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La joie amène la réussite

+ La joie amène la réussite :

-> Le rav Yé'hezkel de Kouzmir (Hagahot Divré Israël - paracha Béhar) dit que la joie est un moyen pour obtenir de la parnassa.
Il le prouve à partir du verset : "Réjouis-toi Zévouloun, dans tes sorties" (chéma'h Zévouloun bétsété'ha - Vézot haBéra'ha 33,18).
Rachi explique : "Puisses-tu réussir dans tes affaires (dans le commerce)".

Nous voyons que "joie" est synonyme de "réussite, succès".
Pourquoi le verse utilise-t-il le mot "joie" pour désigner la réussite (cf. Rachi)?
Parce que lorsqu’une personne est joyeuse, elle mérite de trouver la réussite, le succès. [et donc être joyeux nous apporte davantage de parnassa! ]

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+ Grâce à notre joie, Hachem nous aide :

-> A la fin de sa vie, le rav Moché de Kobrin dit à ses proches 'hassidim : "Je suis déjà âgé et je peux vous dire que si vous êtes toujours joyeux, Hachem vous aidera certainement dans toutes les situations et empêchera les mauvaises choses de se produire. Mais sans joie, qui sait ce qui pourrait arriver ...?"

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+ La joie permet au salut de s’épanouir :

-> Le séfer Beit Yaakov (Alexander - paracha Vayéra) affirme que renforcer son niveau de joie est une solution pour apporter tous les types de salut, de délivrance à nos problèmes.
L’auteur raconte qu’il s’est rendu un jour chez son rabbi, le rav Bounim de Peshischa, et lui a demandé de prier pour son fils, qui était très malade.
Il écrit : "Le Rabbi m’a dit que la seule solution qu’il avait pour moi était d’être toujours joyeux. J’ai écouté ses conseils et j’ai donné de l’argent aux 'hassidim pour manger, boire et me réjouir ensemble. Et mon fils a été immédiatement guéri!"

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-> Quelqu’un a demandé un jour au Yessod véChorech ha'Avoda de Slonim : Nos Sages (guémara Baba Métsia 59a) disent que les portes des larmes ne sont jamais fermées. Qu’en est-il des portes de la joie?
Il répondit : "La chambre [au Ciel] de la joie n'a aucune porte. Elle est toujours complètement ouverte!"

-> "Même si les portes de la prière ont été scellées, les portes des larmes n’ont pas été scellées." [guémara Baba Métsia 59a]

Le rav Dessler explique qu'en réalité les portes de la prière sont également ouvertes. Le problème est que les portes de notre cœur sont fermées.
Nous ne prions pas avec kavana, et ainsi nos prières n'ont pas la force nécessaire pour s'élever.
Pleurer ouvre le cœur, et alors les portes sont ouvertes pour recevoir nos prières.

[ l'autre option est d'être joyeux, nos prières peuvent alors monter au Ciel sans porte qui puissent les empêcher de passer! ]

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-> Lorsque l'on cesse d’être joyeux et qu’on devient triste/déprimé, cela nous conduit à tomber de plus en plus bas jusqu’à oublier Hachem. [tellement nous sommes noyés dans notre "malheur" ]
Plus un juif est joyeux, plus il peut se rapprocher d'Hachem. Et inversement, une personne triste s’éloigne d'Hachem.
[rabbi de Rouzhin]

[or, plus nous sommes proches d'Hachem, plus nous sommes proches des bénédictions et d'avoir de belles choses dans notre vie. ]

Etre joyeux grâce à la émouna

+ Etre joyeux grâce à la émouna :

-> Le séfer Or'hot Tsadikim (char 9) écrit que celui qui fait confiance à Hachem et croit en Lui de tout son cœur sera toujours heureux. Il sera capable de faire face à tout ce qui se présente à lui sans s’effondrer.
Il compare cela à un malade qui doit prendre des médicaments pour guérir. Même si le médicament est amer, il a confiance que c'est pour son bien.
De même, si quelqu’un a la émouna en Hachem, même s’il traverse des moments amers, il aura confiance que c’est pour son bien et il sera naturellement joyeux.

Il dit que lorsqu’un juif est joyeux, c’est un signe qu’il croit et fait confiance à Hachem, car la émouna et le bita'hon sont la source du bonheur.

La ségoula du don d’un cinquième à la charité

+ La ségoula du don d'un cinquième à la charité :

"Et il adviendra, aux récoltes, que vous donnerez un cinquième à Pharaon ; les quatre [autres] parts seront à vous, comme semences pour le champ et comme nourriture pour vous et pour ceux qui sont dans vos maisons, et pour nourrir vos jeunes enfants" (Vayigach 47,24)

-> Le séfer Akh Pri Tévoua voit dans ce verset une allusion à l’idée qu'il faut donner un cinquième de son revenu à la tsédaka. Si l’on fait cela, on méritera de voir beaucoup de bénédictions des quatre cinquièmes restants.
Il conclut en disant : "Tout juif qui donne un cinquième de ses biens à la tsédaka recevra certainement tout le bien maintenant et pour toujours".

