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Mériter la guéoula par nos cris à Hachem

Une année, lors du Séder de Pessa'h du Riyatz de Loubavitch, alors que la Haggadah était récitée et que le Rabbi en arriva aux mots "vé'nits'hak el Elokénou" (et nous avons crié vers notre D.), il expliqua :
"Certains disent que si nous avions aujourd’hui un dirigeant comme Moché Rabénou, nous serions délivrés.
Ils se trompent. La rédemption (guéoula) n’est pas retardée parce qu’il nous manque un Moché (à notre génération). Lorsque le peuple d’Israël était en Egypte, Hachem ne leur a envoyé Moché qu’après qu’ils l’eurent imploré (le criant du fond de leur cœur). Il en va de même pour nous. Si nous implorions Hachem, Il nous enverrait alors un Moché pour nous délivrer."

Manquer d’émouna dans notre force de prier

+ Manquer d'émouna dans la force de prier :

-> De nos jours, certains n’apprécient pas la prière et n’en tirent aucune inspiration. Un certain rabbin a suggéré que cela venait du fait que les gens avaient l’impression que leurs prières n’étaient pas efficaces et n’étaient pas exaucées.
Le rav Aharon Leib Steinman explique qu’il y a une raison bien plus fondamentale : à savoir, un manque d'émouna. Si une personne croyait véritablement qu’elle se tient devant le Créateur du monde et Celui qui gère toutes ses affaires, et qu’elle lui parle, ses prières seraient alors très significatives.
On dit que le Hafetz Haïm conversait avec Hachem comme s’il parlait à un ami (existant vraiment face à lui).

-> Le rav Steinman insiste sur l’importance de parler à Hachem.
Il faisait remarquer qu’il y avait de grands tsadikim capables de parler aux anges, voire à l’Ange de la Mort, mais qu'absolument tous les juifs peuvent parler à Hachem.
Il explique qu’il peut être difficile pour une personne de vraiment sentir qu’elle parle à Hachem, surtout si elle est occupée à des activités qui peuvent la détourner de la pensée d'Hachem. Cependant, si une personne s’y emploie et prend l’habitude de parler à Hachem, cela finira par devenir réel et elle se sentira proche de Hachem. Et cette proximité elle-même aidera ses prières à être acceptées par Hachem.
Il est toutefois important de prendre cela au sérieux et d’essayer réellement de visualiser qu’on parle à Hachem. Certaines personnes pensent qu’elles parlent à Hachem, mais en réalité, elles ne parlent qu’à elles-mêmes.

[lors d'une prière, on peut avoir naturellement du mal à s'abandonner totalement dans les bras d'Hachem, d'avoir conscience de notre petitesse (on doit donc se dévêtir de toute trace d'égo : notre intelligence, notre richesse, notre situation d'honneur, nos relations, ... [on n'a pas de plan B pour sans sortir, que Toi Hachem!] ). Au contraire, on doit se reposer sur l'infinie grandeur et bonté d'Hachem qui est face à nous dans la prière (100% disponible que pour nous!), et qui attend nos paroles pour nous combler du meilleur (Il peut tout, et est derrière toute chose). ]

La mitsva pour laquelle on devrait être le plus méticuleux est l’étude de la Torah, car c’est la plus grande de toutes les mitsvot.
Le Hazon Ich dit que l'étude de la Torah a un impact plus puissant sur le monde que n’importe quelle autre mitsva, et si nous étudiions la Torah comme il le faut, il y aurait tant de sainteté dans le monde que personne n’aurait de pensées d’hérésie ou de faute.
[rav Aharon Leib Steinman - rapporté dans la Haggada du rav Steinman (par rav Avraham Yéchayahou Steinman)]

Tous les progrès sont grâce à la Torah

+ Tous les progrès sont grâce à la Torah :

-> On demanda au rav Aharon Leib Steinman : "Le monde ne reste pas immuable ; de nouveaux empires se lèvent tandis que les anciens disparaissent. En effet, nos Sages (Yadayim 4,4) nous disent que San'hériv, roi d’Assour, déplaça chaque nation de sa terre natale et l’exila ailleurs.
Si tel est le cas, comment la Haggada de Pessa'h peut-elle affirmer que sans la sortie d'Egypte, nous serions encore esclaves en Égypte? Il est certain qu’au cours de l’histoire, l’Égypte aurait vu son pouvoir décliner et les juifs auraient pu partir.

