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Quand une personne pense : "Tout ce que Hachem fait pour moi est pour mon bien, que ce soit matériellement ou financièrement, même si je ne peux pas voir ou comprendre en quoi cela est pour mon bien, c'est certainement le cas", alors son amour [pour Hachem] ne faiblira pas malgré les circonstances difficiles ou les épreuves. Au contraire, son amour se renforcera et grandira.
[Ram'hal - Messilat Yécharim - chap.19 ]

De nos jours, la force des gens est diminuée. Nous ne pouvons plus repousser ou apaiser le yétser ara et nous sanctifier pour éviter d'être attirés par les futilités du monde. Nous n'avons pas en nous la sagesse nécessaire pour pouvoir jeûner. Par conséquent, notre seul remède est la prière, avec toute notre force.
En faisant des efforts sur chaque lettre de la prière, nous repoussons le yétser ara et nous nous purifions.
Tout comme les rivières purifient une personne, il en va de même pour les synagogues (baté knésiyot) et les baté midrachot.
[Beit Aharon - Likoutim בזה ]

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-> Selon la guémara (Béra'hot 16a) : "Et Rabbi 'Hama, fils de Rabbi 'Hanina, dit : Pourquoi les tentes étaient-elles juxtaposées aux ruisseaux, comme il est écrit : "Elles s'étendent comme des ruisseaux, comme des jardins au bord du fleuve. Comme les tentes que Hachem a plantées, comme des cèdres au bord de l'eau" (Balak 24,6) ?
Pour vous dire que, tout comme les ruisseaux élèvent une personne de l'impureté à la pureté, les tentes élèvent également une personne du niveau de l'obligation au niveau du mérite.
Bien que Rachi interprète le mot "tentes" comme faisant uniquement référence aux baté midrachot, le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada) l'interprète comme faisant référence à la fois aux baté midrachot et aux baté knessiyot (synagogue).

"Le judaïsme en terre d'Israël est la délivrance elle-même"
[rav Avraham Kook - Orot - Erets Israël 1 ]

Lire les korbanot

+ Lire les korbanot :

-> "Voici la Torah de l'offrande pour la faute" (zot Torat ha'hatat - Tsav 6,18) .
"Et ceci est la Torah de l'offrande pour la culpabilité" (vézot Torat ha'acham - Tsav 7,1).
Ce qui signifie que quiconque étudie la Torah de l'offrande pour la faute, c'est comme s'il avait sacrifié une offrande pour la faute.
Et quiconque étudie la Torah de l'offrande pour la culpabilité (acham), c'est comme s'il avait sacrifié une offrande pour la culpabilité.
[guémara Ména'hot 110a ]

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-> Quiconque mentionne les phrases des korbanot dans les synaoggue (baté knessiyot) et les baté midrachot avec une intention appropriée, une alliance est scellée pour lui, selon laquelle les anges qui mentionnent ses fautes pour le persécuter ne peuvent plus rien faire d'autre que du bien pour lui.
[Zohar I,102b ]

-> Hachem dit à Israël : "Même si le Temple sera détruit à l'avenir et que les korbanot seront annulés, n'oubliez pas l'ordre des korbanot. Veillez plutôt à les lire et à en tirer des enseignements, et je considérerai que vous apportez des korbanot".
[midrach Tan'houma - Tsav 14 ]

Désirer sincèrement faire une mitsva, c’est réaliser quelque chose de grand

+ Désirer sincèrement faire une mitsva, c'est réaliser quelque chose de grand :

"Réouven entendit et il le sauva de leur main" (Vayéchev 37,21)

-> Le Sfat Emet (5637) écrit que Réouven a accompli cette mitsva avec de bonnes intentions. Il voulait sincèrement sauver Yossef, mais lorsqu'il est revenu, il a constaté que Yossef n'était plus dans le puits.
Il se sentit alors mal à l'aise et pensa que les conseils qu'il avait donnés à ses frères avaient causé la destruction de Yossef.
Cependant, Hachem a témoigné à son sujet qu'il avait réellement sauvé Yossef de la mort, car sans ses conseils, Yossef aurait été tué.

