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La bague …

+ La bague ...

Selon la guémara Kiddouchin 2a : "Une femme peut être acquise par de l'argent ou tout objet ayant une valeur ou par un document [de fiançailles]".

Pourquoi toutes les fiançailles (kiddouchin) se font toujours avec une bague?

1°/ L'utilisation d'une bague renvoie à l'apparence de la lettre hébraïque samé'h : ס
Lorsque cette lettre est écrite pleinement, on a : ס-מ-ך, et on obtient alors la valeur numérique de 120.

A l'origine, l'homme devait vivre de façon immortelle.
Suite à la faute d'Adam, D. a dit : "ses jours seront de 120 ans." (Béréchit 6;3)
Par le fait de mettre une bague (ressemblant à un samé'h) sur le doigt de la Kalla, le 'Hatan renvoit au fait qu'il désire qu'elle soit (b"h) sa femme pour 120 ans.

2°/ Par le fait de mettre une bague autour du doigt de sa kalla, le 'hatan exprime la volonté qu'elle sera toujours autour de lui, comme une véritable aide face à lui (ézér kénégdo), un soutien et une compagne pour faire face à tous les problèmes matériels et spirituels de la vie.

La bague est ronde, et un objet rond n'a pas de fin. Le 'hatan fait allusion à sa femme que le lien qui les unira sera infini.

3°/ Il y a 2 parties dans la cérémonie de mariage : les érousin (fiançailles) et les nisou'in (mariage).
La remise de la bague est le point culminant des érousin, les nisou'in ayant pour objectif le fait de vivre ensemble comme mari et femme.

L'amour entre le 'hatan et la kalla est durant les érousin un amour externe (comme la bague entoure le doigt), tandis que durant les nisou'in, c'est un amour pénétrant et intérieur (l'amour mutuel se cultivant/développant intérieurement jour après jour).

Ainsi, la bague est un rappel permanent disant qu'elle n'est que la 1ere étape du mariage, dont l'objectif final est le développement d'un amour mutuel intérieur, de plus en plus fort/solide.

Source (b"h) : traduction & adaptation personnelle d’un commentaire de Rabbi Moshe Bogomilsky

 

+ Autres explications :

4°/ Le mari nomme sa femme responsable du foyer et lui fait confiance : dans le passé, lorsque quelqu'un voulait transmettre une mission très importante ou délivrer une certification comme un droit de signature ou une procuration, il transmettait à la personne choisie sa bague pour montrer que sa signature était valable et qu'il lui faisait totalement confiance.

Nous l'avons vu chez Pharaon qui a donné sa bague à Yossef, ainsi que chez A'hachvéroch, qui a transmis la sienne à Haman (aracha).

Le 'Hatan transmet à la Kalla sa bague, et lui dit ainsi, sans mots, mais avec toute la ferveur requise : par cela, je te nomme responsable de notre foyer, et tu seras appelée à partir de maintenant le "pilier" de la maison.

5°/ De même qu'une bague est ronde et fait le tour du doigt, ainsi le 'hatan entourera et protégera de tout mal sa kalla, lui amenant un sentiment de sécurité, la conscience qu'elle aura toujours son mari présent lorsqu'elle en aura besoin (par l'écoute, par la parole,  l'action, ...).

6°/ De même qu'une bague embellit un doigt, chacun espère embellir la vie de son conjoint(e).

7°/ Selon le Yalkout divré Assaf, la bague est courbée, et de la même manière, les membres du couple doivent plier leur avis pour aller à la rencontre de l'autre, et en conséquence, la paix et l'unité régneront entre eux.

Lorsque les membres du couple cherchent à assouplir leur position et à arrondir les angles, à l'instar de cette bague courbée en or, mais solide, ils auront ainsi le mérite de s'unir et de se renforcer.

Bien qu'au moment de sa création, elle était molle et souple, elle est devenue un produit fini, solide et uni.

Le fait de plier l'échine n'indique pas une faiblesse, mais une force interne et une maturité qui conduit à l'unité.

