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La tsédaka = donner de la force à Hachem

+ La tsédaka = donner de la force à Hachem :

-> La mitsva de la tsédaka (charité) et les autres actes de bonté sont extrêmement puissants.
[Par exemple, selon la guémara (Soucca 49b) : "Celui qui accomplit des actes de charité est plus grand que celui qui fait toutes sortes d'offrandes ... Quiconque pratique la charité et la justice (tsédaka oumichpat) est considéré comme ayant empli le monde entier de bonté."]

La raison en est leur effet sur la Chékhina : elles augmentent sa lumière et la réjouissent.
La Chékhina est connue sous le nom de "tsédek" (Zohar - volume II, 86a), qui implique le jugement ; lorsqu'une personne donne la tsédaka, la Chékhina se transforme de tsédek (justice) en tsédaka (charité).
Lorsqu'une personne donne de la tsédaka, elle unifie les lettres du nom de Hachem (יהוה), comme le dit le verset : "L'acte de charité [apporte] la paix" (Yéchayahou 32,17).
Pour expliquer : l'argent qui est donné (symbolisé de petites pièces), correspond et ressemble à la lettre youd (י). Le bras tendu du donateur correspond à la lettre vav (ו) [qui ressemble à un bras tendu], et sa main correspond à la lettre hé (ה) [qui a une valeur numérique de 5, représentant les 5 doigts de la main]. La main du receveur correspond à la dernière lettre hé.
De plus, l'abondance principale que nous recevons de la Chékhina nous parvient à travers les lettres יה du nom d'Hachem ; les lettres שכינה (Chékhina) y font allusion, car elles peuvent être réarrangées en שכן יה (Hachem [Y-a] réside [chakhén]).

Grâce à la tsédaka et aux autres actes de bonté, une personne fait en sorte que le nom יה influence la Chékhina (שכינה), ce qui la conduit à un état de perfection.
Lorsqu'une personne accomplit des actes de bonté et prête à son prochain, mais que celui-ci a ensuite des difficultés à rembourser le prêt, le prêteur ne doit pas faire pression sur lui pour qu'il lui rende l'argent. Sinon, il cause une tache à la lettre youd de la Chékhina, car le youd correspond à l'argent qui a été donné (comme mentionné ci-dessus). C'est encore pire si la main qui a accordé le prêt saisit l'emprunteur et lui dit : "Je ne te laisserai pas partir tant que tu ne m'auras pas remboursé" ; car cela cause également une tache à la lettre hé de la Chékhina.

Nous pouvons maintenant comprendre le verset comme suit :
"Lorsque tu prêtes de l'argent à Mon peuple" (im kessef talvé ét ami - Michpatim 22,24) = Lorsque tu accomplis des actes de bonté et que tu prêtes à Mon peuple, tu dois réaliser que tu as fait une bonne action envers la Chékhina, comme le verset le poursuit ...
"au pauvre qui est avec toi" (ét éani ima'h). Le mot העני (éani - le pauvre) contient les mêmes lettres que עניה (aniya - une pauvre), qui représente la Chékhina (Zohar, volume III, 19b) ; en d'autres termes, cet acte de bonté était également un acte de bonté envers la Chékhina.
Par cette action, une personne fait en sorte que le Nom יה influence la Chékhina (שכינה), ce qui la conduit à un état de perfection.
["Donnez de la force à Elokim" (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,35). Grâce à la tsédaka nous permettons à la présence Divine dans ce monde de pouvoir davantage se manifester (pour notre bien) dans ce monde. ]
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Michpatim 22,24]

Donner à la tsédaka = ouvrir les portes du Ciel

+ Donner à la tsédaka = ouvrir les portes du Ciel :

"Il y avait à Shoushan, la capitale, un juif nommé Mordé'haï, fils de Yaïr, fils de Shimi, fils de Kich, un Benjaminite" (Esther 2,5).

-> Lorsque des personnes en détresse s'adressaient au rav Steinman pour lui demander ce qu'elles pouvaient faire afin de susciter la miséricorde divine, il leur répondait qu'elles devaient travailler sur les midot de 'hessed et de ra'hamim (trait de caractère de bonté et de miséricorde).

