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Si vous n'en venez jamais à la colère, vous n'en viendrez jamais au péché.
[Eliyahou haNavi - guémara Béra'hot 29a]

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-> La colère est un grave défaut de caractère qui entraîne au péché ....
Celui qui se met en colère est passible de subir le guéhinam.
[Ramban - Iguéret haRamban]

-> Rabbénou Nissim (sur guémara Nédarim 22a) interprète que la colère n'est pas seulement dangereuse par elle-même et en elle-même, mais également à cause de ses conséquences possibles.
Toute perte de sang-froid peut être le premier pas vers l'abandon total de toute retenue. Tous les liens étant progressivement coupés, le lien de la foi en D. finira par tomber à son tour.
Ouvert et livré à lui-même, l'homme en colère est incapable d'éviter le péché, et s'expose à ses conséquences désastreuses.

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-> Le Rambam (Hilkhot Déot chap.2) enseigne qu'il faut équilibrer ses traits de caractère, en évitant tout extrême. Il faut essayer d'être fort, tout en étant flexible ; compatissant, mais ferme.
Cependant, le Rambam note une exception à cette règle : en ce qui concerne la colère, il n'existe pas de juste mesure. Il faut au contraire essayer d'atteindre l'extrême inverse, en évitant la colère même dans les situations où elle est effectivement compréhensible.

-> Le Séfer haMidot (chaar hasin'a - chap.5) écrit :
Le fait de se mettre facilement en colère (irascibilité) est indéniablement mauvais. Elle est naturelle chez les animaux sauvages et malpropres, chez les bêtes et les oiseaux prédateurs.
L'homme coléreux est semblables à la vipère dont la nourriture, la poussière de la terre, est partout disponible.
De même, l'homme coléreux trouve des raisons de se mettre en colère, quelle que soit la situation dans laquelle il se trouve.

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-> "Ne t'associe pas à l'homme irascible et ne t'approche pas de l'homme coléreux, de peur d'adopter ses manières et de mettre en danger ton âme" (Moché 22,24-25)

-> De fait la colère est contagieuse. En fréquentant une personne prompte à la colère, on risque d'adopter également son caractère. (rabbi Shimshon Raphaël Hirsch)

-> Le Birkat Avraham fait remarquer que l'homme irascible court le risque grave de se priver des critiques constructives d'autrui. Ses proches ne lui feront pas remarquer ses défauts s'ils craignent une répartie furieuse. Or sans ces critiques pour l'aider, l'homme irascible risque de développer d'autres défauts de caractère.

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-> Le Séfer 'Harédim (téchouva chap.4) écrit que l'âme délicate, fragment céleste d'Hachem, ne peut tolérer la colère. Lorsqu'un homme succombe à une rage incontrôlée, c'est en quelque sort comme si son âme le quittait, laissant derrière elle un vide mortel. Celui qui cède à la colère commet ainsi une sorte de suicide spirituel.

Le Séfer 'Harédim écrit également :
Celui qui perdrait une jolie fleur serait fou de réagir en brisant un objet précieux d'une valeur mille fois supérieure à celle de la petite fleur.
Or l'homme qui se met en colère détruit sa paix d'esprit, qualité bien plus précieuse que la perte relativement minime qui a déclenché sa fureur.

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-> Le Séfer 'Harédim (66,10) écrit : "Peut-on concevoir que quelqu'un qui aurait perdu une fleur, brise dans sa fureur, un objet qui vaudrait mille fleurs? C'est pourquoi accepte dans la joie tout ce qui t'arrive!"

Plus loin (66, 75), le Séfer 'Harédim ajoute : "Si un homme désire trouver grâce aux yeux d'Hachem, il s’abstiendra de se mettre en colère, comme il est dit : "Et Noa'h trouva grâce aux yeux d'Hachem" (Noa'h 6,8). Or, la Torah ne mentionne pas pourquoi.
C'est parce que la raison est contenue dans son propre nom (Noa'h) : parce qu'il était "Noa'h" (paisible, posé) dans ses paroles, dans ses actes et dans sa conduite (comme cela est rapporté dans le Zohar), il trouva grâce, puisque les mots ח''ן ('hèn - la grâce) et נ''ח (Noa'h) sont formés des mêmes lettres".