La récompense de la tsédaka dans ce monde

+ La récompense de la tsédaka dans ce monde :

"C’est suffisant. Mon fils Yossef est encore vivant. J’irai le voir avant de mourir" (rav od Yossef béni 'haï ... - Vayigach 45,28)

-> Le séfer Imré Noam explique ce verset en citant la guémara (Pessa'him 8b) qui dit : "Si quelqu’un donne une pièce de monnaie à la tsédaka pour que son fils soit guéri, il est un tsadik complet".
Nous voyons par là que même si l’on ne reçoit pas de récompense pour la plupart des mitsvot dans ce monde, la mitsva de la tsédaka est une exception.
Si l’on donne de la tsédaka, on est également récompensé dans ce monde. Même si l’on donne de la tsédaka pour un objectif personnel – par exemple pour que son fils soit guéri d’une maladie, on est considéré comme un tsadik complet et on le récompensera en lui accordant sa demande.

Cela se voit également dans le verset : "yéch méfazer vé'nossaf od" (il y a celui qui donne son argent à la charité et sa valeur augmente parce qu’il est récompensé - (Michlé 11,24).
Ainsi, celui qui donne de la tsédaka peut être appelé du nom de "Od Yossef", ce qui peut être traduit par le fait que sa valeur nette augmente car plus il donne à la tsédaka, plus il recevra de récompense dans ce monde.

En conséquence, ce verset peut être compris comme signifiant :
"rav od Yossef" = la puissance de la tsédaka est grande (rav).
"J’irai le voir avant de mourir" = même si l'on donne la charité afin d’empêcher la mort de son fils, la puissance est toujours grande et la mitsva sera récompensée.

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-> Le Panim Yafot (paracha Térouma) explique la guémara qui dit que si l’on donne de la tsédaka à condition que son fils vive, on est un tsadik complet, en disant que cette personne exprime une émouna exceptionnelle en Hachem en montrant qu’elle est certaine d’être récompensée pour avoir obéi à Sa volonté et donné de la tsédaka.
Elle est récompensé pour cette émouna et appelé un tsadik, comme le dit le verset : "Un tsadik vit avec sa émouna" ('Habakouk 2,4).

"Si je savais que je pouvais reconstruire le Temple mais que cela causerait de la souffrance à un seul juif, je déciderais qu'il est préférable de ne pas le faire".
[rav Yé'hezkel Lévenstein ]

Se rapprocher d’Hachem grâce au fait de le remercier

+ Se rapprocher d'Hachem grâce au fait de le remercier :

"Yéhouda s'approcha de lui et lui dit : "Je t'en prie, mon maître ..." (Vayigach 44,18)

-> Le 'Hidouché haRim explique les mots "Et Yéhouda s'approcha" (vayigach élav Yéhouda) en disant que la raison pour laquelle les juifs sont appelés Yéhoudim est que nous portons le nom de Yéhouda.
La raison pour laquelle nous portons tous son nom est que ce nom symbolise la "hodaa" (la louange, le remerciement).
Cela fait allusion au fait que les juifs louent constamment Hachem pour tout ce qu'Il fait pour nous, qu'il s'agisse de grandes ou de petites choses. Même si les événements semblent mauvais, nous remercions Hachem pour eux, car nous savons que tout ce qu'Il fait est vraiment bon.

Par conséquent, lorsque le verset dit que Yéhouda s'est approché, cela peut être lu comme signifiant que quelqu'un qui a le trait de Yéhouda, c'est-à-dire quelqu'un qui loue (remercie) constamment Hachem, méritera grâce à cela de davantage s'approcher de Lui et d'avoir une relation spéciale avec Hachem.

Hachem est loué fortement par ceux qui gardent leurs paroles

+ Hachem est loué fortement par ceux qui gardent leurs paroles :

-> Dans la prière de Barou'h Shé'amar, nous récitons les mots suivants : "Haméhoullal bépé amo" (Il est loué par les bouches de sa nation).
Le séfer Birkat Avraham (paracha Vayéra) cite le rav Ouri de Strelisk qui explique que lorsque l'on préserve sa bouche de dire de mauvaises choses (ex: du lachon ara), il s'agit d'une louange à Hachem, et elle a encore plus de force que lorsque l'on utilise notre bouche pour Le louer.

Lorsque le rav Lévi Its'hak de Berditchov entendait quelqu'un parler du lachon ara, il le réprimandait en disant : "N'avez-vous pas peur de parler à l'encontre des téfilin d'Hachem?
[ la guémara (Béra'hot 6a) dit qu'Hachem porte des tefillins sur lesquels sont inscrits des versets de la Torah qui font l'éloge du peuple juif. Ainsi, les tefillin d'Hachem représentent Son attachement et amour avec chaque juif. ]
Nos Sages disent qu'il est écrit sur les téfilin d'Hachem : "Qui est comme Ma nation Israël, une nation unique sur la terre" (mi kéamé'ha Israël goy é'had baarets - Divré haYamim I 17,21), et pourtant tu parles mal des juifs?"

