Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Lorsqu'une personne est vigilante à ne pas humilier les autres, elle va mériter d'avoir de bons enfants, c'est-à-dire des enfants qui ne lui causeront jamais d'humiliation [dans ce monde et dans celui à venir]."

[le Ménorat haMaor]

-> Une journée dans laquelle un juif n'a pas réalisé de bonté, n'est pas considérée comme une journée dans sa vie.
[Rabbi Moché de Kobrin]

-> Une journée ne doit pas passer sans du 'hessed, que cela soit par son corps, son argent, ou par son âme.
[Chla haKadoch]

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-> "Lorsqu'un juif fait du 'hessed [sur terre], il ouvre le flux de 'hessed du Ciel.
Mais, lorsqu'il n'en fait pas, il bloque ce déferlement [de bénédictions Divine]."
[Nétivot Shalom - Pirké Avot]

-> "Le pauvre fait plus pour le riche, que le riche pour le pauvre."
[midrach Vayikra rabba 34,10]

[donner à autrui ne doit pas être vu comme une perte, mais plutôt comme si l'on venait de faire une affaire en or!]

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-> "Comme dans l'eau le visage répond au visage, ainsi chez les hommes les cœurs se répondent" (Michlé 27,19)

Pourquoi est-il écrit : "eau" et pas "miroir"?

La rabbanit Feldbrand répond que pour observer son reflet dans l'eau, on est obligé de se pencher, de se courber jusqu'à en être assez proche.
A l'inverse, un miroir ne nécessite aucun ajustement personnel pour s'y regarder.

Il en est de même avec le cœur de l'homme.
Nous devons quitter notre égo, en penchant notre cœur autant que possible vers celui de notre prochain (en se mettant à sa place, en ressentant les douleurs d'être dans le besoin), et c'est alors que les cœurs peuvent se répondre.

-> Lorsque nous remplissons notre cœur d'affection, d'amour d'autrui, il n'y a alors plus de place pour la jalousie.
[Rav Yé'hezkel Levenstein - Likouté Yé'hezkel]

-> Lorsque l'amour entre, la jalousie part.
[guémara Baba Kama 72]

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+ Exemples : aimer autrui pour éviter la jalousie :

+ "Tu ne laboureras pas avec un bœuf et un âne ensemble" (Ki Tétsé 22,10)
Pourquoi cela?

-> Le Daat Zékénim méBaalé haTossafot apporte la réponse suivante.
Le bœuf est un ruminant (mâchant les aliments avant de les avaler), tandis que l'âne ne l'est pas.
Lorsque le bœuf et l'âne sont attelés ensembles, et que l'âne voit que le bœuf rumine, il pense qu'il est en train de manger quelque chose. L'âne en devient alors jaloux, car il pense que le bœuf a été nourri, tandis que lui non.

En réalité, ils ont chacun la même quantité de nourriture, mais puisque le bœuf doit la mâcher, il donne l'impression qu'il a triché pour en avoir plus.

=> Pour éviter une telle souffrance émotionnelle à l'âne (provenant d'un sentiment de jalousie : pourquoi est-ce qu'on lui donne davantage à manger qu'à moi!), la Torah interdit de les atteler ensemble.

-> Selon le rav 'Haïm Chmoulévitz, si la Torah fait tellement attention aux sentiments d'un animal, combien à plus forte raison elle l'est concernant les êtres humains.

=> On apprend de là qu'il faut être vigilant lorsque nous racontons nos "bonheurs" autour de nous de ne pas en venir à heurter autrui (ex: nous racontons nos magnifiques vacances alors qu'ils n'ont pas les moyens, nous racontons combien notre femme/enfants sont encroyables alors qu'ils n'arrivent pas à se marier, à avoir des enfants, ...).
Si la Torah souhaite éviter que l'âne devienne jaloux du bœuf, alors à plus forte raison, nous devons tout faire pour éviter de déclencher des sentiments de jalousie chez notre prochain.