-> La guemara (Pessa'him 113b) enseigne à ce sujet : "Il y a 3 personnes que Hachem aime particulièrement : celui qui ne se met pas en colère, celui qui ne s'enivre pas, et celui qui renonce à revendiquer son droit légitime".

-> A l'inverse : "Tout celui qui se met en colère, sa sainte âme se retire et est remplacée par un esprit impur. Il est évident qu'il s'agit d'un homme qui s'est rebellé contre son Maître, il est interdit de s'en approcher" (Zohar Tétsavé 182a).
De même : "Tout celui qui se met en colère est comme s'il pratiquait l'idolâtrie" (c'est donc une négation de la foi en Hachem).

-> Un homme qui se met en colère transgresse la Torah : "Il n'y aura pas en ton sein de D. étranger" (Téhilim 81,10).
Il est aussi rapporté (Ayin Zohar 'hadach 58,21) que lorsque l'homme se met en colère, son âme est échangée par un mauvais esprit, que D. nous en préserve.

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-> "Ne soit pas prompt à te mettre en colère" (Pirké Avot 2,10)

Le Yichma'h Moché commente :
"On ne doit jamais se hâter de se mettre en colère, car de deux choses l'une : si cette colère est une faute, que D. nous préserve d'enfreindre une faute et de succomber à la colère, et si elle est "léchem chamayim" (pour l'honneur d'Hachem), elle constitue alors une mitsva, et toute mitsva nécessite préparation et sérénité d'esprit".

Tous les hommes sont précieux, car ils ont été créés à l'image de D.
En faisant preuve de bonté et de respect envers autrui, c'est Hachem Lui-même qu'on honore ainsi.
[l'Alter de Slabodka]

Celui qui critique un tsadik, sera finalement humilié aux yeux de tous.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - kavod]

L’importance de ne pas être jaloux d’autrui

+ L'importance de ne pas être jaloux d'autrui :

-> Le Agra déKala écrit :
"Il est connu que les 10 Commandements sont un synopsis de toute la Torah, et que le dernier des 10 Commandements : "Tu ne convoiteras pas" (lo ta'hmod) est un résumé de tous les 10 Commandements.
[Ainsi, "Tu ne convoiteras pas" est l'essence de toute la Torah.]
"Tu ne convoiteras pas" signifie que nous devons être satisfait de ce qu'Hachem nous a donné, même s'Il se retient de nous accorder quelque chose de bien qu'Il a donné à d'autres.
Nous devons être satisfaits du fait que seulement Hachem sait ce qui est véritablement bien pour chaque personne. Et par conséquence, il n'y a aucune raison d'être jaloux de notre prochain."
[et cela constitue le résumé de toute la Torah!]

-> Le rabbi Méïr de Prémichlan disait que l'essence de toute la Torah est de faire du 'hessed, d'aimer les autres juifs (ahavat Israël), et d'avoir de bonnes midot. Etre jaloux d'autrui est l'exact opposé de ce qu'est la Torah.

Il ne sera pas plaisant à Hachem qu'on porte un jugement défavorable contre Israël.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - limoud]

La mitsva qu'un homme accomplit pour son propre mérite, même si elle revêt une grande importance, paraîtra sans valeur devant une autre, même de moindre importance, qui procurera du mérite aux autres.
[...]
Celui qui procure du mérite au public, sera considéré comme un associé d'Hachem, dans l'œuvre de la Création.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Téchouva]

C'est la solidarité au sein d'Israël qui fera venir le machia'h.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Emouna]

Nous devons savoir que la solidarité et la fraternité dans le peuple juif sont des valeurs qui nous sauvent des mains du mauvais penchant, et toute division, désaccord ou dispute qu'il y a entre nous, que D. nous en préserve, donne la force au mauvais penchant de nous atteindre et de nous nuire.
[rav Eliézer Lippa - fils de rabbi Elimélé'h de Lizensk]