Le rav Steinman répondit que tous les progrès réalisés au fil du temps sont le résultat de l’acceptation de la Torah par les juifs. Si les juifs n’avaient pas quitté l’Egypte et accepté la Torah, le monde serait resté dans son état primitif d’origine, et tous les changements dans la civilisation mondiale ne se seraient pas produits.
[rav Aharon Leib Steinman - rapporté dans la Haggada du rav Steinman (par rav Avraham Yéchayahou Steinman)]

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[on a tendance à penser que la Torah peut être dépassées par les progrès technologiques, mais la réalité est que les progrès ne sont possibles que grâce à la Torah.
(la Torah précède la création du monde, lui permet d'exister à chaque instant, et elle en est comme un plan divin de construction, fonctionnement). ]

[Si Hachem, n’avait pas fait sortir nos pères d’Égypte, nous, nos enfants et les enfants de nos enfants, serions restés asservis au Pharaon en Égypte. (Haggada de Pessa'h - vé'ilou lo otsi aKadoch barou'h ou ét avoténou mimitsraïm ...) ]

Avoir de la joie dans la mitsva

-> On nous enseigne que nous devons accomplir les mitsvot avec joie. Pourquoi donc?

Le rav Aharon Leib Steinman donne la parabole suivante : si quelqu’un prépare un repas pour une occasion importante ou un invité de marque, il veille à utiliser les meilleurs ingrédients et à bien l’assaisonner. S’il néglige d’assaisonner le plat, il montre que l’occasion ou l’invité n’a pas d’importance, et qu’il n’accorde donc que peu d’importance au repas.
De même, la joie avec laquelle on accomplit une mitsva est la "saveur" de la mitsva. Si quelqu’un accomplit une mitsva sans joie, il montre que la mitsva n'a pas d’importance à ses yeux.

Parfois, de jeunes ba'hourim venaient voir Rav Aharon Leib Steinman pour se plaindre de ne pas trouver d’épanouissement dans leur vie, et de ne pas ressentir de joie ni de satisfaction dans les mitsvot qu’ils accomplissaient.
Le rav Steinman leur disait : "Concentrez-vous simplement sur le fait que vous faites partie de la nation juive, que Hachem a choisie comme Son peuple élu et à laquelle Il a donné Sa Torah. Cela en soi est le plus grand privilège!"

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-> Rabbi Na'hman de Breslev exprime dans sa célèbre chanson : "Si un juif avait conscience de ce qu'est être juif, alors il serait joyeux et il danserait jusqu'à 120 ans!" (im yéhoudi aya yodéa ...).

-> Le rav Its'hak Hutner (Pa'had Its'hak - séfer hazikaron 71) attendait de ses élèves qu’ils aspirent à la grandeur, tout en soulignant l’importance de conserver un sentiment de satisfaction "dans un état d’être juif sans avoir atteint aucun niveau" (bé'matsav chél héyot Yéhoudi bli madrégot).
Il insistait que : le point de départ de la croissance et de l’identité spirituelle réside dans l’appréciation de ce que nous sommes, et non dans la lutte pour combler ce qui nous manque.

Les temps du machia’h

+ Les temps du machia'h :

-> Lorsque les juifs quittèrent l'Egypte, ils se trouvaient à un niveau spirituel très bas. Pourtant, lorsqu'ils atteignirent la mer Rouge quelques jours plus tard, ils s'élevèrent au niveau des prophètes et chantèrent les versets d'Az Yachir.
Nous voyons ainsi que rien n'est au-delà du pouvoir de Hachem ; Il peut même élever une personne très basse jusqu'aux plus hauts niveaux de spiritualité.

Le rav Aharon Leib Steinman explique que c’est ce qui se passera lorsque le machia'h viendra : bien que nous soyons très bas spirituellement, après la venue du machia'h, nous deviendrons véritablement grands!

Le rav Steinman ajoute que de nombreux événements dans le monde ont pour but de préparer la venue du machia'h. Par exemple, la raison pour laquelle il y a tant de baalé téchouva est qu’une fois le machia’h arrivé, il sera trop tard pour se repentir ; c’est pourquoi Hachem a inspiré les gens à revenir à leurs racines avant l’avènement du machia’h.
De même, le fait que les gens aient tant de mal à trouver des chidou'him pour leurs enfants sert d’expiation pour le monde en préparation de la venue du machia'h.

"On ne perd jamais à être honnête et on ne gagne jamais à être malhonnête!
Cela ne signifie pas qu’en Olam Haba (monde à Venir), on ne gagne rien à être malhonnête ; cela va de soi. Le fait est que, même dans ce monde, une personne ne réussira jamais en mentant ou en étant malhonnête. Même s’il semble parfois que les personnes malhonnêtes parviennent à s’en sortir, ce n’est qu’une illusion, et elles finiront par échouer."
[rav Aharaon Leib Steinman ]

Le principal travail du yétser ara est de faire oublier à une personne (juive) qu’elle est l’enfant du Roi (des rois - Hachem).
[Rabbo Aharon de Karlin ]
(ikar avodat ayétser ara hi léaskia'h méadam chéou ben mélé'h)

"Une personne doit croire en elle-même, croire qu’elle est précieuse aux yeux d'Hachem, car proportionnellement à la clémence et la bonté d'Hachem [qui sont infinies], chaque personne [juive] est [infiniment] grande et importante aux yeux d'Hachem."
[rabbi Na'hman de Breslev]