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-> La symbolique de l'anneau par le Ben Ich 'Haï : https://todahm.com/2014/02/01/1058-2

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-> Ecrite pleinement, la lettre ס (samé'h) est : ס-מ-ך (samé'h mém kaf), ce qui est l'acronyme de : séli'ha, mé'hila et kappara, car le 'hatan et la kalla voient leurs fautes pardonnées, le jour de leur mariage.

-> Le samé'h représente également : "Hachem soutient tous ceux qui tombent" (somé'h Hachem lékol anoflim - Téhilim 145,14). Cela fait référence au fait que Hachem est directement impliqué dans le chidoukh de chaque personne.
L'acte de kidouchin est réalisé avec une bague, faisant une déclaration claire : à ce moment où l'on est confiant et fier d'avoir trouvé sa bonne moitié, on affirme haut et fort (pour le couple et devant toute l'assemblée présente) : tout ne vient que grâce à Hachem (somé'h Hachem).
[la bague sert ce rappel tout le restant de notre vie : merci Hachem de m'avoir uni avec une si belle personne, et aide moi à avoir du shalom, de la joie dans notre couple, de beaux enfants, ... tout ne provient que de Toi! ]

-> En énumérant les 5 doigts, la guémara (Kétoubot 5a) nous dit que l'index s'appelle : etsba.
Pendant la plaie des poux, les égyptiens étaient incapables de la reproduire comme ils l'avaient fait avec les 2 premiers palies : le sang et les grenouilles. Ils ont été forcés d'admettre : "étsba Elokim hi" (c'est le doigt d'Hachem - Vaéra 8,15).
Le 'hatan place la bague sur l'index de la kalla pour symboliser qu'ici aussi, tout ne provient que d'Hachem.

En effet, étsba (אֶצְבַּע) forme un acronyme pour : "én tsari'h bédika od" (aucune vérification supplémentaire n'est nécessaire [car il s'agit clairement d'Hachem]).
C'est pourquoi le 'hatan place un anneau (taba'at) sur l'étsba de la kalla sous la 'houpa, car cela montre qu'il s'agit de l'étsba Elokim.

Le mot pour "anneau" est : taba'at (dont les trois premières lettres sont : tét, beit, ayin) a pour racine le mot : "téva" (la nature). Car toute la nature est le étsba Elokim. [ de plus, le Nom אלהים et הטבע (hatéva - la nature) ont la même guématria. ]
Lorsque le 'hatan met l'anneau (taba'at) sur l'etsba (index), il déclare principalement que tout le déroulement en apparence naturelle du chidoukh était en réalité du fait d'Hachem.
[ à ce sujet : "Il est aussi difficile de mettre ensemble [un mari et une femme] que l'ouverture de la mer Rouge" - guémara Sotah 2a ]
[de même, durant toute sa vie de couple, même si les choses ne vont pas comme il le voudrait, il doit toujours avoir en tête que derrière un déroulement naturel des choses, ce n'est pas sa femme qui est à blâmer, mais plutôt Hachem qui agit par elle, avec un message à nous transmettre, ou bien pour nous tester notre réaction (est-ce qu'on aura la émouna de ne pas agir spontanément avec animalité).]

-> Le Chidoukh de Its'hak et Rivka, de Yaakov et Ra'hél, de Moché et Tsipora se sont passés autour d'un puits. (voir midrach Chémot rabba 1,32).
Le mot pour puits est 'béer' (באר), ce qui est l'acronyme : "béyadé'ha afkid rou'hi" (En ta main je confie mon esprit - בְּיָדְךָ אַפְקִיד רוּחִי - Téhilim 31,6) = le message est : tout ne provient que d'Hachem.
[également : de même que l'eau présente dans un puits provient du Ciel sous la forme de la pluie, de même les mariage sont décidés au Ciel. Alors que la Supervision Divine régit tous les aspects de nos vies, cela est particulièrement évident en ce qui concerne la recherche de son zivoug.]

