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L’orgueil = le trône de l’impureté

+ L'orgueil = le trône de l'impureté :

"Lorsque le roi Achashveirosh s'assit sur son trône royal ... il organisa un festin" (Esther 1,2-3)

-> Un vendredi soir, une personne entra dans la maison du rav Steinman et vit que son visage rayonnait. Réalisant que quelque chose brûlait dans le cœur du Roch Yéchiva, le visiteur attendit silencieusement que le rav Steinman commence à parler.
Ses yeux étaient humides de larmes et son visage rayonnait encore plus lorsqu'il dit : "Aujourd'hui, on m'a montré les paroles du Gaon de Vilna au sujet de : "lorsque le roi A'hachvéroch s'est assis sur son trône royal (al kissé mal'houto)".
Il explique que tout comme le "char de la sainteté" a un trône avec des pieds, le royaume de l'impureté a également un trône. Et quels sont les quatre pieds de ce trône?
Ce sont les quatre groupes qui ne méritent pas de recevoir la présence divine : les flatteurs, les menteurs, ceux qui parlent du lachon ara et les moqueurs. Et qu'est-ce que le trône lui-même? l'orgueil!"

Le rav Steinman se tourna vers son visiteur et dit : "Le trône [de l'impureté] lui-même est l'orgueil! L'orgueil! Comme l'orgueil est terrible! C'est la pire mida de toutes!"

Le Gaon de Vilna ajoute que le yétser ara qui siège sur ce trône est la taava, et lorsque le yétser ara parvient à attirer vers une personne les traits nuisibles susmentionnés que sont la flatterie, le mensonge, le lachon ara, en allusion à "le roi s'assit sur son trône royal", et alors "il organise un festin" (assa michté), attirant la taava dans le cœur de la personne.

"Celui qui dit des mensonges pendant le Shabbat, c'est comme s'il mentait sur toute la Torah"
[Tikouné Zohar - vol. 2, 90a ]

Le lien d’amour entre Hachem et Son peuple

+ Le lien d'amour entre Hachem et Son peuple :

-> Le lien entre le peuple juif et Hachem est si fort que s'il se détournait d'Hachem, à D. ne plaise, sa trahison serait comparable à celle d'une femme infidèle à son mari. Tout comme un mari trompé se sent profondément blessé et très en colère, Hachem est lui aussi irrité lorsque nous abandonnons notre relation unique avec Lui.
Le Ramban explique cela dans son commentaire sur les versets des 10 Commandements : "Tu n'auras pas d'autres dieux devant Moi ... Car Je suis Hachem ton D., le Seigneur qui est jaloux, ..." (Yitro 20:3-5).
Il écrit : "La raison de cette jalousie est le fait qu'Israël est le trésor d'Hachem qu'Il a mis de côté pour Lui-même ... Or, si Son peuple de serviteurs se tourne vers un autre dieu, Hachem agira avec jalousie, comme un mari jaloux de sa femme qui va avec d'autres hommes, ou comme un maître jaloux de son serviteur qui sert un autre maître. La Torah ne décrit pas Hachem comme jaloux lorsqu'elle fait référence à d'autres nations qui servent les corps célestes."
[on ne peut pas appréhender le divin, néanmoins, cela témoigne en terme que nous comprenons de la réalité : tout juif est très important, aimé, par Hachem. ]

-> A l'inverse, Hachem désire énormément que nous soyons proches de Lui, comme l'a exprimé le Alchikh Hakadoch dans la kinah qu'il a composée pour tikoun 'hatsot : "Hachem dit : Je vous ai aimés, tout Mon salut et tout Mon désir est de vous aimer à nouveau. Revenez à moi et je reviendrai à vous. C'est Moi, c'est Moi qui vous consolerai."

-> L'intensité de l'amour d'Hachem pour Son peuple qui observe la Torah et les mitsvot et accomplit de bonnes actions est décrite dans Shir Hachirim (6,5). Hachem dit : "Détourne tes yeux de moi, car ils Me submergent."
Le Alchikh Hakadoch explique que c'est comme si quelqu'un disait à sa bien-aimée : "Détourne tes yeux de moi, car cela suscite en moi des émotions insupportablement intenses."
Telle est l'intensité de l'amour que Hachem nous porte, à nous (chaque juif), Son peuple qui suit Ses voies saintes.

-> C'est peut-être la raison pour laquelle les kérouvim, qui représentent le lien d'amour entre Hachem et Son peuple, ne se faisaient face que lorsque Hachem était satisfait de nous, mais lorsqu'Il était en colère contre nous, ils se détournaient l'un de l'autre (guémara Baba Batra 99a).
S'ils avaient continué à se faire face même lorsque Hachem était en colère, l'amour intense que cela aurait suscité aurait, pour ainsi dire, interféré avec la punition que la colère de Hachem exigeait. Ce n'est qu'en se détournant de nous que Hachem a pu infliger une punition à la nation juive.

