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Chaque juif a toujours en lui une partie d’Hachem

+ Chaque juif a toujours en lui une partie d'Hachem :

-> Le Baal Chem Tov explique que chaque juif, peu importe qui il est, même un très grand fauteur et quelle que soit la situation dans laquelle il se trouve, possède à l'intérieur de son cœur une concentration de lumière qui est une étincelle divine que le Maître de l'univers a insufflée en lui au moment de la création du premier homme, comme il est écrit : "Il insuffla dans ses narines un souffle de vie" (Béréchit 1,2). Et celui qui insuffle un souffle de vie transmet par la même une partie de lui-même.
Ainsi, une étincelle divine réside au plus profond du cœur de chacun d'entre nous et celle-ci ne peut être endommagée ni par les fautes ni par les négligences. Elle se trouve en permanence dans un état de sainteté et de pureté.

-> L'Admour de Kamarna dit : "il se trouve dans le coeur de chaque juif ... de la lumière divine infinie ...il s'agit du trésor du Roi ... qui ne change jamais quelque soient les circonstances, le moment ou l'endroit".

-> D'après ces enseignements, le Yichma'h Israël (paracha Noa'h) explique un fondement de la téchouva à travers le verset : "Que son cœur comprenne, qu'il se repente et il sera guéri" (Yéchayahou 6,10).
Lorsqu'un racha souhaite "abandonner son mauvais chemin pour retourner vers Hachem, il doit concentrer tous ses efforts pour atteindre le plus profond de son cœur, là où réside une étincelle d'âme divine. Il s'agit d'une flamme qui ne s'éteint jamais et lorsqu'il scrutera au plus profond de son cœur, cette flamme deviendra un feu de sainteté qui lui permettra de purifier la totalité de ses 248 membres et de ses 365 nerfs. Et c'est là le sens de notre verset : "que son cœur comprenne".
S'il atteint le plus profond de son cœur, alors son repentir et sa guérison lui seront assurés.

[même s'il arrive qu'un juif faute, le dommage reste extérieur et ne peut atteindre le plus profond de son cœur et c'est le sens des paroles du Talmud : "bien qu'il ait fauté, il reste un Israël" (guémara Sanhédrin 44a ).
Par ailleurs, lorsque nos Sages disent que ce que Hachem attend de nous c'est le coeur, on peut le comprendre comme Il souhaite que nous investissons toutes nos forces (dans la prière, la téchouva, ...), mais également par cela on se connecte à notre partie divine interne qui est pure, et on a donc une connexion pure et directe avec Hachem, sans interférences/blocage dues à nos fautes. ]

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-> Le Baal haTanya (Likouté Amarim - chap.18) explique un phénomène très surprenant :
lorsque dans le monde, un décret est pris visant à annihiler des juifs, même le plus éloigné d'entre eux, qui a fauté durant toute sa vie, est prêt à sanctifier le Nom de D. en subissant d'horribles souffrances et en acceptant de sacrifier sa vie sans jamais renier son dévouement à Hachem.
En effet, dans le cœur de chaque juif, même du plus éloigné d'entre eux, se cache et sommeille un amour ardent pour Hachem. Cet amour dépasse l'entendement humain, il est irrationnel car il n'a aucune raison d'être. Et pourtant, il s'agit de la nature profonde de chaque enfant d'Israël qui est héritée de nos patriarches : Avraham, Its'hak et Yaakov.
Ainsi, lorsqu'un juif est mis à l'épreuve, par exemple par l'idolâtrie, que D. nous en préserve, cet amour caché et enfoui au plus profond de lui se réveille en un feu brûlant de sainteté qui l'anime au point de ne plus pouvoir être éteint. Et, dans une foi inébranlable, il refusera catégoriquement de renier Hachem, allant jusqu'à donner sa propre vie pour sanctifier le Nom de D.

-> Le rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi - Yitro) écrit également sur pourquoi des juifs apparemment éloignés du judaïsme sont prêts à mourir pour sanctifier le Nom de D. :
"soyez sans crainte! C'est pour vous mettre à l'épreuve que Hachem est venu" (Yitro 20,3) = il s'agit du dévoilement de D. au mont Sinaï lorsqu'Il a déclaré à tout le peuple : "Je suis Hachem ton D." (Yitro 20,2) et "tu n'auras pas d'autres dieux que Moi" (Yitro 20,3).
Ce sont les commandements divins que nous avons entendus directement de la bouche d'Hachem (guémara Makot 24a) et qui se sont gravés au plus profond du cœur de chacun, au point que même le plus éloigné d'entre nous est capable de donner sa vie et mourir en sanctifiant Son Nom.
C'est là le sens de notre verset : "c'est pour vous mettre à l'épreuve" (Yitro 20,17) = chacun à la force de faire face à l'épreuve.