Cela nous enseigne une leçon importante. Nous voyons que si une personne désire vraiment accomplir une mitsva, même s'il semble qu'elle n'a pas pu le faire, elle a certainement fait une bonne chose.
Si une personne fait de son mieux pour accomplir une bonne action, même si elle n'est pas en mesure de la mener à bien, elle ne doit pas se sentir mal parce qu'elle a accompli quelque chose de grand [au Ciel] dans les royaumes supérieurs.

-> La guémara (Béra'hot 6a) dit que si quelqu'un veut faire une mitsva mais que, en raison de circonstances indépendantes de sa volonté, il ne peut pas la faire, c'est comme s'il l'avait faite.
Le Maguid de Mézéritch explique que si une personne réalise une mitsva, elle ne peut jamais savoir si elle l'a accomplie à 100% correctement, avec tous les détails parfaitement exécutés et avec toutes les bonnes intentions.
Cependant, si l'on est empêché d'accomplir une mitsva qu'on voulait faire, on peut être certain que c'est comme si l'on avait accompli la mitsva parfaitement et avec toutes les meilleures intentions (kavanot) possibles.
C'est le sens de la guémara qui dit qu'Hachem considère qu'il a réalisé la mitsva, de la manière la plus idéale.

La critique constructive

+ La critique constructive :

-> La paracha de Dévarim s’ouvre sur Moché Rabbénou qui réprimande le peuple juif en lui rappelant tous les moments où il a provoqué la colère d'Hachem.
Rachi explique que Moché s’est contenté d’évoquer les fautes des juifs afin de ne pas porter atteinte à leur honneur.

De même, rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan II,8) dit que nous devons prendre exemple sur Moché et veiller à ne formuler des critiques que d’une manière qui permette à la personne de se sentir bien dans sa peau. Sinon, nos critiques peuvent causer d’immenses dégâts.
À quoi ressemble donc une critique constructive?
Nous devons d’abord rappeler à l’autre ses qualité ; par exemple, qu’il est un saint juif, qu’il rend Hachem très heureux par tout ce qu’il accomplit en matière de Torah et de mitsvot, ...
Ensuite, nous pouvons lui expliquer que, puisqu’il est fondamentalement une très bonne personne, ses actes négatifs et ses erreurs ne reflètent en rien qui il est réellement ; il a donc la capacité de laisser ces choses derrière lui.

Ce type de critique renforce la confiance en soi et donne à la personne les moyens de changer.
De plus, lorsque nous nous livrons à un 'hechbon hanéfech et que nous confessons nos fautes devant Hachem, nous devrions adopter la même approche envers nous-mêmes. Le processus de téchouva peut être comparé au fait d’essuyer la saleté et la boue d’un diamant brillant.

Le vol fait apporte la rigueur Divine dans le monde

+ Le vol fait apporte la rigueur Divine dans le monde :

"Hachem dit à Noa'h : "La fin de toute chair est venue devant Moi, car la terre est remplie de brigandage à cause d'eux ; et voici, Je suis sur le point de les détruire de la terre"" (Noa'h 6,13)

-> Rachi explique : "Partout où l'immoralité et l'idolâtrie sont présentes, un fléau s'abat sur le monde et tue les bonnes [personnes] en même temps que les mauvaises". Pourtant, malgré l'immoralité et l'idolâtrie endémiques, le décret du déluge n'a été scellé qu'à cause de la faute du vol.

