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Antisémitisme sur les juifs & l’argent

-> Il est intéressant de noter l'obsession dont les nations ont toujours fait preuve envers la richesse et l'argent des juifs.
Nous accusant par exemple de s'être emparés et de contrôler les finances du monde. Pourquoi cela?

-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I 25,4) enseigne :
"Les qualités divines se manifestent dans ce monde sous des formes matérielles diverses.
Par exemple, la qualité divine de grâce apparaît sous forme d'argent. Quand les juifs font la charité, le charme de l'argent rayonne et se diffuse et sa beauté se manifeste.
C'est la raison pour laquelle l'argent du juif est si désirable. Les nations le convoitent.
Comme nous l'ont enseigné nos Sages (Baba Batra 9a), les taxes continuelles imposées aux communautés juives par les autorités dans leur pays d'accueil peuvent également être considérées comme une forme de "charité". ["si une personne a du mérite, sa charité va à de bonnes causes. Sinon, les nations se présentent à sa porte" - Baba Batra 9a]
Mais, aussitôt que l'argent sort des mains des juifs, il perd de son charme et de son attrait, car l'éclat intérieur de l'argent (sa grâce) en est devenu caché."

"Personne n’est jamais devenu pauvre, ni n’a subi de préjudice, pour avoir donné à la tsédaka. 
Donner la tsédaka apporte la richesse."
[Choulhan Aroukh - Yoré Déa 247 ]

"Heureux ceux qui font la charité en tout temps" (achré ... assé tsédaka bé'hol ét - Téhilim 106,3).
Comment peut-on faire la charité à tout moment?
Il s'agit d'une référence à celui qui pourvoit aux besoins de ses enfants lorsqu'ils sont jeunes. [guémara Kétoubot 50a]

En effet, on peut accomplir une mitsva lorsqu'on gagne de l'argent, parce qu'on recueille des fonds qui serviront à nourrir ses jeunes enfants. Même dans ce cas, on doit veiller à mener ses affaires honnêtement, afin que la mitsva soit accomplie de manière appropriée.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 5,7 ]

Désir spirituel & pouvoir de la pensée

+ Désir spirituel & pouvoir de la pensée :

-> Vous engagez quelqu’un pour effectuer un travail et vous lui indiquez qu’il doit être terminé en sept jours. À la fin des sept jours, cette personne vous dit : "Nous voulions vraiment le faire, mais nous avons été alités tout ce temps et nous n’avions pas la force de faire le travail".
Payeriez-vous cette personne parce qu’elle avait de bonnes intentions et qu’elle aurait fait le travail si elle n’était pas tombée malade? Sans aucun doute, vous répondriez non.

Quelle serait votre réponse si, au bout des sept jours, elle vous disait : "Nous voulions faire le travail et nous avons passé de nombreuses heures à travailler sur le projet ; cependant, tout a commencé à se dégrader hors de notre contrôle et nous n’avons pas pu le faire."
La paieriez-vous parce qu’elle a consacré du temps et des efforts, même si la tâche n’a pas été achevée ? Il y a fort à parier que vous répondriez non. Vous pourriez avoir de la compassion pour cette personne, car elle a consacré tant de temps et d’efforts. Cependant, en fin de compte, elle n’a pas été en mesure de livrer le produit fini.

Ce n’est pas ainsi qu'Hachem procède. Hachem sait ce que nous pensons et ce que nous désirons. Et Il nous juge en conséquence.
Prenons l’exemple d’une personne qui a un immense désir de faire des dons caritatifs (tsédaka). Elle aimerait aider les opprimés et les malheureux. Elle aimerait pouvoir aider autant de personnes que possible.
Le seul problème, c’est qu’elle a connu un échec cuisant lorsqu’il s’agit de gagner de l’argent. Toutes les entreprises dans lesquelles elle s’est lancée et toutes les affaires qu’elle a créées ont échoué.
Sa seule motivation pour essayer différentes voies afin de gagner de l’argent n’était pas de se remplir les poches, mais plutôt de donner cet argent à des œuvres caritatives. Dans une telle situation, Hachem récompense cette personne comme si elle avait effectivement donné tout cet argent aux pauvres.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 2,10 ]

La tsédaka nous sauve de la mort

-> "Ta vertu marchera devant toi, et derrière toi la majesté d'Hachem fermera la marche"
Le Radal explique : nos bonnes actions nous précéderont pour que l'on soit jugé favorablement et tenteront de nous sauver de la mort, comme il est écrit 'la tsédaka sauve de la mort' (Michlé 11,4 & 10,2)."

