Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Utilisons nos mots pour bénir plutôt que maudire

-> Un juif en grande détresse vint voir le rabbi Shlomke de Zvhil ; il s’exprimait avec douleur et maudissait à maintes reprises la personne qui lui avait causé tant de souffrance.

Le Rabbi lui dit :
"Tes malédictions révèlent que tu crois au pouvoir de tes paroles. Alors, au lieu de maudire, commence plutôt par te bénir toi-même : souhaite-toi une subsistance abondante, du "na'hat" (satisfaction et fierté tirées de ses enfants), et tout ce que tu désires. Pourquoi utiliser ta bouche pour maudire alors que tu peux accomplir bien davantage?"

<--->

[parfois notre instinct animal nous pousse à réagir négativement, et nous devrions plutôt canaliser cette énergie (frustration) pour qu'en résulte de belles choses pour nous. ]

Avec l’aide d'Hachem, une personne tire davantage de plaisir de ce qui sort de sa bouche (ce qu’elle exprime) que de ce qui y entre (ce qu’elle consomme).
[rav Yéhouda Ashlag - Vayilaket Yossef 15 - cité dans la Haggadat HaSoulam - p.189 ]

Avoir de la miséricorde envers autrui

+ Avoir de la miséricorde envers autrui :

-> La guémara (Baba Métsia 85a) rapporte qu'un jour, Rabbénou haKadoch était sur la route, et qu'à un moment il croisa un veau qui était conduit à l'abattoir. Dès qu'il vit Rabbi, il courut dans sa direction, enfouit sa tête sous le pan de son vêtement et se mit "à pleurer à chaudes larmes".
Rabbi lui dit : "Vas-y (à l'abattoir), car c'est pour cela que tu as été créé!"
Une voix céleste proclama alors : "Puisque Rabbi n'a pas eu pitié du veau, il devra subir des souffrances". [il a reçu 13 années de souffrance]

Cette guémara est particulièrement étonnante, et nos maîtres apprennent d'ici que de la même manière que l'homme se comporte, ainsi on se comporte avec lui depuis les Cieux.

-> Le Ba'h (Lois sur Kippour - Tour Ora'h 'Haïm - chap.605) écrit : « Adopte bien ce principe: tous les jours où tu seras miséricordieux envers ton ami, alors toi aussi tu seras pris en pitié (par le Ciel), et cela ne concerne pas uniquement ton ami, mais même toutes les autres créatures, comme il est écrit : 'Sa pitié s'étend à toutes Ses créatures' (Téhilim 145,9)".

-> Rabbi 'Haïm Palaggi (Réfoua vé'Haïm) écrit : "Lorsque quelqu'un a un malade dans sa maison, il se montrera indulgent même avec les oiseaux du Ciel, car la chose est vérifiée et expérimentée : ils imploreront pitié pour lui".

Et dans son livre Roua'h 'Haïm (Ora'h 'Haïm chap.605), il écrit : "Ainsi ils avaient l'habitude de faire pour un malade ayant besoin de compassion : ils lançaient de la nourriture aux oiseaux sur les toits afin d'exercer de la pitié sur les créatures. En agissant ainsi, ils espéraient en retour déclencher une miséricorde Céleste en faveur du malade, selon l'enseignement de nos Sages (guémara Shabbath 151b) : 'Tout celui qui éprouve de la compassion envers les créatures, recevra en retour de la compassion de la part du Ciel'."

-> Rabbi Nathan Wachtfogel soulève la question suivante : quel était le reproche adressé à Rabbi, en fin de compte? Le veau était entré sous son manteau, comment était-il censé réagir?
Hachem nous apprend, à travers l'anecdote avec Rabbi, un très grand principe : si une quelconque créature, que ce soit un homme ou un animal, vient vers toi et te demande de lui fournir un refuge, ne le repousse pas, mais fournis-lui l'abri pour lequel il vient à ta rencontre.

