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"Les 248 commandements positifs correspondent aux 248 membres (du corps humain), tandis que les 365 interdictions correspondent aux 365 tendons.
Par conséquent, toute la bonne fortune de l'homme est incluse dans les mitsvot, puisque grâce aux mitsvot, son corps tout entier est sanctifié."
[Alchikh haKadoch - Kohélet 12,13]

La véritable grandeur de l'homme (juif-ve) réside dans son âme sainte, qui vient des plus hauts lieux du Ciel.
Elle descend de dessous le Trône de Gloire jusqu'à ce monde matériel.
Dans ce monde, l'homme peut sembler être un simple être physique, mais la source de son âme au Ciel est plus élevée que celle des anges.
Les anges ont été créés pendant les 6 jours de la Création, tandis que les âmes des tsadikim ont été créées avant le premier jour. Nos Sages nous disent qu'avant de créer le monde, Hachem a pris conseil auprès des âmes des tsadikim. Le midrach (Béréchit rabba 8,7) dit : "Les âmes des tsadikim sont assises auprès du Roi des rois. Hachem a pris conseil auprès d'eux lorsqu'il a créé le monde".

Le corps de l'homme a également une grande sainteté.
Le Zohar (dans Pasa'h Eliyahou) déclare : "Tiféret goufa". Le corps même de l'homme donne de la splendeur à Hachem. De toutes les créations d'Hachem au Ciel et sur terre, seul l'homme a la capacité de sanctifier et d'élever le monde physique/matériel.
Même les anges ne comprennent pas la sainteté secrète qu'implique le fait de manger. C'est pourquoi, lorsqu'Avraham servit un repas à ses invités : 3 anges, "il se tint au-dessus d'eux" (Vayéra 19,8), ce qui signifie que pendant qu'ils mangeaient, il se tenait près d'eux et contemplait les kavanot qu'une personne doit avoir à l'esprit en mangeant. Puisque les anges étaient incapables d'avoir ces kavanot, Avraham devait le faire pour eux. [rabbi Zousha d'Anipoli]
[rabbi David Abou'hatséra]

Prier avec kavana pour mériter l’aide d’Hachem

Nous disons dans le vidouï de Yom Kippour : "Il (le yétser ara) est de feu alors que je suis de chair et de sang, et je ne peux pas le vaincre".
Selon la profondeur et la sincérité de nos prières, nous méritons la force et l'assistance Divine dont nous avons besoin pour vaincre cet ennemi amer et en sortir victorieux.
Hachem éveille la sainteté de nos âmes, nous donnant la force dont nous avons besoin pour vaincre le yétser ara. Sinon, nous n'aurions aucune chance contre lui.
[rabbi David Abou'hatséra]

[en faisant nos prières avec un feu intérieur, nous méritons que Hachem illumine, donne de la force à notre âme pour vaincre notre yétser ara.]

"Le Zohar (III, 71a) enseigne que Hachem, la Torah et Israël (les juifs) ne sont qu'un.
La Torah est entièrement composée de Noms d'Hachem (Zohar III, p.87a).
La tradition veut qu'il y ait 600 000 lettres dans la Torah, correspondant aux 600 000 âmes des Bné Israël. En ce sens, les Bné Israël sont appelés par le Nom d'Hachem."
[Chla haKadoch - massé'het Pessa'him 3]

-> "Il y a 600 000 lettres dans la Torah, et chaque lettre est liée à la sainteté d'une âme juive, tout comme une femme est liée à son mari.
C'est pourquoi une vie juive ne doit pas être sacrifiée au nom des mitsvot de la Torah, puisque la Torah est liée à la volonté des âmes d'Israël."
[Mégalé Amukot -197]

-> Hachem a donné la Torah au peuple juif et l'âme collective du peuple juif constitue le corps de la Torah. En effet, le nombre des juifs correspond aux 600 000 lettres de la Torah ('Hessed léAvraham 2,11).
Puisque chaque juif est une lettre dans la Torah, le peuple juif lui-même constitue la Torah.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Bamidbar 1,9]

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-> Selon le Zohar (Michpatim117 b) : "Le corps n'est qu'un vêtement pour l'Homme (juif), qui est essentiellement Torah, comme il est écrit : "C'est la Torah de l'homme" ('Houkat 19,14)."
[la Torah est tellement incluse dans le juif, ne formant qu'un avec lui, que le Zohar va jusqu'à dire que l'homme est la Torah! ]

-> De même, la Torah entière est symbolisée dans les membres humain, comme l'affirme le Zohar (Vayichla'h 170b) : "l'homme a 248 membres, correspondants aux 248 commandements positifs de la Torah ... et 365 tendons correspondants aux 365 commandements négatifs".

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-> Rabbi David Abou'hatséra enseigne :
Dans la mesure où une personne soumet son corps à la volonté d'Hachem, elle révèle la sainteté cachée dans ses membres.

Le Méor Enayim (Chémot) explique le verset : "Voici les noms des Bné Israël" (Chémot 1,1) comme une référence aux "Noms" d'Hachem, pour nous enseigner que le corps même du peuple juif est couvert de Noms d'Hachem.
De même, le Ben Ich 'Haï (Mikets - 1ere année) écrit qu'avant de prier, une personne doit se préparer à faire des membres de son corps une demeure pour les Saints Noms d'Hachem.
[...]

En accomplissant les 248 commandements positifs et les 365 interdictions, une personne attire la sainteté sur les 248 membres et les 365 nerfs de son corps. Chaque mitsva correspond à une partie différente du corps. Lorsqu'une personne accomplit une mitsva donnée, le saint nom d'Hachem repose sur la partie correspondante de son corps. [Ohr ha'Haïm haKadoch Dévarim 4,4 ; Tikouné Zohar 70,131b]

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-> Nos Sages (guémara Shabbath 105a) notent que le premier mot des 10 Commandements : אנכי (Anokhi) est l'acronyme de : "ana nafcha katvit yéavit" (J'ai écris et Je me suis donné).
Autant que l'on puisse dire, Hachem s'est donné Lui-même aux juifs lorsqu'il nous a donné la Torah.
Le Déguel Ma'hané Efraïm (Ki Tissa) explique cela en se basant sur le Zohar (A'haré 73a) : "La Torah ne fait qu'un avec Hachem." Lorsque Hachem nous a donné la Torah, il s'est donné Lui-même avec elle.

La Torah nous a été donnée comme un moyen de nous attacher à Sa Divinité.
Le Méor Enayim (Yitro) explique cet acronyme par le fait qu'Hachem a "resserré" (tsimtsoum) Sa Chékhina dans les lettres de la Torah. Tout comme la parole de l'homme est appelée son néfech (voir Béréchit 2,7 - Onkelos), la parole d'Hachem qui nous est adressée par l'intermédiaire de la Torah est également appelée, au sens figuré, Son "néfech". Par conséquent, lorsqu'une personne s'attache à la Torah d'Hachem, elle peut contempler l'éclat de la sainteté d'Hachem et s'attacher à Hachem.

C'est ainsi que le rav Elimelé'h de Lizhensk (Noam Elimélé'h - Yitro) explique le verset : "Moché a dit toutes ces choses en disant : 'Je suis Hachem, ton D.". = toutes les choses que Moché a dites, y compris l'ensemble de la Torah, ont pour but de planter dans nos cœurs la conscience qu'Hachem est notre D.
Faire des efforts dans l'étude de la Torah attache une personne à Hachem avec un attachement infini.

-> Le Maor vaChémech (Shavouot) enseigne : "J'ai entendu de l'Admour Rabbi Elimélé'h une explication du verset : "D. a dit toutes ces choses en disant : Je suis Hachem, ton D.". Toute la Torah nous a été donnée comme un moyen de reconnaître la Divinité d'Hachem. Le verset dit donc : "D. a dit toutes ces choses", toute la Torah, "en disant : Je suis Hachem, ton Dieu", car ce n'est qu'en accomplissant toute la Torah que nous sommes capables de reconnaître Sa divinité. Ainsi, toute la Torah est incluse dans le mot 'Ano'hi'.

-> Selon le Sfat Emet ('Houkat 5659) : "À travers les 10 Commandements qu'Hachem a adressés aux Bné Israël, Il a implanté Sa Divinité dans nos cœurs et nos âmes. Dans la mesure où une personne se perfectionne, elle éveille ce pouvoir en elle."

Chaque lecture de la Torah apporte au monde la bénédiction et la générosité du Ciel correspondant aux événements de cette paracha.
[Chla haKadoch - massekhet Pessa'him, Ner mitsva 6]

-> Il fait cette remarque à propos des korbanot (sacrifices) offerts par les princes (nési'im) des tribus pour l'inauguration du Michkan, qui a eu lieu au cours des 12 premiers jours de Nissan. Sur cette base, il est devenu habituel de lire ces portions, chacune le jour où elle a été offerte, afin de réveiller l'influence et la bénédiction qui se sont produites lorsque les korbanot ont été offerts pour la première fois.