-> Nos commentateurs expliquent, qu'en hébreu, les initiales de la phrase "et la tsédaka sauve de la mort" (וצדקה תציל ממות - Michlé 11,4) forment le mot "mort" (mavét - מות).
Cela permet de déduire que lorsqu'on donne de la tsédaka, on est préservé de la pauvreté, et donc automatiquement, on n'est pas concerné par ce qu'affirment nos Sages (guémara Nédarim 64a), qu'un pauvre est considéré comme mort.

En ce sens, selon le Zohar haKadoch (Ekev 273b) : "Nous disons que la tsédaka sauve de la mort, car le pauvre est considéré comme mort, et donc, celui qui lui donne de l'argent lui redonne vie, et en retour, Hachem lui accordera également la vie".

Il faut comprendre quel est ce système de "mesure pour mesure" dont parle le Zohar : pourquoi le bienfaiteur bénéficie-t-il d'une protection contre la mort?
Le pauvre a un statut de mort, et lorsque quelqu'un lui accorde la charité, il le "ressuscite".
Par conséquent, du fait que le donateur s'est investi dans la résurrection des morts en sauvant le pauvre de la mort, Hachem le récompense en lui accordant la vie à lui aussi.

-> "Il existe deux sortes de tsédaka: celle qui sert à sauver l'homme d'une mort violente, et celle qui sert à sauver l'homme du jugement de l'enfer" [guémara Baba Batra 10a]
[ainsi la tsédaka nous apporte de la 'vie' dans ce monde et dans le monde à Venir. ]

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-> "L'homme ne subira jamais le moindre préjudice en accomplissant la mitsva de tsédaka"
[Rambam - Lois sur les dons aux pauvres 10,2 ]

-> "4 choses déchirent la sentence de l'homme: la charité, les cris d'imploration, le changement de prénom et le changement au niveau des actes."
[guémara Roch Hachana 16b]

"On devrait veiller à accroître la Gloire de Dieu, et à diminuer la sienne. Le but principal dela charité devrait être d'élever la Gloire de Dieu, de révéler Sa gloire dans le monde."
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I 6,1]

Rabbi Na'hman (Si'hot haRan 299) enseigne : "En donnant vingt pour cent de ses revenus à la charité, on accomplit la mitsva" (Vaét'hanan 6,5) : "Tu aimeras Hachem, ton Dieu, avec toutes tes possessions".

+ Ce qui empêche nos prières de se réaliser :

Selon le rav Saadia Gaon, il y a 7 raisons pour lesquelles les prières ne sont pas exaucées :
1- Le décret édicté à son encontre a déjà été scellé.
2- Sa prière est récitée sans ferveur.
3- Il déteste la Torah et fait fi de ses commandements.
4- Il reste sourd aux cris de détresse des pauvres.
5- Il se nourrit du fruit du vol et de l'escroquerie.
6- Il prie en état d'impureté ou de malpropreté.
7- Il prie sans s'être repenti de ses fautes.

Les dons charitables ont le pouvoir d'annuler le châtiment céleste s'ils sont offerts dans la plus grande discrétion, c'est-à-dire sans que le généreux donateur connaisse le bénéficiaire et sans que ce dernier sache qui est son bienfaiteur.
[Rabbénou Bé'hayé - Michpatim 22,34]

La tsédaka = téchouva & expiation des fautes

+ La tsédaka mène à la téchouva :

-> Le Noam Élimélé'h (parachat Vayéchev) écrit : "Certains hommes ont des actions corrompues. Cependant, comme ils ont naturellement bon cœur et une propension à aider les autres, ils sont attirés par la téchouva. C'est ce que dit le roi David : "Seuls le bien et la bonté ('hessed) me poursuivent tous les jours de ma vie, et je vivrai dans la maison de Hachem tout au long de mes jours" (Téhilim 23,6).
Cela signifie que même si l'on ne possède que la mida de la bonté, elle nous poursuivra toute notre vie et nous incitera à faire téchouva."

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+ La tsédaka expie les fautes :

-> Nous apprenons de cela que la tsédaka et le 'hessed (bonté) ont le pouvoir d'amener une personne à faire téchouva et à expier ses fautes. Cela ressort également du verset : "Et vos fautes seront rachetés par la tsédaka" (Daniel 4,24).

Le rabbi de Kretchnif affirme que cela est également évoqué dans la Michna (Zéva'him 5:8) qui stipule que le sang du Korban Pessa’h doit être placé "kénéged hayessod" (sur les fondations du Mizbéa'h).
Ceci suggère que la tsédaka peut même expier les fautes qui affectent les fondations du monde.