La paix intérieure

-> Rabbi Na'hman explique que notre choix d'accepter ou de réfuter la Volonté divine est lié au concept de "ana èmlo'h" (Je règnerai, [c'est moi qui gouverne]).
Si j'accepte toujours la volonté divine, alors tout ce qui arrive, positif ou négatif, est conforme à ma volonté. En recherchant la Divinité dans tout ce qui arrive, je crois que tout ce qui se passe est conforme à la volonté divine et par conséquent "kesséder" (selon le séder, l'ordre précis prévu par Hachem pour mon bien ultime).
C'est Hachem qui dirige! Dans le cas inverse, certaines choses se passeront toujours contre ma volonté "chèlo kesséder" et j'essaierai de les changer.
[Likouté Moharan II, 82 ]

=> Ceux qui n'acceptent pas la volonté divine (c'est pas comme JE veux!), mais cherchent à changer les choses, incarnent la suffisance et la vanité, qui constituent un obstacle à la paix.
Hachem se sépare de la personne hautaine (orgueilleuse). "Lui et Moi ne pouvons pas demeurer dans le même monde", dit-Il d'elle (Sotah 5a).
En d'autres termes, Hachem l'abandonne à ses propres machinations et le laisse seul résoudre ses problèmes. Qu'est-ce qui arrive alors? C'est bien simple : son orgueil le mène à la frustration, sa frustration à la colère, et sa colère détruit sa paix intérieure.

La frustration le saisit aussitôt. Il se demande pourquoi il ne peut réussir, pourquoi tout ne va pas pour le mieux. Cette frustration lui fait inévitablement perdre patience; se rendant compte de son incapacité, il se met en colère. Un tel homme peut-il connaître la paix? Peut-il jamais être en paix avec lui-même?
Tout cela nous donne une idée de la gravité de la vanité, et de son partenaire le courroux, qui constituent de grands obstacles à la paix.
Si l'on croit sincèrement que tout vient d'Hachem, on ne sera bouleversé par rien au monde, on acceptera volontiers toute situation, tout changement dans la routine quotidienne ou dans les plans à long terme, et on sera capable d'en tirer le meilleur parti. On s'efforcera au moins de contrôler ses émotions, de ne jamais se sentir frustré, ni de s'en prendre à son semblable.
Ce n'est pas du tout ainsi qu'agit le vaniteux (orgueilleux). Croyant tout contrôler, il se laisse bouleverser par un changement qui n'est pas conforme à sa volonté. Il s'emporte. Se rendant compte que ce n'est pas lui réellement qui mène le cours de sa vie, il rejette sa frustration sur les autres et les fait souffrir.

<--->

-> "Il existe deux types de paix : la paix intérieure et la paix universelle, celle qui règne quand l'univers est illuminé de la gloire d'Hachem".
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I, 14,2:8 ]

<--->

-> La paix intérieure est celle que l'on ressent dans son essence.
C'est la paix entre le désir de l'âme de servir Hachem et celui du corps de se servir lui-même. Si le corps dirige et règne sur l'âme, il ne peut y avoir de paix, car le corps ne cesse de vouloir, de désirer ; que ce soit l'argent, l'immoralité, la nourriture, les honneurs, ...
L'âme, d'autre part, est spirituelle; elle ne désire que ce qui est spirituel. L'individu plongé dans les désirs terrestres (matériels) n'est pas en paix et ne pourra jamais la connaître. Il ne cherche qu'à satisfaire ce qui ne peut jamais être satisfait.
C'est l'âme qui doit régner sur le corps pour que règne la paix (Likouté Moharan I 14,9).

-> La paix intérieure est une sensation paisible de confiance en soi-même: nulle inquiétude, nul souci injustifié, mais une assurance personnelle et une prédisposition à affronter toutes sortes d'obstacles.
Cet état provient de la paix qui règne entre le corps et l'esprit. Le corps se trouve en harmonie avec l'âme et lui obéit (Parpéraot La'hokhma - Likouté Moharan I, 14).

<--->

-> "Comment peut-on être en paix dans le bonheur comme dans l'adversité, dans tout ce qui nous arrive? Par la Torah, qui est appelée : Shalom" (Likouté Moharan I, 33:1).
La Torah est appelée paix, car elle apporte la paix. La meilleure solution pour l'individu qui ne connaît pas la paix intérieure, celui dont les pensées et les décisions sont incertaines et partagées, dont l'esprit est en conflit, est d'étudier la Torah, et plus particulièrement les Codes de la Loi juive.