La guémara (Yoma 54b) semble contredire cette idée, car elle raconte que lorsque nos ennemis sont entrés dans le Saint des Saints du Temple, ils ont trouvé les kérouvim entrelacés.
Cependant, les Richonim, citent le Ri Migach qui dit que c'était un miracle spécial qu'Hachem a accompli à ce moment-là, car Il voulait que les ennemis trouvent les kérouvim précisément dans cet état.
De même, nous constatons que tout au long des années d'exil, Hachem nous cache Sa face (astèr astir panav - Vayélé'h 31,18), car sinon, toutes les souffrances du long exil ne seraient pas possibles.
Si Hachem nous regardait directement, l'amour écrasant que cela susciterait ne Lui permettrait pas d'infliger les souffrances nécessaires pour expier nos fautes et nous élever aux sommets que nous atteindrons à la fin des temps.

-> Le Ohr Ha'haïm hakadoch (Vayélé'h 31,17) explique le verset "Et Je leur cacherai Ma face ... et ils diront en ce jour-là : "C'est parce que la présence d'Hachem n'est pas parmi moi que ces mauvaises choses m'arrivent"" : ils reconnaîtront que toutes leurs souffrances ne sont possibles que parce que la face d'Hachem leur est caché, mais si Sa présence était parmi eux, cela susciterait une pitié si intense que toutes leurs souffrances prendraient fin brusquement.

-> Le Daat Zékénim (sur וְהִסְתַּרְתִּי פָנַי מֵהֶם) ajoute :
Le fait qu'Hachem nous cache Sa face est un signe d'amour. C'est comme un fils qui s'est mal comporté et dont le père demande à son mentor de le fouetter pour lui donner une leçon. Le père quitte cependant la pièce, car il ne supporte pas de voir son fils bien-aimé souffrir.

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-> Selon le Zohar (Raaya Méhemna Vayikra 101a), nous trouvons ce qui suit au sujet du grand amour de Hachem pour le peuple juif : "Le jour de Roch Hachana est le jour du jugement (de la rigueur) ... Or, Hachem aime la justice, comme le dit le verset : "Car Je suis Hachem qui aime la justice" (Yéchayahou 61,8).
Néanmoins, l'amour d'Hachem pour Ses enfants (les juifs) l'emporte sur Son amour pour la justice".
C'est pourquoi Hachem a de la compassion (miséricorde) pour nous et nous traite avec charité, même si cela contredit quelque peu la justice.

-> Parce qu'Hachem aime tant le peuple juif, Il réorganise l'ordre de la Création rien que pour eux, comme l'explique le midrach Tan'houma (Béchala'h 20) :
"Rabban Shimon ben Gamliel dit : Voyez combien Israël est aimé par Hachem, qui a réorganisé la Création pour eux. Il a inversé le royaume supérieur et le royaume inférieur rien que pour eux. Dans le passé, le pain sortait de la terre et la rosée descendait du ciel, mais maintenant [dans le désert], leur pain descendait du ciel et la rosée montait de la terre.
"Je ferai pleuvoir du pain pour vous [du ciel]" (Béchala'h 16,4). "La couche de rosée s'éleva" (Béchala'h 16,14)."

De même, le Tan'houma (Toldot 8) dit : "David s'écria : "Tu as fait beaucoup, Tu es Hachem mon D. ; Tes merveilles et Tes pensées sont pour nous (les juifs), et nul n'est comparable à Toi" (Téhilim 40,6) = Toutes Tes merveilles et Tes pensées sont pour nous, pour notre bien."

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-> En raison de l'amour immense d'Hachem pour le peuple juif, comme Il l'a proclamé "Je vous ai aimés, dit Hachem" (ahavti ét'hem, amar Hachem - Mala'hi 1,2), Il prononce leur nom cinq fois dans un seul verset.
"J'ai donné les Lévi'im à Aharon et à ses fils, parmi les Bné Israël, pour accomplir le service des enfants d'Israël dans le Michkan, et pour faire l'expiation pour les Bné Israël. Afin qu'il n'y ait pas de blessure pour les Bné Israël lorsque les Bné Israël s'approchent du lieu saint" (Béaaloté'ha 8,19).
Rachi commente : "Pour montrer à quel point ils sont aimés, le nombre de fois où leur nom est répété dans un seul verset est le même que le nombre des cinq livres de la Torah".

-> Sur le verset "Et tu aimeras Hachem ton D." (Vaét'hanan 6,5), Rabénou Bé'hayé demande pourquoi n'est-il pas dit "vé'hachakta" (et tu désireras Hachem ton D. - וחשקת), au lieu de "vé'ahavta" (et tu aimeras - וְאָהַבְתָּ), puisque "désirer" fait référence à un niveau d'amour plus élevé, un amour obsessionnel?
Il répond que si nous étions ordonnés de "désirer" Hachem d'un amour obsessionnel, il n'y aurait plus de place dans nos cœurs pour d'autres amours, y compris pour nos besoins physiques (matériels), ce qui serait préjudiciable, car les gens négligeraient leurs besoins corporels.
Mais maintenant que nous ne sommes commandés qu'à aimer Hachem à un niveau inférieur, il y a de la place dans nos cœurs pour d'autres amours, mais nous devons nous assurer que notre amour pour Hahem est plus fort que tous les autres amours.
Tout cela concerne notre amour pour Hachem. Mais en ce qui concerne l'amour d'Hachem pour nous, le verset (Vaét'hanan 7,7) utilise le terme 'hachak" (désir - חָשַׁק) ['hachak Hachem ba'hèm], ce qui signifie que l'amour d'Hachem pour nous se situe au niveau supérieur de l'amour obsessionnel, Hachem pense à nous constamment.
Bien sûr, Hachem n'est limité en aucune façon et est capable de s'occuper de tout tout en ayant un amour obsessionnel pour Son peuple bien-aimé (et pour chaque juif).