-> Le Maharal (Gour Aryé) commente :
Malgré la prédominance des graves fautes d'immoralité et d'idolâtrie, le décret du déluge n'aurait pas eu lieu sans la prévalence de la faute de voler.
Le vol a joué un rôle déterminant dans le décret, car Hachem est miséricordieux et ne se hâte pas de détruire le monde, même à une époque où l'immoralité est très répandue. Cependant, le vol omniprésent dans la génération du déluge a entraîné l'effondrement de la société civilisée. La civilisation a commencé à s'effondrer de l'intérieur, et ce n'était qu'une question de temps avant que le monde ne se désintègre complètement.
Il n'y avait donc aucune raison pour qu'Hachem retarde son décret. Ainsi, bien que le facteur déterminant de la destruction du monde ait été l'immoralité, c'est la faute du vol qui a finalisé [l'application] de la punition.

En outre, Hachem juge le monde mesure par mesure.
Lorsque les gens font du 'hessed, des actes de bonté, Hachem les juge également avec bonté et miséricorde, et Il ne se précipite pas pour les punir de leurs fautes. Même lorsqu'Il décrète une punition, celle-ci n'est pas exécutée immédiatement.
Cela permet [de laisser le temps pour] annuler le décret par le biais du repentir et de la prière.

En revanche, lorsque les gens se traitent mal les uns les autres, Hachem les juge avec l'attribut de la stricte justice. En tant que tel, le décret est définitif et ne peut être annulé.
Le vol généralisé et le manque de pitié entre les gens ont créé un environnement de justice stricte qui a abouti au décret du Déluge.
Ce n'est qu'après la destruction des réchaïm et les prières de Noa'h et de sa famille que l'environnement de stricte justice commence à s'estomper.

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=> Hachem est tout à fait miséricordieux et n'est pas prompt à punir. Cependant, la faute du vol entraîne l'effondrement de la société civile. Ainsi, Hachem ne retarde plus la punition.
De plus, lorsque le vol est répandu et que les gens ne font preuve d'aucune pitié les uns envers les autres, un environnement de stricte justice prévaut dans le Ciel.

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-> Aux yeux d'Hachem, quelle faute est la plus grave : celle que nous commettons envers Hachem ou bien celle que nous commettons envers notre prochain?

À l’époque de Noa'h, avant le déluge, l’humanité était devenue extrêmement fauteuse. Elle s’était rebellée contre Hachem et avait causé de grands torts et des pertes financières à ses semblables.
Nos Sages partagent la façon dont Hachem percevait leurs fautes. Hachem dit : "Lorsque l’humanité se rebelle contre moi, je suis prêt à renoncer à mon honneur et je n’enverrai pas le déluge. Cependant, je ne peux pas fermer les yeux lorsque je vois l’humanité causer de la douleur, de la souffrance et des pertes financières à ses semblables."
Et c’est à ce moment-là qu'Hachem a envoyé le déluge.
[rav Yonathan Eibshitz - 'Hidouché rabbi Yéhonatan]

Terre d’Israël & rav Chmoulévitz

+ Terre d'Israël & rav Chmoulévitz :

-> Le rav 'Haïm Chmoulévitz (1902-1979) enseigne (Si'hot Moussar - Dévarim 5733) :
"Jusqu'au grand fleuve, l'Euphrate" (nahar agadol - Dévarim 1,7). Rachi commente : "Puisqu'il est mentionné en lien avec la terre d'Israël, [la Torah] le qualifie de "grand". Un proverbe populaire dit : "Le serviteur d'un roi est un roi"."
Rabbi Eliezer de Metz explique qu'en réalité, c'était le plus petit des fleuves. Après tout, il est mentionné en dernier dans la paracha de Béréchit. Il est [néanmoins] appelé "grand" parce qu'il est mentionné en lien avec terre d'Israël.

