forces physiques.

La jalousie spirituelle qui se transforme en haine d’autrui

+ La jalousie spirituelle qui se transforme en haine d'autrui :

-> La guémara (Yoma 9b) dit que le 2e Temple fut détruit, bien que les gens se consacraient à l’étude de la Torah, à cause d’une haine (gratuite) sans fondement (sin'at 'hinam).
Cela signifie que les gens étaient jaloux de leurs semblables qui se trouvaient à des niveaux supérieurs et qu’ils n’ont pas réussi à éradiquer ce trait de jalousie avant qu’il ne les conduise à la haine.
[rav Yé'hezkel Lévenstein - Yad Yé'hezkel - paracha Matot ]

=> La jalousie spirituelle peut nous pousser à nous dépasser dans ce domaine, mais nous devons savoir se satisfaire de la part spirituelle qu'Hachem nous a donné, et qui peut être beaucoup plus faible que celle de notre prochain.
Nous devons savoir l'accepter (telle est la volonté de papa Hachem), et utiliser au mieux nos capacités, potentialités.

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-> "Le nombre total des Lévi'im recensés par Moché, Aharon et les chefs d’Israël, selon leurs familles et selon la maison de leurs pères" (Nasso 4,46).
Le midrash (Bamidbar raba 6,10) explique qu'après avoir dénombré individuellement les Bné Kéhat, les Bné Gerchon et les Bné Mérari, la Torah revient et les regroupe tous en un seul ensemble pour montrer qu’ils sont tous également aimés aux yeux d'Hachem.
Cela implique que même si le service des Bné Kéhat était plus élevé que celui des Bné Gershon et des Bné Mérari, puisqu’ils étaient les porteurs de l’Arche ... néanmoins, lorsque les Bné Mérari accomplissaient ce qui leur incombait, cela avait autant d’importance pour Hachem que le service des Bné Kéhat.
Nous en tirons la leçon qu’une personne ne doit pas être jalouse de son prochain, même en matière d’avoda ; le simple fait de servir Hachem selon le lot qui nous a été attribué est suffisant.
[rav Tzvi Elimélé'h Spira de Dinov - Agra déPirka 97 ]

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-> "Rabbi Elazar Hakapar dit que la jalousie, la convoitise et le désir d’honneur éloignent une personne du monde" (Pirké Avot 4,21).
Pourtant, il existe des formes d’envie qui sont positives, comme envier la sagesse d’un ami lorsqu’il est plus sage et s’efforcer de devenir comme lui.
À propos de cette envie, les Sages (Bava Batra 22a) disent : "la jalousie entre enseignants accroît la sagesse."

Bien que ce type de jalousie soit bon, il est encore mieux de s’habituer à étudier sans jalousie.
Idéalement, on devrait étudier par amour de l'étude elle-même.
[Rachbatz - Magen Avot]

"Si dans mes statuts vous marchez" (im bé'houkotaï télé'hou - Bé'houkotaï 26,3) implique la constance [dans la marche]. Pourtant, une personne est dans ce monde et doit s’occuper de ses affaires et d’autres questions matérielles.
En réalité, partout où un juif marche, il n’y a aucun endroit qui ne soit pas en rapport avec la Torah de Hachem et Ses mitsvot. Parfois, il s’agit d’une mitsva explicite, tandis qu’à d’autres moments, c’est une ramification d’une mitsva, mais il n’y a aucun endroit ni aucun recoin qui soit dépourvu de la Torah de Hachem et de Ses mitsvot.
[rav Yéhochoua de Belz (Mitteler Rav) - Léket Imré Kodeh - Paracha Bé'houkotaï ]

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-> "Depuis le jour où le Temple a été détruit, Hachem n’a plus dans Son monde que les quatre coudées de la halakha" (Béra'hot 8a) ... Ce qui signifie que ces quatre amot sont le lieu de la hachraat haChékhina.
Cela ne s’applique pas uniquement aux personnes qui étudient la halakha, mais aussi à celles qui la mettent en pratique. Même quelqu’un qui marche dans la rue et ferme les yeux pour s’abstenir de voir quelque chose d’interdit, cela s’appelle les "quatre amot de la halakha".
De même, quiconque s’abstient du mal et ne viole aucune interdiction ... c’est assurément les "quatre amot de la Halakha".
[rav Tsadok HaCohen - Pri Tsadik - paracha Yitro 12 ]