-> Le rav Moche Za'hout (Tikoun Shovavim - p.17a) écrit que les lectures de la Torah de Shabbath et de Yom Tov provoquent des unifications dans le ciel, qui à leur tour invoquent des bénédictions spéciales dans le monde, correspondant au sujet de cette paracha.

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-> Rabbi David Abou'hatséra enseigne :
En lisant le don de la Torah dans la lecture de la paracha Yitro, l'influence du don de la Torah est ravivée.
Plus que cela, la lecture de la paracha Yitro et la bénédiction qu'elle nous apporte sont encore plus importantes que celles de Shavouot, la fête du don de la Torah (kabbalat haTorah). Nous pouvons le constater en comparant la haftara de Yitro à la haftara de Shavouot. Dans chaque cas, nous lisons sur le Maassé Merkava (le fonctionnement du char Divin), tel qu'il a été révélé aux prophètes. Puisque les juifs ont mérité une révélation de la Chékhina au mont Sinai, il est pertinent de lire la révélation de la Merkava pour la Haftara.
La différence entre les deux est que pour la paracha Yitro, nous lisons le Maasé Merkava tel qu'il est décrit par le prophète Yéchayahou (Lévouch - Ora'h 'Haïm 685). À Shavouot, nous lisons le Maasé Merkava décrit par le prophète Yé'hezkel.

Puisque la prophétie de Yéchayahou était plus grande que celle de Yé'hezkel, il semble que le renouvellement du don de la Torah le Shabbat de la paracha Yitro soit encore plus grand que celui de Shavouot, la fête du don de la Torah. C'est pour cette raison que la haftara de la plus grande révélation (celle de Yéchayahou) a été associée à la paracha Yitro, et non à Shavouot.

[l'idée latente est incroyable : une simple lecture de paracha (Yitro) est plus impactante qu'une lecture d'un jour aussi important que Shavouot! Combien nous devons chérir chaque semaine la lecture de la paracha, qui a le pouvoir de nous impacter énormément, b'h. ]

Ceci nous amène à une discussion importante sur la grande bénédiction suscitée par la lecture de la Torah et par l'étude de la Torah en général. Lorsque nous étudions les portions de la Torah associées à un Yom Tov ou à une mitsva, nous éveillons les ségoulot de ce Yom Tov ou de cette mitsva.
Par exemple, la michna stipule que bien qu'il y ait une date limite pour la récitation du Shéma du matin, si une personne dit le Shéma même après la date limite, "elle ne perd pas, comme une personne qui lit dans la Torah" (Béra'hot 9b). La signification simple de cette michna est que, bien qu'elle n'accomplisse pas la mitsva du Shéma, elle réalise quand même la mitsva de l'étude de la Torah, puisque le Shéma est constitué de versets de la Torah.
Cependant, nous pourrions nous demander pourquoi la michna doit nous dire cela. N'est-ce pas évident? Pourquoi aurions-nous pensé autrement?

Rabbi Barou'h de Mézibuzh explique que, bien qu'une personne qui récite le Shéma tardivement ait perdu la mitsva proprement dite du Shéma, elle possède toujours les ségoulot du Shéma, puisqu'elle a étudié les portions de la Torah qui composent le Shéma. Tout comme l'étude des portions de la Torah d'un Yom Tov réveille les ségoulot de ce Yom Tov, même si elles sont lues à d'autres moments de l'année, il en va de même pour la portion de la Torah du Shéma. Elle réveille la ségoula du Shéma, même si elle est lue à d'autres moments de la journée (même si l'on n'accomplit pas la mitsva du Shéma).

Remercier D. de pouvoir Le remercier

+++ Remercier D. de pouvoir Le remercier :

"Le chant des chants (chir haChirim), à Shlomo [c'est-à-dire au Roi (Hachem) à qui appartient la paix]. Qu'il m'embrasse avec les baisers de sa bouche, car ton amour est meilleur que le vin" (Chir HaShirim 1,1-2).

-> Selon la guémara (Shevouot 35b), chaque fois que le "roi Shlomo" (dont le sens littéral de son nom est "sa paix" - Shlomo) est mentionné dans Shir haChirim (à l'exception de 8,12 et, selon certains Sages, de 3,7), il fait allusion à Hachem, le Roi suprême, "à qui appartient la paix".

-> Le rabbi de Berditchev (Kédouchat Lévi - Chir haChirim) enseigne :
Le verset peut être compris, sur la base des remarques de rabbi Moché Alchikh (Torat Moché sur Haazinou 32,2) sur les mots "D. tout-puissant, grand Roi, exalté par les louanges", il dit que "simplement pour le privilège de pouvoir louer le grand nom de D., nous devrions Lui chanter des chants de louange".
C'est le sens de l'expression "exalté par des louanges" : Nous louons Hachem pour le privilège de Le louer, et c'est donc pour ces louanges que nous le louons".

C'est aussi le sens du verset "Le chant des chants au Roi à qui appartient la paix" (chir hachirim acher liShlomo). Nous chantons le privilège qui nous a été accordé d'exalter Son grand Nom par des chants d'amour.
Pour les chants que nous avons mérité de chanter, nous chantons un chant supplémentaire à D. pour avoir eu le privilège de chanter ses louanges.
Ainsi, nous récitons un chant concernant les chants que nous récitons à Celui à qui appartient la paix.
[d'où le chir hachirim]

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=> En matière de gratitude, il ne suffit pas d'être reconnaissant ; nous devons aussi être reconnaissants à D. de nous avoir donné la capacité d'exprimer notre gratitude.
Il en va de même lorsqu'il s'agit de louer Hachem. Non seulement nous devons Le louer, mais nous devons aussi le remercier de nous avoir permis de le faire.

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-> Le Alchikh haKadoch commente le verset : "Car ta bonté vaut mieux que la vie, mes lèvres Te béniront" (Téhilim 63,4) de la façon suivante : Quelle est la bonté qui vaut mieux que la vie?

Réponse :
Que tu m'aies donné la permission que mes lèvres Te loue, ce que ne méritent pas certains anges supérieurs.
Il faut y penser à ceci lorsque l'on récite dans le birka hamazone : "al hakol ana'hnou modim la'h" (pour tout, nous Te louons).
Autrement dit, pour tout et plus que tout nous Te bénissons sur le fait que par Ton amour Tu t'es adressé à nous les hommes (créature si basse) en nous ordonnant de Te louer, comme il est écrit : "tu mangeras, tu seras rassasié et tu béniras". Car Hachem notre D. nous a ainsi témoigné l'ampleur de Son affection, un amour envers Son peuple élu.
Il est impossible de ne pas se réjouir!
[rabbi Eliézer Papo - 'Hessed Laalafim]

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-> Dans la répétition de la amida, dans Modim, nous remercions Hachem de pouvoir le remercier (modim ... al chéana'hnou modim la'h).
En effet, la capacité de remerciement nous oblige à se focaliser sur ce que l'on a, et notre vie devient alors tellement plus belle!
Ce que l'on pense être manquant est en réalité tellement minime face à l’immensité de ce que l'on a!
Plutôt que de passer ma vie à courir après ce que je n'ai pas, j'apprécie tout ce que j'ai, et qui est déjà énorme!

Hachem n'a pas besoin de nos remerciements.
Naturellement D. semble caché dans ce monde, et à chaque fois que nous le remercions, cela est un moyen de reconnaître, d'admettre Sa présence permanente (et notre dépendance totale à Lui), repoussant la tendance humaine à croire en la naturalité des choses.
Chaque occasion (même petite) de remercier D., et un moyen de renforcer concrètement notre émouna en l'illustrant de faits personnels et réels.

La Torah contient 248 commandements positifs et 365 commandements négatifs, qui sont tous des "lumières" Divines.
Le Michkan est le contenant dans lequel ces lumières spirituelles sont contractées.
Les juifs sont aussi la lumière de la Torah, puisque chaque juif est une lettre de la Torah ('Hessed léAvraham 2,11).

Le principe mystique sous-jacent est le suivant : Tout comme le corps humain compte 248 membres et 365 nerfs physiques, il existe également 613 lumières "spirituelles" pour servir Hachem.
On les appelle pour ainsi dire les membres spirituels (selon le Tikouné Zohar 30 : "chaque mitsva est un membre du Roi" ).
Or, Hachem fait continuellement circuler la conscience Divine dans ces lumières "spirituelles".