[il est dommage de révéler sa pleine judaïcité lorsque nous sommes dans une situation critique, essayons plutôt de le faire à tout moment en donnant de tout coeur le meilleur de nous-même pour réussir notre vie selon la volonté d'Hachem, et ce dans la joie.]

Servir Hachem dans la joie

+ Servir Hachem dans la joie :

-> Les cours de moussar de rabbi Shalom Shwadron étaient parsemés d'humour, et il se moquait de façon comique des comportements destructeurs/néfastes. Certains personnes pensaient que c'était de la moquerie, et lui ont dit qu'il n'était pas approprié de parler de cette manière.

Le rabbi Shwadron est allé demander conseil au géant de la génération le 'Hazon Ich.
Le 'Hazon Ich a demandé : " Donnez-moi un exemple de ce que vous dites lors de vos cours (drachot)."
Rabbi Shalom Shwardon a pris un shtender et a parlé exactement comme il le ferait devant de nombreuses personnes.

Le Chazon Ich a ri et a dit : "Tu dois toujours parler de cette de cette façon. Avec ton humour, tu sauveras les juifs! En Lituanie, il y avait de grands sages en Torah (talmidé 'hakhamim), et ils étaient des croyants d'Hachem exceptionnels, néanmoins, beaucoup de jeunes sont tombés dans la Haskala parce que les maskilim ont incorporé la joie, alors que nous ne l'avons pas fait.
Nous avons besoin de beaucoup de joie aujourd'hui. Nous devons servir Hachem avec joie"
['Hazon Ich - Maasé Ich - vol.5 p.130]

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[Certes à toutes les époques, nous avons une mitsva de servir Hachem dans la joie.
Mais dans le monde actuel, il y a tellement d'occupations qui viennent en concurrence avec la Torah, et sans une pratique dans une grande joie, nous risquons d'amoindrir notre relation avec Hachem (il y a mieux, plus intéressant ailleurs).
Servir Hachem dans la joie, c'est donner de la vie à nos actes (qui ne sont plus machinales/routiniers), et cela leur donne une valeur beaucoup plus élevée et appréciée d'Hachem.
N'oublions pas les paroles du 'Hazon Ich : Nous avons besoin de beaucoup de joie aujourd'hui. Nous devons servir Hachem avec joie"

(dans les générations passées, les cours/paroles pouvaient être très durs, pleins de réprimandes, de détails sur les punitions terribles pour nos fautes. Mais dans notre génération, nous avons besoin de beaucoup d'amour, de positivisme et de joie pour nous pousser à donner le meilleur de nous même.)]

Reich Lakich dit : Celui qui lève la main [pour frapper] un autre, même s'il ne le frappe [finalement] pas, est appelé méchant (racha).
[guémara Sahnédrin 58b]

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-> Celui qui frappe le visage d'un juif est considéré comme s'il avait giflé le visage de la Présence Divine. [guémara Sahnédrin 58b]

-> Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada) commente :
Le Chla haKadoch souligne que le nom de D. en 4 lettres (יהוה) est gravé sur le visage d'une personne.
Chacun des 2 yeux ressemble à la lettre youd (י), et le nez ressemble à la lettre vav (ו).
Le total est de 26 (2*10+6), la guématria du Nom (יהוה).
Cela se répète aussi dans le nez lui-même. Les 2 narines sont 2 youd, et la cloison nasale qui les sépare est un vav.

La lumière de la Présence divine repose en effet sur le visage d'un juif, comme le suggère le verset : "La crainte de Lui sera sur vos visages" (Yitro 20,16).