Cela est conforme à la réflexion suivante du Gaon de Vilna (citée dans le sidour, sur la bénédiction de la téchouva dans la Amida).
Nos Sages (Méguila 12b) disent que Mordé'haï était appelé "fils de Kich" (bén kich) parce qu'il frappait (ikich) aux portes de la miséricorde et qu'elles s'ouvraient pour lui.
Comment a-t-il frappé aux portes de la miséricorde? La réponse se trouve dans l'explication de nos Sages (Shabbat 151b) sur le verset : "Il te donnera l'attribut de la compassion, te montrera de la compassion et te multipliera" (Réé 13,18) = "de cela, nous apprenons que quiconque fait preuve de compassion envers les créatures reçoit la compassion du ciel."
Le Gaon de Vilna d'expliquer : Hachem a créé deux portes, l'une au ciel et l'autre dans le cœur de l'homme, et lorsque Mordé'haï a frappé à la porte inférieure, en faisant preuve de compassion envers les gens, les portes du ciel se sont ouvertes.

En conséquence, dit le rav Steinman, lorsqu'une personne donne la tsédaka, Hachem ouvre les portes du ciel au-dessus d'elle, et elle mérite la délivrance (à ses difficultés).

Guéoula & la nécessité des actes de bonté

+ Guéoula & la nécessité des actes de bonté :

-> L'étude de la Torah est un élément nécessaire pour avoir une belle guéoula : https://todahm.com/?s=torah+gu%C3%A9oula
Néanmoins, pour être sauvés de la souffrance qui précède l'arrivée du machia'h et mériter la guéoula, la Torah seule ne suffit pas. Des actes de bonté doivent accompagner notre engagement dans l'étude de la Torah.

-> Le rav El'hanan Wasserman (Kovetz Maamarim - Zé'hor Yémot Olam 2) explique : "Les élèves ont demandé au grand Rabbi Eliezer : "Que peut faire une personne pour être sauvée des souffrances du machia'h?" Il a répondu : "Elle doit s'engager dans la Torah et les actes de bonté"." (guémara Sanhédrin 98b)
Le rav El'hanan demande pourquoi l'étude de la Torah, qui est la plus grande de toutes les mitsvot, ne suffit pas à protéger une personne.
Pourquoi le mérite supplémentaire des actes de bonté est-il nécessaire pour sauver une personne des souffrances du machia'h?

Il répond que lorsque le temps du machia'h approchera, il y aura une grande colère dans le monde. Dans ces circonstances, si le Ciel traite une personne avec une rigueur stricte, l'étude de la Torah seule ne fournira pas une protection suffisante. Une personne qui a le mérite supplémentaire d'accomplir des actes de bonté sera sauvée. Parce qu'elle est compatissante envers les autres, Hachem lui accordera également Sa compassion, car le Ciel nous traite comme nous traitons les autres.
La rigueur céleste est alors mêlé de compassion et le mérite de l'étude de la Torah peut alors prévaloir et offrir une protection. Celui qui n'accomplit pas d'actes de bonté sera traité avec une rigueur stricte et le mérite de l'étude de la Torah seul ne pourra pas le protéger.

-> Le 'Hafets 'Haïm (Ahavat 'Hessed 2,6) écrit : "En réalité, si une personne ne pratique pas les actes de bonté, il est très difficile pour ses prières demandant la faveur et la bonté divines d'être acceptées par Hachem."

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-> Le Mégalé Amoukot (Lé'h Lé'ha) enseigne :
"Les trois Avot (Patriarches) ont institué les trois piliers. Avraham a institué les actes de bonté, Its'hak, la avoda [c'est-à-dire la prière], et Yaakov a institué la Torah. Pendant la période de l'exil, la Torah et la avoda font défaut, mais on peut toujours accomplir des actes de bonté. C'est pourquoi nous concluons [la première bénédiction de la amida] avec Avraham qui était le pilier de la bonté qui existe pour toujours.
C'est ce que veulent dire nos Sages (Rachi - Lé'h Lé'ha 12,2) : "Se pourrait-il qu'il faille conclure [la première bénédiction de la Amida] avec eux tous" [Avraham, Its'hak et Yaakov], c'est-à-dire, existent-ils [leurs piliers] tous pour toujours et restent-ils éternels? À cela, ils répondent : "Tu [au singulier] seras une bénédiction, avec toi ils concluront", pour nous enseigner que le pilier d'Avraham est éternel."

-> Le Shomer Emounim (p. 60) ajoute : "Nous concluons la première bénédiction [de la Amida] par "Le bouclier d'Avraham" (magen Avraham) ... car la fin de l'exil ne sera possible que grâce au mérite de la charité, l'attribut d'Avraham qui était le maître de la bonté."

