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La tsédaka

+ La tsédaka :

"Tu lui donneras (au pauvre), sans mauvais cœur en lui donnant, car de la sorte, Hachem ton D. te bénira dans tout ce que tu feras et dans toutes tes entreprises" (Réé 15,10)

-> Le Séfer Ha'hinoukh écrit sur ce verset :
"Celui qui comprend les voies de la Torah et qui perçoit un tant soit peu sa valeur, sait pertinemment qu'un homme qui dépense son argent pour les nécessiteux verra ses biens augmenter. Parce qu'Hachem juge la personne selon ses actes et lui accorde Sa bénédiction suivant la manière dont il se rapproche d'elle (c'est-à-dire suivant la manière dont l'homme se rapproche de la bénédiction qui se trouve dans les mains d'Hachem).
Le défaut de l'avarice constitue une paroi de fer entre l'homme et la bénédiction, alors que la générosité fait partie de cette bénédiction.
Il en ressort que celui qui se comporte avec générosité prend lui-même une part dans la bénédiction d'Hachem. C'est à ce sujet que nos Sages (guémara Taanit 9a) enseignent : "donne la dîme afin que tu t'enrichisses" (se basant sur le verset : " assèr téasser - Réé 14,22)."

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-> "Or, il ne manquera pas de pauvres dans le pays, c’est pourquoi Je t’ordonne en disant : ouvre, ouvre-lui ta main, à ton frère, au pauvre, à l’indigent qui sera dans ton pays!" (Réé 15,11)

-> Le Ktav Sofer explique que l'expression "c'est pourquoi" est une forme employée par Hachem lorsqu’il s'adresse à l'homme : "Je ne laisserai jamais le pauvre disparaître de la Terre et mourir de faim (à D. ne plaise), et il trouvera constamment de quoi pourvoir à ses besoins.
Mais Je sais que toutes sortes de malheurs sont prêts à s'abattre sur toi à l'avenir, et Je désire t'en préserver, c'est pourquoi Je t'ordonne "ouvre ta main", car grâce à cela tu seras préservé de tout mal.
C'est pour cela qu'il est écrit "Tu ouvriras ta main vers lui", comme si c'était toi qui ouvrais ta main pour lui demander une faveur et non le contraire.
C'est en tant que présent que Je te l'ai envoyé afin que tu lui donnes, et que tu sois ainsi préservé de tout mal."

-> Le Zohar (1,104 a) enseigne : "Viens et vois combien Hachem est bon avec Ses créatures et à plus forte raison avec ceux qui vont dans Ses voies : même au moment où Il juge le monde, Il fait en sorte que celui qui L'aime soit acquitté en lui envoyant comme présent un pauvre qui lui fait mériter d’accomplir la mitsva de la charité et qui l'acquitte lors du jugement."

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-> "Donner la dîme tu donneras la dîme" (Réé 14,22)

Nos Sages expliquent la redondance de ce verset en disant : "Donne la dîme et tu t’enrichira (tit’acher)", le terme "téasser" (tu donneras la dîme) pouvant aussi se lire en hébreu : t(it)acher (tu t’enrichiras).
=> Mais une question peut légitimement se poser. La réalité montre que beaucoup de personnes qui donnent la tsédaka ne s’enrichissent pas. Et inversement, des gens qui ne donnent aucun sou, bénéficient d’une grande richesse!