Le monde à Venir est la partie spirituelle de ce monde.
Chaque mitsva que nous réalisons fait [davantage] de notre corps une lampe pour que la lumière d'Hachem [puisse le plus possible se] révéler dans le monde futur.
[Sfat Emet]

L'âme de l'homme vit éternellement, tandis que le corps physique meurt.
Les réchaïm sont donc appelés morts, parce qu'ils se livrent uniquement aux intérêts du corps, tandis que les justes sont vivants avec les objectifs de l'âme.
Il faut être attentif à ne pas laisser son attention sur le corps empêcher ses yeux de voir son âme.
[Sfat Emet]

L'enthousiasme et la joie dans l'étude de la Torah et les autres domines du service d'Hachem sanctifient et purifient considérablement l'âme, et ce pour plusieurs raisons : l'âme est composée de nombreuses couches, et en général, une intensification du service d'Hachem ne perfectionne qu'une partie de ces couches.
Cependant, lorsque l'enthousiasme vient s'ajouter à l'étude ou à l'accomplissement d'une mitsva, cela touche plus de couches, et en particulier des couches qui se trouvent plus en profondeur, ce qui engendre une purification importante de l'âme.
[rav Yaakov Ades - s'attacher à Hachem - chap.20]

Donner de la vie à son âme

+ Dans le cœur de chaque juif, réside une âme pure dont le seul désir est d'accomplir la volonté divine de toutes ses forces ... l'âme est formée de nombreuses couches, dont certaines peuvent être influencées [négativement par l'entourage, nos actions, ... ] ... néanmoins au plus profond de son être, l'âme reste toujours intacte et pure ...

L'homme dispose de plusieurs moyens pour parvenir à activer son âme, et un des moyens principaux nécessite 2 conditions : prendre conscience de l'intensité du bien qui se trouve en nous et et du potentiel que nous détenons [tous] pour atteindre des niveaux élevés dans le service d'Hachem ; et réaliser l'immense influence de chaque, action, chaque parole, chaque pensée ou chaque désir positif.

Chaque juif doit savoir que s'il était pleinement conscient de l'intensité de ces 2 puissances, il aurait la force de résister à toutes les tentations et de servir Hachem nuit et jour, et il est même possible que la notion d'échec disparaitrait complètement. Certes, ces hauts niveaux sont généralement au-delà de nos capacités. Néanmoins, plus notre conscience y sera éveillée, plus notre enthousiasme et notre force pour le service d'Hachem iront en augmentant.
[rav Yaakov Ades]

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-> Chacun ressent, et parfois même, comprend que son âme est bien plus profonde qu'il ne le saisit. Cependant, puisqu'il ne comprend pas clairement toutes ses facettes, il ne parvient pas à s'y attacher.
Lorsque l'homme n'est pas lié à la grandeur de son âme, celle-ci se gaspille et est remplacée par une sensation de vide et de manque dont il est impossible de se libérer.
Ainsi, le seul moyen d'échapper à de tels sentiments est de mieux comprendre la profondeur de l'âme et de s'y attacher ...

L'homme est composé d'un corps et d'une âme. Le corps est la partie visible, accessible à tous ; mais que représente l'âme?
On peut la comparer aux rayons du soleil : si on intercale une planche dans leur trajectoire, ils cessent d'être vus au-delà de celle-ci. Puisqu'ils ne sont qu'une prolongation du soleil, ils cessent d'exister au cas où cette source d'énergie en vient à disparaître.
Le Ram'hal (dans sonAdir baMarom) explique qu'il en est de même pour l'âme : toute son essence est un flux spirituel émanant d'Hachem ; elle est donc entièrement spirituelle, sans que l'intelligence physique ne puisse la saisir.

L'inclination au mal qui semble exister dans l'âme paraît donc étonnante : en effet, ce flux d'origine divine ne devrait-il pas être entièrement positif?
En réalité, le mauvais penchant de l'homme ne provient pas de son âme, mais des forces spirituelles négatives qui l'accompagnent et qui risquent de la séduire. L'âme elle-même reste toujours pure et ne comporte aucun aspect négatif.
[rav Yaakov Ades]

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+ La lumière spirituelle, une nécessité pour l'âme :

-> L'homme doit obligatoirement s'alimenter, et ce n'est pas seulement son corps qui a besoin de nourriture ; son âme aussi nécessite une "nourriture spirituelle" sans laquelle elle souffre de faim. Et si cette situation de manque persiste, l'homme finira par se trouver en détresse psychologique ...

Le seul moyen d'être véritablement heureux est d'alimenter l'âme. Quelle est donc sa nourriture?
Le roi David répond à cette question dans le Téhilim (42) : "Comme le cerf aspire aux cours d'eau, mon âme aspire à Toi, Hachem. Mon âme a soif d'Hachem, du D. vivant. Quand viendrai-je et pourrai-je voir la face d'Hachem?"
La nourriture de l'âme est la lumière spirituelle d'origine divine, et tant qu'elle en est privée, elle est comparable à un cerf assoiffé qui parcourt le désert à la recherche d'une source d'eau pure.
[rav Yaakov Ades]

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+ Les moyens d'illuminer l'âme :

=> Comment obtenir la lumière divine si indispensable à l'âme?
La réponse à cette question se divise en 2 parties, qui sont en réalité complémentaires.

