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Se connecter à la Chékhina par l’humilité

+ Se connecter à la Chékhina par l'humilité :

"Parce qu'ils avaient mis Hachem à l'épreuve, en disant : "Hachem est-il parmi nous ou non?" (ayech Hachem békirbénou im ayin) " (Béchala'h 17,7)

-> Le rav Mordchele de Nadvorna (dans son séfer Maamar Mordé'haï) explique ce verset comme disant : "ayéch Elokim békirbénou" = comment une personne peut-elle savoir si Hachem est au milieu d'elle?
"im ayin" = s'il n'est rien.
Si une personne est humble et se considère comme rien, Hachem sera avec elle, comme nous assure Hachem : "J'habite... avec celui qui a l'esprit bas et humble" (Yéchayahou 57,15).

La grande valeur des mitsvot

+ La grande valeur des mitsvot :

-> Peu avant son décès, le Gaon de Vilna tenait ses tsitsit entre ses mains et dit : "Dans le monde à Venir, tout ce que je donnerai ne suffira pas pour accomplir la mitsva des tsitsit. Dans ce monde, en revanche, on peut acquérir cette mitsva pour quelques centimes!"
Le Gaon de Vilna a passé toute sa vie à étudier l’intégralité de la Torah, ne dormait presque pas la nuit et accomplissait chaque mitsva dans les moindres détails. Pourquoi était-il si bouleversé de ne plus pouvoir porter de tsitsit?

La réponse est que plus une personne est grande, plus elle comprend l’ampleur et l’importance de chaque mitsva. Même une mitsva accomplie avec une intention incorrecte mérite une grande récompense (dans l'éternité de notre monde à Venir).

Le rav Aharon Leib Steinman cite les paroles de Rachi ('Houkat 21,34) qui démontrent cela. Lorsque Moché est parti combattre le géant Og et son armée, Hachem lui a dit de ne pas avoir peur. Rachi explique que Moché avait peur parce qu’Og avait un mérite : il avait informé Abraham que son parent, Lot, avait été capturé, et Avraham avait alors pu aller sauver Lot.
Or, Rachi avait précédemment (Lé'h Lé'ha 14,13) déclaré que l’intention réelle d’Og n’était pas de sauver Lot, mais qu’Avraham serait tué au combat et qu’Og épouserait alors Sarah. Ainsi, cette "mitsva" avait été accomplie dans une intention très mauvaise.
Néanmoins, Moché craignait que ce mérite ne suffise à aider Og à vaincre les juifs.
Il est donc certain qu’une personne qui accomplit une mitsva avec la bonne intention sera largement récompensée.

-> Le 'Hafets 'Haïm (Nid'hé Israël - glose au chap.38) écrit de même.
Il explique que les réchaïm reçoivent leur récompense dans ce monde parce que leurs mitsvot sont "factices" et ne sont pas accomplies pour l’amour de Hachem, et que la récompense de ce monde est "factice" par rapport à celle du monde à venir.
En revanche, lorsqu’un juste (tsadik) accomplit une mitsva pour les bonnes raisons, sa récompense est réservée au monde à Venir, et elle est si grande que même les anges ne peuvent la comprendre, comme le dit le verset (Yéchayahou 64,3) : "Aucun œil, sauf le Tien, ô Dieu, n’a vu [ce qu’Il fera] pour celui qui L’attend".
Le 'Hafets 'Haïm compare cela à quelqu’un qui possède un billet de banque d’une valeur nominale si immense qu’aucune banque, même la plus riche, ne peut l’honorer.
De même, seul Hachem peut connaître toute l’étendue de la récompense des mitsvot.

-> La joie et l’exaltation du rav Steinman après avoir accompli une mitsva étaient indescriptibles. Après avoir entendu le shofar à Rosh Hashana, il était extrêmement heureux et il bénissait tout le monde de tout son cœur.
Dans ses dernières années, la question s’est posée de savoir s’il serait autorisé à jeûner à Yom Kippour. Finalement, il a jeûné. Il en était si ravi que plusieurs mois après Yom Kippour, il a dit à son petit-fils : "Je suis tellement heureux d’avoir pu jeûner à Yom Kippour!"

Un matin, le rav Steinman mit ses tefillin avec une émotion et une dévotion particulières. Lorsqu’on lui demanda pourquoi, il expliqua : "Pessa'h vient de se terminer, et pendant cette période, je n’ai pas pu accomplir cette grande mitsva, qui, selon Rambam, comprend en réalité huit mitsvot. Cette mitsva m’a manqué comme un père regrette son fils unique, et je suis donc si heureux de retrouver mes téfilin, qui me sont si chers!"