-> Le ‘Hatam Sofer explique cela en se basant sur le verset : "C’est la bénédiction d’Hachem qui enrichit et elle n’ajoute pas de tristesse avec elle". En effet, il est dans la nature des biens matériels de ne jamais rassasier ceux qui les possèdent. Selon le dicton : « Celui qui a 100 veut 200, et celui qui a 200 veut 400".
C’est que la matérialité en elle-même ne remplit pas l’homme intérieurement. C’est pourquoi, ceux qui en bénéficient se rendent compte après coup qu’ils n’ont pas été rassasiés. Aussi, ils se remettent à la recherche d’autres profits matériels, espérant enfin trouver leur bonheur. Mais ils ne pourront pas l’atteindre, car par nature les propriétés matérielles ne remplissent pas le vide, ils ne font que l’amplifier. Ils ressentent donc constamment vide intérieur, frustrations, déceptions… La richesse est donc souvent accompagnée de tristesse. Il est bien clair que ce n’est pas cette pseudo-richesse que la Torah promet en récompense. Seule la Bénédiction Divine enrichit véritablement. Car Hachem accorde à l’homme qui mérite Sa Bénédiction, la capacité extraordinaire de pouvoir se satisfaire et se contenter de ce qu’il a.
Ainsi, seule une telle richesse mérite d’être considérée comme telle, car elle n’est pas accompagnée de tristesse. Comme le dit la Michna : "Qui est l’homme riche? C’est celui qui se réjouit de ce qu’il a".
Et c’est cette richesse que la Torah promet à ceux qui donnent la tsédaka. Ils mériteront d’être heureux et pleinement satisfaits de leurs biens. Ils seront ainsi réellement riches, sans frustrations, ni insatisfactions et se sentiront pleins et épanouis.

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-> Le midrach (Béréchit rabba 59,1) raconte que Rabbi Méir se rendit une fois dans la ville de Mamela et y constata que l’on y décédait jeune, avant même d’avoir des cheveux blancs.
Il demanda à ses habitants : "Peut-être êtes-vous de la descendance de Eli haCohen à propos duquel il est écrit : "Ton âme se désolera en voyant tout espoir de ta race s’éteindre à l’âge d’homme?" (Chmouël I 2,33)
-Rabbi, priez pour nous !, le supplièrent-ils.
- Allez prodiguer la charité, leur répondit-il, et vous mériterez la vieillesse!"

Et il leur rapporta le verset suivant à l’appui : "La couronne d’une splendide vieillesse, tu la rencontreras sur le chemin de la charité" (Michlé 16,31) : un homme mérite d’autant plus la longévité qu’il prodigue de ses propres biens à autrui.

-> Le rav Elimélé'h Biderman ajoute :
On peut apprendre de là que plus un homme s'efforcera dans ce domaine, plus il méritera la longévité.

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-> Nos Sages (Vayikra rabba 34,8) commentent à ce sujet ce que Ruth dit à Naomie à propos de Boaz (qui lui prodigua l’aumône en lui donnant à manger) : "le nom de l’homme à qui j’ai fait du bien aujourd’hui est Boaz".
Il n’est pas écrit "qui m’a fait du bien", mais "à qui j’ai fait du bien" : car le pauvre prodigue davantage au riche que celui-ci prodigue au pauvre.

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-> Le Rambam (Lois des dons aux pauvres - 10] écrit sur l’importance de la tsédaka :
"Il est un devoir d’être attentif au précepte de la tsédaka plus qu’à tous les Commandements positifs, car la tsédaka est le signe du tsadik, descendant d’Abraham ...
Le Trône d’Israël et la foi authentique ne subsistent qu’en vertu de la tsédaka… Et les juifs ne seront délivrés que par la tsédaka".

[dans la suite, le Rambam (Halakhot 7-14) va rapporter les différentes manières d'accomplir la mitsva de tsédaka du niveau le plus élevé. Il est intéressant de noter que le 8e et niveau le plus inférieur est lorsqu'on donne la tsédaka en étant triste de donner son argent aux autres. D'ailleurs, le 7e niveau est lorsque l'on donne moins que ce que l'on doit donner, mais qu'on le donne avec un visage enthousiaste. ]

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-> "Tout celui qui détourne ses yeux de la tsédaka, est considéré comme un idolâtre!"
[guémara Kétouvot 68a]

-> La guémara (Bétsa 32b) enseigne : "Les riches de Bavel iront tous au guéhinam (en enfer), car ils ne voulaient pas donner la tsédaka et se comporter avec bonté envers les autres".

-> C'est par le mérite de la tsédaka, nous accueilleront machia’h, comme l'affirme le Rambam (Lois de
Pauvres 10,1) : "Israël ne sera délivré que par tsédaka".