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-> Il est intéressant de noter que le ס (samé'h) est la 15e lettre de l'alphabet hébreu, qu'on appelle : le aleph beit, et qui forme le mot : Av (א-ב - aleph beit).
Le 15 Av est le jour où les tribus (chévatim) ont été autorisées à se marier entre elles, et que la tribu de Binyamin a été autorisée à se marier "dans notre congrégation" (guémara Taanit 30b), après l'incident du pilgéch bégiva (Shoftim 19,20).
[ainsi, la bague (forme de samé'h) renvoie à cette date du 15 Av, et atteste que ce couple (potentiellement de 2 tribus différentes) peut bien se marier.]

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-> La guémara (Yébamot 62b) nous enseigne qu'un homme qui demeure sans femme est privé de plusieurs choses (joie, bénédictions, ...), dont l'une est : 'homa (une muraille - חומה).
Les commentateurs disent qu'une femme permet de protéger et d'encourager son mari.
La lettre ס est un rond, qui renvoie à cette idée de protection.

-> "Hachem dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; Je vais lui faire une aide qui lui corresponde (עזר כנגדו - ézer kénegdo)" (Béréchit 2,18).

Il est intéressant de noter que "עזר כנגדו" a une valeur numérique de : 360, en allusion aux 360 degrés qui forment un cercle.
La femme est cette aide productive qui l'entoure tout autour : le protégeant de l'extérieur, et lui permettant de sublimer son intériorité (kénegdo - litt.contre lui [afin de s'améliorer]).

D'ailleurs, le Targoum Onkelos (Béréchit 2,18) traduit le terme : "une aide" (עזר) par "samé'h (סמך), un mur de soutien.
[la lettre samé'h (ס) s'écrit pleinement : סמך, qui a une guematria de 120 : jusqu’à 120 ans b’h!! ]

-> On peut citer un exemple des nombreuses paroles de nos Sages à ce sujet : "Une femme illumine les yeux de son mari, et le fait tenir sur ses jambes." [guémara Yébamot 63a]

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-> L'allégorie compare la relation entre Hachem et le peuple d'Israël à un mariage entre un homme et une femme.
Ainsi, lorsque Hachem leur dit : "Tu n'auras pas d'autres dieux que Moi" (Yitro 20,2), le Créateur interdit le peuple juif à tout autre culte car Il les sanctifia pour Le servir exclusivement.

Or, il est rapporté dans le midrach de Rabbi Néhouria ben Hakana que les mains de l'homme sont constituées de 10 doigts qui correspondent aux 10 commandements. [midrach Yalkout Réouveni Béréchit]
De ce fait, il convient donc de sanctifier la femme par le 2e doigt de sa main qui correspond au second commandement de la Torah : "Tu n'auras pas d'autres dieux que Moi".
Effectivement, lorsque l'homme sanctifie une femme sous la 'houpa, il lui dépose la bague sur le 2e doigt de la main, l'index, en lui déclarant : "Tu es sanctifiée pour moi".
Ainsi, elle deviendra automatiquement interdite à toute autre personne.

Ainsi, la kala qui se tient à la droite du 'hatan présente l'index de la main droite qui correspondent au 2e des 10 commandements qui étaient sur le côté droit des tables de la Loi.
[Bichouroun Mélé'h]

[b'h, issu du divré Torah : https://todahm.com/2020/03/23/le-don-de-la-torah-le-jour-de-notre-mariage-avec-hachem ]

-> "Toutes les coutumes se rapportant au 'Hatan et à la Kalla sont issues/dérivées du don de la Torah, où D. s'est révélé Lui-même, comme le 'Hatan à sa Kalla : le klal Israël."

Rabbi Samson ben Tzadok (élève du Maharam de Rotenbourg) dans son séfer Tashbatz Katan 464;5

 

-> "La raison pour laquelle nous apprenons de nombreuses choses sur les coutumes de la 'Houpa d'un 'Hatan et d'une Kalla tient à ce que Hachem s'est montré, pour ainsi dire, comme un 'Hatan sous la 'Houpa devant la Kalla"

[Yalkout Chimoni - paracha Yitro - 183]

+ Le mariage & dvar Torah - la kétouba (suite) :

La kétouba est le document exprimant les obligations du marié envers la mariée.
Elle commence par la date hébraïque du mariage (précédée par la lettre beit), moment où ces obligations rentrent en vigueur.