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-> Au moment de l'inauguration du Michkan, la Torah va décrire d'une façon plutôt répétitive et détaillée, la description des sacrifices que chaque chef de tribu a pu apporter (Nasso 7,12-83)
Pourquoi cela?

Rav Chmouel Greineman enseigne qu'il y avait 12 jours d'inauguration, et que chaque jour une autre tribu apportait un sacrifice.
Au final, chaque chef de tribu a choisi d'apporter exactement le même sacrifice, en copiant celui amené le 1er jour par Na'hchon fils de Aminadav, de la tribu de Yéhouda.
La raison est qu'ils ont volontairement agi ainsi pour éviter l'apparition de tout sentiment de jalousie. En effet, si les sacrifices auraient été différents, il y aurait alors pu avoir des comparaisons, entraînant de la jalousie.
Au contraire, en agissant ainsi, ils ont démontré tout l'honneur et l'amitié qui régnaient entre les différentes tribus.
[on a tous offert le meilleurs sacrifices!]

=> Rav Greineman explique que Hachem était si content de ce comportement, qu'Il a permis que le 7e sacrifice se fasse pendant Shabbath, et Il relate ce fait dans la Torah d'une façon très détaillée, et ce pour chacune des tribus.

Si pour de la spiritualité, il est important d'éviter de la jalousie, à plus forte raison pour de la matérialité.

"Aussi longtemps que l'arrogance, la jalousie et la dispute divisent nos rangs, la guéoula (Délivrance) du peuple juif doit être retardée."

[Kli Yakar]

"Lorsqu'il n'y a pas de jalousie ou de haine entre nous, alors nous n'avons rien à craindre de nos ennemis."

[Rabbi Aharon Roth (l'auteur du Chomer Emounim) - Choul'han haTahor]

La Torah Orale s'appelle : "Torah chébéal pé" = la Torah de la bouche.
Cela signifie également : la Torah de celui qui domine sa bouche (en ne laissant pas de lachon ara en sortir).
Puisqu'il garde le souffle de ses entrailles, alors il mérite de comprendre la Torah Orale qui est transmise de bouche à bouche, de souffle à souffle.

[Sfat Emet]

La jalousie : Savoir se satisfaire de ce que l’on a

+ La jalousie : Savoir se satisfaire de ce que l’on a :

-> "Le fait d'être satisfait de ce que l'on a matériellement est la fondation de toute la Torah."
[Gaon de Vilna - Even Chléma 3,4]

-> "Nous devons avoir une confiance sincère dans le fait que Hachem accorde à chacun ce dont il a besoin en fonction des racines de son âme, et selon ce qu'il est venu réaliser dans ce monde.
C'est le plus haut niveau, celui de l'Attribut de : "yech li kol" (je possède tout).
C'est ce que [Hachem dit à Avraham] : "Soit entier" (véhéyé tamim) = manquant de rien.
[Rabbi Aharon kotler - Michnat rav Aharon]

-> "D. avait béni Avraham en toutes choses" (‘Hayé Sarah 24,1)
Le Imré Moché commente : il l'a béni du trait de caractère de savoir se satisfaire avec ce que l'on a, ce qui entraîne le sentiment d'être béni "en toutes choses".

-> "Le tsadik vivra par sa émouna" (Habakouk 2,4)
"Le tsadik mange pour apaiser sa faim (le strict nécessaire) ; mais le ventre des réchaïm n'en a jamais assez." (Michlé 13,25)

Le Gaon de Vilna commente : La émouna et le fait d'être content de son sort (histapkout) sont liés, car ils constituent les 2 principaux conduits pour posséder tous les traits de caractère positifs.

