L’âme idéale du peuple juif est l’éthique absolue. Par conséquent, toute imperfection éthique présente chez un individu (juif) entraîne une séparation d’avec l’âme (collective) du peuple juif.
Cela inclut toute imperfection éthique générale ainsi que toute imperfection éthique que le peuple juif considère comme une imperfection ou un péché.
[rav Avraham Kook - Orot - Orot Yisrael 2,2 ]
Catégorie : 4- Unité + Paix + Dispute
Ma’hlokét plus grave que l’avoda zara
La manne tombait chaque jour dans le désert (sauf Shabbat, tombant double le vendredi), y compris le jour de l'épisode du Veau d'or.
Pourtant, le jour où Kora'h a suscité une "ma'hlokét" (une discorde), la manne n'est pas tombée.
Le Shevet Moussar explique que cela nous enseigne une leçon frappante : la "ma'hlokét" est encore plus destructrice que la avoda zara (l'idolâtrie).
Alors que l'idolâtrie sépare l'homme de Hachem, la "ma'hlokét" sépare les enfants de Hachem les uns des autres.
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=> on comprend la gravité de la sinat 'hinam et toutes les destruction que cela a pu causer.
Seul un autre couteau peut aiguiser un couteau.
[midrach - Béréchit raba 69,2 ]
[plus on plante des pics à autrui, plus on aiguise ses pics à lui, qui vont faire encore plus mal, encore plus de dégâts. ]
En réalité, il n'y a qu'une transgression : l'égocentrisme.
Une fois qu'on s'est dégagé de ce défaut et que l'on aime son prochain comme soi-même, on peut accomplir sa mission [dans la vie] et observer toutes les mitsvot.
[Rav Chimchon Raphaël Hirsch - Beréchit - chap.5 ]
Qui est puissant? Celui qui sait transformer son ennemi en ami.
[Avot déRabbi Nathan - chap.23 ]
Hachem dit à Israël : "Mes chers enfants, qu'est-ce que Je vous demande? Uniquement de vous aimer, de vous respecter et de vous craindre mutuellement."
[Tana débé Eliyahou raba 28 ]
Pardon à autrui après sa mort
+ Pardon à autrui après sa mort :
-> Le Shoulchan Aroukh (Ora'h 'Haïm 606,2) stipule que si une personne a fauté contre quelqu’un d’autre, mais que cette personne est décédée sans lui avoir pardonné, elle doit se rendre sur sa tombe en compagnie d’autres personnes et demander pardon ; les autres répondent alors : "Ma'houl la'h" (tu es pardonné).
Mais comment cela fonctionne-t-il? Si la personne n’a pas pardonné de son vivant, comment pouvons-nous supposer qu’elle pardonne maintenant, surtout si le préjudice était très grave?
Le rav Aharon Leib Steinman a expliqué qu’une fois qu’une personne se trouve dans le Olam Ha'émet (le monde de la Vérité), elle voit que tout a été décrété par Hachem, et que la personne qui lui a fait du tort n’était qu’un instrument pour accomplir cela. Elle n’en veut donc plus à cette personne.
De plus, dans de nombreux cas, elle voit que cette souffrance était pour son bien, car [par cela] elle a expié sa faute et l’a empêchée d’endurer une douleur bien plus grande dans le monde à Venir.
Nous pouvons donc supposer qu’une fois qu’une personne meurt, elle pardonne en fait tout ce qui lui a été fait.
La plaie des premiers-nés a frappé même les premiers-nés des servantes, bien qu’elles fussent elles aussi des servantes. Rachi (Bo 11,5) explique qu’elles se réjouissaient des souffrances des juifs et méritaient donc elles aussi de mourir.
Cela prouve que lorsqu’une personne se réjouit des mauvaises actions d’autrui, c’est comme si elle avait elle-même commis ces actes, et elle sera punie.
[rav Steinman ]
Ne jamais élever la voix sur un juif
+ Ne jamais élever la voix sur un juif :
-> On raconte que le 'Hafets 'Haïm faisait très attention à ne jamais élever la voix sur qui que ce soit.
Même si des gens le dérangeaient et l’ennuyaient sans raison, il ne leur criait jamais dessus
Il disait : "Le verset dit qu’il ne faut pas faire de peine à une veuve ou à un orphelin (Michpatim 22,21), et la Mékhilta (18,179) dit que cela s’applique en réalité à tout le monde. Je ne veux pas transgresser cette interdiction."
Il y a deux conditions préalables pour atteindre la joie.
La première est de reconnaître que le sentiment de joie est directement lié à un état d'esprit particulier. Il dit que nous devons intérioriser, de manière très significative, que tout ce que nous vivons vient directement d'Hachem, et qu'Il est la source du bien.
La seconde est de nous éloigner de toute forme de conflit ou de désaccord. Nous devons rechercher la paix et l'harmonie.
Si nous sommes capables de vivre notre vie en suivant ces deux principes directeurs, nous ferons l'expérience de certains aspects du monde à Venir ici et maintenant.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 2,12 ]