-> Lorsqu'un juif se souvient qu'Hachem l'observe à chaque instant, il devient une personne différente.
[rav Shalom Schwadron ]

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-> Lorsqu'on reconnaît qu'on a été créé à l'image de D. et qu'on réfléchit à la grandeur qui réside en soi, il est impossible de se comporter de manière insignifiante.
[rabbi Nathan Tsvi Finkel - l'Alter de Slabodka]

Un juif = un être unique

+ Un juif = un être unique :

-> Le Kouzari écrit qu'il existe cinq niveaux d'existence dans le monde : les objets inanimés, les plantes, les créatures vivantes, les êtres parlants et les juifs.
Tout comme l'existence d'un objet inanimé est complètement différente de celle d'une plante, de même un juif a une existence complètement différente de celle de tout autre être parlant (tout autre être humain).
[dans les bénédictions du matin nous bénissons Hachem de nous avoir fait "non-juif" (chélo assani goy[a]). Ensuite, c'est à nous de prendre conscience de nos différences et capacités spirituelles que les autres êtres humains n'ont pas, et de les utiliser avec joie et fierté au mieux.
En effet, de même qu'on ne demande pas à un humain de se comporter comme un zèbre, une poule (ou tout autre animal), de même on n'attend pas d'un juif qu'il se comporte à l'image des non juifs, cela serait ignorer son réel potentiel interne. ]

-> Le Ram'hal (Déré'h Hachem 2:4:1) écrit : "En ce qui concerne les juifs et les nations du monde, bien qu'ils semblent exactement identiques du point de vue de la nature humaine, du point de vue de la Torah (du émet pur!), ils sont totalement différents les uns des autres et aussi distincts que deux catégories complètement séparées."

-> La vérité est que la différence entre les juifs et les non-juifs est également évidente physiquement dans leur apparence et l'éclat de leur visage. La beauté intérieure que l'on trouve sur un visage juif ne se retrouve pas sur le visage d'un non-juif. Car il y a un élément de sainteté et de lumière qui n'est présent que chez un juif.
En ce sens, le rav Yérou'ham de Mir (Daat Torah - parachat Ki Tétsé p.10) écrit :
"En vérité, on est stupéfait par la providence divine. Le peuple juif a connu des exils sans précédent et a erré sans repos d'un endroit à l'autre. Nos Sages disent que les voyages défigurent une personne (voir Rachi - Lé'h Lé'ha 12,11 : "les fatigues d’un voyage ont pour effet, en général, d’enlaidir les gens"), mais malgré toutes ces errances et ces déplacements, le peuple juif reste le plus beau et le plus séduisant du monde.
Cela vaut pour leurs traits, mais encore plus pour leur apparence. Les grands sages et les tsadikim ont un visage rayonnant. Ils dégagent une lumière claire et transparente que l'on ne trouve pas chez les autres nations, même chez les plus beaux d'entre eux.
Un tel rayonnement du visage ne se trouve jamais chez un non-juif. C'est une preuve évidente du principe fondamental selon lequel "Vous êtes les enfants d'Hachem : vous devez être beaux" (Rachi - Réé 14,1), car vous êtes ceux qui doivent recevoir le Roi."

-> Cette grâce et ce raffinement que nous trouvons chez le peuple juif proviennent de leur attachement à Hachem, qui est la source de toute grâce et de toute perfection.
Il est écrit : "Et Hachem était avec Yossef [en prison], et lui accordait Sa bienveillance, et Il [Hachem] plaçait Sa faveur [Sa grâce] dans les yeux du chef de la prison" (Vayéchev 39,21).
Le Ohr Ha'Haïm haKadoch explique : lorsqu'Hachem établit Sa présence divine sur quelqu'un, celui qui la reçoit est profondément influencé par Celui dont il la reçoit. Et il est connu qu'Hachem est la source de toute grâce, donc puisque "Hachem était avec Yossef", automatiquement "il lui accorda Sa bienveillance" : il avait une grâce et un raffinement extraordinaires.
Cependant, seule une personne bonne, connectée à la Présence divine, peut percevoir cette grâce, mais un non juif qui vit dans l'impureté et n'a aucun lien avec la spiritualité ne peut percevoir cette grâce et cette douceur de caractère.
Il était donc impossible que l'officier non juif puisse voir la grâce de Yossef, et Hachem a donc dû lui donner des yeux spéciaux afin qu'il puisse voir et sentir la douceur de la grâce de Yossef. C'est ce que conclut le verset : "Et Il [Hachem] a mis sa faveur dans les yeux de l'officier de la prison", car il ne pouvait pas la voir de son propre chef.