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-> Quoiqu'une personne puisse manquer, Hachem ne souhaite pas lui donner, et ce que Hachem ne donne pas, il n'existe aucun moyen de l'avoir.
[Ibn Ezra - Chémot 20,14]

-> "Je n'ai jamais eu besoin de quelque chose avant de l'avoir, car tant que je ne l'avais pas, j'étais sûr de ne pas en avoir besoin (sinon Hachem me l'aurait donné!)."
[Rabbi Yé'hiel de Zlotchov]

-> Quand est-ce qu'une personne sait qu'elle a besoin de quelque chose?
Lorsque Hachem la lui fournit.
[Rabbi Shlomke Zhviller]

-> Nous récitons tous les matins : "chéassa li kol tsorki" (Qu a fourni tous mes besoins).
En effet, absolument tout ce que je peux avoir besoin pour réaliser ma mission dans ce monde, tout ce dont j'ai besoin pour acquérir ma part dans la Torah, tout cela Hachem me l'a octroyé.
[rav Chlomo Wolbe - Alé Chour]

-> "Que ton cœur n'envie pas le sort des pécheurs, mais s'attache constamment à la crainte de Hachem" (Michlé 23,17)

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+ "Un des principaux outils avec lequel Hachem juge le monde est le : mesure pour mesure.
Lorsqu'une personne est poussée à acquérir autant que possible du monde matériel, Hachem va également lui demander de nombreuses mitsvot.

D'un autre coté, une personne qui va toujours se satisfaire du minimum, on ne lui demandera pas d'amasser une quantité importante de mitsvot.
Ce trait de caractère sera bénéfique pour lui dans ce monde et va également le défendre dans le monde à venir."

[le Ben Ich 'Haï]

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-> "Si tu convoites quelque chose qui appartient à ton prochain, sa belle voiture par exemple, et que tes yeux sortent de leur orbite, songe que tu dois prendre aussi, en même temps, tout son "paquet" : ses malheurs, ses difficultés, ses épreuves, "tout ce qui est à ton prochain!"
Es-tu prêt à cela?"
[un des Admorim]

-> Selon le Maharal, l'harmonie spirituelle nécessite 3 choses : être en paix avec Hachem, avec son prochain, et avec soi-même.

La jalousie nous empêche de reconnaître les bénédictions qu'Hachem nous a déjà octroyé, ce qui nous convainc qu'Il n'est pas autant impliqué pour nous que pour les autres, qu'Il n'agit pas au mieux à notre égard, qu'il y a de l'injustice.
Nous ne sommes alors pas en paix avec Hachem, et également avec autrui, car nous surestimons ce que les autres ont, tandis que nous dévalorisons ce que D. nous a déjà généreusement accordé.
[une même chose peut être incroyable chez autrui, et banal, normal chez nous!]

[Nous avons tous un package global unique : avec des choses en plus (qualités, ressources, ...) et d'autres en moins (défauts, ...) par rapport à autrui. Ils constituent les outils nécessaires pour réaliser la mission de notre vie, sur laquelle nous aurons des comptes à rendre.
Refuser de se satisfaire de notre situation, c'est ne pas accepter le rôle que Hachem nous a donné dans la vie.
Nous ne sommes pas à notre place, ni en paix avec nous-même : je mérite mieux, si j'avais ... alors je ..., c'est pas là que je veux être/faire, ...

Il faut avoir l'humilité d'accepter que nous dépendons totalement de D., et avoir la lucidité, la responsabilité d'être à notre place, sous peine de ne jamais parvenir à une harmonie spirituelle.]

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-> Une personne qui est satisfaite d'elle-même, ne désirera pas ce qui appartient à d'autres.
[Rambam ; Barténoura]

-> Une personne qui n'est pas satisfaite de son sort dans la vie, deviendra jalouse des possessions d'autrui.
[Abarbanel - Pirké Avot 4,21]

-> Une personne contente de son sort, non seulement ne lorgne pas le bien d'autrui, mais elle se réjouira dans leur bien.
[Yaavéts]

[c'est la notion d'avoir un bon œil. Je suis plein, heureux de mon sort car c'est Hachem qui s'en charge.
Ayant tout ce qu'il faut en interne, je peux me réjouir du bien chez autrui, sans avoir un regard de jalousie!]

[La jalousie commence lorsqu'il y a un sentiment de manque en moi, que contrairement à autrui Hachem nous a un peu oublié.
Plutôt que de chercher son bonheur chez l'autre, nous devons revenir vers nous même et renforcer notre émouna. Ce qu'il nous manque se trouve déjà en nous!]

