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Fausse humilité

+ Fausse humilité :

-> L'orgueil est un mauvais trait de caractère, à tel point qu'Hachem dit : "Je ne peux pas être proche d'une personne orgueilleuse".
L'humilité est considérée comme l'une des plus belles qualités qui soient. Parmi toutes les grandes qualités et attributs de Moché, la Torah n'en retient qu'une seule : il était la personne la plus humble qui ait jamais vécu.

Bien que cela soit vrai, nous devons nous méfier extrêmement d'un sentiment de fausse humilité. Le yétser ara qui nous pousse à être orgueilleux est le même que celui qui nous pousse à croire que nous ne sommes pas capables de réussir [spirituellement] et que nous ne pourrons jamais contribuer à la société.

C'est cette préoccupation qui a conduit Moché à ajouter la lettre youd au nom de Yéhochoua, avant qu'il ne parte avec les 11 autres espions pour explorer le pays de Canaan.
Moché savait que son élève Yéhochoua était extrêmement humble. Et il craignait que le yétser ara ne s'en nourrisse et ne conduise Yéhochoua à croire qu'il n'avait pas la capacité de tenir tête aux espions s'ils revenaient avec un rapport négatif sur le pays.
[ rav Yonathan Eibshitz - Magen Ha'Elef ]

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-> Comment pouvons-nous discerner si ce que nous ressentons est un véritable sentiment d'humilité ou une fausse humilité?
Si ce que vous ressentez vous pousse à agir, alors vous savez que votre humilité est réelle et sincère.
Comme ce fut le cas pour Moché, qui était l'être humain le plus humble, mais il a tenu tête au Pharaon, le dirigeant le plus puissant de l'époque, et il a résisté à la révolte de Kora'h.
Si, cependant, l'humilité vous empêche de prendre position ou de vous atteler à la tâche, sachez que l'humilité que vous ressentez provient de votre yétser ara et qu'il s'agit d'un sentiment négatif qui doit être éradiqué.
[rav Yaakov Barber ]

La réussite des réchaïm à notre époque

+ La réussite des réchaïm à notre époque précédant la venue du machia'h :

-> Le 'Hafets 'Haïm (Shem Olam 2,12) explique le succès des réachïm avant l'arrivée du machia'h à l'aide de l'illustration suivante.
Un roi organisa un grand festin en l'honneur de son fils unique. Il invita tous ses amis et ministres et prépara un menu composé des mets les plus raffinés au monde. Le roi était toutefois dans le dilemme quant à ce qu'il devait faire de certains de ses serviteurs. Bien qu'ils le méprisaient secrètement, lui étaient déloyaux et agissaient contre ses intérêts, ils affichaient en apparence leur loyauté et lui rendaient certains services, et méritaient donc une récompense.
D'un côté, il ne voulait pas qu'ils participent à son festin spécial, mais d'un autre côté, il devait reconnaître leurs services. Il décida donc d'organiser un festin rien que pour eux, avant sa grande célébration. Ces serviteurs étaient ravis de la chance qu'ils avaient eue d'être invités par le roi à un repas aussi raffiné, et les fidèles serviteurs du roi se demandaient pourquoi celui-ci avait préparé ce festin impressionnant rien que pour ses serviteurs méprisés.
En vérité, la seule raison de ce festin était d'éviter d'avoir à les inviter à la véritable célébration. Rien de ce qui était servi à ce festin ne pouvait se comparer aux mets délicats qui étaient préparés pour ses véritables fidèles.

De même, le succès, la réussite des réchaïm avant la venue du machia'h n'a pour but que de les empêcher de partager le plaisir ultime que les tsadikim recevront lorsque le machia'h viendra. Alors, les réchaïm réaliseront leur grande perte et regretteront de ne pas avoir attendu et de ne pas s'être préparés pour ces jours.

-> C'est ce que Yéchayahou (65,13-14) a prophétisé : "Ainsi parle Hachem : "Voici, Mes serviteurs mangeront et vous aurez faim. Voici, Mes serviteurs boiront et vous aurez soif. Voici, Mes serviteurs se réjouiront et vous serez confus. Voici, Mes serviteurs chanteront dans la joie, et vous crierez dans l'angoisse et vous gémirez, l'esprit brisé".
Rachi explique : "Mes serviteurs sont les justes (tsadikim), et "vous" êtes ceux qui se rebellent contre moi".
Le Radak explique que "mes serviteurs mangeront" signifie que leur esprit percevra la sagesse et la connaissance suprêmes d'Hachem. Cette perception apporte du plaisir à l'âme, tout comme la nourriture et la boisson apportent du plaisir au corps.