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Bamidbar 1,49]

"Et vous mettrez ces paroles sur votre cœur" (véchamtem ét dévaraï élé al lévav'hem - Ekev 11,18)

=> Si l'on nous demande d'accepter pleinement les paroles d'Hachem, comme le suggère le verset, il aurait dû être écrit "dans ton cœur", mais pourquoi est-il écrit "sur ton cœur"?

-> Le rabbi Ména'hem Mendel de Kotzk, la réponse est que, bien que nous devions accomplir tous les commandements (mitsvot) au mieux de nos capacités à tout moment, il peut y avoir des domaines et des obligations où nous avons des difficultés ; et dans ces domaines que nous ne sommes pas encore prêts à accepter sur nous-mêmes, où nous ne sommes pas en mesure de placer la mitsva "dans" notre cœur, nous devons au moins les placer "sur" notre cœur afin que, lorsque le moment sera venu, ils nous soient facilement accessibles, et qu'ils puissent simplement s'imprégner de nous.

En fait, ce principe est connu du rav de Kotzk qui a fait la déclaration : "Si vous voulez être un tsadik, alors vous êtes un tsadik ... et même si vous voulez simplement vouloir être un tsadik, alors vous êtes aussi un tsadik!"

-> Peut-être pouvons-nous suggérer que cette puissante citation suit le même principe que celui que nous avons mentionné plus haut. Parfois, nous ne sommes pas prêts à atteindre des niveaux de religiosité plus élevés. Parfois, les circonstances dans lesquelles nous nous trouvons nous empêchent même de vouloir grandir de cette manière.
Cependant, le rabbi de Kotzk nous enseigne que même dans les moments où nous sentons que nous ne sommes pas prêts pour ce niveau de croissance et que nous ne pouvons pas le placer dans notre cœur, nous devrions au moins ne pas rejeter le concept de croissance à l'avenir ; nous devrions au moins vouloir grandir de cette manière en les plaçant SUR notre cœur, pour un moment futur de notre vie, avec l'espoir ultime que notre effort de croissance nous permettra un jour d'atteindre le niveau de grandeur que nous ne pouvons même pas imaginer.
[rabbi Moché Kormornick]

Les bénéfices de nos souffrances (3e partie)

+++ Les bénéfices de nos souffrances (3e partie) :

+ Les souffrances nous apportent une élévation dans le monde à Venir :

-> L'importance et la qualité de l'existence éternelle d'une personne dans le monde à Venir (olam aba) augmentent infiniment au-delà de toute mesure en raison des difficultés et des luttes qu'elle a subies au cours de sa vie.
Il est important de comprendre ce que signifie la récompense dans l'autre monde, surtout pour mettre en perspective nos souffrances momentanées de ce monde dans un but d'embellier notre monde à Venir.

-> Le rav Eliyahou Dessler (Miktav méEliyahou - vol.1) explique :
"Nos Sages enseignent qu'"un moment de korar roua'h dans le monde à Venir vaut mieux que tout ce monde (mikol hayé aolam azé)" (Pirké Avot 4,17).
[korar roua'h est généralement traduit par "satisfaction", mais le rav Dessler va l'expliquer ci-après. ]
Cette affirmation exige compréhension et contemplation ; le grand tsadik rav Tsvi Hersh Broide (qui est l'oncle du rav Dessler) l'explique comme suit :

"Imaginons que nous prenions tous les moments de bonheur et de satisfaction d'une personne au cours de sa vie entière et que nous les condensions en un seul instant.
Ensuite, prenons tous les moments de bonheur des amis et des connaissances de cette personne et ajoutons tout leur bonheur à ce même moment. Maintenant, donnons ce moment à une seule personne ; pouvez-vous imaginer à quel point elle se sentirait heureuse?
Mais allons plus loin. Nous ajoutons maintenant tous les moments de bonheur de tous les habitants de la ville, du pays et même du monde entier de cette personne, c'est-à-dire le bonheur accumulé de toute une génération, et nous les présentons à une personne en un seul moment condensé.
Mais on est encore loin de "tout ce monde" (mikol hayé aolam azé). "Tout ce monde", c'est le bonheur de toute l'humanité, depuis la création du monde jusqu'à sa fin, dans son intégralité.
Un moment qui englobe un tel bonheur est littéralement le moment le plus heureux que l'on puisse imaginer, et pourtant, il n'est pas comparable à un seul moment de korat roua'h dans le monde à Venir."

Qu'est-ce que le korat roua'h?
Mon grand maître et beau-père (rav Na'houm Zev Ziv, le fils de l'Alter de Kelm) l'a expliqué en faisant une comparaison avec un grand festin qui a lieu dans un palais, et un pauvre qui passe par là se réjouit de l'arôme agréable de la nourriture. Ce plaisir infime est appelé "korat roua'h".
Il en va de même dans le monde à Venir (olam aba). Parfois, une personne ne mérite pas d'entrer dans le Olam Haba lui-même, qui n'est accessible qu'aux tsadikim. Elle sera cependant autorisée à "passer" et à profiter de "l'odeur" du Olam Haba depuis l'extérieur.
Ce plaisir est appelé le "korat roua'h" du Olam Haba, par opposition au plaisir du Olam Haba lui-même.
Ce korat roua'h représente le plus petit niveau de récompense, donné pour la plus petite mitsva imaginable (car chaque mitsva est récompensée dans le Olam Haba), et pourtant c'est le plaisir dont nos Sages disent que tout ce monde, avec tous ses plaisirs et son bonheur, depuis sa création jusqu'à sa fin, n'égale même pas un moment de korat roua'h dans le Olam Haba!

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-> Selon le 'Hafets 'Haïm (al haTorah - Haazinou 32,7) :
Le midrach (rabba & Yalkout Chimoni - Haazinou 32,7) déclare : "Lorsque Hachem vous inflige des souffrances dans ce monde, vous devez vous souvenir des merveilleux bienfaits qu'Il vous accordera dans le monde à Venir!"
[...]

Le Maguid de Vilna explique : lorsqu'une personne rencontre des difficultés et des souffrances, elle souhaite que la douleur disparaisse. Mais lorsqu'elle arrive dans l'autre monde et qu'elle apprécie l'immense récompense qui sera la sienne à jamais pour chaque instant de cette douleur, elle pensera alors : "Si seulement j'avais souffert davantage! Ma récompense éternelle serait alors encore plus grande!"

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-> Selon le rav Yérou'ham Lévovitz (Daat 'Hokhma ou'Moussar - vol.2) :
Les souffrances sont une chose merveilleuse!
Nous trouvons que nos Sages (guémara Béra'hot 5a) disent : "Même si les souffrances font que l'on ne peut pas étudier ou faire la prière, elles sont toujours des souffrances d'amour, comme le dit le verset : "Hachem réprimande celui qu'Il aime" (Michlé 3,12).
Les souffrances sont donc encore plus grandes que la prière et l'étude [de la Torah] ...
C'est le grand mérite qui découle du fait d'avoir des souffrances.

C'est le grand secret qui explique pourquoi les grands rabbins des générations précédentes chérissaient tant les souffrances. Nous trouvons dans la guémara (Baba Métsia 84b) que Rabbi Elazar et Rabbi Chimon parlent des souffrances comme de "mes frères et amis".
Cela doit être compris comme une bonne affaire ; nos Sages étaient de grands hommes d'affaires, et ils voulaient faire les meilleures affaires, avec les plus grands profits possibles. [le temps de notre bref passage sur cette terre. ]
Puisque ces Sages avaient compris le secret des souffrances, qu'elles sont le seul moyen d'acquérir le Olam Haba, ils ne pouvaient pas trouver une meilleure affaire que d'endurer des souffrances!
Ils ont choisi d'avoir des souffrances simplement parce que c'est ce qui rapporte le plus.

Mon maître et professeur disait toujours : "Un marchant prospère, qui gagne des millions de dinars sur le marché de Nizchna, ne peut pas s'occuper toute la journée d'acheter et de vendre des oeufs!"
De la même manière, nos Sages ont réalisé le secret selon lequel "la satisfaction d'un instant dans le monde à Venir est plus grande que tout ce monde" (Pirké Avot 4,17), ce qui inclut toute l'histoire du monde, depuis l'époque d'Adam HaRichon jusqu'à aujourd'hui ; tout le plaisir et la jouissance éprouvés, depuis cette époque jusqu'à aujourd'hui, n'égalent même pas un instant de satisfaction dans le monde à venir, qui n'est disponible que par le biais des souffrances.
Nos Sages se sont donc attachés à acquérir le Olam Haba de cette manière ...