En effet, le fleuve Euphrate ne fait pas partie de la terre d'Israël, mais comme il est mentionné avec la terre d'Israël, son importance est telle que les Écritures le qualifient de grand fleuve.
A plus forte raison, la terre d'Israël donne une importance [supplémentaire à un être vivant] à quiconque se trouve à l'intérieur [de ses frontières]. [Une telle personne] a le privilège de [connaître] une grande croissance spirituelle lorsqu'elle s'y trouve.
Comme le disent [nos Sages (midrach Vayikra rabba 13,5)] : "l'or de ce pays est bon" (BeReishit 2:12) = [ce qui enseigne qu'il] n'y a pas de Torah comme la Torah de la terre d'Israël".
Cela montre que la Torah de ceux qui l'étudient en terre d'Israël est plus exaltée.
De même, le verset dit : "Car de Sion sortira la Torah, et la parole d'Hachem de Jérusalem" (Mikha 4,2), qui fait référence à la terre d'Israël, comme l'explique la guémara (Béra'hot 63b).
[Nos Sages] disent également que la prophétie ne se révèle qu'en terre d'Israël. [En conséquence], le prophète Yonah s'est enfui à Tarchich afin d'éviter de recevoir la prophétie (voir Yalkout Shimoni - début de Yonah).
Cela démontre que même [le statut spirituel] d'une personne qui se trouvait en terre d'Israël et qui avait atteint le niveau de la prophétie décline lorsqu'elle se rend en dehors d'Israël, et la prophétie cesse de reposer sur elle.

Nous devrions être étonnés de nous-mêmes. Nous vivons en Israël, mais nous ne ressentons pas vraiment la grande élévation que nous procure le fait d'être dans la Terre.
L'explication se trouve dans les paroles de nos Sages (midrach Dévarim rabba 2,8) : "Moché Rabbénou dit [à Hachem] : "Maître de l'Univers, les os de Yossef sont entrés en terre d'Israël, mais moi, je n'y entre pas?". Hachem répondit : "Celui qui a reconnu sa Terre est enterré dans sa Terre, et celui qui n'a pas reconnu sa Terre n'est pas enterré dans sa Terre".
Comment savons-nous que Yosef a reconnu sa Terre? La femme de son maître a dit : "Regardez! Il [Potifar] nous a amené un Hébreu" (Vayéchev 39,14) ; et [Yossef] ne l'a pas nié. Au contraire, il a dit : "J'ai été enlevé du pays des Hébreux" (Vayéchev 40,15).
"Toi [Moché] qui n'as pas reconnu ta terre, tu ne seras pas enterré dans ta terre". Comment cela? Les filles de Yitro ont dit : "Un égyptien nous a sauvées des bergers" (Chémot 2,19) ; et [Moché] a entendu [cela] et est resté silencieux ...".

Ces paroles sont étonnantes. Après tout, lorsqu'elles ont dit : "Un égyptien nous a sauvées", elles ont également nié le judaïsme de Moché, et il a entendu [cela aussi] et est resté silencieux, mais nous ne trouvons aucune critique à l'égard de Moché à ce sujet. C'est peut-être parce qu'il se serait mis en danger s'il avait révélé qu'il était juif.
Néanmoins, comme il n'a pas reconnu la Terre [d'Israël], il n'a pas été enterré dans la Terre. Toutes les excuses et explications qu'il avait pour ne pas reconnaître la Terre ne l'ont pas aidé, même celles qui auraient pu [expliquer] pourquoi il n'a pas admis qu'il était juif.
En effet, il ne s'agit pas vraiment d'une punition. C'est plutôt un fait : celui qui ne reconnaît pas la Terre n'est pas lié à la Terre. Par conséquent, le fait qu'il ait des excuses et des raisons [pour ne pas reconnaître la Terre d'Israël] ne peut l'aider, car dans tous les cas, la Terre ne le "veut" pas.

C'est une leçon claire pour nous. Afin de recevoir l'abondance qui coule d'en haut sur la terre d'Israël et ses habitants, comme il est dit : "Les yeux du Seigneur ton D. sont constamment sur elle" (Ekev 11,12), il y a une condition : il faut reconnaître la terre d'Israël. Ce sentiment prépare une personne à pouvoir bénéficier de l'influence de la Terre.