-> "Le rire aussi causera de la douleur au cœur" Michlé (14,13).
Rachi explique que cela fait référence au rire que Hachem leur accorde [aux réchaïm] dans ce monde, qui sera une source de douleur pour eux à l'avenir, comme le dit le verset : "Et vous crierez dans l'angoisse" (Yéchayahou 65,14).

-> "Tu as mis de la joie dans mon cœur au moment où leur grain et leur vin étaient abondants" (Téhilim 4,8).
Pourquoi le roi David devrait-il ressentir de la joie lorsque les nations du monde ont du grain et du vin en abondance?
Le Yalkout Shimoni explique :
"Si Tu (Hachem) as béni les nations du monde, qui n'observaient que sept mitsvot, en leur accordant la paix [et l'abondance] dans ce monde, à combien plus forte raison nous accorderas-Tu Ta bonté, à nous qui avons reçu le commandement d'observer 613 mitsvot.
C'est pourquoi nous nous réjouissons de la prospérité des réchaïm, comme le dit le verset : "Tu as mis de la joie dans mon cœur au moment où leur grain et leur vin étaient abondants".
Rabbi Yéhochoua ben Lévi dit : Cela peut être comparé à un roi qui a organisé un grand festin. Il a invité des convives et les a fait asseoir à la porte du palais jusqu'à ce que le moment soit venu d'entrer dans la salle à manger. Ils ont vu des chiens sortir du palais avec des faisans dans la gueule, des têtes de volailles engraissées et des têtes de veau.
Ils se sont mis à dire : "Si les chiens mangent si bien, imaginez à quoi doit ressembler le festin lui-même!". Or, les réchaïm sont comparés à des chiens, comme le dit le verset : "Les chiens ont le visage effronté, et ils ont reçu tant de bénédictions et de bienfaits ; combien plus grands seront les bienfaits du peuple juif!" (Yéchayahou 56,11).

-> Cette idée se retrouve également dans le Tana Débé Eliyahou (rabba 22) :
"Cela (le succès des réchaïm) peut être comparé à un roi qui avait un grand palais avec une porte verrouillée que personne ne pouvait franchir. À l'extérieur du palais, il y avait une corniche sur laquelle se trouvaient des figues, des raisins et toutes sortes de fruits. Sur une autre corniche à proximité, il y avait de la nourriture, des boissons et toutes sortes de gâteaux et de mets délicats. Tous ceux qui passaient devant le palais disaient : "D'après la corniche qui s'étend depuis le palais du roi, on peut savoir ce qui se trouve à l'intérieur".
Ainsi, d'après les souffrances des tsadikim dans ce monde, on peut connaître la mesure de la punition des réchaïm dans le guéhinam.
Et à partir des bénédictions des réchaïm dans ce monde, nous pouvons apprendre la récompense des tsadikim dans le monde à Venir, comme le dit le verset : "Quelle est la bonté que Tu as réservée à ceux qui Te craignent, ..." (Tehillim 31:20) ; "Aucun œil ne l'a vue (la récompense des tsadikim), sauf Toi, Hachem" (Yéchayahou 64,3)."

-> C'est également ce que signifie la phrase que nous disons dans le Barou'h Shé'amar : "Béni soit Celui qui récompense généreusement ceux qui le craignent" (barou'h anoten cha'har tov liréav).
C'est précisément à ceux qui Le craignent que la récompense est bonne, car ils reçoivent leur récompense dans le monde à Venir.
Ceux qui ne Le craignent pas reçoivent leur récompense dans ce monde (éphémère) et sont ainsi privés de récompense dans le monde à Venir (éternel), de sorte que leur récompense ne peut être qualifiée de bonne.