La guémara précitée (Béra'hot 5a), commentant le verset : "Heureux celui qu'Hachem châtie, et Tu lui enseigneras de Ta Torah" (Téhilim 94,12), explique que les derniers mots du verset, "et tu lui enseigneras de Ta Torah", signifient ce qui suit : "Tu nous enseigneras ce concept [les souffrances purifient une personne de ses fautes] à partir de Ta Torah, avec un argument kal va'homer tiré de la règle de 'une dent ou un œil', comme suit : Si un esclave gagne sa liberté lorsqu'il perd sa dent ou son œil, qui ne sont chacun qu'un membre, alors lorsqu'une personne subit des souffrances, qui affectent tout son corps, elle est d'autant plus 'libérée' [d'être punie pour ses fautes]!"

Pouvez-vous imaginer une meilleure affaire que celle-ci? Quel serviteur n'attendrait pas avec impatience que son maître lui arrache une dent? Si cela se produit, il sera libre et échappera à l'esclavage perpétuel!
Il s'agit d'un avantage considérable pour une douleur aussi minime que la chute d'une dent.
Il en va de même pour les souffrances. Pouvons-nous même imaginer les énormes avantages qui découlent de la souffrance? C'est comme une affaire qui rapporte un million de fois ce qui a été investi. Cela nous donne un aperçu des "profits" réalisés par nos Sages ...

Nos Sages décrivent le Olam Haba en des termes incroyables.
La guémara (Sanhédrin 100b) rapporte : Rabbi Meir dit : "Toute mesure qu'un homme utilise lui est donnée [comme récompense dans l'autre monde]...".
Rabbi Yéhochoua dit : "Est-il possible de dire cela? Si quelqu'un donne une poignée [de nourriture, en guise de tsédaka] à un pauvre dans ce monde, Hachem lui donnera-t-il Sa poignée dans le Olam Haba?"
Rachi explique que Rabbi Yéhochoua demande qu'une personne ne soit pas en mesure de recevoir une si grande récompense pour un si petit acte ...

C'est étonnant! Rabbi Yéhochoua, avec toute sa compréhension du monde à Venir (Olam Haba), de l'éternité, ne pouvait pas comprendre l'énormité d'une telle récompense, ce qui l'a poussé à demander : "Est-il possible de dire une telle chose? Et cela est mérité simplement en donnant "une poignée à un pauvre"!
Il n'est donc pas étonnant que nos Sages ait tant désiré les souffrances, les appelant même "amis".

Existe-t-il une meilleure "affaire" que celle-là? En ce qui concerne la richesse matérielle, nous voyons à quel point les gens sont prêts à renoncer [au plaisir et à la commodité] à chaque étape du chemin, à se mettre en danger, à voyager à travers les déserts et les océans, et pour quoi? Pour gagner de l'argent!
Les gens partent en guerre, se plaçant dans les situations les plus dangereuses. Et qu'obtiennent-ils après tout cela? Rien de plus qu'une médaille de cuivre.
Comment s'étonner alors que nos Sages aient été constamment prêts à renoncer à tant de choses, puisqu'ils étaient conscients du profit secret qu' "aucun œil n'a jamais vu" (Yéchayahou 64,3 - nul être humain ne peut appréhender la grandeur de ce qui peut nous attendre dans le monde à Venir)?
Il est évident qu'une personne devrait être prête à faire des sacrifices pour un bénéfice aussi énorme.
On devrait même courir joyeusement pour endurer 70 ans de souffrances et de tortures!

L'un des élèves de Rabbi a dit : "Maintenant que je vois Rabbi souffrir, comment ne pas me réjouir?" (voir Sanhédrin 101a).
Il voulait dire : "Lorsque je vois Rabbi profiter des "millions de dinars d'or" que lui rapportent ses souffrances, je suis immensément heureux!".

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-> Selon le rav Eliyahou Dessler (Mikhtav méEliyahou - vol.1) :
Nos Sages disent : "Ce monde est comme un couloir, et l'autre monde est comme une salle de fête" (Pirké Avot 4,16).
Chaque action qu'une personne entreprend a pour but d'atteindre un certain résultat. Lorsqu'on considère ce résultat comme important, on est prêt à s'engager dans un travail difficile pour l'atteindre, comme le dit le verset à propos du travail de Yaakov pour Ra'hel : "Yaakov a travaillé 7 ans pour Ra'hel, il considérait que ce n'était que quelques jours, mais c'était à cause de son amour pour elle" (Vayétsé 29,20).

Or, le but de toute la Création, y compris l'ensemble de ce monde, est le monde à Venir. Par conséquent, même si le chemin à travers ce couloir est très difficile, parsemé d'obstacles et de pierres d'achoppement, une personne doit le parcourir avec joie, puisqu'il n'y a pas d'autre chemin pour atteindre son Roi (Hachem) ...

Cependant, lorsque l'homme est retourné auprès de ses amis - qui appréciaient la valeur de l'or - et leur a raconté ce qui s'était passé, il a immédiatement compris à quel point il avait été stupide. Il s'est alors rendu compte qu'il aurait dû utiliser ce jour précieux au maximum, en travaillant joyeusement pour amasser de grandes richesses !

Lorsque nous arriverons dans le monde à Venir, le monde de la vérité, qui est libéré du yétser ara et de ses tromperies, on se rendra compte qu'on aurait dû utiliser nos jours dans ce monde au maximum, en faisant joyeusement des efforts pour amasser de grandes richesses.
[à l'inverse, la vraie souffrance éternelle dans le monde à Venir, consiste à réaliser à quel point nous avons pu être stupide, combien de regrets nous aurons de pas avoir davantage acquis de vraies richesses éternelles, même si cela était au prix de souffrances passagères. Car après notre mort, il n'y a plus vraiment de libre arbitre, et donc de récompenses à obtenir, il est trop tard! ]
Pour l'instant, dans ce monde, le monde du mensonge, gouverné par le yétser ara, nos valeurs sont faussées. Heureux celui qui sait attacher la juste valeur aux choses alors qu'il est encore dans le couloir/corridor. Un tel homme trouvera son bonheur dans la salle de fête (olam aba), et parce qu'il sait que son travail en vaut la peine, il appréciera aussi beaucoup le dur labeur dans le couloir (olam azé).

Approfondissons un peu cette idée. Tout le concept de ce monde est qu'il n'est qu'un couloir vers le monde à Venir ; ce n'est pas un monde en soi. Celui qui construit un couloir ne menant nulle part n'a rien construit du tout.
Il en va de même pour ce monde et tout ce que nous y vivons : tout cela n'a pour but que d'entrer dans le monde à Venir.
Chaque stimulus qui fait impression sur nous, chaque sentiment que nous éprouvons, chaque détail est mesuré avec précision, dans le but de nous permettre de mériter le monde à Venir.

Si Hachem manifeste de la colère envers une personne et la punit sévèrement, ce n'est pas à cause d'une colère personnelle de la part d'Hachem, car nous ne profitons pas à Hachem avec nos mitsvot et nous ne Lui nuisons pas avec nos fautes (avérot), comme le dit le verset : "Si vous fautez, que Lui faites-vous? ... Lorsque vous êtes justes, que Lui donnez-vous?" (Iyov 35,6-7).
Au contraire, lorsqu'une personne accomplit une mitsva, elle en profite, et lorsqu'elle faute, elle ne fait que se nuire à elle-même.

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-> Selon le Steïpler (Keréna dé'Igrata - vol.1,91) :
Nos Sages (voir Béra'hot 5b) déclarent : "Les souffrances sont précieuses".
Si nos Sages ont dit qu'elles sont précieuses, c'est qu'elles le sont. Les souffrances accordent à une personne le succès et une immense fortune dans le monde à Venir (olam aba).
Par conséquent, pour les souffrances que l'on a déjà endurés, nous devons être extrêmement heureux, car elles représentent un gain incommensurable et proviennent de l'immense bonté d'Hachem.

-> Ailleurs, le Steïpler (Keréna dé'Igrata - vol.2,28) écrit :
Les souffrances sont une grandes choses ; elles sont extrêmement élevées, et tout le monde à Venir d'une personne en dépend, à tel point que nos Sages (Arakhin 16b) ont dit que si 40 jours s'écoulent sans souffrances, on a "mangé" son monde à Venir.
Par-dessus tout, les souffrances sont considérées comme une possession formidable et extrêmement puissante, bien qu'elles soit très amères, et très difficiles à supporter. Cependant, cette difficulté n'est vraie que pour les souffrances que l'on a dans le présent. Mais les souffrances qui se sont déjà produites, que l'on a déjà vécus, ne sont que bonté et bénédictions, car ce qu'une personne a déjà souffert a maintenant disparu. Par sa souffrance, une personne a acquis un trésor extrêmement important de mérites pour elle-même.