A titre d'exemple, si le mariage a lieu un mardi, qui est le 3e jour de la semaine juive (yom chélichi), on écrira : "bachélichi baChabbath" (le 3e jour de la semaine), et non : "chélichi baChabbath" (3e jour de la semaine).

Pourquoi cette présence de la lettre beit (avant le jour)?

Tout comme la Torah commence par la lettre beit (בראשית - Au commencement), de même, la Kétouba commence aussi par la lettre beit.

La lettre aleph est la 1ere de l'alphabet, et a pour valeur 1, renvoyant au fait de s'occuper d'une seule personne (soit même), et de faire abstraction d'autrui.
La lettre beit est la 2e lettre de l'alphabet, et a pour valeur 2, signifiant qu'il faut coexister, prendre soin et bien s'entendre avec autrui.

Ainsi, la 1ere lettre de la Kétouba transmet un message fondamental au 'Hatan et à la Kalla.
Ils doivent toujours se rappeler que le mariage est une union entre 2 individus différents (ayant chacun des qualités et des défauts, détenant chacun une partie de la vérité/réponse à une problématique, ...), qui doivent coexister.

Une personne mariée ne devra pas raisonner en termes de "Je" ou "Moi", mais en termes de "on" ou "nous".
Il ne faut pas chercher ce qu'il y a de mieux pour sa personne, mais pour les 2 (raisonner en terme de beit : 2!).

La Kétouba est un document très important, et dans le cas de sa perte ou de sa destruction, il faut contacter au plus vite un rabbin afin d'avoir une Kétouba de substitution.
= Nos Sages souhaitant nous dire qu'à tout moment de notre vie, il faut savoir que la clé d'un mariage réussi et heureux est liée au "beit", les 2 parties cherchant à coexister en permanence de façon harmonieuse.

La 1ere lettre de la kétouba est la même que la 1ere lettre de la Torah (béréchit = au commencement), renvoyant au fait que le mariage est le commencement et non une fin en soi, et doit être fait selon ce qu'il y a écrit dans la Torah (nos mitsvot, volonté de D. pour notre bien!).

A l'image du fait que la 1ere lettre et la dernière lettre de la Torah permettent de former le mot : lev (cœur), il faut du début à la fin de sa vie de couple, beaucoup de compréhension et d'amour, il faut beaucoup de cœur.

L'importance d'avoir ce cœur (lev) est dévoilée d'emblée sous la 'houpa dans la phrase clé que le 'hatan prononce en épousant sa kalla :
"Aré at mékoudéchét li bétaba'at zo kédat Moché vé'Israël" (= Voici, tu m'es sanctifiée par cet anneau selon la loi de Moché et Israël).

= Vous l'avez deviné, cette phrase capitale à l'origine de tout nouveau couple juif, contient 32 lettres, valeur numérique du mot lév!!

Source (b"h) : traduction & adaptation personnelle d’un commentaire de Rabbi Moshe Bogomilsky + d'un dvar Torah du Rav Ména'hem Berros (pour le rapport entre la phrase prononcée sous la 'houpa par le 'hatan et le mot lév

Un vrai serviteur d'Hachem doit constamment se renouveler ... Même en matière de sainteté et de crainte du Ciel, il faut sans cesse se renouveler, sinon on s'habitue ...
La nature s'oppose à la sainteté. C'est pourquoi le monde a été appelé olam, un mot dérivé du terme hé'élem (dissimulation), car la sainteté y est dissimulée.
[Imré Emet - Chémot - p.58 ]

Lorsque le fardeau de la vie devient trop lourd

+ Lorsque le fardeau de la vie devient trop lourd :

-> Yaakov demande à Hachem de le protéger contre Essav en rappelant la promesse d'Hachem : "Je te ferai assurément du bien" (hétev étiv ima'h - Vayichla'h 32,13)
Cependant, il précède cela en proclamant : "Je ne suis pas digne de Ta bonté" (katonti mikol ha'hassadim - Vayichla'h 32,111) et selon Rachi (katonti) : j'ai peut être perdu le mérite de Ta protection à cause de mes fautes".
Pourquoi Yaakov a-t-il considéré qu'il s'agissait là d'une prière impérieuse? Bien qu'il se souvienne de l'engagement d'Hachem à le protéger, il admet qu'il ne le mérite peut-être pas. Cela signifie que même avec la promesse, il n'en est pas digne. Qu'espère-t-il obtenir en faisant cette remarque?