Si chaque animal reçoit sa nourriture en son temps, si chaque goutte de pluie à son trajet personnalisé (cf. guémara Baba Batra 16a), ... comment peut-on nous (les enfants du Hachem, but ultime de la Création), se sentir manquer de quelque chose

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-> "A chacun sa place" (Pirké avot 4;2)
Si chacun possède une place, alors pourquoi se plaint-on sans cesse que l’on n’a pas de place?

Parce que chacun convoite une autre place que la sienne.
[Rabbi Avraham Yaakov de Sadigora]

-> Lorsqu'une personne est jalouse des talents, des traits de caractère ou des possessions d'autrui, elle agit comme un enfant immature.
Elle désire ardemment la douceur que possède autrui, sans s'arrêter pour considérer que ce qui est profitable à une personne, peut être dangereux chez une autre.
[Rabbi Meisels - Si'hot baAvodat Hachem]

-> Les gens ressentent de la jalousie uniquement parce qu'ils pensent qu'ils ont exactement les mêmes besoins que les autres.
[Rav Ezriel Tauber]

[Hachem nous offre en cadeau ce qu'il y a de mieux pour nous, mais plutôt que de Le remercier, nous préférons faire confiance à notre intellect limité (car humain et non divin) et nous plaindre qu'autrui a reçu mieux que nous!]

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-> Dans le monde à venir, D. organisera une danse pour les justes. Ils vont former un cercle et Hachem sera au centre, chacun Le désignera avec le doigt.
[guémara Taanit 31a]

Le Maharal (tel que cité par le rav Dessler) explique que l'idée du cercle est que chaque membre est à égal distance du centre : Hachem.
De plus, chacun y est constamment en mouvement, arrivant à ce qui était auparavant la place d'un autre.

Selon le Maharal, cela fait allusion que dans le monde à venir :
-> 1°/ chaque personne sera proche de Hachem en fonction de l'utilisation des ses capacités personnelles.
Ainsi, quelqu'un qui avait peu de capacités, mais qui a utilisé au maximum ses capacités limitées, sera au même niveau que celui qui avait des facultés très élevées, et qui les a exploitées autant que possible.

=> Il existe une différence apparente dans ce monde, qui n'existera plus dans le monde à venir, où toutes ces personnes formeront un cercle à égale distance de Hachem.
[certes dans ce monde (éphémère) nous pouvons apparaître comme moins bien garnis que d'autres, mais dans le monde futur (éternel) nous serons tous logés à la même enseigne en fonction de notre travail unique dans ce monde.]

-> 2°/ En plus de notre récompense pour nos efforts dans le service de D., il y aura également une récompense pour notre participation dans l'harmonie globale du peuple juif, qui a été possible lorsque chacun accepte le rôle unique qui lui a été attribué sans regarder avec jalousie les capacités des autres.

=> Dans le monde à venir, chacun dansera en mouvement, arrivant en permanence à ce qui était auparavant la place d'un autre, car en ayant réalisé son rôle dans ce monde sans vouloir être à la place d'un autre, il a permis que chacun soit à sa bonne place dans l'entité juive globale.

[pour qu'une danse en rond fonctionne, il faut que chacun des membres joue le jeux, en étant à tout moment à sa place. Si quelqu'un veut aller plus vite, dans une autre direction,... cela dysfonctionne.]

Chacun en restant à sa place permet que la symphonie de D. fonctionne au mieux, créant ainsi un kidouch Hachem.

Il existe dans ce monde une apparente disparité (ex: il y a plein d'êtres humains avec des ressources différentes), mais la réalité éclatera au grand jour dans le monde futur : nous sommes tous des membres d'une entité juive globale, tous unis par ce doigt désignant Hachem.

