Quiconque accepte sa douleur ou sa souffrance, (petite comme grande), et en est malgré tout joyeux, [réalisant qu'Hachem le fait pour son propre bénéfice], recevra la vie dans ce monde et dans le monde éternel.
[Tana déBé Eliyahou rabba - chap.3]
Catégorie : y- Divers
Le séfer 'Hassidim (13) écrit : "Lorsque Hachem désire accorder de la bonté à une personne, le Satan (qui est la midat hadin) se présente devant Hachem et dit : 'Maître du monde, il n'est pas convenable de lui accorder ces avantages avant qu'il ne passe un test'".
Cela nous encourage à réussir les épreuves qui nous sont imposées, car il est probable que nous recevrons la bonté d'Hachem à la suite de ces épreuves.
Il s'agit peut-être de l'épreuve qui précède la bonté qu'Hachem désire nous accorder.
[rav Elimélé'h Biderman ]
Pourquoi chaque mitsva accomplie par un juif a-t-elle des conséquences spirituelles si importantes et impressionnantes dans les mondes supérieurs?
C'est parce qu'Hachem nous a ordonné de faire des mitsvot, nous sommes donc Ses agents. Et la guémara (Nédarim 72b) enseigne qu'un agent est comme celui qui l'a envoyé.
Ainsi, lorsque nous accomplissons une mitsva, c'est Hachem qui agit à travers nous, il n'est donc pas étonnant qu'elle ait un impact aussi immense.
[d'après le Shem MiShmouel ]
Chaque fois que vous accomplissez une mitsva, concentrez-vous sur le fait que vous faites la volonté d'Hachem.
Au-delà de toutes les raisons dont vous êtes conscient, il existe de nombreuses autres raisons que vous ne connaissez pas.
Lorsque vous vous concentrez sur la volonté d'Hachem, tous les objectifs possibles de la mitsva sont automatiquement inclus.
[ rav Moché Feinstein ]
La peur est comme un aimant. Elle attire à elle la chose même dont elle a peur.
Craignez la maladie ou le danger, et vous risquez de l'attirer plus près de vous.
Mais craignez Hachem avec crainte et amour, et vous attirerez la Chékhina elle-même vers vous.
[d'après le Arvé Na'hal - Vayétzé - drouch 2 ]
Il faut croire avec une émouna totale que tout ce que fait Hachem est pour le bien de la personne.
Et lorsque le souffrances sont si grandes qu'une personne ne peut pas comprendre comment cela pourrait être bon, alors le bien est certainement encore plus grand.
[rav Moché de Kobrin ]
Certains veulent comprendre : "Pourquoi Hachem fait-il cela?"
Mais ce n'est pas aussi important que "Qu'est-ce qu'Hachem attend de moi? Quelle doit être ma réaction face à cette situation?"
Un juif n'a pas besoin de comprendre pourquoi (je ne suis pas égal ou supérieur à l'Esprit de D.), mais seulement quoi.
Et d'accepter chaque situation avec la conviction que tout cela est pour notre bien.
[rav Elimélé'h Biderman ]
Celui qui n’a pas de crainte du Ciel n’est pas un être humain
+ Celui qui n’a pas de crainte du Ciel n’est pas un être humain :
"Qu'est-ce que Hachem, ton D., te demande? Seulement de craindre Hachem ton D." (Ekev 10,12)
-> La guémara (Béra'hot 33b) apprend de ce verset que "tout est entre les mains du Ciel, sauf la crainte du Ciel."
-> Le rabbi Mendel de Kotzk (séfer Ohel Torah) explique que si quelqu’un demande à Hachem un bien terrestre, Il peut le lui donner ou non. Il appartient au Ciel de décider si la demande sera exaucée.
En revanche, si l’on prie pour la crainte du Ciel, il ne fait aucun doute qu’elle lui sera accordée.
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-> Le rav El'hanan Wasserman (séfer Kovetz Mamarim) écrit :
La crainte du Ciel n’est pas simplement un bienfait supplémentaire. On n’est qualifié d’être humain que s’il a de la crainte du Ciel (yirat chamayim). Celui qui ne craint pas le Ciel n’est pas un "Adam".
C’est ce qu’a déclaré le roi Chlomo : "Craignez Hachem ... car cela est tout de l’homme" (ét aElokim yaré ... ki zé kol aadam - Kohélet 12,13).
Seul celui qui craint Hachem est qualifié d’homme. Celui qui ne le fait pas peut avoir beaucoup de bonnes qualités, mais il n’est pas un homme.