-> A l'avenir, lorsque la vérité ultime sera révélée, nous ne pouvons imaginer la douleur que ressentiront les réchaïm lorsqu'ils réaliseront ce qu'ils ont perdu.
Tout comme il n'y a pas de plus grande joie que d'être proche d'Hachem et de ressentir Son amour intense pour nous, il n'y a pas de plus grande douleur que d'être rejeté et de se sentir éloigné d'Hachem.
[d'une certaine mesure, toute chose qu'on aurait pu faire (selon nos capacités personnelles) pour se rapprocher d'Hachem et qu'on n'aura pas fait, ce regret sera notre plus grande douleur après notre mort (sauf si téchouva avant). ]

C'est ce qu'écrit le Tana Débé Eliyahou (rabba 31) :
"Après que toutes les créatures du monde aient été créées, elles étaient dans un état de joie immense, comme si elles mangeaient et buvaient, rassasiées et extrêmement heureuses. Une fois que Hachem eut achevé la création du monde entier, Il les repoussa [loin de Lui], et elles crièrent, gémirent et pleurèrent toutes abondamment. Elles dirent devant Lui : "Maître de l'Univers, pourquoi nous as-Tu retirées de cet état de bonheur?"

Réfléchissons-y. Si une personne sent que quelqu'un ne l'aime pas, elle se sent bouleversée. Si la personne qu'elle ne parvient pas à satisfaire est son professeur ou une personnalité éminente, son désarroi est encore plus grand. Alors, à quel point le désarroi d'une personne qui, en raison de ses mauvaises actions, ne trouve pas grâce aux yeux d'Hachem est-il plus grand?
La souffrance et la détresse qu'elle ressentent dépassent de loin celles de toute autre personne. Comme l'écrit Rabbénou Yona : "Quel avantage y a-t-il [pour l'âme d'une personne] avec tout ce qu'elle acquiert [tout ce qu'elle accomplit et fait] si elle est mauvaise aux yeux de son Maître?" (Shaaré Teshuvah 1,10).

En ce sens, le Ohr Ha'haïm Hakadoch (Nasso 5,15) cite nos Sages : "La raison pour laquelle les eaux inférieures sont appelées "pleureuses" est que lorsque Hachem a divisé les eaux ... les eaux qui sont restées en dessous pleurent et se lamentent de ne pas avoir mérité d'être proches du D. vivant."

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-> Notre devoir est donc de nous renforcer et d'attendre encore un peu jusqu'à ce que nous atteignions enfin la fin, c'est-à-dire l'arrivée du machia'h. Tout comme le passager d'un train qui ne doit pas être tenté de descendre à une gare précédente, car cela lui ferait perdre tout ce qui l'attend à sa destination finale. Il vaut certainement la peine d'attendre encore dix minutes pour atteindre la prochaine et dernière gare.

Si nous ne ressentons pas cette urgence à aller jusqu'au bout, c'est parce que nous sommes en exil depuis si longtemps que nous nous sommes habitués à être méprisés. Nous sommes incapables d'imaginer la grandeur qui nous attend à l'époque du machia'h, et nous n'apprécions donc pas ce qui nous attend dans un avenir proche.

Joie & nos prières

+ Joie & nos prières :

-> Nos Sages (Béra'hot 32b) disent que toutes les portes [du ciel] sont verrouillées, sauf les portes des larmes.
Si les portes des larmes étaient fermées, nous ne pourrions pas entrer. Car les larmes sont l'expression de la tristesse, et il serait difficile d'entrer par une porte qui est fermée [un état de désespoir éloigne, obstrue, notre lien d'Hachem).
Cependant, avec la joie, on peut toujours entrer.
[ rav Sim'ha Bounim de Pschisha - Guilyon Chémouat Halévi ]

-> De même, le rav Moché Leib de Sassov dit : "[certes] les portes des larmes ne sont pas verrouillées, mais la joie est encore plus grande que cela : elle brise [et transperce] les portes et les murs."

-> Le Baal Shem Tov (Tzsvaat HaRivach 45)" écrit :
"Les larmes sont très mauvaises pour une personne, car il faut servir Hachem spécifiquement avec joie. Cependant, si les larmes proviennent de la joie et de notre attachement (dvekout) envers Hachem, alors elles sont très bonnes".

-> Bien que le Chlah Hakadoch (Béchala'h - Torah Ohr 4) écrive que deux forces peuvent empêcher les prières d'atteindre Hachem : la folie et la tristesse ; il est dit au nom de rav Hershele Spinker que si l'on pleure en pensant qu'Hachem est infiniment miséricordieux et qu'il prêtera attention à ses larmes, celles-ci ne sont pas considérées comme des larmes de tristesse.