Pourquoi la société israélienne est-elle actuellement dirigée par les laïcs et non par les religieux?
C’est parce que ceux qui suivent la Torah ne consacrent pas suffisamment d’attention à la défense des droits des travailleurs et à de nombreuses autres questions éthiques. Il faut en effet remédier à cela.
[rav Avraham Kook - Shiv'hé haRaaya - p.377 ]

L’âme idéale du peuple juif est l’éthique absolue. Par conséquent, toute imperfection éthique présente chez un individu (juif) entraîne une séparation d’avec l’âme (collective) du peuple juif.
Cela inclut toute imperfection éthique générale ainsi que toute imperfection éthique que le peuple juif considère comme une imperfection ou un péché.
[rav Avraham Kook - Orot - Orot Yisrael 2,2 ]

Voir les points positifs en autrui

-> "Juge tout homme favorablement" (Pirké Avot 1,6).

- >Rachi : "Cela engendre la paix".

-> "Quiconque juge favorablement son prochain est à son tour jugé favorablement" (Shabbath 127b).

<--->

Selon rabbi Na'hman de Breslev :
-> dans Likouté Moharan (II,17) : La voie d'Hachem, c'est de se concentrer sur le bien. Même quand il existe des choses qui ne sont pas tellement bonnes. Il ne voit que le bien. Combien nous devons éviter, quant à nous, de voir les fautes de notre prochain! Nous sommes tenus de ne chercher toujours que le bien

-> dans Likouté Moharan (I,282) : "Sache que tu dois juger tout homme favorablement. Même en ce qui concerne un pécheur notoire, tu dois t'efforcer de découvrir une parcelle de bien, un quelconque aspect qui le distingue du vrai pécheur intégral. En agissant de la sorte, tu peux réellement lui insuffler un quelconque mérite. Tu peux même l'inciter ainsi à retourner vers Hachem.
C'est ce que laisse entendre le verset : "Encore un peu, et le méchant ne sera plus ; tu observeras sa place, il en aura disparu" (Téhilim 37,10).
Si tu lui trouves la moindre étincelle de bien, il n'est plus pécheur ; "tu observeras sa place, il en aura disparu". Tu le trouveras dans le camp des méritants".

-> La faculté de jugement est l'un des outils les plus puissants au service de l'homme. Si nous étions vraiment conscients de sa puissance, nous serions sûrement plus attentifs quant à son utilisation. Juger les autres peut détruire l'univers. Si l'individu a des fautes à reprocher à son prochain, ce «jugement» peut le condamner (Likouté Moharan I,3).
Réfléchissons bien à cela! Notre évaluation, notre opinion et notre jugement du prochain ont le pouvoir d'élever ou d'abaisser.
Le problème, c'est que la critique est aisée. Trop facile même. On peut toujours trouver des fautes dans le comportement du prochain; on peut toujours dénoncer ses échecs.
Il n'est pas difficile de trouver des motifs intéressés derrière les actes les plus méritoires, les plus sublimes. Cela est particulièrement vrai quand nous entendons des propos calomnieux: tout le monde est prompt à condamner le malfaiteur pour son méfait. Nous devons nous rendre compte que chacun des mots que nous prononçons sur notre prochain, constitue en fait une forme de jugement.
Si nous trouvons les bons côtés et nous concentrons sur ce qui est positif, nous pouvons faire tendre le monde entier du côté du mérite et de la dignité.
La réciproque est cependant vraie. Si nous trouvons des fautes et que nous nous concentrons sur ce qui est négatif, nous pouvons faire tendre l'univers entier du côté de l'indignité. C'est pourquoi nous nous devons de ne chercher que le bien chez les autres, même chez le mécréant le plus notoire ... sur lequel notre jugement positif aura certainement un impact.