Le meilleur conseil pour une personne afin d'être méritante dans le jugement est de devenir quelqu'un dont les gens ont besoin et qui comptent dessus.
[rav Israël Salanter]

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-> L'Alter de Kelm dit que le meilleur mérite que nous pouvons espérer avoir pendant les 10 jours de repentir, c'est de faire partie d'une communauté (tsibbour), d'être quelqu'un dont la communauté a besoin.
En ce sens, nous récitons les Séli'hot qui ne sont pas des prières dites par un individu, mais plutôt l'expression d'une téchouva de la communauté.
Le Rambam (Hilkhot Téchouva 3,4) décrit ces prières comme des prières récitées dans les synagogues, comme une réflexion de la nature communautaire.

L'alter de Kelm avait l'habitude de mettre une notice à l'entrée du talmud Torah de Kelm à Roch 'Hodech Elloul. Il y rappelait que le meilleur moyen de mériter un bon jugement est d'être une personne qui est utile et nécessaire à autrui.
En effet, le jugement n'est alors pas limité à son propre petit mérite, mais il doit prendre en considération le mérite de tous ceux qui ont profité de lui et qui ont dépendu de lui.

[ex: une personne qui a le sourire, qui a des mots positifs avec autrui, devient nécessaire, et cela peut lui empêcher de mauvais décrets qui pénaliseraient par ricochet tous ces gens a qui elle redonne la vie! ]

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-> Le verset (Vaét'hanan 3,23) nous dit que Moché a prié et supplié Hachem de lui permettre d'entrer en terre d'Israël.
Le Baal haTourim explique que Moché a supplié Hachem de répondre à ses prières par le mérite de : "J'ai encouragé et donné de la force au peuple d'Israël [en leur disant de ne pas avoir peur des rois ennemis - 'hizakti ét Israël], peut-être [que par ce mérite] Hachem va avoir pitié de moi [et répondra à ma prière - oulaï yéra'hem alaï]

Le rav Efraïm Eliyahou Shapiro dit que Moché aurait pu demander que sa prière (entrer en Israël) soit exaucée par le mérite des actions incroyables qu'il a pu faire durant sa vie.
Par exemple, Moché aurait pu demander à avoir sa prière réalisée par le mérite de nous avoir donné et enseigné la Torah? Par le mérite d'avoir été le dirigeant du peuple juif? ...
Cependant, parmi tous ces mérites énormes que Moché a pu faire, il a choisi le fait d'avoir renforcé et encouragé le peuple juif.

Il en résulte que les meilleurs mérites que nous pouvons acquérir pour sortir gagnant de notre jugement au Ciel, c'est d'être à l'écoute de notre prochain et de prendre soin de lui, de faire qu'il se sente aimé et important, ...
[parfois un "boujour", un sourire, ... peuvent faire des miracles]

[d'une certaine façon si tu traites ton frère juif comme un roi, alors Hachem te traitera royalement!]

Homme = celui qui respecte ce qui sort de sa bouche

+ En tout juif il doit y avoir un respect pour chaque mot qui sort de sa bouche, car le verset dit : "l’homme devint une âme vivante", et le Targoum Onkelos explique "un esprit parlant" (roua’h mémaléla - Béréchit 2,7), ce qui signifie que c’est par la parole qu’on reconnaît que l’homme est une âme vivante.
Donc si l’homme ne respecte pas sa parole, s’il ne fait pas attention à chaque mot qui sort de sa bouche, à chaque promesse qu’il fait et à chaque alliance qu’il conclut, il se méprise lui-même, il méprise l’image de D. qui est en lui, l’"esprit parlant" qui a été mis en lui.
Ce n’est pas pour rien que nous trouvons dans les paroles des Sages une malédiction pour un homme qui ne tient pas sa parole, ainsi qu’il est écrit dans la guémara (Baba Metsia 44a) : "Celui qui a demandé des comptes à la génération du déluge et à la génération de la dispersion demandera des comptes à celui qui ne tient pas sa parole".
[rabbi David Pinto - la voie à suivre n°598]