1°/ La première façon est d'établir une relation spirituelle avec Hachem en Lui parlant, comme l'a fait le roi David dans le Livre des Téhilim, riche en supplications et en louanges à Hachem qui expriment une véritable effusion lyrique.
2°/ La deuxième façon est de forger un lien avec la Torah qu'Hachem a transmise au peuple juif, parce que la Torah n'est pas seulement un recueil de sagesse et qu'elle renferme également une lumière spirituelle dont celui qui s'y attache peut bénéficier.

Cet attachement à la Torah se fait sur 2 niveaux, également complémentaires : l'étude et la pratique. Chaque instant consacré à la Torah, que ce soit en l'étudiant ou en accomplissant l'un de ses commandements, imprègne l'âme d'une lumière divine.
[...]

Puisque l'âme se trouve dans ce monde, dans l'écran formé par le corps, elle est comme anesthésiée et ne ressent pas intégralement la lumière divine. Ce n'est qu'après la mort, lorsque l'âme quittera le corps, qu'elle bénéficiera pleinement de la lumière sublime créée par chaque mitsva effectuée au cours de la vie et qu'elle souffrira cruellement des blessures causées par chaque péché.
[...]

Lorsqu'une personne décide d'étudier la Torah ou d'accomplir une mitsva, si elle se concentre auparavant et médite la puissance infinie d'Hachem, le Créateur du monde qui le maintient à tout instant ; si elle prend conscience que cette étude ou bonne action sera le "conduit" spirituel qui permettra à son âme de s'associer à Hachem et grâce auquel elle jouira de l'abondance et de la lumière divines, alors les étincelles seront rapidement perçues par son âme de manière très concrète.
[rav Yaakov Ades]

La rigueur divine n’humilie pas un cœur brisé

"Un cœur brisé et contrit, Elokim ne le couvrira pas de honte" (Téhilim 51,19).
Il est dit au nom du Rabbi de Rouzhin que lorsqu’une personne a le cœur brisé (par humilité, se soumettant entièrement à Hachem), même la midat hadin (l'attribut Divin de Rigueur, symbolisée par le nom Elokim) aura pitié d’elle et ne la couvrira pas de honte.

[Après leur mort, même les réchaïm] acceptent la justice du jugement de D., et disent devant Lui : "Maître de l'Univers, Tu as bien jugé, Tu as bien acquitté, Tu as bien condamné, et il convient que Tu aies préparé le Guéhinam pour les réchaïm et le Jardin d'Eden pour les justes.
[guémara Erouvin 19a]

[on a beau faire le malin ici-bas, mais dans le monde de Vérité tout devient évident et l'on ne peut que reconnaisse la réalité d'Hachem.
Une des plus grandes souffrances après notre monde, et la réalisation de ce qu'on aurait pu faire de notre vie et que nous n'avons pas fait, notre yétser ara nous l'ayons volé. ]

Hachem est davantage proche de nous lors de nos moments difficiles

+ Hachem est davantage proche de nous lors de nos moments difficiles :

"Vous adorerez Hachem, votre D., et Il bénira votre nourriture et votre boisson, et Je retirerai la maladie de ton sein" (Michpatim 23,25).

-> On peut remarquer que dans ce verset, Hachem est appelé "Il" et "Je".
Le verset commence par "Il bénira ta nourriture" (ouvéra'h ét la'hmé'kha), puis il poursuit par "Je retirerai la maladie de ton sein" (va'assiroti ma'hala mikirbé'ha).

Le Beit Elokim (chaar HaTéfilah - chap.1) explique que la hachga'ha pratit (providence, intervention) d'Hachem est particulièrement proche et plus manifeste pour ceux qui souffrent.
La fin du verset fait référence à une personne malade, en déclarant : "J'éloignerai la maladie". Le début du verset traite de la réception des bénédictions d'Hachem. Lorsque tout va bien et que Hshem accorde Ses bénédictions, la hachga'ha d'Hachem sur un juif n'est pas aussi manifeste.

On peut comparer cela à une personne qui a plusieurs enfants et dont l'un est malade. L'esprit des parents est davantage concentré sur cet enfant. Hachem aussi est plus proche de ceux qui traversent des moments difficiles.