-> Le Machguia'h, le rav Mattisyahou Salomon (Véchavéha Bitsedaka 3) explique :
"Il semble que la raison pour laquelle le pilier de la bonté est resté aussi solide qu'il l'était [contrairement aux piliers de la Torah et du service], est que dans cet exil, nous avons besoin d'une abondante miséricorde céleste pour survivre et mériter la guéoula.
Afin de susciter l'abondance de la miséricorde qui descend d'en-Haut, nous devons renforcer ces attributs ici-bas en pratiquant des actes de miséricorde et de bonté de toutes nos forces.
C'est pourquoi Hachem, dans Sa grande bonté, nous a laissé le pilier de la bonté inchangé, car c'est ce pilier qui est le plus essentiel pour nous dans notre exil."

Le rav Salomon a également dit (chapitre 9) :
"Un grand secret à connaître et à prendre en considération est que lorsqu'une personne est sollicitée par de nombreuses personnes dans le besoin pour obtenir de l'aide, cela indique qu'elle a besoin de beaucoup de miséricorde Divine."

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-> La michna (Pirké Avot 1,2) déclare : "Shimon Hatsadik était l'un des derniers hommes de la grande Assemblée. Il disait : "Le monde repose sur trois choses : la Torah, la avoda [c'est-à-dire les sacrifices et la prière] et les actes de bonté.""
Dans son commentaire sur cette Michna, le Gaon de Vilna écrit : "À l'époque du Temple, les trois piliers existaient. Mais aujourd'hui, en exil, il ne nous en reste qu'un seul, celui des actes de bonté. C'est ce qu'exprime le verset : "Le monde est fondé sur la bonté" (olam 'hessed yibané - Téhilim 89,3).
Il est fondé uniquement sur la bonté, car nous avons perdu le pilier de la avoda, et de même, nous avons perdu le pilier de la Torah, comme le dit le verset : "Son roi et ses officiers sont parmi les nations, il n'y a pas de Torah" (Eikha 2,9)."

-> Même si nous avons un certain niveau de prière, cela n'est en rien comparable au pouvoir que les prières avaient dans le Temple, le lieu le plus saint sur terre.
Yaakov dit : "Que ce lieu est redoutable ... c'est la porte du Ciel" (Vayétsé 28,17).
Le Targoum Yonatan ben Ouziel explique : "C'est le meilleur endroit pour prier, il correspond à la porte du Ciel."
De même, le roi Shlomo pria Hachem pour que toute prière offerte dans le Temple soit entendue par Hachem dans les cieux (Méla'him I 8,38-43).
Le Temple est la porte par laquelle nos prières montent vers le Ciel. Toutes les prières sont dirigées vers le Temple, comme l'a ajouté le roi Shlomo dans sa prière : même lorsque l'on prie à distance, si l'on se tourne vers Jérusalem et le Temple, Hachem devrait également entendre ces prières (Méla'him I 8,44-45).
Le lieu idéal pour prier est le Temple, mais en se tournant dans cette direction et en concentrant ses pensées là-bas, on peut se connecter à ce lieu saint, même depuis les confins du monde.
Cela ressort également du Rambam (séfer Hamitsvot 5). Il cite le midrach sur le verset "Et tu le serviras" (Réé 13,5), qui dit : "Servez-Le par l'étude de la Torah, servez-Le dans Son Mikdach".
Le Rambam explique que cela signifie qu'il faut servir Hachem en se rendant au Temple pour y prier, debout devant la Présence divine.

-> Comparée à la vitalité et à la profonde compréhension de la Torah qui régnaient lorsque le Temple existait, l'étude de la Torah pendant l'exil pâlit et semble inexistante. C'est pourquoi nous prions [immédiatement après la Amida] : "Que ta volonté soit faite, Hachem ... que le Temple soit reconstruit et nous donne notre part dans ta Torah", car l'acquisition de la Torah dépend de la reconstruction du Temple (Gaon de Vilna - Avot 5).
La profondeur de la compréhension de la Torah qui était possible à l'époque du Temple est illustrée par l'incident suivant. Le prophète Yirmeyahou fut confronté à un philosophe qui ne comprenait pas pourquoi il pleurait la destruction du Temple, après tout, ce n'était qu'un bâtiment fait de bois et de pierre. Yirmeyahou mit le philosophe au défi de lui poser ses questions philosophiques les plus difficiles. Yirmiyahou répondit immédiatement, résolvant ses questions les plus difficiles. Stupéfait, le philosophe demanda à Yirmeyahou d'où il tenait une sagesse aussi profonde.
Yirmeyahou répondit que la source de sa sagesse venait de ce bâtiment de bois et de pierres. (Rema dans le séfer Torat HaOlah).
[b'h, à ce sujet : Diminution de la Torah suite à la destruction du Temple : https://todahm.com/2022/09/20/diminution-de-la-torah-suite-a-la-destruction-du-temple ]