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-> Depuis le moment où Hachem nous a choisis et où nous avons reçu Sa Torah, nous avons été élevés et rapprochés d'Hachem, comme des anges.
Selon le Zohar (Lé'h Lé'ha 90a) : "Rabbi 'Hiya a commencé ... Une fois qu'Israël (les juifs) a dit "nous ferons" (naassé) avant "nous écouterons" (nichma), Hachem a réuni son entourage [au Ciel] et leur a dit : "Jusqu'à présent, vous [les anges] étiez les seuls devant Moi dans le monde. A partir de maintenant, Mes enfants sur terre sont vos collègues en tout. Vous n'êtes pas autorisés à sanctifier Mon nom tant qu'Israël sur terre ne s'est pas joint à vous et qu'ensemble, en tant que collègues, vous sanctifiez Mon nom.
C'est parce qu'Israël a mis "faire" avant "entendre", comme le font les anges au ciel."

-> Le Zohar (Yitro 80b) ajoute :
"Rabbi Yossé dit, au moment où Israël s'est approché du mont Sinaï, cette nuit-là [avant la remise de la Torah] ... Les anges dans les cieux ont accueilli Israël comme des frères. Ils sont les anges dans les cieux et Israël sont les anges sur terre.
Ils sanctifient le Nom suprême en Haut et Israël sanctifie le Nom suprême en bas. Cette nuit-là, ils ont orné Israël de 70 couronnes."

-> Nous retrouvons ce concept dans (Shir Hachirim 8,13) : "Ceux qui habitent dans des jardins étrangers (le peuple juif qui vit parmi les nations), les anges écoutent ta voix [de la Torah et de la prière], laisse-moi l'entendre".
Rachi explique :
"Les anges écoutent ta voix" = les anges sont tes partenaires, des fils de D. comme toi.
"Écoutent ta voix" = et ils viennent écouter ta voix dans les maisons de prière.
"Laisse-Moi [Hachem] l'entendre" = [car d'abord je t'entends (les Bné Israël) sanctifier Mon nom] et seulement après cela, ils [les anges] sanctifient Mon nom. Comme le dit le verset : "Quand les étoiles du matin chantent à l'unisson" (Iyov 38,7) = cela fait référence à la nation juive, seulement après cela "et tous les êtres célestes ont crié" [les louanges d'Hachem]."

-> Le peuple juif a en fait un avantage sur les anges. Il est capable de respecter les mitsvot par choix (libre arbitre), ce qui procure à Hachem le plus grand plaisir.
Nous le constatons avec Avraham Avinou. Après qu'il se soit engagé dans la mitsva de l'hospitalité, en accueillant les anges, ceux-ci ont eu peur de lui. Comme le disent nos Sages (midrach Béréchit raba 48,14) : "Ici, vous dites : "Il se tint au-dessus d'eux" (Vayéra 18,8), mais auparavant, il est dit que [les anges] "se tinrent au-dessus de lui" (Vayéra 18,2)?
En réalité, avant qu'Avraham n'ait rempli son obligation [d'hospitalité] envers eux (les anges), ils se tenaient au-dessus de lui. Une fois qu'il eut rempli son obligation, il se tint au-dessus d'eux. Ils avaient peur de lui. Michael tremblait, Gavriel tremblait."

Le Etz Yossef explique :
"Une fois qu'Avraham eut rempli son obligation et accompli la mitsva de l'hospitalité de toutes ses forces, les anges réalisèrent sa stature et eurent peur de lui, comme s'il les contrôlait. Michaël tremblait, ..., Michaël et Gavriel étaient deux de ces anges".

=> Nous voyons qu'une personne qui se consacre joyeusement à l'accomplissement des mitsvot n'est pas seulement crainte dans ce monde, mais que les anges la craignent également.

Notre relation excessive avec la matérialité

+ Notre relation excessive avec la matérialité :

-> Lorsque Hachem a formé Adam, il est dit : "Hachem a formé Adam à partir de la poussière de la terre, et Il a insufflé dans ses narines le souffle de vie" (Béréchit 2,7).
Rachi explique : "Il l'a créé à partir de matière terrestre et de matière céleste : le corps à partir de la terre et l'âme à partir des cieux".

-> Le Tiféret Israël (13,4) explique : "l'âme ne peut exister dans le monde sans un corps qui est comme un vêtement pour l'âme".
Ainsi, nous devons saisir notre véritable essence (âme divine), comprendre à quel point nous sommes grands et à quel point nous pouvons devenir grands.
Le corps n'est rien de plus qu'un vêtement qui nous aide à accomplir les mitsvot (dans ce monde matériel).

-> Le Ram'hal (Mesillat Yécharim - chap.1) enseigne que l'âme est irrésistiblement attirée par Hachem, comme le fer est attiré par un aimant.
Une personne est attirée par la sainteté avec une force incroyable ; il n'y a rien qu'une personne désire véritablement, plus que s'attacher à Hachem. Cependant, tout la matérialité créée une barrière qui dissimule cette force, entravant l'envie innée.
Lorsqu'un individu se plonge profondément dans les activités mondaines et s'immerge dans la matérialité, il recouvre en fait le fer de son âme de diverses formes de saleté collante. Cette accumulation agit comme un obstacle, entravant l'attraction naturelle de l'âme et son désir profond de se connecter à Hachem.