-> Le Arizal (Shaar Hakavanot) décrit ainsi la nécessité de la joie pendant la prière : "Il est interdit à une personne de prier dans un état de tristesse ... On doit plutôt être dans un état de joie aussi grand que possible ... L'aspect principal de l'obtention du roua'h hakodech repose essentiellement sur cette question, que ce soit pendant la prière ou lors de l'accomplissement de toute autre mitzvah ...
Ne dépréciez pas ce sujet (l'importance d'être joyeux, par exemple en priant), car la récompense est grande."

-> Le 'Hatam Sofer (Orot - Chémot p.26) développe davantage cette idée : "Lorsqu'une personne renonce à tout espoir de mettre en œuvre une stratégie pour échapper à ses problèmes ... et sait que nous dépendons entièrement d'Hachem, alors l'impact des problèmes sur cette personne s'affaiblit, sa tristesse diminue et sa prière peut être reçue (au Ciel)."

-> "Et Haman prit les vêtements et le cheval" (Esther 6,11).
Mordé'haï dit : "Cet homme est venu pour me tuer". À ce moment-là, Mordé'hai s'enveloppa dans un talith et se leva pour prier. Haman arriva, s'assit devant lui et attendit qu'il ait fini de prier" (guémara Méguila 16a).
Haman n'interrompit pas sa prière au milieu, car il pensait que Mordé'hai priait certainement dans la tristesse, et que les prières dans la tristesse ne sont pas exaucées ; si Haman interrompait ses prières [en lui annonçant les honneurs que lui avait accordés A'hachvéroch], il reprendrait ensuite et prierait une seconde fois, et après avoir entendu la nouvelle, il prierait certainement avec une grande joie, ce qui serait très désirable [aux yeux d'Hachem].
[Ben Ich 'Haï - Ben Yéhoyada - Méguila 16a ]

-> Selon cette idée, nous pourrions expliquer pourquoi Esther n'a pas souhaité révéler le complot d'Haman à A'hachvéroch lors du premier festin qu'ils ont partagé ensemble : Haman était alors dans un état de joie, et Esther savait qu'elle ne parviendrait pas à le renverser. Elle a donc attendu le deuxième festin, lorsque Haman était dans un état de chagrin.

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-> Hachem souhaite constamment accorder ses bienfaits à Son peuple, Israël, mais la force du mal (sitra a'hra) bloque les canaux de l'abondance.
Cependant, chaque fois qu'un juif est animé de joie, celle-ci écarte les obstacles qui empêchent l'abondance de se manifester. Alors, Hachem, dans son infinie miséricorde et sa bonté, accorde d'abondantes bénédictions à Son peuple, Israël.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayétsé ]

-> Le rav Shlomo Kluger interprète le verset "Hodou l'Hachel ki tov, ki léolam 'hasdo"(Louez Hachem, car Il est bon ; Sa bonté est éternelle - Téhilim 118,1), comme signifiant : Louez Hachem en toutes circonstances et dites qu'Il est bon, alors vous mériterez de voir que Sa bonté est éternelle.
La reconnaissance de la bonté infinie d'Hachem est précisément la force qui peut vaincre la force de Rigueur Divine.
C'est pourquoi le Tiféret Shlomo explique qu'Esther a envoyé des vêtements à Mordé'haï et lui a dit d'essuyer la cendre sur son front, car si elle parvenait à le réjouir malgré les circonstances désastreuses, cela permettrait d'annuler la force de Rigueur/jugement (din).

Etre pris dans les désirs mondains empêche naturellement une personne de voir la vérité. Mais au-delà de cela, il existe un puissant esprit d'impureté qui possède le fauteur et s'accroche à lui comme un chien. Cet esprit le trouble afin qu'il perçoive les ténèbres comme la lumière. Il l'attire vers tout ce qui est mauvais et éloigne de lui tout ce qui est bon et saint.
Même si la vérité de la foi en Hachem lui était prouvée, il serait incapable de percevoir la vérité et la sainteté, car il est totalement possédé par les forces du mensonge et de l'impureté.
[le Steïpler - 'Hayé Olam 1,25 ]