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-> Le Ramak (Tomer Dévorah 1,6) qui explique que les actes de bonté accomplis par le peuple juif dans ce monde ont un tel impact au Ciel que même si leurs fautes méritent l'extermination, que le Ciel nous en préserve, Hachem fait preuve de miséricorde et les sauve, car la bonté "Lui parle", comme le dit le verset "car Il désire la bonté" (Mikha 7,18).

Lorsque vous donnez à la tsédaka, vous montrez que l'argent n'est pas votre sécurité (notre refuge en cas de problème), et que seul Hachem l'est.
Et cette confiance apporte la bénédiction et la subsistance.
[d'après le rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi) ]

Donner davantage à la tsédaka & soutenir la Torah

"Zévouloun s'étendra le long des côtes. Il sera au port maritime, et sa dernière frontière atteindra Tzidon. Yissa'har est un âne aux os solides ; il demeure entre les frontières" (Vayé'hi 49,13-14).

-> Nos Sages nous disent que Yissa'har et Zévouloun ont conclu un partenariat : Zévouloun ferait des affaires et gagnerait suffisamment pour subvenir aux besoins de Yissa'har, ce qui permettrait à ce dernier de se consacrer entièrement à l'étude de la Torah. Ils recevraient alors chacun une récompense égale pour leur étude.

Il existe une règle générale selon laquelle on ne peut donner plus d'un cinquième (20%) de ses revenus à la charité (tsédaka). Cependant, le Shita Mékoubétset (Kétoubot 50a) écrit que le soutien à la Torah est exempté de cette restriction et qu'on peut dépenser autant qu'on le souhaite pour aider l'étude de la Torah.

Le 'Hafets 'Haïm explique que l'accord "Yissa'har-Zévouloun" montre que le soutien à la Torah n'est pas une œuvre de charité, mais un partenariat ; tout comme les Sages n'ont imposé aucune restriction aux dépenses d'une personne dans d'autres formes d'entreprise, ils n'ont pas limité sa capacité à conclure des partenariats qui lui valent une récompense éternelle.

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-> b'h, voir également : donner plus de tsédaka pour expier nos fautes : https://todahm.com/2025/01/24/donner-plus-de-tsedaka-pour-expier-nos-fautes

"Le plus haut niveau auquel on peut aspirer est de vivre les années qui nous sont imparties sans jamais nuire à son prochain ni l'humilier.
Il y a beaucoup de grandes choses que l'on peut faire : réciter le Téhilim matin et soir, prier avec une dévotion sincère, respecter scrupuleusement la halakha ; mais le summum de l'accomplissement spirituel est de veiller à l'honneur d'autrui!"
['Hazon Ich]

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-> On demanda au rav 'Haïm Kanievsky : si quelqu'un, D. préserve, humiliait un enfant, que devait-il faire?
Le rav Kanievsky répondit qu'un enfant n'a pas la capacité halakhique de pardonner les atteintes à son honneur, et que la personne qui l'a humilié n'avait d'autre choix que d'attendre que l'enfant atteigne l'âge de la bar-mitsva, puis de l'apaiser et de lui demander pardon.

Rien n'éloigne autant l'homme de son Créateur que le lachon ara.
[Ohr ha'Haïm hakadoch - Métsora 14,9 ]

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-> Quand une personne ferme la bouche et s'abstient de dire du lachon ara sur les autres, Hachem répond mesure pour mesure et empêche les Accusateurs du ciel d'ouvrir la bouche pour parler contre elle.
[ 'Hafets 'Haïm - Chemirat Halachon - chap.2 ]

-> Jusqu'au jour de sa mort, l'homme doit se priver. Non pas par le jeûne ou l'affliction, mais plutôt en contrôlant sa bouche et ses désirs. C'est cela la tachouva, et [la récompense] pour cela est le fruit entier du monde à Venir (olam haba) ...
Cela a plus de valeur que tous les jeûnes et toutes les afflictions du monde.
A chaque instant où une personne ferme sa bouche, elle mérite une lumière cachée qu'aucun ange ni aucune créature ne peut imaginer.
[Gaon de Vilna - Iguéret HaGra ]

9 Av & le lachon ara a coupé le flux de bénédiction du Temple

"Toute l’assemblée éleva la voix et pleura cette nuit-là" (Chéla'h Lé'ha 14,1)

-> Le peuple juif pleura en recevant le rapport négatif des explorateurs (méraglim) concernant la terre d'Israël.
Le Yalkout (Shimoni 744) dit que la date à laquelle le peuple juif pleura était le 9 Av. En réponse à leurs pleurs, Hachem dit : "Vous avez pleuré pour rien. En échange, je réserverai cette nuit comme une nuit de pleurs pour les générations futures."