-> On peut rapporter un autre enseignement du Steïpler ('Hayé Olam - vol.1,chap.6) :
Le Ramh'al (Messillat Yécharim - chap.1) écrit : "Quelle est la vie d'une personne dans ce monde? Qui est vraiment heureux et satisfait dans ce monde? ..."

Ne devriez-vous pas vous demander : pourquoi l'homme a-t-il été créé pour vivre une vie mêlée de tristesse et de bonheur, de douleur et de plaisir, de croissance et d'échec, et d'une multitude de hauts et de bas, dont la plupart sont remplis de douleur et de chagrin? Pourquoi en est-il ainsi?
La vraie réponse est : parce que toute la vie dans ce monde n'est qu'un passage, un couloir vers une vie éternelle qui est incomparablement merveilleuse.
Toute la vie terrestre est conçue en fonction de ce qu'Hachem sait être la meilleure préparation à cette vie éternelle. On sera alors également jugé sur ses mérites et ses actes. Une personne qui s'attache à Hachem et à Sa sainte Torah, acceptera tous les problèmes avec amour, quoi qu'il arrive, car elle sait qu'Hachem est avec elle, et que, comme le disent nos Sages (Béra'hot 60b) : "Tout ce que fait Hachem est pour le bien".

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-> Selon le rav 'Haïm Friedlander (Sifté 'Haïm - Emouna vé'Hachga'ha) :
Ce monde est un "monde de travail". Par notre travail, nous nous préparons pour le vrai monde, notre but spirituel, qui est le monde à Venir. Comme le disent nos Sages : "ce monde est un couloir vers le monde à Venir" (Pirké Avot 4,16).

Ainsi, toutes les choses de ce monde doivent être évaluées à l'aune de leur utilité en tant qu'outil et moyen de servir Hachem.
Comme le dit le Ram'hal (Messilat Yécharim - chap.1) : "une personne est d'abord placée dans ce monde afin que, par les moyens qui lui sont donnés ici, elle puisse entrer dans le lieu qui a été préparé pour elle, qui est dans le monde à Venir".
Ce n'est qu'avec cette perspective que nous serons en mesure de comprendre les voies d'Hachem dans notre monde ...

Ce monde est notre "lieu de travail", et toutes les douleurs et difficultés qu'il contient sont nos "vêtements de travail", qui servent à nous aider à atteindre le vrai monde, le monde éternel.

Les bénéfices de nos souffrances (2e partie)

+++ Les bénéfices de nos souffrances (2e partie) :

+ Les souffrances nous nettoient et nous purifient :

-> Nous allons voir que les souffrances apportent un grand bénéfice à notre âme. Lorsque nous éprouvons de la douleur, même la plus infime, dans ce monde, notre âme est purifiée des effets ruineux de la faute, ce qui nous évite des souffrances bien plus grandes dans le Guéhinam.

-> Selon le Ramban (introduction à Iyov) :
"Si Hachem devait retirer à une personne tout plaisir dans ce monde, et que cette personne devait souffrir de toutes les tribulations de Iyov pendant toute sa vie, ce serait toujours mieux pour elle que son âme soit punie dans l'autre monde avec la souffrance du Guéhinam, ou que ses fautes fassent perdre à son âme une partie de sa qualité dans le monde des âmes, son attachement à la radiance d'Hachem dans le monde à Venir (olam aba).
Car en comparaison, tout ce que le corps terrestre peut vivre est insignifiant, et tout ce qui se passe dans ce monde, qu'il soit bon ou mauvais, est pauvre et ne dure pas."

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-> Selon le Ram'hal (Déré'h Hachem - vol.2,3:5)
"Lorsqu'une personne utilise son corps pour fauter, cela provoque une obscurité spirituelle qui obstrue sa connexion avec Hachem.
Comme l'explique le Ram'hal, la souffrance peut être imposée à une personne afin d'éliminer ce blocage.

Un tsadik a atteint un degré élevé de lumière et de grandeur. Cependant, en raison du petit nombre de mauvaises actions qu'il a commises, il a également une part d'obscurité et d'impureté en lui. Tant que ce mélange est en lui, il n'est pas prêt et apte à se connecter/lier à Hachem.
C'est pourquoi l'attribut de bonté d'Hachem a décrété qu'il devait être en mesure d'être raffiné. C'est le concept des souffrances, qu'Hachem a investis de la capacité d'éliminer l'impureté d'une personne, la laissant pure et propre, prête à recevoir le bien au bon moment.

La quantité de saleté que la personne a absorbée par ses actes déterminera la quantité de souffrances nécessaires pour la purifier.
Parfois, la souffrance corporelle n'est pas suffisante pour enlever cette saleté, et la souffrance spirituelle est nécessaire."

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-> Le Baal HaTanya (Tanya - Iguéret haTéchouva - chap.12) enseigne :
"La raison pour laquelle il faut se réjouir de la souffrance corporelle est qu'elle est extrêmement bénéfique pour celui qui a fauté.
Elle le purifie dans ce monde et lui évite ainsi d'avoir à se purifier dans le Guéhinam.
De petites souffrances en ce monde permettent d'éviter des jugements beaucoup plus sévères dans l'autre monde."

-> Selon l'Alter de Kelm ('Hokhma ou'Moussar - vol.1) :
Tout ce que l'on souffre dans le monde, même les douleurs de Iyov, à D. ne plaise, et bien d'autres encore, est utile pour ne pas subir le jugement sévère du monde à Venir.

-> Selon le 'Hafets 'Haïm (Chem Olam - épilogue) :
En vérité, toutes les souffrances, qu'il s'agisse du corps ou de l'argent, sont une expiation pour les fautes, afin que la personne n'ait pas à souffrir dans l'autre monde, où les punitions sont bien plus sévères.
Comme l'indique le midrach : "Its'hak a demandé des souffrances ... Hachem lui dit : "Tu demandes une bonne chose et je commencerai par toi, comme il est dit : 'Itzs'hak devint vieux, et sa vue s'affaiblit' (Toldot 27,1).

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-> Le 'Hafets 'Haïm (Chem Olam - 1:3) enseigne :
J'ai appris d'une personne âgée et digne de confiance, qu'elle avait personnellement entendu le Rav, le Gaon, Rav Yaakov Moché [qui est le fils de Rav Avraham, le fils du Gaon de Vilna], dire au nom de son grand-père, le Gaon de Vilna que sans souffrances, nous n'aurions aucun espoir dans le monde à Venir.
La raison en est que lorsqu'une personne décède et que son âme monte au ciel, elle voit une balance indiquant si ses bonnes actions l'emportent sur ses fautes ou non, à D. ne plaise.
La personne entend alors une voix céleste annoncer que toutes les bonnes actions qu'elle a accomplies tout au long de sa vie doivent être rassemblées ; cette voix est entendue dans tous les mondes dans lesquels son âme était enracinée.
Immédiatement, tous les anges défenseurs créés à partir des mitsvot de cette personne se rassemblent et se placent du bon côté de la balance. Ensuite, on annonce que toutes les fautes (avérot) que cet homme a faits tout au long de sa vie doivent être rassemblés. Un grand nombre d'anges, vêtus de noir, commencent à apparaître. Ils sont extrêmement nombreux et de plus en plus nombreux.
L'autre côté de la balance est sur le point de basculer, non seulement à cause du nombre considérable de fautes que la personne a commises au cours de sa vie, mais aussi parce que les anges liés à nos mérites ne sont pas très forts, puisque les mitsvot que la personne a accomplies n'ont pas été faites avec l'intention et le désir appropriés, contrairement à ses fautes, qui ont été commis avec enthousiasme.

En voyant cela, la personne est extrêmement contrariée. Que va-t-il m'arriver? pense-t-elle. La balance va se retourner contre moi, elle va certainement me déclarer comme étant un racha!

C'est alors qu'une 3e voix céleste se fait entendre, annonçant : "Où est la souffrance que cette personne a endurée au cours de sa vie?"
Immédiatement, tous les souffrances de cette personne, de toute sa vie, se rassembleront et se dirigeront vers le côté droit de la balance, et le côté du mérite l'emportera massivement sur l'autre côté, car sa souffrance a expié un grand nombre de ses fautes, faisant de lui un tsadik! Il se réjouira alors et remerciera Hachem pour tout ce qu'il a enduré.

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-> Selon le 'Hafets 'Haïm (Chem Olam - épilogue) :
Toutes les souffrances et toutes les douleurs d'une personne sont pour son bien, pour rendre son âme pure et libre de la maladie de ses fautes.
En effet, les souffrances purifient une personne de ses fautes, comme l'affirment nos Sages (Béra'hot 5a), et grâce à cela, elle sera sauvée du châtiment dans le Guéhinam, qui est pire que toutes les souffrances d'Iyov.
En effet, le midrach dans Massékhet Guéhinam, après avoir décrit la sévérité de Guéhinam, conclut que personne n'est sauvé à moins d'avoir la Torah, de bonnes actions et beaucoup de souffrances, comme il le dit : "Ton bâton et Ta canne me réconfortent" (chivté'ha oumich'antékha - Téhilim 23,4).
"Ton bâton" fait référence aux souffrances, tandis que "Ta canne" fait référence à la Torah.