-> L'homme qui désire la vie ne surmontera pas ses pulsions par la force ; il les surmontera en se contentant de peu, en mangeant et en buvant moins qu'il n'en a, et aussi en ce qui concerne ses vêtements et sa maison ... il ne recherchera pas le luxe.
[Pélé Yoetz - Mosarot ]

-> Vaincre le yétser ara est sans aucun doute difficile, mais il existe une "astuce" pour y parvenir. Au lieu d'exercer toute sa force dans une lutte constante contre la mauvaise inclination, on peut simplement restreindre son désir pour les plaisirs mondains. En ne se laissant pas accabler par un matérialisme excessif, le yétser tov prendra naturellement le dessus.
On peut comparer cela à un ballon d'hélium attaché à un poids. Le ballon a le potentiel de s'élever à de grandes hauteurs, mais il est retenu par le poids. Enlevez le poids, et le ballon s'élève sans effort vers de nouveaux sommets sans aucune aide extérieure.
Lorsque notre attention se porte sur notre véritable essence, au-delà des couches superficielles de peau, de sang et de chair qui constituent notre être extérieur, nous pouvons nous élever à des hauteurs inégalées et éprouver un plaisir indescriptible.
[rav Lipschitz]

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-> Toute l'épreuve de l'homme dans ce monde consiste à conquérir et à surmonter tous ses désirs animaux en l'honneur d'Hachem. Cela apporte à l'homme un véritable plaisir et une véritable satisfaction.
Et de cette manière, il sacrifie littéralement son âme à Hachem parce qu'il sacrifie son corps et ses désirs.
[Bé'er Mayim 'Haïm - Vayikra ]

-> Chaque personne a une âme animale (néfech béémit) et une âme intellectuelle (néfech chikhlit).
L'âme animale désire manger beaucoup, rechercher l'honneur, ... L'âme intellectuelle aspire à quelque chose de plus élevé, à se connecter à Hachem.
L'épreuve dans ce monde consiste à dompter l'âme animale, à minimiser ses désirs corporels et à rechercher plutôt les aspirations de l'âme à se rapprocher d'Hachem.

"Si l'un d'entre vous apporte (adam ki rak'riv mikèm) une offrande à Hachem provenant d'un animal (min abééma)" (Vayikra 1,2)
Il est dit "mikèm" (parmi/d'entre vous) et "min abééma" en référence à l'âme animale qui réside en nous, que chaque personne doit sacrifier pour Hachem.
[en domptant son âme animal intérieure, on se perfectionne, permettant à notre âme divine de s'élever. ]

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-> "Tu aimeras Hachem ton D. de tout ton cœur, de toute ton âme et de tous tes biens" (Vaét'hanan 6,5).

-> Le Sfat Emet (Vaét'hanan) explique :
"Les commentateurs, au nom du Rambam, s'interrogent sur le commandement d'aimer Hachem et les mitsvot similaires. Comment peut-il y avoir un commandement qui dépende de la nature d'une personne? (peut-on nous imposer un sentiment d'aimer Hachem)
En réalité, la question elle-même est la réponse, et cela nous enseigne que chaque juif porte en lui l'amour d'Hachem de tout son cœur et de toute son âme ; seulement, cet amour est enfoui au plus profond du cœur et c'est avec de la volonté et du désir que l'on peut le trouver."

-> L'amour pour Hachem est inscrit dans le cœur de chaque juif.
Il suffit que la personne ne soit pas infectée par les désirs (pour le plaisir matériel - taavot) et l'amour du mal, car c'est à travers cela que le véritable amour de Hachem est caché.
[Sfat Emet - Nitsavim ]

-> Un jour, lorsque rabbi Avraham Shlomo Brim, connu sous le nom de rabbi Avraham Ostralenker, vint voir le Sfat Emet, ce dernier se tourna vers lui et lui demanda : "Rabbi Avraham Shlomo, voulez-vous être juif?"
"Oui", répondit-il.
"Voulez-vous vraiment être juif?" demanda à nouveau le Sfat Emet.
"Oui », s'écria passionnément Rabbi Avraham Shlomo.
"Voulez-vous vraiment être juif et 'hassidique?" continua le rabbin.
"Oui!" s'écria rabbi Avraham Shlomo de toutes ses forces.
Le Sfat Emet le regarda et dit : "Si tel est le cas, vous devez toujours savoir et ne jamais oublier que ce monde n'est rien. Il est vide et vide. Il n'existe pas. Le seul monde véritable est le monde à Venir".

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-> "Quiconque aime les richesses matérielles et les plaisirs terrestres est incapable d'étudier la Torah Orale".
[midrach Tan'houma - Noa'h ]

-> "Quiconque se livre aux plaisirs de ce monde s'empêche de connaître les plaisirs du monde à Venir.
Et quiconque se prive des plaisirs de ce monde (éphémère) reçoit tous les plaisirs du monde à Venir (éternel)".
[Avot déRabbi Nathan 28 ]

Si quelqu'un vient vous dire qu'il fait l'expérience de toute la lumière [spirituelle] de la Torah et des mitsvot à l'époque actuelle, ne le croyez pas. C'est le signe que cette personne ne comprend pas la profondeur de l'anticipation de la rédemption (tsfiyat yéchoua).
[rav Avraham Kook - Orot - Orot Israël ]

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[Dans Sa bonté, Hachem peut faire que notre vie en exil soit agréable, au point où l'on ne s'y sente pas si mal, même au niveau spirituel (ex: on a nos restaurants/magasins cashers, nos synagogues, écoles juives, ...).
Mais désirer la venue du machia'h implique de développer en nous le fait que nous avons un manque énorme, que la différence avec ce qu'on pourrait être spirituellement (et notre relation avec Hachem dévoilé) est comme le jour et la nuit. ]