Comme nous le savons, c’est à cette date que le premier et le deuxième Temple ont été détruits.
Le Zéra Shimshon pose la question suivante : quel est le lien entre la faute des explorateurs et la destruction du Temple?

Le Zéra Shimshon explique cela en clarifiant d’abord le verset suivant, qui fait référence à la destruction de Jérusalem et du Temple. Le verset dit : "La mort est montée par nos fenêtres, elle est entrée dans nos palais" (Yirmiyahou 9,20).
Le Zera Shimshon pose la question suivante : que signifie "la mort est montée par nos fenêtres" (ki ala mavét bé'haloténou)?

Pour comprendre cela, il cite le Touv Ha'aretz, qui explique en détail le processus ayant conduit à la destruction du Temple. Il écrit qu’au Ciel, directement au-dessus du Temple, se trouve une fenêtre, une ouverture. C’est par cette ouverture que tout le bien destiné à venir dans ce monde parvient au Temple, et de là, la bénédiction se répand à travers toute la terre d'Israël (puis dans le monde entier).
À l’époque du premier Temple, à mesure que les fauteurs se multipliaient, cette ouverture se refermait lentement ; plus précisément à cause de l’effet du souffle qui transportait les paroles de lachon ara.
Ce phénomène s’est poursuivi jusqu’au 9 Av, date à laquelle l’ouverture fut entièrement obstruée et où il n’y eut plus aucun flux de bénédiction, ce qui entraîna la destruction du Temple.

Sur cette base, le Zéra Shimshon explique que la signification de l’expression "la mort est montée par nos fenêtres" est très claire.
La mort et la destruction sont venues par "la fenêtre", car c’est avec sa fermeture que toute la destruction s’est produite.
Selon cette interprétation, lorsque la guémara (Yérouchalmi Péa 1,1) enseigne que le lachon ara prononcé en terre d'Israël tue quelqu’un à Rome, il ne s’agit plus d’une métaphore. Le lachon ara qui a bloqué le flux céleste de bénédictions a causé la mort partout, avec la destruction du Temple.

Pour en revenir au Yalkout, le Zéra Shimshon explique que, puisque la faute particulière qui a entraîné la destruction du Temple était le lachon ara, comme le montre le Touv Ha'aretz, et que c’était également la faute des explorateurs et du peuple juif qui a accepté leur lachon ara, Hachem a fait coïncider la destruction du Temple avec la même nuit où l’ensemble de la population juive s’était rendue coupable, des générations plus tôt, de lachon ara.

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-> "On peut dire qu’à chaque génération, l’homme doit se considérer comme s’il sortait lui-même de Jérusalem [suite à la destruction du Temple]"
[‘Hatam Sofer - drouch du 7 Av 5789]

-> "Toute génération qui n'est pas témoin de la reconstruction du Temple est considérée comme ayant causée sa destruction" (guémara Yérouchalmi Yoma 1,1).

=> On doit vivre le fait que ne pas assister à sa reconstruction, c'est comme vivre sa destruction, et la raison principale en est le souffle de notre lachon ara (chacun à son niveau), qui a tellement réduit le flux de bénédiction du Ciel, que le Temple ne peut pas être là.
Qu'Hachem nous aide à utiliser notre bouche pour le meilleur, pour de bonnes nouvelles, amen!

Lorsque l’on fait la tsédaka aux pauvres, son effet se fait sentir tant en Haut qu’en bas.
Grâce à cette tsédaka, on fait jaillir en abondance des bénédictions sur tous les êtres inférieurs, les chars et les armées célestes. Tous ceux-là sont bénis et reçoivent la lumière.
[Zohar - Vayétsé 15 ]

Hachem ne peut connaître la joie véritable tant que certains (juifs) ont du mal à se nourrir. Et lorsque nous soulageons leurs souffrances, cela procure une grande joie au Tout-Puissant.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 2,12 ]