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+ "Qu'est-ce que Hachem, ton D., te demande? Seulement de craindre Hachem ton D." (Ekev 10,12)
-> La guémara (Béra'hot 33b) apprend de ce verset que "tout est entre les mains du Ciel, sauf la crainte du Ciel."
-> Le 'Hidouché haRim affirment qu’il existe deux domaines dans lesquels les gens agissent à l’opposé de la Torah.
1°/ le premier concerne la parnassa. Cela dépend entièrement de Hachem, et les gens pourraient compter uniquement sur Lui pour les soutenir, mais ils continuent à courir çà et là de manière absurde et à déployer des efforts incalculables à la recherche de la parnassa.
2°/ le deuxième domaine concerne la avodat Hachem. Cela dépend entièrement de chacun, mais au lieu de travailler dur pour atteindre un niveau élevé dans ce domaine, les gens s’en remettent à Hachem. Ils ont du "bita'hon" qu’Hachem s’en chargera. Ceci est contraire à la maxime de nos Sages selon laquelle "tout est entre les mains du Ciel, à part la crainte du Ciel."
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-> Le séfer Toldot Yaakov Yossef explique la guémara selon laquelle tout est entre les mains de Hachem, sauf la crainte du Ciel, en disant que cela signifie qu’Hachem détient toutes les Midot, telles que la Ahava (amour), la Ra'hmanout (miséricorde), la patience, ..., et qu’il faut s’efforcer de L'imiter en acquérant toutes ces Midot.
La seule exception est la crainte du Ciel, qui est une Mida qui ne concerne pas Hachem.
Ainsi, nos Sages affirment que toute mida se retrouve en Hachem, à l'exception de la crainte du Ciel.
La déprime du sacré
+ La déprime du sacré :
Très souvent, lorsqu'une personne qui vit sa vie avec enthousiasme s'approche d'un acte sacré, elle ressent soudain une fatigue et une lourdeur accablantes.
Comment se fait-il qu'elle soit pleine d'énergie lorsqu'il s'agit de choses profanes, et léthargique lorsqu'il s'agit du judaïsme et de la Torah?
Lorsqu'une personne entre en contact avec la sainteté, son âme se trouve dans un état d'illumination supérieure. Elle perçoit plus clairement ce qu'implique la perfection absolue.
En conséquence, la personne ressent ses propres limites et son néant, et éprouve de l'amertume à l'égard de l'acte saint ou de l'idéal qui a provoqué ces sentiments.
Par exemple, lorsqu'une personne s'assoit pour étudier la Torah, elle ressent les exigences d'Hachem en matière de moralité ; elle perçoit la grande responsabilité de l'homme ; elle comprend que chaque action de l'homme est imprégnée d'une importance de vie ou de mort.
En ouvrant le Talmud, elle sent qu'elle s'engage dans un projet si cosmique qu'il est au-dessus de ses forces. Cette personne est peinée et affaiblie par la profondeur insondable de la tâche.
[de même que Hachem est infini, lorsque notre âme fait face à l'expression de l'infinité du divin, elle a comme un vertige, une sorte de déprime paralysante en comprenant la grandeur infinie et éternelle de ce qu'elle s'apprête à faire (ex: étudier la Torah, faire une mitsva ... on impacte le monde, on est très proche et encore plus attaché avec Hachem, ... ) ]
Pourtant, ce sentiment est le fondement même de la téchouva. Toute personne qui se sent accablée lorsqu'elle s'approche des mitsvot et de l'étude de la Torah doit savoir que c'est le signe qu'elle est profondément liée à eux. Qu'il se réjouisse de son angoisse et qu'il aille de l'avant jusqu'à ce que sa douleur soit remplacée par un grand et saint plaisir.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 16,5]
Le masque du mal
+ Le masque du mal :
Il existe une élite de tsadikim qui perçoivent le monde entier sous un jour positif.
Ils voient le bien en toute chose. Dans la clarté de leur vision, ils voient comment le mal lui-même joue un rôle positif. Ils comprennent que le mal dans le monde est un écran qui tempère la lumière divine, afin qu'elle puisse illuminer le monde, mais le mal n'endommage ni ne détruit la lumière.
Ils comprennent que la lumière pure est bien trop grande pour que le monde puisse la contenir, et pourtant la lumière doit briller.
Par conséquent, il doit y avoir des écrans pour atténuer la lumière, et ces écrans sont le mal dans le monde et ses perpétrateurs.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 16,12]