Il est écrit : [Yaakov] acheta la parcelle de terre sur laquelle il avait dressé sa tente, aux fils de 'Hamor, le père de Chékhem, pour cent kessitahs (Vayichla'h 33,19).
Le Ibn Ezra explique : "La Torah mentionne cela pour démontrer que la terre d'Israël possède de grandes qualités, et celui qui y possède une portion est considéré comme [s'il possédait] une portion dans le monde à Venir."
Le Ramban cite cela.
Cela indique qu'outre le fait qu'il existe une mitsva d'habiter la terre d'Israël, le simple fait d'acheter une parcelle de terre équivaut à acquérir une part dans le monde à Venir.
Cependant, il me semble que, là encore, il faut reconnaître [la grandeur, l'importance de] la Terre et apprécier la grande importance d'acheter une parcelle de terre. Grâce à cela, il sera considéré comme s'il avait acquis une part dans le monde à Venir.

Nous voyons que les filles de Tsélof'had ont dit : "Donne-nous une part parmi les frères de notre père" (Pin'has 27,4), et Rachi [déclare] (Pin'has 26,64) que les femmes n'étaient pas incluses dans le décret [que Hachem a émis contre les juifs à la suite de la faute des] explorateurs, parce qu'elles chérissaient la Terre d'Israël.
Les hommes ont dit : "Nommez un chef et retournons en Egypte" (Chéla'h Lé'ha 14,4), tandis que les femmes ont dit : "Donnez-nous une part".
Nos Sages comprennent que leur demande d'une part de terre n'était pas une simple demande visant à obtenir une propriété. Elle découlait plutôt de leur amour pour la Terre [d'Israël]. Elles reconnaissaient l'importance d'acquérir une part en terre d'Israël et chérissaient la Terre.
Par conséquent, elles eurent le privilège d'entrer dans la Terre et furent sauvées du décret des explorateurs.

C'est peut-être aussi la raison pour laquelle les juifs ont été pardonnés pour la faute du Veau [d'or], mais pas pour la faute des explorateurs, [après tout], ils sont tous morts dans le désert.
La raison en est la suivante : puisqu'ils ont calomnié la Terre et ne la voulaient pas, ils n'avaient forcément aucun lien avec elle et n'étaient pas aptes à y entrer."

Les mitsvot de la Torah vs. les mitsvot rabbinique

+ Les mitsvot de la Torah vs. les mitsvot rabbinique :

"Parce qu'Avraham a obéi à Ma voix et gardé Mon observance, Mes commandements, Mes décrets et Mes enseignements" (Toldot 26,5)

-> Rachi commente que le terme michmarti (Mon observance - מִשְׁמַרְתִּי), tel qu'il apparaît dans ce verset, fait référence aux décrets rabbiniques qui ont été établis comme barrière pour nous empêcher de transgresser des interdictions de la Torah.

Les mitsvot rabbiniques auxquels il est fait allusion par "michmarti" sont mentionnés dans le verset précédant mitzvosai et chukosai (Mes commandements et Mes statuts), qui font allusion aux mitzvos de la Torah.
=> Pourquoi les mitsvot rabbiniques sont-elles mentionnées dans le verset avant les mitsvot de la Torah (Mes décrets [mitsvotaï] et Mes enseignements ['Houkotaï] )?
En effet, les décrets rabbiniques ont été promulgués en raison de notre statut d'êtres physiques faillibles, faisant qu'on transgresse les mitsvot de la Torah. Nous avons besoin d'ordonnances spéciales (des barrières) pour nous protéger de la faute.
En revanche, les mitsvot de la Torah nous concernent en tant qu'êtres spirituels exaltés, avec une néchama (âme) sainte en nous. En les accomplissant, nous avons la possibilité d'atteindre des niveaux spirituels de plus en plus élevés.
Parce que nous nous identifions avant tout comme des êtres physiques/matériels, les mitsvot rabbiniques ont été mentionnées en premier.

Ces deux catégories de mitsvot sont analogues aux deux forces qu'Hachem a placées dans le monde : la force naturelle et la force surnaturelle.
Les mitsvot de la Torah s'apparentent à une force surnaturelle, tandis que les mitsvot rabbiniques sont analogues aux forces routinières de la nature. Nous sommes plus familiers et plus à l'aise avec les phénomènes naturels qu'avec le surnaturel, et de la même manière, nous sommes plus à l'écoute des mitsvot rabbiniques que des mitsvot de la Torah.