-> Dans les mots du Beit Elokim :
"Il est écrit וַהֲסִרֹתִי (va'assiroti - Je retirerai), et non והסיר (Il retirera) ... En effet, la hachga'ha (l'intervention) d'Hachem sur Ses créatures pour les sauver de leurs ennuis est d'un niveau plus élevé que Sa hachga'ha pour leur donner du bien.
Hachem fait preuve de bonté envers toutes Ses créatures, comme il est dit : "Hashem est bon envers tous" (tov Hachem lakol - Téhilim 145,9).
Mais pour les sauver lorsqu'elles sont dans une souffrance, il faut un niveau plus élevé de hachga'ha pratit et une plus grande compassion.
C'est pourquoi, en ce qui concerne les bénédictions, il est écrit : "Il bénira votre nourriture" (ouvéra'h ét la'hmékha), une expression cachée. Et pour le salut et la guérison, il est écrit : "J'ôterai la maladie" (va'assiroti) ... Tu sauras et tu comprendras ... que c'est moi qui sauve et guéris toute vie, grâce à ma hachga'ha pratit qui est sur eux."

-> Ainsi, la hachaga'ha pratit d'Hachem est moindre lorsque tout va bien : lorsqu'Il agit avec bonté (יהוה) il est perçu comme plus loin de nous.
A l'inverse, lorsque l'on traverse des moments difficiles : lorsqu'Il agit avec Rigueur (אלקים ), la hachaga'ha d'Hachem est importante, Il est très proche de nous.

-> "Car Hachem, Elokim, est un soleil et un bouclier" (ki chéméch oumaguen Hachem Elokim - Téhilim 84,12).
Le Baal Shem Tov (Kéter Shem Tov - vol.2, p.24) enseigne que le soleil est une allusion pour le nom d'Hachem יהוה, et que le bouclier du soleil est une allusion pour le nom d'Hachem אלקים .
Il est impossible de regarder le soleil sans bouclier (protecteur).
De même, l'attribut de bonté d'Hachem, représenté par le nom יהוה , serait trop intense pour être reçu sans un bouclier, représenté par le nom אלקים , qui représente les dinim (rigueurs).
Il est dit (guémara Avoda Zara 3b) qu'à l'avenir, Hachem retirera le soleil de son étui (נרתיקה) et les tsadikim seront guéris par sa lumière.
Cela signifie qu'à l'avenir, nous pourrons voir Hachem même à travers Sa bonté directe. Il ne sera plus nécessaire d'être protégé par l'Attribut divin de Rigeur (midat hadin).
Mais dans ce monde, la seule façon dont nous pouvons percevoir Hachem est à travers le bouclier et les épreuves de la vie.

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+ Le bel enseignement du Maharal :

-> "Venez voir combien le peuple juif est aimé par Hachem. Partout où il est allé en exil (galout), la Présence Divine (Chékhina) l'a accompagné.
Ils sont allés en Egypte, la Chékhina les a accompagnés ... ils ont été exilés à Eilam, et la Chékhina était avec eux ... ils furent exilés à Bavel, et la Chékhina était avec eux ... ils furent exilés à Édom, et la Chékhina était avec eux ...
Et de même lorsque les juifs seront délivrés dans le futur, la Chékhina sera avec eux (véaf [וְאַף] kéché'èn atidin ligaél Chékhina imaèn)".
[guémara Méguila 29a]

-> L'expression אף (af - de même) indique qu'il s'agit d'un 'hidouch, de quelque chose de nouveau.
Le Rachba s'interroge : pourtant à priori cela n'est pas un 'hidouch. Il semble évident qu'Hachem sera avec nous lors de la guéoula (rédemption).
Si Hachem était avec nous pendant les moments difficiles, en exil, il sera certainement avec nous au sommet de notre gloire.

Le Maharal (Nétsa'h Israël - chap.10) écrit : "J'affirme ... qu'il y a plus de raisons pour qu'Hachem soit avec le peuple juif lorsqu'il est en exil (galout) qu'au moment de la guéoula".

Ainsi, selon le Maharal, la guémara doit être lue littéralement. Il y a un plus grand 'hidouch dans le fait qu'Hachem sera avec nous au moment de la guéoula, car il est plus naturel pour Hachem d'être avec nous pendant les périodes de souffrance, de difficulté.
Il est écrit : "Hachem le soutiendra sur son lit de malade" (Téhilim 41,4). La guémara (Shabbath 12b) tire de ce verset qu'Hachem est au-dessus de la tête d'une personne malade. Il est davantage proche des malades et des souffrants que de ceux qui n'ont pas ces problèmes.