De même, le midrach (Béréchit rabba 65,9) raconte [...] que lorsque Its'hak a vu et apprécié à quel point la sévérité du jugement est sur une personne, il a supplié Hachem de lui donner des souffrances.
Hachem lui répondit : "Par ta vie, tu demandes une bonne chose! Je commencerai par toi ", comme il est dit : " Et Its'hak devint vieux, et ses yeux s'obscurcirent" (Toldot 27,1).

La même idée se retrouve dans un autre midrach (Chémot rabba - chap.30) sur le verset : "Fais-moi connaître le chemin de la vie, plein de bonheur" (Téhilim 16,11). David dit à Hachem : " Dis-moi, où se trouve un tunnel creux vers le Monde à venir?"
Hachem répondit : "Si tu as besoin de vie, tu as besoin de souffrances" ...
Nous constatons donc que de nombreux Tanaïm et Amoraïm ont accepté les souffrances sur eux-mêmes, tels que Rabbi et Rabbi Elazar ben Shimon ... (guémara Baba Métsia 84b)

Bien que nous ne soyons pas en mesure de demander des souffrances, néanmoins, puisque nous pouvons voir à quel point elles sont bénéfiques, nous devrions au moins ne pas être en colère lorsqu'Hachem envoie des souffrances, car tout cela est pour le bien.
Et sur le verset : "J'ai décidé de donner de la souffrance ; J'ai renforcé leurs bras, mais ils ont mal pensé à Moi!" (Hochéa 7,15), nos Sages commentent : Hachem a dit : " J'ai dit que Je leur donnerai la douleur des souffrances dans ce monde afin de renforcer leurs bras dans l'autre monde, mais ils ont mal pensé à Moi!"

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-> Selon le rav Yérou'ham Lévovitz (Daat 'Hokhma ou'Moussar - vol.1) :
Nous nous sommes tellement trompés sur le concept du jugement d'Hachem que nous considérons la punition comme une vengeance et les souffrances comme une punition.
Lorsque nous voyons qu'il est écrit : "Je suis Hachem, qui aime le jugement" (Yéchayahou 61,8), nous haussons les épaules en signe d'étonnement : "Comment Hachem peut-il aimer le châtiment et les souffrances?"

Mais une personne compréhensive se rendra compte à quel point la souffrance doit être chère à une personne ... elle l'affine, la nettoie, la purifie de toute trace de mal ...
Il n'y a rien d'autre au monde qui puisse raffiner, nettoyer et purifier une personne de tout, en effaçant complètement tout vestige de mal, comme le fait le jugement.

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-> Selon le rav Aharon Kotler (Michnat Rav Aharon - vol.2) :
"Et tu sauras dans ton coeur que, tel un père qui châtie son fils, Hachem ton D. te châtie" (Ekev 8,5)
Cela nous enseigne que toute souffrance n'est que pour notre bien, tout comme un père châtie son fils par amour pour lui, afin de l'aider à long terme.

Et nos Sages (Sifri - Vaét'hanan 6,5) disent que lorsqu'une personne est dans une tranquillité totale, ses fautes ne sont pas expiés.

Et Rabbi Akiva (guémara Sanhédrin 101b) dit : "La souffrance est précieuse" ('havivim yissourim), ce qu'il apprend de Ménaché. Toute la Torah que Ménaché a apprise de son père ne l'a pas aidé, jusqu'à ce qu'il fasse l'expérience de la souffrance.
Nos Sages disent également : "La souffrance efface les fautes d'une personne" (guémara Béra'hot 5a) et "le sang d'une blessure expie comme celui d'un korban ola" ('Houlin 7b).

Lorsqu'une personne souffre, la Chékhina dit : "J'ai mal à la tête, J'ai mal à la main!" (Sanhédrin 46a).
Il est également écrit : "Dans toute leur douleur (de chaque juif), Il (Hachem) souffre" (Yéchayahou 63,9) et "Je suis avec lui (chaque juif) dans la souffrance" (Téhilim 91,15).
Selon Rabbénou Yona (Chaaré Téchouva 2:4), les souffrances sont nécessaires pour notre bien ; elles sont littéralement un médicament. Une personne qui ne réalise pas cela se plaint d'Hachem.

Le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm 2:12) compare la douleur de la Chékhina face à la souffrance humaine à celle d'un père dont le fils est tombé d'un toit et s'est cassé les os. Lorsque son père lui met un bandage et que son fils en souffre, le père souffre de la douleur de son fils. Mais cette douleur est incomparable à celle que le père a ressentie au moment de l'accident.
En effet, la douleur que son fils ressent à cause des pansements provient de ce qui va le guérir, et elle est donc extrêmement faible par rapport au grand bénéfice de la guérison.

Il en va de même pour la souffrance dans le Guéhinam. Il s'agit là aussi d'un processus de guérison, qui rectifie et purifie l'âme. Aussi grande que soit la souffrance, elle est minuscule comparée aux effets curatifs qu'elle produit.
Et c'est encore plus vrai en ce qui concerne la punition dans ce monde, où même la souffrance la plus sévère n'est rien comparée aux punitions du Guéhinam. Comme l'écrit le Ramban (Introduction à Iyov), un seul instant de souffrance dans le Guéhinam est pire que 70 ans de souffrance d'Iyov dans ce monde.
En outre, dans ce monde, même une douleur légère expie, comme nous l'avons vu précédemment, le fait de se frapper le doigt expie comme un korban ola.

Cependant, parce que nous ne réalisons pas le pouvoir impressionnant d'une faute et la perte énorme qu'elle cause, nous ne parvenons pas à apprécier le bénéfice des souffrances, qui sont un petit prix à payer pour échapper à la souffrance de Guéhinam, qui est elle-même, un petit prix à payer comparé à la gravité de la maladie spirituelle causée par la faute.
C'est pourquoi nos Sages, qui comprenaient la gravité d'une faute et les terribles dommages qu'elle cause, se réjouissaient des souffrances. Lorsque Rabbi Akiva a vu Rabbi Eliezar souffrir, il s'est réjoui pour lui (Sanhédrin 101a), et c'est ce que nous trouvons également dans de nombreux autres endroits.
Rabbi Elazar bar Shimon invitait les souffrances sur lui, en leur disant : "Venez, mes frères et amis!" (Baba Métsia 84b).
Et dans la guémara (Yébamot 106a), il y a une histoire d'Avdan et de Rabbi Yichmael ben Rabbi Yossi, dans laquelle Avdan a été puni très sévèrement (pour avoir dénigré Rabbi Yichmael). Ses 2 fils se sont noyés et ses 2 belles-filles ont fait du mioun. Pourtant, Rav Na'hman bar Its'hak a dit à ce sujet : "Béni soit Hachem, qui a mis Avdan dans l'embarras dans ce monde, plutôt que dans l'autre monde!".

Incroyablement, ils ont en fait remercié Hachem pour ces terribles punitions. Mais la raison en est que ces souffrances étaient très faibles en comparaison avec les punitions de l'autre monde.
Un autre exemple est l'histoire de Na'houm Ich Gam Zou, qui s'est soumis à d'énormes souffrances (Taanit 21a). Et toutes ces souffrances étaient pour quelque chose que les Tanaïm ont fait par erreur, et après qu'ils se soient complètement repentis.
Pourtant, ils n'ont pas compté sur cela, mais ils ont accepté une souffrance incroyable sur eux-mêmes.
Ces personnes ont reconnu avec une clarté absolue les grands dégâts de la faute : ils ont senti que la souffrance guérit, et ils l'ont donc acceptée volontiers, avec joie.

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-> Selon le Steïpler ('Hayé Olam - vol.2, chap.14) :
Les souffrances sont précieuses, comme il est dit (guémara Béra'hot 5).
Et dans le Sifri (Vaét'hanan 6,5), il est dit : "Rabbi Né'hemia dit : Les souffrances sont précieuses, car de même que les korbanot expient, les souffrances expient aussi".
En effet, recevoir des souffrances donne à une personne un avantage infini, car les punitions qu'elle mérite de recevoir dans le monde à Venir (olam aba) sont remplacées par les souffrances de ce monde, qui sont extrêmement légères en comparaison.