Les mitsvot sont les moyens par lesquels nous atteignons la véritable perfection [principalement dans le monde à Venir]. Sans elles, il est impossible d'y parvenir. On sait cependant que cet objectif ne peut être atteint que par le résultat combiné du respect de toutes les mitsvot.
En fait, la récompense [c'est-à-dire le niveau de bonheur et de perfection que l'on méritera] reflétera la manière dont les mitsvot ont été respectées. Selon le niveau d'observance des mitsvot d'une personne, telle sera sa perfection dans le monde à Venir, et même le moindre écart se reflétera très certainement dans le résultat final. ...
Une personne doit donc être très attentive et précise dans l'accomplissement des mitsvot et le service d'Hachem, tout autant que ceux qui pèsent l'or et les bijoux avec un soin extrême, car les mitsvot sont très précieuses puisqu'elles mènent à la véritable perfection et à la joie éternelle, qui sont les choses les plus précieuses qui soient.
[Ram'hal - Messilat Yécharim 1 ]

Le but de toutes les mitsvot est de croire en notre D. et de Le remercier de nous avoir créés.
C'est également le but de la Création, car il n'y a pas d'autre raison à la création originelle, et le D. d'en-Haut n'a aucun désir dans les mondes inférieurs, si ce n'est que l'homme connaisse et remercie son D. de l'avoir créé.
La raison pour laquelle on élève la voix dans les prières, la raison pour laquelle il y a des synagogues, et le mérite de la prière publique, tout cela est pour que l'homme ait un endroit où se rassembler et remercier D. (Hachem) de l'avoir créé et soutenu, où il peut le proclamer et dire devant Lui : "Nous sommes Ta création".
[Ramban - Bo 13,16 ]

L’humilité mène à la joie

"Et qu'est-ce qui fait de la joie?" (oulsim'ha ma [מַה] zo ossa - Kohélet 2,2)

-> En prononçant le mot "ma" (quoi), qui indique l’humilité, le verset nous enseigne que par le fait que nous sommes humbles et modestes, nous méritons d’avoir de la joie dans sa vie.
[rav Avraham de Kalish]

Servir Hachem particulièrement à notre époque

+ Servir Hachem particulièrement à notre époque :

-> Le séfer Likouté Yéhouda cite son grand-père, le Imré Emet, qui dit qu'il est important pour nous de renforcer notre avodat Hachem dans cette génération. En effet, Hachem accorde une très grande valeur à l'avoda au cours d'une génération faible.
Bien que nous soyons loin d'Hachem et que nous ne puissions pas ressentir un lien étroit avec Lui, nous devrions quand même faire tout ce que nous pouvons pour Le servir.

Il se réfère à de telles périodes comme étant des périodes où "le nom d'Hachem n'est pas connu d'eux", et dit que l'on reçoit une grande récompense pour servir Hachem à de telles périodes, lorsqu'Il est aussi caché de nous et que nous ne pouvons pas ressentir Sa présence.

Dans le même ordre d'idées, il est dit au nom du rabbi Zouché d'Anipoli que l'on ne peut s'attendre à une récompense dans le monde à Venir pour avoir servi Hachem à un moment où l'on sent clairement Sa présence. On ne peut s'attendre à une récompense que si l'on sert Hachem dans des moments où l'on ne se sent pas connecté à Lui, mais où l'on le sert quand même.

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[ => notre yétser ara nous pousse à croire que notre avodat Hachem a peu de valeur par rapport à celle des génération passée, mais en réalité ce n'est pas le cas. Justement parce que Hachem est très dissimulé, la valeur de nos actions a beaucoup de valeur, et est très appréciée par Hachem. ]

Chaque personne est une révélation d'Hachem, qui n'a jamais existé auparavant, parce que chaque personne a quelque chose de D. (Hachem), que personne d'autre n'a jamais eu.
J'ai quelque chose qu'Avraham n'avait pas. J'ai quelque chose que Moché n'avait pas.
Si vous servez Hachem comme quelqu'un d'autre, vous n'avez pas besoin d'être né. Ils l'ont déjà fait.
[rabbi Shlomo Carlebach ]

Tout ce que vous pouvez faire pour réjouir votre cœur, faites-le, car ... il est impossible qu'une pensée de vérité, même partielle, soit révélée dans un cœur attristé, enraciné dans le mal et le mensonge, ...
Et toutes les pensées qui surgissent dans le cœur de l'homme sont totalement fausses, à l'exception des pensées de crainte, de soumission (à Hachem), de honte, et de joie en Hachem, Sa 'Torah, et les mitsvot, ..."
[séfer Yocher Divré Emet - p.44]

"Une personne est obligée de faire une bénédiction pour le mal, tout comme elle est obligée de faire une bénédiction pour le bien. Quelle bénédiction doit-elle faire pour le mal? elle doit simplement l'accepter avec joie." [guémara Béra'hot 60b]

-> Le baal haTanya explique : "Si un juif reconnaissait à quel point il a fauté, il saurait qu'il mérite une grande punition. S'il n'était condamné qu'à une petite peine au lieu de la grande qu'il mérite, il devrait être heureux.
Nous méritons tous une punition bien pire que celle que nous recevons. C'est pourquoi nous devrions accepter avec joie les mauvaises choses qui nous arrivent."

"Tu dois croire en toi avant de pouvoir croire en quoi que ce soit d'autre."
[rav Noa'h Weinberg ]

[le judaïsme met en avant l'importance vitale d'avoir de la émouna en Hachem, pourtant le principal est de s'assurer d'abord d'avoir suffisamment de confiance/émouna en soi-même, pour permettant notre bon épanouissement spirituel. ]

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-> "Le plus grand obstacle à votre réussite est votre propre doute."
[rav Noa'h Weinberg ]

[ selon nos Sages עמלק (Amalek - plus largement les forces du mal) a la même guématria que ספק (safék - le doute - 240). On peut y inclure le fait de douter de soi-même, se traduisant par exemple par le fait d'avoir peu d'ambition spirituelle, ou bien de passer notre vie à dépendre de l'approbation d'autrui pour être pleinement heureux, sans rechercher auparavant suffisamment d'estime, d'appréciation, de soi-même. ]