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+ Les Sages de la maison d'étude de rabbi Yanaï apprennent du verset (Dévarim 1,1) : "Di Zahav" que Moché s'est "dressé" contre Hachem. Selon eux, Moché a dit à Hachem : "Maître du monde, c'est à cause de l'argent et de l'or (zahav) que Tu as donné à profusion aux enfants d'Israël, jusqu'à ce qu'ils disent : "daï" (די - c'est assez!) qu'ils ont fait le veau (d'or)."
[Hachem a accepté ces arguments de Moché affirmant que le Ciel était essentiellement responsable du veau d'or par cause de l'excès de richesses accordées]
[guémara Béra'hot 32a]

-> Hachem a gratifié les juifs de tant d'argent et d'or à la sortie d'Egypte qu'ils ont dit : "ça suffit! c'est assez!" (daï). En effet, ils ont emmené dans le désert la richesse "empruntée" aux égyptiens avant leur départ d'Egypte, ainsi que l'énorme butin récupéré sur le bord de la mer après l'engloutissement de tous les égyptiens. [Maharcha]

-> Un homme est en général insatisfait de sa part et désire toujours plus d'argent, car il lui semble toujours avoir des manques.
En effet, nos Sages enseignent : "Un homme ne quittera ce monde qu'avec la moitié de ses désirs dans sa main" (midrach Kohélét rabba 1,13).
Celui qui possède 100 en désirera 200 ; s'il obtient 200, il en désirera 400 ...

=> Comment alors les juifs ont-ils pu dire : "c'est suffisant!" (daï) à la quantité d'argent et d'or qu'ils possédaient (alors que par nature un homme n'est jamais satisfait par ce qu'il a)?

Nous pouvons répondre que la convoitise d'argent et l'insatisfaction permanente de notre situation économique ont pour origine la souillure (zouama) que le serpent (symbole du yétser ara) a communiqué à 'Hava et à ses descendants.
Or, il est dit dans la guémara (Shabbath 146a) que lorsqu'Israël s'est tenu au mont Sinaï, avant le don de la Torah, cette souillure a cessé (puisqu'Israël a retrouvé le niveau d'Adam et 'Hava avant leur faute) et n'est revenue qu'après la faute du veau d'or.

C'est pour cela qu'avant le don de la Torah, ils ont pu dire : "ça suffit (daï) [aux richesses]".
[rav Wasserman - Kovets Biour Aggadot 8,6]

=> On voit de là, à quel point dans sa nature, un homme n'est pas satisfait de ce qu'il a, désirant toujours plus.
Un juif doit travailler son caractère, au point d'en arriver à toujours se satisfaire de ce qu'il a. [tendre vers cet état d'avant la faute de Adam et 'Hava!]

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-> "Car Tu viens en aide à un peuple pauvre et Tu rabaisses les yeux hautains" (Téhilim 18,28)

Selon le rav Moché Feinstein, lorsqu'un homme envie les biens matériels du prochain, c'est une preuve qu'il est mécontent de son sort ; il ressent ainsi une certaine frustration et se sent pauvre et malheureux.
Si au contraire, une personne est satisfaite de la part que Hachem lui a accordée, la pauvreté cesserait d'être ressentie comme une disgrâce.
C'est pourquoi, le roi David dit dans ce verset qu'Hachem rabaissera les yeux envieux pour venir en aide au "peuple" qui se sent pauvre : en élimant l'envie, on l'élimine la "pauvreté" imaginaire.

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La jalousie des talents d'autrui conduit à la dépression :
-> On peut parfois sombrer dans le désespoir en entendant parler d'un grand talent dont on est dépourvu. On peut commencer à se considérer comme rien ...
La dépression commence à obscurcir l'éclat de l'âme. En fait, toute l'identité spirituelle d'une personne devient sombre lorsqu'elle se compare à une autre personne qui possède des talents qu'elle n'a pas.
Il faut donc se renforcer soi-même et ne pas être jaloux de la portion .... de quelqu'un d'autre. Il faut apprendre à être vraiment heureux avec sa propre part.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 2:330]

La jalousie : c’est se détruire !

+ La jalousie : c’est se détruire!