En considérant cela, nous pouvons maintenant comprendre pourquoi celui qui transgresse une mitsva rabbinique est puni immédiatement, comme l'a déclaré le roi Shlomo : "Celui qui enfreint la barrière (les lois de nos Sages) sera mordu par un serpent" (Kohelet 10,8).
Les mitsvot rabbiniques ressemblent à une loi naturelle, et les répercussions de la violation d'une loi naturelle sont immédiates. Par exemple, une personne qui s'approche trop près d'un feu est immédiatement brûlée.
En revanche, la punition pour la transgression d'une mitsva de la Torah n'est pas une conséquence naturelle de l'action d'une personne, mais plutôt un châtiment spirituel qui est infligé à l'âme, ressenti plus vivement dans l'autre monde, un monde plus spirituel.
Bien que la punition pour la transgression d'une mitsva de la Torah soit sans aucun doute plus sévère que celle d'une transgression rabbinique, elle est moins immédiate.
[Maharal - Gour Aryé]

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=> Les mitsvot rabbiniques s'adressent à nous en tant qu'êtres physiques, mais les mitsvot de la Torah s'adressent à nous en tant qu'êtres spirituels.
Parce que nous nous identifions davantage en tant qu'êtres physiques/matériels, les mitsvot rabbiniques sont mentionnées en premier dans ce verset (Toldot 26,5).

Les 3 bénédictions de nos Matriarches

+ Les 3 bénédictions de nos Matriarches :

"Its'hak la conduisit dans la tente de Sarah sa mère ; il épousa Rivka, elle devint sa femme et il l'aima ; et Its'hak se consola de sa mère" ('Hayé Sarah 24,67)

-> Rachi commente : "Lorsque Rivka arriva dans la tente de Sarah, elle devint semblable à la mère [d'its'hak], Sarah. Du vivant de Sarah, la lampe restait (miraculeusement) allumée d'une veille de Shabbath à l'autre, il y avait une bénédiction dans la pâte ('halla), et la nuée planait au-dessus de la tente. Ces bénédictions ont cessé lorsqu'elle est morte, mais elles ont été rétablies à l'arrivée de Rivka".

Ces 3 bénédictions correspondent aux 3 mitsvot réservées aux femmes : la 'halla, l'allumage des bougies et la pureté familiale. Hachem a donné aux femmes 3 mitsvot spéciales qui correspondent aux 3 composantes principales de l'être humain : l'intellect, le corps et l'esprit.

La mitsva d'allumer des bougies correspond à l'intellect, et la flamme symbolise la Torah. Par le mérite de cette mitsva, les femmes sont récompensées par des fils qui éclairent le monde de leur Torah (guémara Shabbath 23b).

La mitsva de séparer la 'halla de la pâte correspond au corps physique. Le corps humain est analogue à la pâte, comme l'enseigne le midrach (Vayikra rabba 15) qui dit que lorsque Hachem a créé Adam, "Il a pétri la terre comme un boulanger pétrit la pâte". Cette mitsvat aide la femme à atteindre la perfection physique.

La mitsva de la pureté conjugale permet à une femme d'atteindre l'achèvement spirituel, car "le sang est l'âme" (adam ou anéfech - Réé 12,23).

Ces 3 mitsvot n'amènent pas seulement une femme à la perfection intellectuelle, physique et spirituelle, mais elles apportent également la présence divine dans le foyer.
Sarah et Rivka étaient très assidues dans l'accomplissement de ces mitsvot, et elles reçurent les 3 bénédictions constantes : la lampe qui restait miraculeusement allumée d'un Sabbath à l'autre, la bénédiction dans la pâte, et la nuée qui planait au-dessus de sa tente.
[Maharal - Gour Aryé]