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-> Les gens seront influencés par leur désir d'une matérialité sans limites, au point de nier l'existence d'Hachem. Leurs désirs corporels les rendront aveugles à la vérité de la foi en Hachem, car croire en Hachem exigerait qu'ils renoncent à leurs activités immorales.
Le rav El'hanan Wasserman (Kovetz Maamarim 1) écrit qu'il est impossible pour une personne de ne pas être influencée par un pot-de-vin, même s'il lui est donné à son insu.
Et cela est certainement vrai avec le pot-de-vin considérable que constituent les plaisirs mondains (de ce monde) qui corrompent les pensées d'une personne. C'est ce que disent nos Sages (Sanhédrin 63b) : "Israël n'adorait les idoles que pour se permettre l'immoralité publique".

Le désir ardent de quelque chose [de spirituel] est en réalité plus grand que la chose elle-même!
[le Nétivot Shalom - citant le Beit Avraham ]

-> "Ne réprimande pas un moqueur, de peur qu'il ne te haïsse ; réprimande un sage, et il t'aimera" (Michlé 9,8).
Cela signifie qu'il ne faut pas réprimander son ami de manière dégradante, en le traitant de moqueur ou de voyou, car il n'acceptera pas ta réprimande. Au contraire, dis-lui qu'il est sage et [que] se comporter ainsi est indigne de lui.
C'est le sens de "réprimande une personne sage". Cela signifie : fais de lui une personne sage. Alors il t'aimera, écoutera tes paroles et acceptera ta réprimande.
[Chlah Hakadoch - Kédochim - Torah Ohr n°19 ]

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-> "Dis à la maison de Yaakov" : cela fait référence aux femmes ; "Et dis aux fils d'Israël" : cela fait référence aux hommes (Yitro 19,3 - Rachi).
Le Baal Hatourim écrit que, puisque la Torah a honoré les femmes en les mentionnant en premier, elles n'ont pas été tentées d'enlever leurs bijoux pour former le Veau d'or.
Il est possible que cela signifie que, puisque les femmes étaient élevées (grandes) à leurs propres yeux, elles n'ont pas commis de péché.
[Guilyon Shémouat HaLévi ]

-> Celui qui réprimande doit le faire avec des mots agréables. Cela signifie qu'il doit dire à chaque juif quelles sont ses qualités et d'où provient son âme, car en vérité, l'âme juive provient du Trône de Gloire.
[Et dites-leur] combien le Créateur se réjouit des mitsvot de chaque juif ... Cela élèvera l'âme juive de plus en plus haut ...
Une personne [qui réprimande de cette manière] est digne d'être un leader pour le peuple juif.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - 'Houkat ]

-> Le Baal Shem Tov avertissait souvent de ne pas réprimander les juifs pour leurs fautes, mais plutôt de louer leurs qualités et leur grandeur, et naturellement, ils s'éloigneraient de la faute et s'accrocheraient à un mode de vie positif.
[cela est valable vis-à-vis d'autrui et aussi par moment avec soi-même. ]

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-> Ils ont dit que lorsque Aharon HaCohen sentait qu'une personne était mauvaise (racha) à l'intérieur, ou que les gens lui disaient qu'elle était mauvaise à l'intérieur et qu'elle avait commis des fautes, il la saluait paisiblement, lui témoignait de l'amour et lui parlait abondamment.
La personne devenait alors gênée et disait : "Malheur à moi, si seulement Aharon savait ce qui se cache dans mon cœur et la méchanceté de mes actions, il ne se permettrait même pas de me regarder, et il ne me parlerait certainement pas!
Cependant, de son point de vue, je suis une personne honnête. Je vais donc accepter ses paroles et ses pensées, et je vais revenir sur le droit chemin."
Elle devenait alors l'une des disciples qui apprenaient auprès de lui [Aharon].
[Rambam - Pérouch HaMichnayot - Avot 1,12 ]

-> La Iguéret léYedid suggère qu'Avraham a utilisé une tactique similaire lorsqu'il prêchait le monothéisme au monde. Lorsqu'il recevait des invités, il courait à leur rencontre et les traitait avec le plus grand respect ; il leur offrait des mets délicats et prenait grand soin d'eux. Lorsque ses invités voyaient le respect avec lequel Avraham les traitait, ils ressentaient une grande confiance en leur capacité à mieux se comporter, à aller à l'encontre de leur nature et à croire en Hachem.