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-> Selon le rav Avraham Grodzinski (Torat Avraham) :
Jusqu'à présent, nous avons parlé de l'importance d'utiliser ses pensées et ses émotions pour atteindre le grand objectif pour lequel les souffrances sont donnés à une personne. Cependant, tout le monde n'est pas en mesure de le faire. La plupart des gens n'ont pas la capacité de penser ; ils n'en ont pas le temps.
Pourtant, ces personnes souffrent également des souffrances. Devons-nous dire que les souffrances de ces personnes ne sont pas inclus dans "car Hachem châtie celui qu'Il aime" (Michlé 3,12)?
D'autre part, quel amour peut-il y avoir dans le phénomène de recevoir des souffrances sans y penser?

La réponse est que les souffrances contiennent en fait 2 avantages.
Le premier est qu'elles amènent une personne à contempler ses actions et à faire téchouva.
Le second est que les souffrances expient les fautes d'une personne, comme l'explique Rabbénou Yona (Chaaré Téchouva 2:3) : "Et en provoquant une maladie sur le corps d'une personne, Hachem guérit la maladie de son âme".
Nous pouvons apporter une preuve à cela à partir de la guémara (Yoma 86a) qui dit : "Si quelqu'un fait une faute (avéra) qui est punie de karét, et se repent, sa punition est retenue grâce à sa téchouva, en même temps que Yom Kippour. Mais elle n'est effacée que par les souffrances".
Or, le but de ces souffrances n'est évidemment pas d'obliger le fauteur à faire téchouva, puisqu'il l'a déjà fait. Leur but est plutôt de purifier complètement son âme.
Puisqu'il a commis une faute pour lequel il a encouru le karét (peine de mort), la faute est tellement attachée à son âme qu'elle est devenue une partie de lui, à tel point qu'elle ne peut être enlevé sans que l'âme elle-même ne soit déconnectée de la vie éternelle. C'est pourquoi, même après avoir fait téchouva, il a besoin de quelque chose qui puisse détacher complètement la faute de lui.
Les souffrances sont cette chose, car les souffrances affaiblissent le pouvoir et les désirs du corps, laissant l'âme propre et pure de sa faute.

De même que les souffrances ont la capacité d'achever la purification de l'âme d'une personne après qu'elle a fait téchouva, elles sont également utiles avant qu'elle ne fasse téchouva. Même si, à ce stade, l'objectif principal des souffrances n'est pas atteint, la souffrance elle-même améliore l'âme.
Cela s'apparente aux souffrances de Guéhinam dont une personne est punie après sa mort ; ces souffrances purifient l'âme et la débarrassent de ses fautes.
Comme le disent nos Sages (Baba Métsia 58b) : "tous ceux qui entrent dans le Guéhinam finissent par en sortir". En effet, le Guéhinam purifie l'âme d'une personne de son état endommagé, après quoi elle peut entrer dans le Gan Eden.
Or, après la mort, la téchouva ne sert plus à rien, comme le dit le verset : "Car dans la tombe, il n'y a plus d'activité, de contemplation, de connaissance ou de sagesse" (Kohélet 9,10).
Nous voyons ici que même lorsque la personne qui souffre ne fait pas téchouva, les souffrances ont le pouvoir de guérir les maux de l'âme.
Dans ce monde aussi, Hachem a donné à l'humanité ce remède, en donnant aux souffrances la capacité d'effacer les fautes d'une personne.

Il est évident que si une personne comprend le but des souffrances, fait le bilan de ses actions et fait téchouva, son pardon sera incommensurable ; avec la moindre souffrance, elle peut être guérie des plus grandes fautes!
Cependant, même pour une personne qui manque de compréhension, qui vit sa vie comme un cheval qui fonce sur un champ de bataille, sans réflexion ni introspection, sans tenir compte de ses actions ni faire téchouva, même une telle personne bénéficiera des souffrances, car elle en tire profit de son vivant tout comme après la mort ....

En fait, les souffrances de son vivant sont encore plus bénéfiques, car les petites souffrances dans ce monde sont comme les grands souffrances dans le monde à Venir (olam aba), comme on le sait. En effet, de par leur nature même, les souffrances perfectionnent l'âme d'une personne...

Et ce n'est pas tout. Les souffrances sont bénéfiques même pour une personne qui n'en veut pas, quelqu'un qui ne s'habitue pas à sa souffrance, dont la souffrance ne lui apporte pas le bonheur mais plutôt une grande douleur ; qui se sent lésé et a le cœur brisé, comme il est écrit : "Quand il aura faim, il se mettra en colère et maudira" (Yéchayahou 8,21).
Une telle personne, semble-t-il, ne bénéficie pas du tout des souffrances ; elles ne l'amènent pas à rendre compte de ses actions, et la souffrance fait d'elle une personne en colère et plus mauvaise, le contraire d'une amélioration!
Cependant, même une telle personne grandit grâce à ses souffrances. Même au milieu de la colère et d'une grande amertume (du fait de souffrir), les souffrances sont capables d'avoir un effet, fournissant un certain degré de perfection. Cela aussi est un bénéfice, et est inclus dans "car Hachem châtie celui qu'Il aime".

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-> Dans un autre passage, le rav Grodzinski démontre les énormes bienfaits de l'exil en Égypte, des souffrances très intenses qui, à l'époque, ne semblaient pas conduire à une quelconque amélioration du comportement des juifs, dont la qualité spirituelle s'était même dégradée (atteignant le 49e niveau d'impureté sur 50).
Pourtant, l'effet de cette souffrance sur l'âme juive a été d'une ampleur inimaginable et l'a transformée à jamais.

Dans les mots du rav Grodzinski (Torat Avraham) :
Le principe qu'il peut y avoir perfection même sans faire téchouva, peut être prouvé à partir de l'exil égyptien. Le but de l'exil était de garantir que le peuple juif hériterait de la terre d'Israel, même sans le mérite de ses actions.

Avraham demande : "Avec quoi saurai-je que j'en hériterai [de la terre d'Israel]?" (Lé'h Lé'ha 15,18). Le Ramban explique que la émouna d'Avraham ne manquait de rien ; Avraham ne demandait pas une preuve que ses descendants recevraient la terre, mais plutôt un conseil : comment pouvait-il s'assurer que les juifs recevraient définitivement le don de la terre d'Israel, même si les générations futures fautaient, ou si les nations réchaïm qui se trouvaient déjà sur la terre faisaient la téchouva?
En réponse à cette question, Hachem dit : "Parce que vos enfants habiteront une terre qui n'est pas la leur. Ils les feront travailler et les affligeront pendant 400 ans". C'est-à-dire que les douleurs de l'exil rendraient le peuple juif apte à recevoir cet héritage, même sans aucune condition ...

Toute la Torah dépend de l'héritage de la terre d'Israel. Cela vaut non seulement pour les mitsvot qui ne peuvent être accomplies que sur la terre, mais aussi pour toutes les autres mitsvot, car, comme l'écrit le Ramban, le principal lieu d'accomplissement de toutes les mitsvot se trouve en terre d'Israel ...

Comment avons-nous mérité ce cadeau extraordinaire, auquel rien d'autre n'est comparable?
Par l'exil en Égypte. En fait, seule une petite partie de cet "exil" a réellement eu lieu ; pendant 190 ans, nous n'étions même pas du tout en Égypte. Sur les 210 années restantes, le peuple juif a passé plus de 70 ans sous le règne de Yossef, jouissant d'un honneur et d'une gloire exceptionnels. Leur situation spirituelle était également inégalée, Yaakov ayant préalablement envoyé Yéhouda pour y établir une yéchiva pour Yaakov et les tribus.
Même après la mort de Yossef, l'esclavage ne commença que lorsque toute cette génération mourut, et la difficulté de la servitude ne dura que 80 ans (Chir haChirim rabba 2,24). Même à cette époque, la nourriture des juifs était fournie par Pharaon, comme il est dit : "Le poisson que nous mangions gratuitement en Égypte" (Bamidbar 11,5).
Tel fut l'exil en Égypte, mais cet exil a préparé la nation juive à hériter de la Terre sainte pour l'éternité, sans aucune condition.

C'est étonnant! L'exil égyptien a-t-il permis à la nation juive d'améliorer son comportement? Au contraire, ils se sont mélangés aux égyptiens et ont copié leur comportement, s'enfonçant dans le 49e niveau d'impureté ...
Si les juifs sont devenus pires à cause de l'exil ... comment ce même exil leur a-t-il permis de recevoir la terre d'Israel de manière si absolue que cela ne dépend plus de leur libre arbitre, quelque chose qui va à l'encontre de l'ordre naturel, qui est contraire à l'intention et à l'objectif du monde tout entier?