-> Là où il y a de la jalousie, il y a de la souffrance.
Là où il n'y a pas de haine, il y a de la réussite et une longue vie.
[Rav 'Haïm Palaggi - Moéd Kol 'Haï]

-> "Quand un homme aspire à la table [c'est-à-dire aux biens et aux revenus] d'un autre homme, le monde s'obscurcit pour lui"
[Rav - guémara Beitsa 32b]
[notre bonheur dépend de la façon dont nous voyons le monde. Etre jaloux, c'est le voir en plus noir!]

-> "La jalousie, la concupiscence et les honneurs excluent l'homme du monde"
[Pirké Avot 4,21 - Rabbi El'azar haKappar]

Le rav Leib 'Hassman dit que l'on peut perdre à la fois :
- ce monde-ci, en ne profitant pas de la vie que Hachem nous a accordé (en souhaitant toujours ce qu'autrui a, plutôt que de profiter de ce que l'on a déjà!) ;
- et à la fois le monde à venir, puisque perdant son temps et son énergie à rechercher ce que nous n'avons pas, plutôt que de travailler à constituer son patrimoine éternel.

-> Au sujet de la soif des honneurs, le Ram'hal (Messilat Yécharim chap.11) écrit : "C'est ce désir qui opprime le cœur de l'homme, plus que toute ambition et aspiration. Si cette soif ne l'habitait pas, l'homme se suffirait de manger ce qu'il trouverait, de se vêtir de quelques étoffes qui cacheraient sa nudité et de dormir sous un toit qui le protégerait des dangers.
Sa subsistance lui serait venue aisément et il n'aurait éprouvé nul besoin de s'évertuer à s'enrichir.
Mais c'est parce qu'il refuse de se voir inférieur à ses amis qu'il choisit de s'empêtrer de tous ces maux dont il ne voit jamais la fin".

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-> Comme pour les autres fautes, une personne jalouse va être punie mesure pour mesure.
On va l'amener au paradis (gan Eden) pour y observer les tsadikim se réjouissant de la lumière de Hachem, et puis on va l'amener en enfer (Guéhinam) pour subir sa punition.
Ainsi, sa souffrance est aggravée par sa jalousie pour les tsadikim, qui profitent eux de leur récompense.
[le Magen Avot - sur Pirké Avot 4,21]

-> Chaque faute affaiblit une partie correspondante du corps humain.
Lorsqu'une personne écoute des paroles interdites, une impureté s'établit dans ses oreilles ; lorsqu'elle refuse d'aider son prochain, une impureté va se fixer sur ses mains ; ...
Cependant, le pire scénario possible est la faute permettant à l'impureté de s'établir sur le cœur, et cette faute est : la jalousie et la haine qui en résulte.
En effet, un cœur ainsi souillé a un impact négatif sur l'ensemble des autres organes et membres d'une personne.
['Hafets 'Haïm - Ahavat Israël]

-> "Il vaut mieux 100 morts plutôt qu'une seule occasion d'être jaloux. "

[midrach Tan'houma Vaét'hanan - Paroles de Moché rabbénou une fois que Yéhochoua a été nommé responsable du peuple juif à sa place, et qu'il n'a pas entendu ce que Hachem a pu dire à Yéhochoua dans le michkan]

Le Alshich haKadoch (Michlé 27,4) dit que Moché a pu face à face aux anges les plus destructeurs, mais il n'a pas pu se débarrasser de la jalousie.

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-> Lorsqu'une personne est dépourvue de jalousie, cela apporte la guérison au corps et à l'âme.
[Kad haKéma'h]

-> "La jalousie est la carie des os" (Michlé 14,30)

-> "Tout celui dont la jalousie ronge le cœur voit ses os se putréfier"
[guémara Shabbath 152b]

-> Si quelqu'un n'est pas jaloux, ses os ne pourriront pas (il reste entier).
[guémara Shabbath 156b]

Le Ibn Ezra (Béréchit 18,27) note que le mot : étsem ("atsamot" au pluriel) signifie : "os", et également : "l'essence" d'une personne.
Une personne jalouse refuse sa propre essence, en voulant copier les autres (je désire ce qu'autrui a, et non ce que j'ai!), sa punition est donc que ses os vont se décomposer.

