Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Un individu accomplit bien plus de choses avec un peu de patience qu'avec toute la colère du monde. 
[rav 'Haïm de Volozhin ]

Rabbi Chimon bar Yo'haï dit : "Si j'avais été présent au mont Sinaï, j'aurais demandé deux bouches, l'une pour la Torah et l'autre pour tout le reste. Mais j'ai changé d'avis. Si déjà avec une seule bouche, nous ne cessons de dire du lachon ara, à plus forte raison avec deux bouches!"
[guémara Yérouchalmi - Béra'hot 1,2 ]

L'homme [contrairement aux autres créatures] vit pour se perfectionner ... La parole est le moyen d'atteindre cet objectif.
[Beit Elokim (le Mabit) - Chaar Yessodot - chap.46 ]

Le lachon ara est la racine et l'essence de la plupart des fautes entre un homme et son prochain.
['Hafets 'Haïm - séfer Chemirat Halachon - Chaar HaZé'hira - chap.1 ]

Les pires missiles de destruction sont en nous …

+ Les pires missiles de destruction sont en nous ...

Nous devons savoir que ceux qui détiennent les clés et les "boutons rouges" des pires missiles pouvant exister, c'est nous-mêmes, comme le précise le Zohar haKadoch :

"Lorsque les hommes font du lachone ara (médisance : qu'elle soit fausse ou véridique), s'éveille en haut un esprit d'impureté qui se pose sur les hommes ayant failli ; cet esprit s'élève alors (comme un inexorable missile de destruction massive) et il provoque mort et guerres dans le monde.

Malheur à ceux qui, se précipitant du mauvais côté, ne surveillent pas leur langue et ne craignent pas que cette précipitation en bas n'entraîne le même mouvement en haut."

Source (b"h) : le "Pardess Ména'hem" du rav Ména'hem Berros  - Paracha Kédochim - Emor

+ "Opprimer quelqu’un verbalement peut être une plus grande faute que de lui voler son argent. "

[guémara Baba Métsia 58b]

Faire une remarque blessante à quelqu'un ou causer de l'embarras en présence d'autres personnes, conduit généralement à donner à celui qui en est victime un sentiment profond de peine et de dépression.
Quand nous faisons perdre contenance à quelqu'un, est-ce un péché moins grave que de le priver de ses biens?

Lorsque nous prenons l'argent d'une personne, notre conscience peut nous tourmenter au point que nous voulions lui restituer sont bien, mais nous aurons moins tendance à nous sentir obligés de réclamer le pardon de quelqu'un pour des propos offensants ou insultants que nous lui avons adressés directement ou indirectement (on risque de se trouver des justifications, de remettre à plus et donc à jamais, ...)
La faute n'est pardonnée que lorsque le repentir est sincèrement exprimé à la personne concernée.

=> Tâchons de repasser au quotidien les événements de la journée, afin de vérifier s'il n'y a pas quelqu'un auprès de qui nous devrions faire amende honorable.

Ne pas critiquer le peuple juif

+ Ne pas critiquer le peuple juif :

-> Aucune personne vertueuse n’a le droit d’accuser le peuple juif ni de tenir des propos négatifs à son égard, même si ce peuple est véritablement racha. Hachem ne s’intéresse pas à ceux qui l’accusent, car qui est plus grand que Moché Rabbénou?
Il avait décrit le peuple juif comme "un groupe de fauteurs" (anachim 'hata'im - Matot 32,14), et malgré sa grandeur, Hachem considéra sa remarque comme une faute (midrach Tan'houma - Vaét'hanan siman 6).

Bien que Moché eût dit la vérité, Hachem ne souhaitait pas qu’il critique le peuple juif.
De même, Eliyahou a dit : "Les Bné Israël ont abandonné Ton alliance" (Méla'him I 19,14). Par la suite, Hachem dit à Éliyahou : "Oins plutôt Élicha comme prophète", car Hachem ne souhaite pas d’un prophète qui accuse le peuple juif.

Puisque le peuple juif est le peuple d'Hachem, la bouche qui souhaite l’accuser auprès d'Hachem devrait plutôt prier Hachem pour qu’il se repente, comme nous le trouvons dans la guémara (Béra'hot 10a - Rabbi Méïr était profondément troublé par les rebelles qui vivaient dans sa communauté. Il souhaitait prier pour qu’ils meurent, mais sa femme, Brouria, lui suggéra plutôt de prier pour qu’ils se repentent. Il l’écouta et ses prières furent exaucées. ]
Par conséquent, Hachem souhaite que nous réprimandions les fauteurs [en leur parlant], et que nous priions Hachem pour qu’ils reviennent sur le droit chemin.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Kédochim 19,16-17]

Essav & la tsédaka

+ Essav & la tsédaka :

-> Essav se présentait à son père, Its'hak, comme un homme vertueux. Il posait à son père des questions relatives à la loi juive.
L’une des questions qu’il posait était de savoir s’il fallait verser la dîme sur le sel. Pourquoi a-t-il choisi précisément une question concernant la dîme et non l’un des centaines d’autres commandements?

L’un des principes fondamentaux de notre foi est la croyance dans le monde à Venir.
Le monde à Venir comprend deux périodes. La première période commence après le décès d’une personne. À ce moment-là, l’âme se rendra au Gan Eden.
La deuxième période commence après l’ère messianique, lorsque nous vivrons et serons témoins de la résurrection des morts.
Au cours de ces deux périodes, une personne sera récompensée pour tous les commandements qu’elle aura accomplis durant sa vie.