Une alliance a été conclue avec l'ensemble du peuple juif, stipulant qu'il ne deviendrait jamais totalement impur.
Certes, une telle impureté peut l'influencer et lui nuire. Néanmoins, elle ne peut jamais déraciner totalement le peuple juif de la source d'une vie Divine.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 1:70 ; Orot - haTé'hiya 9 ]

La grandeur de notre génération qui précède le machia’h

+ La grandeur de notre génération qui précède le machia'h :

-> Le rav Yérou'ham Lévovitz de Mir (Daat Torah - Chla'h - maamarim) écrit que la guéoula émergera des ténèbres et de la simplicité. Dans ses mots :
"Il est possible que les ténèbres aient un avantage sur la lumière ... car c'est des ténèbres les plus profondes et les plus intenses que viendra le machia'h ...
C'est la génération qui est enveloppée de toutes sortes de ténèbres, et qui est à la tête de toutes les générations, le machia'h viendra dans cette génération ...
Mon maître, l'Alter de Kelm, disait que lorsqu'on offre un sacrifice, la loi stipule qu'une pensée inappropriée disqualifie le sacrifice, mais s'il n'y a aucune pensée, il n'y a pas de disqualification ...
[ c'est une métaphore pour notre génération. Notre service d'Hachem est beaucoup plus simple que celui des générations précédentes. Nous n'avons pas les pensées et les intentions élevées qu'elles investissaient dans leur service divin. Néanmoins, cela ne disqualifie pas notre service, car un service sans réflexion est acceptable, tant qu'il n'y a pas de pensées inappropriées. ]

Dans cette terrible obscurité, nous ne réalisons pas l'effet que peut avoir un seul soupir là-Haut ... Ainsi, dans les générations les plus sombres [spirituellement parlant], il est certain que le peuple juif [qui observe la Torah et les mitsvot] est considéré au Ciel comme composé uniquement de tsadikim."

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-> Cette idée se retrouve aussi dans le Shomer Emounim (1 p.72) :
"Au moment de la Création, cette dernière génération se tenait à la tête de toutes les générations, devant le Maître de la bonté et de la compassion.
En effet, la fin se trouve au commencement, car la fin est le but ultime du commencement. Par exemple, ce monde inférieur est la fin de tous les niveaux, mais il est le but ultime de la Création. De même, la fin de toutes les générations est le but ultime de toutes les générations précédentes, car le commencement contient la fin ...
La génération qui méritera la guéoula, bientôt de nos jours, est l'aboutissement ultime de la Création, même si la génération actuelle se trouve au plus bas. Mais à travers les vagues de troubles et de défis, elle sera purifiée à maintes reprises jusqu'à ce qu'elle soit raffinée sept fois."

-> Une personne capable de relever les défis de ces temps difficiles [précédant le machia'h] reçoit plus d'aide divine que les générations précédentes.
Le rav Eliyahou Lopian (Lev Eliyahou 1, p.218) écrit : "J'ai entendu dire au nom du rav Israël [Salanter] que dans cette génération, chaque individu reçoit davantage d'aide divine que dans les générations des Tanaïm, car dans une génération où les choses sont hors de contrôle, celui qui investit tous ses efforts dans la Torah et les mitsvot mérite certainement beaucoup d'aide divine."

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-> Le Tana Débé Eliyahou (Rabba 1) écrit que "Hachem est satisfait de Sa part ; et avec Sa sagesse et Sa compréhension, Il a créé Son monde".
Le Yéchouot Yaakov explique :
"Est satisfait de Sa part" signifie que Hachem se réjouit et est fier de Sa part, [c'est-à-dire Israël, comme le dit le verset] : "Car la part d'Hachem, c'est son peuple, Yaakov est le choix de son héritage" (Haazinou 32,9), en raison de leur âme qui fait partie du Divin."

Le Gaon de Vilna (cité dans Mikhtavé 'Hafets 'Haïm - Méat Minimoukav 7) explique cependant différemment. Il dit qu'autrefois, lorsque le Temple existait et que la plupart des juifs observaient la Torah et les mitsvot, il était compréhensible qu'Hachem se réjouisse grandement d'eux. Mais à notre époque, il y a eu un déclin [spirituel] des générations, et de nombreux juifs ne sont plus pratiquants.
Les rares personnes qui servent Hachem au mieux de leurs capacités ne sont pas à la hauteur de l'intensité des générations précédentes, et on pourrait donc penser que Hachem n'est pas aussi heureux avec nous.
Le Tana Débé Eliyahou nous enseigne donc que "Hachem est satisfait de Sa part". ["Qui est riche? Celui qui est satisfait de sa part" - Pirké Avot 4,1 ]
Il est satisfait d'Israël, le peuple juif qui est appelé Sa part, comme le dit le verset : "Car la part d'Hachem, c'est Son peuple".
Hachem est satisfait de nous, même dans la situation actuelle.

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-> Le Méir Ené Israël (2, p.68) écrit que le 'Hafets 'Haïm a dit un jour : "Nous vivons une époque difficile et lorsqu'on accomplit une mitsva dans des temps aussi difficiles, cela vaut cent fois plus que dans des temps normaux.
De nos jours, étudier une seule page de guémara équivaut à en étudier cent dans des conditions idéales. Dans de tels moments, Hachem est satisfait de Sa part!"