Le Ibn Ezra enseigne que les os constituent l'essentiel du corps humain. Ainsi, lorsqu'un homme éprouve de la jalousie envers autrui, c'est-à-dire qu'il ne réussit pas à exploiter son potentiel envers autrui et se contente d'imiter ses semblables, son identité ne lui survivra pas et ses os se décomposeront après sa mort : "la jalousie est la crie des os".

En effet, le rav Its'hak Goldwasser (Yitspon laYécharim Touchiya) enseigne que la jalousie est synonyme de perte d'identité. En effet, tant qu'un homme a conscience de sa spécificité et du rôle exclusif qu'il doit jouer ici-bas (il est à sa juste place, s'occupant de son rôle unique dans l'Histoire du peuple juif), ressentant que "le monde a été créé pour lui" (selon l'expression de nos Sages dans les Pirké Avot), il n'y a en lui pas de place pour la jalousie.
C'est seulement lorsqu'il se considère comme noyé dans la masse qu'il commence à se comparer aux autres, à se mésestimer et à jalouser.

Par ailleurs, le rav Réouven Mélamed fait remarquer que le pire est que souvent nous ne ressentons pas le besoin d'une chose avant que quelqu'un d'autre l'acquiert. Ce qui fait que notre "moi" est dépendant des autres.

[Il est ironique de constater que seuls ceux qui se voient comme complets, comme ayant tout ce qu'il faut dans ce monde, auront leur corps qui restera complet pour l'éternité.]

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-> "L'envie fait pourrir les os" (ourkav atsamot kin'a - Michlé 14,30)
Le Rav Wolbe (voir Alei Chour - vol.1) explique ainsi ce verset :
Les os (atsamot) représentent la force intérieure de l'homme (atsma), ses talents et ses capacités.
Un homme jaloux des autres laisse son potentiel se perdre. Au lieu de cultiver ses propres talents et ses forces, il est préoccupé par l'effort futile de ressembler aux autres.
La jalousie est destructrice notamment parce qu'elle empêche l'homme de devenir ce qu'il est capable de devenir, et qu'il a été créé pour devenir, ce qui gâche ses "os", sa force et son potentiel.

Effectivement, le dernier des 10 Commandements (Yitro 20,14), est l'interdiction de "lo ta'hmod", ne convoite pas, qui interdit de désirer ce que possède autrui. Elle conclut les 10 Commandements parce que, dans un sens, elle comprend tous les autres. Si un homme est rongé par la jalousie, il est incapable de développer ses traits de caractère et d'accomplir la volonté d'Hachem selon son potentiel.

-> Nos Sages enseignent : "Qui est riche? Celui qui est satisfait de son lot" (Pirké Avot 4,1).
D'autre part, nos Sages (midrach rabba Kohélet 1,34) enseignent que par nature : "celui qui a cent désire deux cents". Comment peut-on donc atteindre le sentiment d'être satisfait de son lot?

Le rav 'Haïm de Volozhin (Roua'h 'Haïm) explique : lorsqu'un homme devient brusquement fortuné, il est délirant d'enthousiasme. Cependant, après un moment, il s'habitue à sa richesse et son enthousiasme diminue progressivement. Plus le temps passe, moins il se considère riche et plus il désire avoir davantage.
Mais l'enthousiasme de quelqu'un qui comprend que chaque sou qu'il gagne vient d'Hachem et qu'il peut lui être repris à tout moment, ne faiblit jamais.
Chaque moment qu'Hachem lui permet de garder sa richesse est une raison de se réjouir. Cet homme est si heureux et reconnaissant de ce qu'il a qu'il ne désire jamais davantage. Il est vraiment riche!