-> "L'endroit où tu te tiens est une terre sainte" (Chémot 3,5).
En tout lieu et à tout moment, l'homme peut se rapprocher de son Créateur, pour Le servir et accomplir Ses mitsvot.
['Hafets 'Haïm sur la Torah - Chémot 3,5 ]

-> Un avré'h de Kotzk s’était consacré au 'hassidisme et à l’étude de la Torah pendant de nombreuses années, tout en étant soutenu par son beau-père. Par la suite, lorsqu’il dut consacrer son temps à gagner sa vie et à élever ses enfants, il n’eut plus le temps de s’adonner à la Torah et au 'hassidisme.
Lorsqu’il s’en plaignit au Rabbi de Kotzk, celui-ci lui répondit :
"Rabbi 'Hanania ben Akachia dit : "Hachem a voulu accorder du mérite à Israël, c’est pourquoi Il leur a donné la Torah et les commandements en abondance" (Avot 6,11).
"Cela semble difficile ; Hachem aurait dû nous donner moins de mitsvot pour que cela soit plus accessible. La réponse est qu'Hachem a étendu la portée de la Torah et des mitsvot à tous les lieux et à tous les aspects de la vie. Quand quelqu’un construit une maison, il y a des mitsvot consistant à apposer une mézouza et à ériger une clôture autour du toit. Quand une personne sème et récolte, il y a des mitsvot qui concernent la terre. De même, dans les affaires, il y a des mitsvot et des défis qui leur sont propres. C’est pour nous accorder du mérite, afin que nous puissions accomplir la Torah et les mitsvot tous les jours de notre vie, que ce soit en temps de paix ou en période de stress.]
[Sia'h Sarfé Kodech - Inyanim Shonim ]

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-> "Hachem, c’est seulement cela que je recherche : résider dans la maison d'Hachem tous les jours de ma vie" (Téhilim 27,4).
Comment le roi David pouvait-il chercher à demeurer dans la maison d'Hachem? Il était un roi avec toutes sortes de responsabilités royales, y compris mener des guerres pour Hachem ; voulait-il abandonner ce but?
Au contraire, le roi David recherchait l'aide Divine afin qu’à chaque instant, il se sente comme s’il était assis dans la maison d'Hachem et en présence d'Hachem.
En d’autres termes, le roi David ne menait pas une double vie, une vie privée et une vie au service d'Hachem dans la maison d'Hachem. Tout ce qu’il faisait était avodat Hachem en présence d'Hachem.
[Sifté 'Haim - Midot véAvodat Hachem - p.431 ]

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-> On ne peut certainement pas suggérer que seules 613 [commandements] relèvent de la catégorie des mitsvot. Si tel était le cas, de la paracha Béréchit à la paracha Bo, il n’y aurait que trois mitsvot et de nombreuses parachot ne comporteraient aucune mitsva, ce qui est difficile à concevoir.
Au contraire, chaque mot de la Torah vient de la bouche de Hachem et constitue une mitsva en soi.
Il existe en réalité un nombre incalculable de mitsvot, à tel point que toute personne dotée d’un esprit perspicace et d’un cœur compréhensif pourrait mener chacune de ses actions et de ses affaires, des plus petites aux plus grandes, conformément à la Torah, accomplissant une mitsva à chaque instant dans une mesure incalculable.
[Gaon de Vilna - cité dans Maalot HaTorah ]

La grandeur de l’homme

+ La grandeur de l'homme (par Rabbi Nissim Yaguen) :

"L'âme de l'homme a été façonnée sous le Trône divin.
Il n'y a rien de plus grand que cela.

Ce que D. a insufflé en l'homme, provient de l'essence d'Hachem, une part divine du Très-Haut.
Un homme, pour ainsi dire, se déplace avec une partie en soi de D.

Si un homme croyait, savait et ressentait qu'il est une partie de D., il se comporterait différemment à la maison, au travail, partout.
Je suis le bien aimé de D., Hachem m'accompagne partout.