Le Maharal poursuit : "Il y a deux raisons à cela. Premièrement, quiconque a besoin d'être surveillé et soigné (physiquement comme moralement), bénéficie davantage de la Providence (hachga'ha) d'Hachem.
La deuxième raison est qu'il est écrit : "Je demeure avec ceux qui ont [le cœur] brisé et qui sont humbles d'esprit" (אשכון ואת דכא ושפל רוח - Yéchayahou 57,15).
C'est la manière d'agir d'Hachem, de demeurer avec les opprimés et ceux qui souffrent. Par conséquent, Hachem est particulièrement proche de la personne malade qui est דכא (daka - brisé, écrasé).

Pour ces deux raisons, il est plus raisonnable que la Chékhina soit avec nous en exil qu'au moment de la guéoula. En exil, nous devons être protégés afin que les non juifs (goyim) ne nous fassent pas de mal.
De plus, nous sommes opprimés et écrasés (moralement, spirituellement, physiquement) en exil, et Hachem demeure avec les "les opprimés et les humbles d'esprit".
On pourrait donc penser que lorsque nous serons délivrés de l'exil (que tout ira bien pour nous), la Chékhina ne sera plus avec nous.
C'est pourquoi la guémara vient nous donner une 'hidouch : la Chékhina restera avec nous même à ce moment-là.

=> On voit de là qu'à un niveau individuel ou collectif, plus il y a de l'obscurité, des moments durs, plus Hachem est présent à nos côtés.
Cette règle est telle? qu'il pourrait en résulter que la guéoula où l'on sera remplie de joie implique un retrait de la divinité par rapport à avant, dans les ténèbres de l'exil. Nos Sages ont dû faire un ajout spécifique pour dire que ce ne sera pas le cas.
Ainsi, un juif n'est jamais seul, et plus il est dans le noir de sa vie, plus la lumière de papa Hachem est puissante à ses côtés. (libre arbitre oblige, nous n'aurons conscience de cela que dans le monde de Vérité)

-> La question se pose : pourquoi la Chékhina restera-t-elle avec nous pendant notre guéoula?
Les deux raisons mentionnées ci-dessus ne s'appliquent pas. Nous n'aurons plus besoin d'une protection spéciale et ne serons plus opprimés.
Le Maharal explique qu'il existe une 3e raison pour laquelle Hachem est avec le peuple juif. C'est parce que Hachem et le peuple juif ont un lien et une connexion solides qui ne peuvent jamais être rompus.
Le peuple juif est appelé ישראל , qui contient le nom d'Hachem (le nom א"ל ), et c'est une chaîne qui nous relie à Hachem.
Par conséquent, même pendant la guéoula, Hachem sera avec nous, car Hachem et le peuple juif sont éternellement liés.

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-> Il est écrit : "Tu as créé le Léviatan pour jouer avec lui" (Liv'yatan zé yatsarta lécha'hék bo - Téhilim (104,26). Pourquoi le verset mentionne-t-il le Léviatan en particulier?
Nos Sages (Baba Batra 74b) affirme qu'Hachem a créé un Léviatan mâle et une Léviatan femelle. Mais lorsque Hachem a vu que le monde n'existerait plus s'ils se multipliaient et avaient des enfants (vu leur taille énorme), Hachem a tué la femelle et l'a salée pour les tsadikim du futur.
Le Léviatan mâle est resté seul. Hachem dit au Léviatan : "Tu n'es pas seul au monde. Hachem sera là avec toi, et si l'on peut dire jouera avec toi."
C'est une leçon pour tous ceux qui se sentent seuls au monde à cause de leurs souffrances et autres. Sachez que vous n'êtes pas seuls. Hachem est avec vous. Il vous attire près de Lui pour être avec Lui.
[rav Elimélé'h Biderman]

[on voit que dans notre exil les juifs se sentent seuls parmi les nations hostiles, et on pourrait croire qu'Hachem nous ayant chassé du Temple, Il est très loin de nous. Mais c'est l'inverse, justement comme nous sommes seuls, cela implique qu'Il doit être davantage à nos côtés. [à l'image du Léviatan ]
On peut éventuellement ajouter qu'avec la chute spirituelle, génération après génération (ex: moins de lien, de connaissance d'Hachem), on a un sentiment d'être toujours plus loin de la divinité, mais en réalité Hachem n'a jamais été aussi proche de chaque juif qu'à notre génération (justement du fait que nous sommes plus loin de lui par nos capacités spirituelles faibles). ]