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-> Le verset dit : "La pierre qui a été rejetée par les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire" (éven maassou abonim, ayéta léroch pina - Téhilim 118,22).
Les véritables bâtisseurs du monde [c'est-à-dire les grands tsadikim des générations précédentes], qui ont amélioré le monde par leur étude de la Torah, leurs mitsvot et leur service de Hachem, méprisaient cette génération humble où il est si difficile de servir Hachem en raison des nombreux défis et où l'échec [spirituel] est monnaie courante.
Mais, en vérité, c'est cette génération qui devient la pierre angulaire. L'édifice construit par toutes les générations précédentes est couronné par cette génération qui achèvera l'édifice.
Cette génération devient la pierre angulaire précisément parce qu'elle est si humble et méprisée. Comme l'écrit le Zohar (Chémot 7b) : "Méritoire est la personne qui se montrera fidèle à ce moment-là".

Eliminer notre orgueil comme préparation à la guéoula

+ Eliminer notre orgueil comme préparation à la guéoula :

-> Rabbi Levitas de Yavné dit : "Soyez très, très humbles" (méod méod évé chéfal roua'h - Pirké Avot 4,4).

-> Nos Sages (Sanhédrin 98a) disent : "Zéri a dit au nom de Rabbi 'Hanina : Le fils de David (le machia'h) n'arrivera pas tant que les orgueilleux n'auront pas été éliminés du peuple juif, comme le dit le verset : "Car alors, j'éliminerai parmi vous ceux qui se complaisent dans l'orgueil" (Tséfania 3,11).
Il est également dit : "Je laisserai parmi vous des pauvres et des indigents, et ils se réfugieront au nom d'Hachem" (Tséfania 3,12)."
Rachi explique que la guéoula viendra pour eux et qu'ils se réfugieront à l'ombre de la présence d'Hachem.

-> De même, le prophète Yéchayahou (61,1) dit : "Parce que Hachem m'a oint pour informer les humbles, Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé."
Le Radak explique : "Ces prophéties de réconfort que j'ai été envoyé prononcer et écrire proviennent de la bouche d'Hachem. Elles sont une bonne nouvelle pour les enfants de l'exil qui sont humbles et ont le cœur brisé parce qu'ils souffrent de l'exil pour l'amour d'Hachem".

-> Pourquoi l'humilité est-elle spécifiquement la condition de la guéoula? Pourquoi le machia'h ne peut-il venir que lorsqu'il n'y a plus d'arrogants, d'orgueilleux?
Le Maharcha explique : "Les orgueilleux repoussent la Présence divine hors de sa place. Dans le premier chapitre de Sotah (4b), nos Sages disent : "Quiconque est orgueilleux, c'est comme s'il adorait des idoles". C'est pourquoi ce verset conclut qu'au moment de la rédemption, "les pauvres et les démunis [c'est-à-dire les humbles (quoiqu'on puisse avoir, on a rien car tout provient, appartient à D.)] ... se réfugieront au nom d'Hachem, et non comme auparavant [en exil] lorsqu'ils étaient orgueilleux, ce qui revenait à promouvoir de faux dieux."

-> Le Gaon de Vilna (commentaire sur Shmouel I 25,8), écrit qu'avant la guéoula, Hachem détruira les trois principales sources d'arrogance humaine et que ce n'est qu'alors que la guéoula aura lieu.
Il écrit : "Il y a trois propriétés qui font partie de la constitution d'une personne : la connaissance, le pouvoir et la richesse ... Comme le dit le verset (Yirmiyahou 9,22), le sage ne doit pas se vanter de sa sagesse, le puissant ne doit pas se vanter de son pouvoir, et le riche ne doit pas se vanter de sa richesse" ...
[Il y a trois aspects à une personne : l'âme qui est la source de la sagesse, le corps qui est la source de la puissance, et les possessions qui sont la richesse d'une personne. ]
Nos Sages ont abordé ces trois questions dans la guémara (Sanhédrin 97a). Concernant la richesse, ils ont dit : "Le fils de David ne viendra pas tant qu'il restera des pièces de monnaie". Concernant le pouvoir, ils ont dit : "Le fils de David ne viendra pas tant que le royaume insignifiant n'aura pas été éliminé d'Israël". Concernant la sagesse, ils ont dit : "Le fils de David ne viendra pas ... tant que le nombre d'élèves n'aura pas diminué".

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-> Le 'Hafets 'Haïm (Méir Ené Israël 2, p.662) écrit :
"Par quel mérite une génération comme la nôtre peut-elle mériter le machia'h? Ce sera grâce au mérite de chaque personne qui aura honte de ses insuffisances et de ses défauts incessants!"

La dernière génération avant la guéoula sera réduite au niveau le plus bas à bien des égards. Les gens se sentiront insuffisants (spirituellement parlant) et manqueront cruellement de connaissances de la Torah. Ils seront à la traîne dans de nombreux domaines de la sainteté et de l'observance. Pourtant, ces lacunes nous donnent le grand avantage d'éliminer tout sentiment de supériorité et d'arrogance, et nous sommes ainsi prêts à accueillir le machia'h.