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-> Chacun doit dire : "Le monde a été créé pour moi." [guémara Sanhédrin 37a]
Rachi explique : "Je suis aussi important que le monde entier. Je ne me retirerai pas du monde avec une seule faute."

-> Le Nétivot Shalom explique le verset "Mon fils, ne sois pas dégoûté par la réprimande d'Hachem" (moussar Hachem béni al tim'as - Michlé 3,11) comme signifiant : "La réprimande d'Hachem (moussar Hachem) est : "tu es mon fils (béni), donc ne sois pas répugnant (al tim'as)"."
Cela signifie que nous devons reconnaître que nous sommes les enfants du Roi et nous abstenir de tout comportement indigne d'une telle royauté.
[Rabbénou Yona (Avot 3,14) enseigne également en ce sens. ]

"Aucun de ceux qui espèrent en Toi ne sera déçu" (Téhilim 25,3).Ajouter un article

-> Le roi David nous enseigne que ceux qui placent leur espoir en Hachem ne seront jamais déçus, car Hachem répondra toujours à leurs prières.
Le mot clé est "confiance". Lorsqu'une personne place toute sa confiance en Hachem, ses prières seront exaucées.

L'expérience humaine semble contredire cette notion. Combien de fois les gens disent-ils : "Je crois en D., je fais confiance à Hachem, et pourtant tous mes besoins ne sont pas satisfaits".
Pourquoi en est-il ainsi ?

Nous devons faire la distinction entre les besoins et les désirs matériels et physiques, et les besoins et désirs spirituels.
Une personne qui a une confiance totale et absolue en Hachem, convaincue qu'Il la comblera de richesses et de succès matériels, n'obtiendra pas nécessairement le résultat qu'elle désire.
Cependant, une personne dont la confiance en Hachem est centrée sur ses besoins spirituels et dont les désirs émanent de son âme, une telle confiance ne sera jamais vaine. Hachem répondra à son aspiration spirituelle, et cette personne sera entourée de la bonté d'Hachem.
[ rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonathan Eikha ]

Il est connu que [nous sommes censés accomplir] toute la Torah par choix et non par contrainte ...
Le Ramban explique que le verset : "Tu déposséderas [les habitants de la terre] et tu y habiteras' (Massé 33,53) implique un commandement positif explicite d'habiter en Terre Sainte.

Or, lorsque nous sommes rejetés de toute la surface de la terre, nous accomplissons ce commandement (mitsva) positif uniquement sous la contrainte, et il n'est pas certain que nous le choisissions volontairement, pour l'amour d'Hachem.
Cependant, lorsque nous pourrions vivre dans les meilleures terres des nations (ex: où l'on s'y sent bien, qu'on y vit agréablement, ...), mais que nous choisissons de n'habiter qu'en terre d'Israël, alors nous accomplissons ce commandement positif de notre plein gré (par amour de faire la volonté d'Hachem, et non par contrainte pour défendre nos intérêts).
['Hatam Sofer - drachot 'Hatam Sofer - sermon donné le 7 Av - vol.2 ]

"Hachem est ma force et mon bouclier ; mon cœur a mis sa confiance en Lui, et j'ai été secouru ; alors mon cœur exulte, et par mes chants je Le louerai" (Téhilim 28,7)

-> Le rav Tsadok HaCohen (Tsidkat haTsadil 143) enseigne que lorsque le cœur fait véritablement confiance à Hachem, même avant que le salut n'arrive, la joie s'installe déjà, car la connexion elle-même est rédemptrice.

"Israël, fais confiance à Hachem ; Il est leur aide et leur bouclier" (Israël béta'h b'Hachem ézram oumaguinam ou - Téhilim 115,9)

-> Le Sfat Emet (Bé'houkotaï 5643) explique que "aide et bouclier" signifie que Hachem apporte son soutien à la fois intérieurement (aide) et extérieurement (protection).
La confiance en Hachem débloque ces deux aspects.

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-> Le rabbi de Slonim (Nétivot Shalom - Téhilim 86,2) explique qu'un vrai 'hassid n'est pas quelqu'un de parfait, mais quelqu'un qui remet tout son être entre les mains de Hachem.
C'est cette confiance même qui rend quelqu'un digne de protection.