Toutes les douleurs ne sont pas égales. Parfois, nous souffrons, mais nous pouvons nous en sortir.
Malgré la difficulté, nous pouvons trouver la force et vivre au jour le jour, même en souffrant.

Il y a d'autres moments, cependant, où les choses semblent impossibles. Notre douleur est si intense que nous n'arrivons pas à comprendre comment nous nous en sortons. Lorsque le quotidien semble intolérable et la souffrance écrasante, la difficulté de vivre atteint un tout autre niveau.
Nous avons l'impression qu'Hachem nous a abandonnés et que nous sommes seuls avec notre fardeau. Nous n'avons parfois aucun moyen d'expliquer comment nous pouvons survivre.

Pourtant, il y a une explication. L'explication, c'est qu'Hachem nous porte.
Dans ces moments-là, lorsque la douleur est insupportable, la seule façon d'expliquer notre survie est qu'Hachem nous tient debout. Le sentiment d'impossibilité peut être exact. Nous ne pouvons pas y arriver seuls. La seule façon de continuer est qu'Hachem nous soutient.

Hachem est avec nous dans la souffrance. Cependant, lorsque la douleur devient intolérable, il n'est pas seulement avec nous, il la porte avec nous.
Il partage notre fardeau parce qu'il est trop lourd pour que nous puissions le porter seuls.

Yaakov disait à Hachem : "Même si je ne suis pas digne d'être sauvé de mes souffrances (katonti), sauve-moi pour Ton honneur. Tu es avec moi dans ma douleur (hétev étiv ima'h), et Tu portes ma douleur avec moi. S'il est vrai que je ne mérite pas d'être sauvé, pourquoi dois-Tu porter mon fardeau?
Dans les moments où le fardeau de la vie nous semble trop lourd, le fait que nous nous en sortions, même si c'est à peine, signifie que quelqu'un d'autre (Hachem) nous aide. Savoir cela peut nous donner de la force".
[rav Kalonymos Kalman Shapira - le rabbi de Piaseczno - Aish Kodech - Vayichla'h 5701 (1940)]

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=> Lorsque le paquet de la vie est trop lourd, le fait même que nous le portions encore est la preuve qu'Hachem le porte avec nous.

La symbolique de l’anneau par le Ben Ich ‘Haï

+ La symbolique de l'anneau par le Ben Ich 'Haï (dans son livre : "Sod Yécharim") :

Lorsque sous la 'houpa, le fiancé (le 'hatan) donne l'anneau à sa fiancée (la kalla), il doit le lui placer autour de l'index de la main droite, en s'arrêtant à la 1ere phalange.

Pourquoi cela?

Nos Sages rapportent au nom de Michlé : "Celui qui a trouvé une femme a trouvé le bien" (matsa icha, matsa tov).

Le mot tov (טוב) a pour valeur numérique 17.
Par ailleurs, nous pouvons compter 14 phalanges dans chaque main (c'est l'une des raisons pour lesquelles la main se dit yad - יד - mot ayant une valeur numérique de 14).

Lorsque nous comptons les phalanges des mains, en débutant par l'auriculaire de la main gauche et en continuant par le pouce de la main droite (le pouce ne compte que 2 phalanges), nous finissons par atteindre la 1ere phalange de l'index droit, qui est en fait la 17e phalange de l'ensemble ; et 17 est la valeur numérique de : tov.

Le Ben Ich 'Haï continue d'expliquer que le commandement qui interdit l'adultère se trouve être le 7e des 10 commandements.
Or, l'anneau est justement placé sur le 7e doigt de la fiancée.

Lorsque le 'hatan place cet anneau autour de ce 7e doigt, il doit être bien conscient que son but est de se lier à sa kalla, et à elle seule.