La réponse est qu'il existe 2 façons distinctes pour le cœur humain d'acquérir la perfection, 2 chemins complètement différents l'un de l'autre. Ces deux voies sont les suivantes : 1°/ le libre choix (libre arbitre), et 2°/ la hachga'ha (Providence Divine).
La voie du libre choix exige d'une personne qu'elle étudie la Torah avec intensité jusqu'à ce qu'elle la connaisse entièrement, qu'elle la comprenne au mieux de ses capacités et qu'elle l'accomplisse à la perfection, avec des traits de caractère parfaits et un cœur pur, atteignant ainsi les niveaux du roua'h hakodech et de la névoua (prophétie).

La hachga'ha, quant à elle, est une voie différente pour atteindre la perfection - une voie plus profonde et plus complète. Cette voie, elle aussi, se trouve dans le cœur d'une personne ...
La voie de la hachga'ha transcende le libre arbitre d'une personne, mais elle aussi amène le cœur d'une personne à la perfection, lui permettant de mériter la vie éternelle ...
Ce chemin de la hachga'ha vient à une personne par la souffrance. Même pour une personne, ou une génération, au cœur de pierre, qui manque de sensibilité et de compréhension, il y a encore de l'espoir.
Même si la première voie du libre arbitre a été perdue, la seconde voie, celle de la hachga'ha, est toujours là...

C'est cette voie de la perfection, la hachga'ha, qui était à la disposition de la nation juive, même en Égypte. Les 86 années de servitude et d'exil ont amené le peuple juif à un état de grande préparation spirituelle. Malgré l'effondrement massif de la perfection de son libre arbitre au cours de ces années (les juifs avaient presque atteint le niveau d'impureté des égyptiens), il a progressé de plus en plus dans sa perfection de hachga'ha (grâce à leur souffrance du terrible esclavage).
Ce type de perfection, bien que méconnaissable à l'époque en raison de leurs actes, restait caché dans leur cœur, les préparant de manière à ce qu'ils soient prêts à se manifester et à s'actualiser à la première occasion qui leur serait donnée. Et en raison de la perfection innée que ces personnes avaient atteinte, il suffisait de quelques démonstrations de la vérité pour qu'elles rejettent le grand mode de vie erroné dans lequel elles étaient plongées.

Cela explique aussi une chose étonnante : les miracles qui ont eu lieu en Égypte et à la mer Rouge ont été vus par tout le monde, juifs et égyptiens. Pourtant, le peuple juif s'éleva du 49e niveaux d'impureté et chanta la chira (chant), expérimentant le plus haut niveau de prophétie ... continuant à grandir, niveau après niveau, jusqu'à ce qu'ils méritent de recevoir la Torah d'Hachem, lorsque Hachem leur parla, face à face, à un niveau similaire à celui de Moché Rabbénou.
Les égyptiens, en revanche, sont restés les mêmes. Même les meilleurs d'entre eux, ceux qui craignaient Hachem, méritaient de mourir (Mékhilta Béchala'h - chap.1) ; ils ont finalement poursuivi le peuple d'Israël pour le tuer.

Pourquoi en est-il ainsi? Pourquoi les juifs et les égyptiens ont-ils réagi aux miracles de la sortie d'Egypte de manière si diamétralement opposée?

La réponse est qu'une grande préparation est nécessaire pour pouvoir utiliser correctement un miracle.
Un miracle est une révélation, et pour l'accepter correctement, il faut un récipient adéquat.
La servitude (et ses souffrances atroces) en Égypte a préparé le peuple juif, en donnant à son cœur la capacité d'accepter ce que les miracles allaient révéler plus tard.
Tout était prêt, et lorsque Moché et Aharon vinrent révéler la parole d'Hachem au peuple, celui-ci crut immédiatement... Et après avoir vu les miracles, le changement des règles de la nature, ils ont grandi énormément, jusqu'à se débarrasser, en peu de temps, de tout ce qu'ils avaient absorbé en Égypte.
Et ce n'est pas tout : lorsqu'ils se sont retrouvés au mont Sinaï, ils avaient réussi à détruire tout le mal et toute l'impureté qui se trouvaient dans leur cœur, y compris même la "contamination/impureté de 'Hava", comme nous le disent les Sages (Avoda Zara 22b).

Le Ramban affirme que la sortie d'Egypte est la base à partir de laquelle nous pouvons apprendre la émouna, dans tous ses détails. La suspension des lois de la nature, qui était évidente pour tous dans les miracles de la sortie d'Egypte, a clairement prouvé qu'Hachem veille sur toutes les activités humaines, récompensant ceux qui respectent Ses mitsvot et punissant ceux qui ne les respectent pas. Il en va de même pour les autres principes de la foi.
Cependant, comme Hachem ne fait pas de miracles pour chaque individu et chaque génération, Il a choisi de montrer à une génération tous les principes de la émouna (celle d'Egypte).

Les paroles du Ramban sont étonnantes. Si Hachem devait choisir une génération dans l'histoire, Il aurait dû choisir la génération des Tanaïm et des Amoraïm, ou mieux encore, la génération des Néviim, à l'époque du Temple. Pourquoi Hachem a-t-il choisi une génération qui était plongée dans le 49e niveau d'impureté?

La réponse est oui, c'est précisément ce peuple qui a été choisi. Ces personnes, qui avaient fait l'expérience des souffrances et souffert de la grande dureté de l'esclavage, étaient celles qui étaient aimées d'Hachem.
Car rien ne purifie l'âme comme les souffrances. Il n'y a pas de préparation aussi parfaite que l'esclavage et l'exil. La génération qui fut en exil fut la génération choisie pour voir des miracles et les comprendre, grandissant énormément jusqu'à ce qu'elle atteigne la prophétie et accepte la Torah.

[ainsi, nous rappelons si souvent la sortie d'Egypte, pour nous rappeler que même si nous sommes en exil, que notre situation personnelle peut être compliquée, et bien toutes nos douleurs/souffrances, vont construire nous impacter positivement. A l'image des juifs en Egypte qui ont mérité d'être élevés au 49e niveau de pureté, de recevoir la Torah, la terre d'Israël, ... nos souffrances nous sont également positives et nous permettront d'atteindre une super éternité dans le monde à Venir, avec beaucoup de proximité avec papa Hachem.]

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-> Selon le rav Eliyahou Dessler (Mikhtav méEliyahou - vol.4) :
"Il y a de nombreux avantages qui découlent des souffrances, même lorsque la souffrance n'amène pas la personne à se repentir.
C'est comme le Guéhinam, qui purifie l'âme d'une personne, malgré le fait qu'après la mort, lorsqu'il n'y a plus de libre arbitre, il n'est plus possible de faire téchouva. Néanmoins, le feu du regret brûle la contamination/impureté de ses fautes.
Une autre façon dont les souffrances involontaires profitent à une personne est que le fauteur, ainsi que sa faute et sa punition, deviennent des réceptacles pour révéler le jugement d'Hachem dans le monde, car les gens le voient souffrir. Bien que le fauteur n'ait pas choisi cela, sa situation même provoque automatiquement cette révélation."

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-> Le rav Its'hak Sher souligne qu'au milieu de la souffrance, une personne n'est pas toujours capable de puiser force et réconfort dans des vérités intellectuelles qu'elle ne ressent pas dans son cœur. Dans ces moments-là, une seule pensée peut aider une personne à surmonter son épreuve : la prise de conscience qu'Hachem, son Père aimant dans les cieux, est l'auteur de sa souffrance, et qu'Il le fait pour le bien de cette personne et pour la purifier de ses fautes.

-> Dans les mots du rav Sher (Léket Si'hot Moussar - Chémot) :
En période de malheur, les pensées, aussi positives et nobles soient-elles, sont insuffisantes pour donner à une personne la force et le courage de supporter une situation difficile. Comment cela se fait-il?
Parce que le corps est plus fort que l'intelligence.
Lorsque le corps est écrasé par les souffrances, on n'a pas la présence d'esprit nécessaire pour écouter la voix de l'intellect.

Si une personne souhaite survivre indemne aux temps difficiles de l'exil et de la dissimulation Divine, il n'y a qu'une seule option : "Heureux l'homme que Tu châties, Hachem!" (Téhilim 94,11).
Une personne doit développer la croyance, une émouna que ses souffrances lui viennent de son Père céleste [et que leur but est de le purifier de ses fautes].

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+ En résumé :

-> Lorsqu'une personne fait une faute (avéra), elle crée une tâche spirituelle sur elle-même.
Cette tache doit être nettoyée : soit dans le Guéhinam, à travers d'immenses souffrances, soit à travers la douleur infiniment plus douce des souffrances dans ce monde.
C'est donc une grande bonté lorsqu'Hachem choisit de punir une personne alors qu'elle est encore dans ce monde.
[les souffrances sont à notre avantage et découlent de l'amour d'Hachem pour nous. ]