<--->

-> "Ne juge pas ton prochain avant de te trouver dans la même situation que lui" (Pirké Avot 2,5).
Juger son prochain favorablement, ce n'est pas seulement juger les pécheurs (fauteurs), mais même nos ennemis qui nous veulent du mal. Dans la plupart des cas, l'hostilité entre deux personnes provient d'une jalousie mesquine. Ou bien je suis jaloux de mon camarade qui possède plus que moi et a réussi mieux que moi, ou bien c'est l'inverse. Là où la jalousie existe, nous ne sommes pas égaux. Si nous l'étions, il n'y aurait aucune raison d'être jaloux.
Ou bien je dois me hausser à son rang, ou bien, s'il se trouve à un niveau inférieur au mien, je dois l'élever et le rétablir à mon niveau. Comment? Simplement en le jugeant favorablement.
Quand il n'y aura alors plus de différence entre nous, il n'y aura plus place pour la jalousie et toute rivalité sera vaine. [Likouté Moharan I, 136 ]

Ce concept pourrait, à première vue, paraître un peu difficile à accepter. Il est indéniable que la jalousie est un sentiment destructeur, dont les résultats peuvent être catastrophiques. L'envie est la mère de l'adversité.
Réciproquement, le fait de juger favorablement autrui peut engendrer l'harmonie. En recherchant sans cesse les points positifs des autres, en les jugeant droits, en nous concentrant sur leurs vertus, nous pouvons éliminer le cycle infernal de l'animosité et de l'inimitié. S
i, au lieu de nous attacher obstinément à nos propres intérêts, au lieu de protéger jalousement nos biens et nos réalisations, nous donnions à notre prochain le bénéfice du doute, nous pourrions assurément façonner une vie beaucoup plus paisible et harmonieuse, pour nous et pour toute notre famille.

"On doit être prompt à pardonner et lent à la colère, et lorsque le fautif demande pardon, on doit le lui accorder de tout cœur et dans un esprit d'amour.
Même si [le fautif] nous a causé beaucoup de peine, et nous a fait très mal, on ne doit pas chercher à se venger.
[...]
[Pardonner sans réserve et dans un esprit d'amour,] c'est l'attitude que leur cœur sincère dicte aux enfants d'Israël.
Mais les non-juifs qui ont le cœur obstrué se comportent différemment et conservent éternellement leur rancune"

[le Rambam - Michné Torah - Hilkhot Téchouva 2,10]

Le rav Mattitiahou Salomon dit que selon le Rambam, la ligne de démarcation entre ce qui est exigé du peuple juif et la conduite des autres nations du monde, n'est pas au niveau de la émouna, des mitsvot, ... mais au niveau des midot.

Seuls les juifs doivent se hisser à un tel niveau de distinction, de raffinement, acquérir une telle noblesse de caractère, au point de pouvoir sincèrement pardonner et oublier, au point de devenir de bons amis avec ceux qu'ils ont peut-être considérés comme leurs pires ennemis.

C'est une chose qui n'est exigée que d'un juif, descendant et héritier spirituel d'Avraham, de Yits'hak et de Yaakov.

<------------>

Le prérequis est le fait de préserver sa sainteté, en faisant particulièrement attention à 2 mitsvot : les relations interdites et les aliments interdits.

Pour vos propres besoins, faites confiance à Hachem.
Pour les besoins d'autrui, soyez celui qu'Hachem envoie (le messager, l'intermédiaire) pour apporter de l'aide.
[rav Moché Leib de Sassov ]

Ma’hlokét plus grave que l’avoda zara

La manne tombait chaque jour dans le désert (sauf Shabbat, tombant double le vendredi), y compris le jour de l'épisode du Veau d'or.
Pourtant, le jour où Kora'h a suscité une "ma'hlokét" (une discorde), la manne n'est pas tombée.

Le Shevet Moussar explique que cela nous enseigne une leçon frappante : la "ma'hlokét" est encore plus destructrice que la avoda zara (l'idolâtrie).
Alors que l'idolâtrie sépare l'homme de Hachem, la "ma'hlokét" sépare les enfants de Hachem les uns des autres.

<--->

=> on comprend la gravité de la sinat 'hinam et toutes les destruction que cela a pu causer.