Source (b"h) : un dvar torah du rav Ména'hem Berros

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-> b'h, également sur la bague : https://todahm.com/2014/02/23/la-bague

Les ségoulot …

+ Les ségoulot ne doivent pas se substituer au bon sens dans la vie ...

1°/ Un homme interrogea le Rabbi de Loubavitch sur le sens de la ségoula consistant à plier son talith dès la sortie de Shabbath, comme signe favorable pour que la paix règne dans le foyer.

Le Rabbi répondit : "Après la sortie de Shabbath, il existe une ségoula propice à une bonne entente entre les époux : plier ses manches et les retrousser pour aider sa femme!"

2°/ A la veille de son mariage, un jeune homme alla trouver l'Admour de Przeworsk, Rabbi Yaakov.
Il lui demanda de lui indiquer une ségoula pour que la paix règne dans sa maison (pensant apprendre un verset à dire en cas de querelle afin de ramener la sérénité, ...).

Rabbi Yaakov le prit par la main et le conduit à la cuisine : "Le matin, lorsque tu boiras ton café avant d'aller prier, ne laisse pas ta tasse et ta cuillère sales dans l'évier. Lave-les, essuie-les, puis remets-les à leur place dans le placard. C'est là une excellente ségoula, un moyen de faire régner la paix dans ta maison ..."

 

Source : issu du livre "Comment maîtriser la colère?" du Rav Avraham Sitbon

+ Les lettres du mot : שכל (ché'hel = l'intellect) sont les mêmes que celles du mot כשל (=trébucher/échec).
Ainsi, la logique, la réflexion peut être préjudiciable pour servir D.

Il est écrit : "Car vos pensées ne sont pas mes pensées, ni vos voies ne sont mes voies, dit D." (Yéshayahou 55;8)

Arrêtons de nous prendre pour plus intelligent que D., et appliquons pour notre intérêt (D. n'a besoin de rien!), la phrase que nous avons tous dit : "nous ferons et nous comprendrons".
[et non l'inverse ...]

 

Source : sur une idée originelle d'un commentaire du Rabbin Gérard Touaty

Rien ne peut faire obstacle au désir

+ Rien ne peut faire obstacle au désir :

-> Selon Rachi (Chémot 2,5) : Batya tendit sa main [pour récupérer sur le Nil le panier contenant le bébé], et elle s’est allongée démesurément de plusieurs coudées (amot).

-> Le séfer Sifté Tsadik (ot 14) dit que lorsqu'elle a tendu la main, elle ne savait pas qu'un miracle se produirait et qu'elle s'allongerait. Malgré tout, elle a fait tout ce qu'elle pouvait, et c'est ainsi que le miracle s'est produit.

Le Sifté Tsadik conclut sont développement en disant : "Quiconque veut accomplir la parole d'Hachem n'a qu'à déployer tous les efforts possibles et il recevra l'aide d'Hachem pour y parvenir."

-> Le séfer Likouté Yéhouda écrit également, au nom du Beit Israël, que nous pouvons apprendre de la paracha Chémot que rien ne peut s'opposer à la volonté humaine.
Il dit au nom du rabbi de Kotzk que Batya savait certainement que sa main n'était pas assez longue pour atteindre Moché, mais elle a fait ce qu'elle pouvait naturellement pour essayer de l'atteindre quand même. C'est une leçon pour nous tous. Nous devons tous faire ce que nous pouvons et compter sur Hachem pour faire le reste.

Le Baal haTanya écrit qu'un homme juif n'est pas comme un non-juif qui subvient aux besoins de sa femme et de ses enfants parce qu'il est personnellement enclin à le faire ; le peuple juif est "goy é'had baarets" (une nation sur la terre) : même lorsque nous sommes impliqués dans des affaires terrestres, nous sommes connectés à Hachem, qui est Un.
Tout ce que fait un juif est pour l'honneur d'Hachem. Il subvient aux besoins de sa femme et de ses enfants parce qu'ils sont des âmes juives, qui font partie d'Hachem (Tanya - Iguéret haKodech 9).