-> Par exemple, le ravYé'hezkel Levenstein considérait sa dernière maladie comme un cadeau d'Hachem qui lui permettait d'atteindre un niveau d'humilité afin de se préparer à la venue du machia'h.
À un âge avancé, peu avant son décès, il souffrait terriblement. Ses élèves vinrent lui rendre visite. Depuis son lit de malade, il leur dit : "Je me demande pourquoi Hachem m'a infligé une souffrance aussi terrible. Ma conclusion est que les jours du machia'h approchent et que si une personne a un soupçon d'orgueil, elle ne peut accueillir le machia'h. Hachem m'afflige afin de briser mon orgueil et de me préparer à l'arrivée du machia'h".

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-> Le rav Eliyahou Dessler (Mikhtav mé'Eliyahou (3, p.214-218) explique pourquoi, dans cet exil, nous devons corriger le trait de caractère qu'est l'orgueil. Il écrit :
"Le premier Temple a été détruit à cause des fautes d'idolâtrie, d'immoralité et d'effusion de sang. La racine de tous ces fautes était la luxure. Nos Sages (Sanhédrin 63b) disent : "Israël n'a servi les idoles que pour se permettre l'immoralité publique. Les effusions de sang visaient également ceux qui tentaient de les empêcher de satisfaire leurs convoitises ... C'est pourquoi, lorsque leur mesure de faute fut comble, ils tombèrent aux mains des Babyloniens, dont la caractéristique principale est la convoitise, et ceux-ci détruisirent le Temple.

A la fin de la 2e période du Temple, la discorde et la haine ont atteint leur paroxysme, comme le disent nos Sages (Yoma 9b) : "Pourquoi le 2e Temple a-t-il été détruit? Parce qu'il y avait une haine gratuite".
C'est-à-dire une haine vraiment sans fondement et non due à un sentiment de rivalité dans la réalisation d'un objectif quelconque. Le désir arrogant d'un contrôle absolu était à l'origine de cette faute qui les a amenés à haïr leurs semblables ... Le manque de respect est une conséquence de cette même racine, qui permet à une personne de fauter sans vergogne. [Quand une personne est égocentrique, elle se concentre sur son pouvoir et ses capacités, et méprise les autres, sans respecter leurs sentiments] ...
Lorsque l'arrogance s'est répandue et a atteint son apogée, et que leur mesure de la faute était comblée, le Temple a été détruit et ils ont été livrés entre les mains du 4e empire [Édom - Rome] dont la caractéristique principale est l'arrogance et l'athéisme, suivant la formule "ma capacité et la force de ma main" et "moi et nul autre" ...
Ainsi, leur orgueil [Édom - Rome] grandit et ils en viennent à nier Hachem et à manquer de respect envers le Ciel (profanant et détruisant le Temple).
Nos Sages (Sotah 49b) nous enseigne qu'à la fin du 4e empire, "sur les pas du machia'h, l'audace augmentera" ... La force de l'orgueil et du manque de respect est complètement mauvaise et n'a absolument pas sa place dans le domaine de la sainteté. Elle ne sert qu'à être surmontée et son élimination complète est la réalisation et l'accomplissement de son but ultime.

A la fin de cet exil ... la Présence divine est piégée sous la main des irrespectueux parmi le peuple juif. Ce sont les âmes de la multitude mêlée qui se sont infiltrées dans le peuple juif. La principale racine de leur corruption est leur manque de respect envers le Ciel, c'est-à-dire la caractéristique d'Amalek ...
C'est l'épreuve à laquelle le peuple juif est confronté sur les pas du machia'h (ikvéta déméchi'ha) ...
Ceux qui ont rejeté le joug de la Torah se vantent comme si leurs réalisations étaient le résultat de leurs propres pouvoirs. À mesure que leur arrogance grandit, leur manque de respect s'accroît, tout comme leur désir d'imposer leur athéisme. C'est l'épreuve finale de l'exil de la Présence divine, et la plus difficile ...
Ceux qui restent héroïquement fermes face à ce défi des plus difficiles, le défi de la fausse croyance en leurs propres prouesses et capacités, restent imperturbables et insensibles à l'audace de l'athéisme, refusant de céder. Au contraire, ils renforcent leur foi et ne s'écartent pas des perspectives correctes de la Torah et de nos Sages, et ils sont totalement engagés dans le service interne d'Hachem à travers la Torah, la prière et la crainte du Ciel.
Ce sont eux qui mériteront la rédemption complète par le juste machia'h, bientôt de nos jours."

=> Ainsi, c'est la faute de la haine gratuite, qui trouve sa racine dans l'orgueil, qui a causé cet exil. C'est pourquoi nous avons été livrés entre les mains d'un peuple orgueilleux qui a détruit le 2e Temple et qui nous domine encore aujourd'hui.
Il est clair que le remède nécessaire pour sortir de cet exil est d'éradiquer l'arrogance, l'orgueil, de nos cœurs et d'apprendre l'humilité. Nous devons nous efforcer d'être l'exact opposé du royaume arrogant et racha d'Edom et de la multitude mêlée.
[pour avoir de l'amour gratuit envers autrui, réparant notre haine gratuite lors du 2e Temple, nous devons d'abord être humble pour laisser de la place à autrui, pour que notre égo soit contenu nous permettant d'aimer autre chose que nous-même. ]