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-> "Quiconque convoite ce qui ne lui appartient pas n'obtiendra pas ce qu'il désire et se verra privé de ce qu'il possède"
[guémara Sota 9a-b]

b'h, explications à ce sujet : https://todahm.com/2020/07/22/14458

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+ Illustrations de : "La jalousie est la carie des os" :

-> Après la mort de Yaakov, lorsque ses frères lui ont demandé pardon pour ce qu'ils ont pu lui faire, Yossef a pleuré (Vayé'hi 50,17).
Rabbi 'Haïm Berlin (fils aîné du Nétsiv) explique qu'il a pleuré car il ne pouvait pas leur prouver qu'il ne ressentait aucune jalousie, ni rancune.
En effet, ce n'est qu'après sa mort, en voyant que ses os sont restés intacts que cela a pu être prouvé pour sûr.

-> Rabbi Its'hak Zilberstein (Alénou léChabéa'h - Pin'has) rapporte le cas d'une femme juive qui a été enterrée dans un cimetière chrétien.
Lorsqu'elle a été transférée dans un cimetière juif, il s'est avéré que son corps n'avait aucune trace de décomposition.
En faisant des recherches sur sa vie, on a trouvé qu'elle a perdu connaissance à l'âge de 17 ans, et ce durant 70 ans, jusqu'à sa mort.
Le rav 'Haïm Kanievsky a expliqué que si son corps est demeuré intact, c'est que du fait de son état végétatif, elle n'a pas été jalouse d'autrui.

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-> b'h, voir aussi que : "notre jalousie détruit le Temple" : https://todahm.com/2021/05/23/notre-jalousie-detruit-le-temple

[être jaloux c'est à chaque instant détruire son Temple intérieur, mais également le Temple collectif que nous attendons tous si impatiemment. Or, ces lieux permettent à Hachem de résider au plus proche et au plus fortement de nous, et ce pour nous combler de Son amour et de Ses bénédictions. La jalousie cause ainsi des dégâts énormes!]

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-> Celui qui se venge par jalousie, détruira sa maison.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Maison (bayit)]

La jalousie (Introduction)

+ La jalousie - Introduction - Quelques paroles de nos Sages :

-> La jalousie fait perdre plus à une personne que tout autre mauvais trait de caractère.
[Nétivot Olam]

-> Examine toutes les histoires du Tana'h et tu y verras que tous les échecs peuvent être attribués à la jalousie, à l'envie, et aux honneurs.
[Rabbi Leib ‘Hassman - Ohr Yahel]

-> La jalousie est sans aucun doute le mauvais trait de caractère le plus efficace pour être retiré de ce monde.
[Rabbi 'Haim Chmoulevitz - Si'hot Moussar - Bamidbar 5731]

-> La jalousie n'est pas seulement un mauvais trait de caractère, c'est une maladie grave et dangereuse.
[le Roch - Or'hot 'Haïm]

-> L'essence de la jalousie est un désir profond d'être quelqu'un d'autre, et dans sa forme extrême c'est une annulation complète de soi-même.
[Rav Wolbe - Alé Chour]

[ainsi, lorsque nous ne sommes plus au commande de nous-même par jalousie, alors le yétser ara devient libre de faire ce qu’il souhaite !]

-> Au bout du compte, toutes les fautes peuvent être attribuées à la convoitise.
[Gaon de Vilna - Even Chléma - chap.3]

Par exemple, rabbi Tsadok haCohen (Pri Tsadik) affirme : "Le lachon hara et la calomnie proviennent de la jalousie et de la colère."

[en effet, puisque je n'ai pas ce qui selon moi doit me revenir de droit, alors au nom de cette injustice tout m'est permis! ]

-> La jalousie nous fait transgresser de nombreuses mitsvot sans que l'on s'en rende compte : "Ne hais pas" ; "Ne te venge pas" ; "Aime ton prochain comme toi même", ... [par exemple : à chaque fois que nous y pensons!]
La personne cible de notre jalousie, va inévitablement également nous haïr.
[Rav Méïr Margoliot]

"Celui qui fait fauter autrui est pire que celui qui le tue"

[midrach Bamidbar rabba 21]