Un homme qui n'est pas complètement attaché à Hachem, un homme qui ne ressent pas qu'il se tient face à Hachem d'une proximité sans pareil, doit prendre le deuil sur le fait d'avoir perdu son rang.
[...]
Si nous apprenons à connaître notre personnalité, notre niveau et la grandeur qui est en nous, si nous apprenons à valoriser notre âme, nous profiterons pleinement d'une vie spirituelle et ainsi, nous serons entièrement attachés à D., dans ce monde et dans le monde à venir."

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-> "D. créa l'homme à son image"

Rabbi Nissim Yaguen de nous enseigner :
"Lorsque D. créa le 1er homme (Adam), les anges se trompèrent à son sujet et commencèrent à entonner à sa face : saint, saint saint (kadoch, kadoch, kadoch) ; comme on le dit face à Hachem, car ils pensèrent qu'il était aussi "créateur".
Quel impressionnant niveau avait Adam, créé par D.!

Il ne s'agit pas que du 1er homme, mais de chaque homme et chaque femme a été créé à l'image de D., c'est-à-dire qu'ils ont été créés avec des forces divines.
Il se trouve en l'homme des forces phénoménales pouvant lui faire atteindre le Trône de Gloire.
[...]
Le Sforno enseigne que l'homme peut être plus élevé que les anges, à condition de se servir et de mettre en pratique (positivement) les forces qu'il a en lui.
L'animal n'a pas de forces provenant de l'image de D., et toi tu les as sans t'en servir, en conséquence tu es inférieur à l'animal.
[...]
Nous devons connaître notre rang, notre niveau et notre grandeur, nous considérer et considérer les autres différemment."

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-> "L'homme se tient debout, pour nous montrer que ses racines et son essence sont dans le ciel, ce qui n'est pas le cas pour le reste des animaux qui sont courbés, nous montrant que leurs racines sont en bas sur terre.

Et par cette grandeur, l'homme a la possibilité de laisser son âme liée aux hauteurs."

[le Yaavets - commentaires sur les pirké avot]

-> Le Yaavets d'y poursuivre que du fait que l'homme a été créé à l'image de D. : "nous avons mérité une Torah divine qui ne tombera pas sous les interrogations de notre esprit, mais elle est supérieure à notre intelligence, c'est pourquoi elle ne peut être transmise que par la prophétie".

Je suis éperdument amoureux d’Hachem

Qui peut comprendre les profondeurs de ma souffrance, qui peut la saisir?
Je suis emprisonné dans de nombreuses contraintes et limitations.
Mon âme aspire à des hauteurs infinies. Mon âme a soif d'Hachem.
La vie de mon esprit est la lumière la plus exaltée. La joie de ma vie est la foi en un D. infini, sans aucun obstacle de nature, de logique, de comportement ou d’éthique. Tout ce qui est bien défini est profane aux yeux de la sainteté suprême, ce que je recherche.
Je suis éperdument amoureux. Comme il m’est difficile d’étudier. Comme il m’est difficile de m’adapter aux détails. J’aime les océans et les royaumes célestes, je les désire ardemment.
"Ouvre mes yeux et je verrai les merveilles de Ta Torah" (Téhilim 119,18).
[rav Avraham Kook - Shemoné Kévatsim 3,222 ]

Le mot hébreu pour "argent" est "kessef", qui a la même racine que le mot "désir".
Ainsi, en voyant à quel point l’humanité est submergée par toutes sortes de désirs, ou lorsqu’un désir indésirable surgit dans son propre esprit, on peut renverser la perspective et le percevoir ainsi : Si le plaisir tiré de cette chose terrestre est si grand, combien plus grand est le plaisir d’être avec Hachem, la Source et le Créateur de tous les plaisirs.
Cela peut conduire à une expérience intense de plaisir en étant en présence d'Hachem. Alors, ces désirs des autres ou de soi-même, qui sont en réalité des étincelles déchues de sainteté, des désirs déchus et égarés pour Hachem, sont élevés vers leur Source.
[d'après le Baal Shem Tov]

Par amour pour les Bné Israël, Hachem les a rapprochés de Lui plus que toutes les autres nations du monde.
Il leur a donné la Tora et, notamment, le Shabbath, le jour plus saint que tous les autres, jour de repos et de joie, de délices physiques et spirituelles.
[Zohar - Béchala'h p.47a]