Le seul commandement pour lequel nous serons récompensés pendant notre séjour dans ce monde concerne la charité (tsédaka) que nous pratiquons. La logique voudrait que si nous donnons notre argent, cela diminue notre richesse et nous rende plus pauvres.
Nos Sages écrivent que ce n’est pas le cas ; la récompense pour avoir fait la tsédaka est que Hachem nous bénira de son vivant en nous accordant une abondance de richesse, bien plus que ce que nous avons donné à la tsédaka. Et il nous est permis de mettre Hachem à l’épreuve pour voir si c’est bien le cas.

Essav ne croyait pas au monde à Venir ; par conséquent, il ne pouvait y avoir de récompenses dans un monde inexistant. Aux yeux d’Essav, le seul monde auquel il pouvait croire était celui qu’il pouvait voir et toucher. La seule récompense accordée dans ce monde est celle qui découle du paiement de la dîme et de la charité. C’est pourquoi Essav interrogea son père au sujet de la dîme sur le sel.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Toldot ]

+ "Rien de ce qu'on dit ne se perd et tout est enregistré.
Des anges sont dépêchés auprès de chaque être humain pour consigner toutes ses paroles et ils ne le quittent jamais ...

Pour chaque instant où l'on garde sa langue, on acquiert un mérite que les anges eux-mêmes ne peuvent imaginer."

[le Gaon de Vilna]

Le 'Hafets 'Haïm disait (Chemirat Halachon chap.11) que l'observance des lois du langage donne plus de poids à nos prières, assure la protection divine et permet la réalisation de toutes les bénédictions que D. désire nous envoyer.

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+ Supplément :

-> La Torah nous apprend que D. a fait l'homme : "créature parlante" (Traduction de Onkelos sur Béréchit 2,7).
C'est donc la parole qui distingue l'homme des autres espèces vivantes.

-> La Torah nous enseigne également que c'est au moyen de la parole que D. a créé le monde : "Et D. dit : Que la lumière soit. Et la lumière fut."

Pour nous aussi, la lumière est créatrice.
La force d'une parole est gigantesque.

Une parole élogieuse, par exemple, peut encourager ou rendre confiance.
Donner de l'importance à quelqu'un, c'est une manière de lui dire : "Ton existence est nécessaire.
C'est un moyen de donner du sens et de la valeur à la vie.

En revanche, on sait combien les mots peuvent détruire.
Des paroles telles que : "Tu n'es un bon à rien" anéantissent l'estime de soi.
Contrairement à l'adage, les paroles ne s'envolent pas. Elles peuvent se graver dans le cœur des gens et avoir des conséquences sur des années.

=> Sachons prendre du recul, de la hauteur, car la vie est très très courte, et c'est dommage de se prendre la tête pour si peu de temps, et souvent pour des choses qui sont objectivement très futiles ...

+ "Quel est le meurtre qui ne se voit pas et dont le châtiment est très grand, alors que la faute paraît légère mais est en réalité très grave en-haut?
C'est l'humiliation.

Celui qui humilie son prochain en public ou lui cause de la peine alors qu'il est sensible et se vexe facilement, il vaut mieux encourir la mort que de lui faire honte."

[Rabbi Yéhouda ha'Hassid - Séfer 'Hassidim - 54]

Nos Sages nous enseigne : "Il vaut mieux pour l'homme qu'on le fasse tomber dans une fournaise ardente plutôt que de faire honte à son prochain en public." (guémara Baba Métsia 59a)

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-> "Quiconque fait honte à son prochain en public n'a pas de part au monde à venir" (guémara Baba Métsia 59a)

-> "C'est mon D. et je L'embellirai" (Chémot 15,2)
La guémara (Shabbath 133b) commente : "embellis-toi devant Lui par les mitsvot, fais devant Lui une belle Soucca, aies un beau loulav et un beau shofar, des beaux tsitsit, un beau Séfer Torah, et écris dedans en Son honneur avec une belle encre, une belle plume, une écriture artistique et un manteau de belle soie.
Abba Chaoul dit : "Je L'embellirai" = cherche à Lui ressembler, de même qu'Il est miséricordieux et bon, sois toi aussi miséricordieux et bon".

Le Pardess Yossef dit qu'il a vu beaucoup de gens qui ne lésinent pas sur l'achat d'un bel étrog ou choses de ce genre, mais quand on en arrive à la mitsva de tsédaka, ils deviennent de pierre.
C'est ce que Abba Chaoul vient ajouter : bien qu'il soit souhaitable d'avoir une belle soucca, ce n'est pas tout. L'essentiel est d'être miséricordieux comme lui.

Le Pardess Yossef ajoute qu'il est écrit : "Je suis un ver et non un homme" (Téhilim 22,7).
L'explication en est que parmi les ennemis du roi David, beaucoup étaient très pointilleux sur les mitsvot entre l'homme et D., et avant de mettre de la nourriture à la bouche, ils vérifiaient qu'elle ne contenait pas d'insectes.
[bien faisons-nous attention à la cacherout de ce qui rentre dans notre bouche, par rapport à ce qui en sort!]
Mais en ce qui concerne les mitsvot envers le prochain, ils les négligeaient tant et plus, et ne cessaient de persécuter le roi David, en lui rendant la vie amère.
Le roi David les interpelle : "Moi aussi je suis un ver et non un homme", et vous faites attention aux vers, alors faites attention à moi aussi!

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-> "Du moment qu'on a fait une faute et qu'on l'a répétée, elle devient comme permise" (guémara Kidouchin 20a)

Nous commettons tellement facilement et fréquemment des fautes avec notre bouche, nous piétinons le respect dû à notre prochain, au point de se convaincre que c'est une mitsva que nous faisons (c'est pour son bien!), qui procure de la satisfaction à notre Créateur (Hachem).