Seuls les juifs sont dotés du pouvoir de la parole

+ Seuls les juifs sont dotés du pouvoir de la parole :

-> Le Bat Ayin (paracha Bo) enseigne
Le but principal de la Création était pour peuple juif, qui est le seul à être appelé "adam" (guémara Yébamot 61a).
La raison en est qu'un juif peut utiliser sa parole pure et sainte pour apporter une abondance de bien, de vie et de bénédiction à ce monde.   [ex: en apparence un juif bouge simplement ses lèvres (rien de spécial, du vent), mais en réalité il impacte le Ciel et tous les mondes. ]
Seul le peuple juif a le pouvoir d'utiliser sa parole d'une manière aussi pure et de la protéger d'une utilisation inappropriée. Ils sont les seuls à pouvoir utiliser leur bouche pour servir Hachem et, par conséquent, à se différencier de tous les animaux.
En revanche, la parole de toutes les autres nations, n'a aucune sainteté réelle et ne présente aucun avantage. C'est pourquoi on ne les appelle pas "adam" (homme, humain), car ils ne se distinguent pas des autres créatures (animaux).

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-> Le Ohr laChamayim explique que la gloire et la royauté du peuple juif dépendent de leur paroles. Leur supériorité sur les autres est due au fait qu'ils utilisent leur parole à des fins sacrées.

En conséquence, il commente le verset : "lémoli'h amo bamidbar" (litt. à Celui qui dirigea son peuple dans le désert - Téhilim 136,16) ainsi : "lémoli'h amo" = la royauté (mélou'ha) de votre nation. "bamidbar" = est avec la parole (dibour).

=> La parole du peuple juif est ce qui lui confère toute sa royauté, sa gloire et sa grandeur dans ce monde.

Chaque mitsva = un acte d’amour d’Hachem

+ Chaque mitsva = un acte d'amour d'Hachem :

"La récompense d'une mitsva est une mitsva" (Pirké Avot 4,2).
Cela signifie que chaque mitsva comporte une mitsva supplémentaire, car elle permet de recevoir une récompense, et le fait de recevoir une récompense est en soi la réalisation de la volonté d'Hachem, car le but ultime de Hachem en créant le monde était de faire du bien à Ses créatures.
[Haflaah - Karnei Re'em - parachat Vaét'hanan ]

[on a facilement tendance à penser que les commandements sont comme une forme de "punition" car nous limitant dans nos désirs, nous obligeant à agir d'une certaine façon ..., mais en réalité chacun est une preuve d'amour d'Hachem. ]

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-> "Ne soyez pas comme des serviteurs qui servent leur maître afin de recevoir une récompense ; soyez plutôt comme des serviteurs qui servent leur maître sans attendre de récompense" (Pirké Avot 1,3).
Cependant, la avoda qui est accomplie pour apporter de la joie à Hachem afin qu'Il puisse offrir une récompense, c'est là la avoda suprême."
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm ]

[lorsqu'on fait une mitsva on permet à Hachem de nous déverser son amour pour nous, et nous en faisant une mitsva notre motivation doit être de permettre à Hachem d'exprimer cet amour, léchem chamayim, car c'est Sa joie : nous combler de bonnes choses (mais nous devons prier, agir pour lui donner la possibilité de le faire [ténou oz l'Elokim]). ]

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+ La notion d'agir lichma :

-> Le Abarbanel (Na'halat Avot) explique la ce Pirké Avot d'une manière différente : on ne doit pas servir Hashem pour recevoir une récompense dans ce monde-ci, mais on peut certainement servir Hachem pour recevoir une récompense dans le monde à Venir.
En effet, le problème lorsqu'on sert Hachem dans le but d'obtenir une récompense, c'est que si l'on rencontre des épreuves et des difficultés, on cessera de servir Hachem. Ceci n'est un problème que si l'on sert Hachem dans le but d'obtenir une récompense dans ce monde-ci, mais celui qui sert Hachem dans le but d'obtenir une récompense dans le monde à Venir ne sera pas découragé par les difficultés de ce monde.

De même, le rav Tsadok HaCohen (Divré Sofrim 4) dit que servir Hachem pour bénéficier de la lumière de la Chékhina est considéré comme servir Hachem complètement lichma.
Cependant, le Ram'hal (Messilat Yécharim - chap.19) affirme que même s'il est permis de servir Hachem dans le but d'obtenir une récompense dans le monde à Venir, ce n'est pas idéal. Idéalement, on devrait servir Hachem pour son honneur et rien d'autre. [éventuellement, on peut se focaliser sur le fait de faire plaisir à D. de pouvoir nous combler de bénédictions grâce à nos actions. ]
[chacun doit connaître et accepter son niveau du moment, en utilisant un lichma certes pas 100% parfait, mais qui nous permettra d'avoir davantage de motivation pour agir selon la volonté d'Hachem. ]