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-> "A Moi appartient l'argent, à moi l'or, dit Hachem" ('Hagaï 2,8), car " tout vient de Toi" (Divré haYamim I 29,14).
On peut comparer cela à un convoyeur de fonds. Nul ne pense que le conducteur est riche et que l’argent transporté lui appartient. Il est uniquement responsable de son acheminement. Nous sommes tous comparables à un convoyeur de fonds au regard de l’argent dont on dispose.
"Hachem enrichit et appauvrit" (Hachem morich oumaachir - Chmouël I 2,7).

-> La charité est vecteur d’enrichissement selon nos Sages (guémaraTaanit 9a) : Donnez le maasser afin de vous enrichir (acher bichvil chétit'acher).
Il y a une allusion à cela : en prenant les lettres précédant celles du mot “כסף = argent” on trouve “עני = un pauvre”. Le י avant le כ, le נ avant le ס et le ע avant le פ. Cela suggère que l’argent viendra justement après avoir donné au pauvre, donc que la charité enrichit.

A quoi est-ce comparable?
Au gardien d’une cassette remplie d’argent. S’il s’acquitte bien de sa tâche de surveillance, on pourra alors lui confier la garde d’un trésor bien plus conséquent. De même, si l’on donne la dîme, Hachem nous donnera alors plus d’argent (acher bichvil chétit'acher).
[Hachem a d’infinies possibilités de faire parvenir de l’argent à un pauvre . Il fait d’une personne le dépositaire d’un argent qu’elle devra donner au pauvre.]

-> De même, le 'Hida (Pné David), au nom du Alchikh haKadoch, rapporte que celui à qui Hachem a accordé une grande richesse doit savoir qu'il n'en est que le "tuteur".

-> Le midrach (Vayikra rabba 34,8) révèle que le pauvre fait plus pour celui qui lui donne que ce dernier ne fait pour lui.
Nous pouvons le comprendre d’après l’affirmation de nos Sages (Beitsa 16a) selon laquelle la subsistance d’une personne est fixée à Roch Hachana. Dès lors, mieux vaut par exemple gagner des mérites et donner 50 euros à un pauvre, que de les perdre d’une façon ou d’une autre car la dépense de ces 50 euros avait été décidée à Roch hachana.
La charité permet d’engranger tous les bénéfices d’une mitsva éternelle ("la tsédaka sauve -notamment- de la mort" [Michlé 10,2;11,4], ...).
En résumé, le décret de perte d’argent peut être rempli via la mitsva de tsédaka. C’est là très certainement préférable à une perte sèche, sans aucun bénéfice.
[rabbi Yéhochoua Alt]

-> Aucun mal ne résulte de la charité qui ne génère jamais l’appauvrissement ni aucune conséquence nuisible (Yoré Déa 247:2).

-> De même qu’on implore Hachem d’écouter nos suppliques, nous devons nous tourner vers les exhortations des indigents (Yoré Déa 247:3).

Les nations suite à la venue du machia’h

+++ Les nations suite à la venue du machia'h :

+ Edom :

-> Rabbi 'Hanina bar Pappa (ou Rabi Simlai, selon d'autres Sages) a fait ce commentaire : "Dans les temps futurs, Hachem prendra les rouleaux de la Torah entre Ses bras et dira : "Que celui qui s'est intéressé à la Torah vienne prendre sa récompense".
Aussitôt, se réuniront autour de Lui (les représentants des nations) ... C'est le royaume d'Edom qui entrera en premier chez Hachem. Pourquoi lui en premier?
Parce qu'il est le plus important. D'où sait-on que le plus important entre en premier?
Rav 'Hisda répond : Lorsqu'un roi et son peuple passent en Jugement, c'est le roi qui est jugé en premier, selon ce verset : "Afin qu'Il juge Son serviteur (le roi) et Israël Son peuple" (Rois I 8,59). Pourquoi en est-il ainsi?
C'est parce qu'il n'est pas correct qu'un roi reste dehors à attendre, ou alors le roi comparaît en premier avant que la colère du Tribunal Céleste ne s'aggrave. Hachem demandera (aux Romains) : "Quelles étaient vos activités sur Terre?".
Ils Lui répondront : "Maître du monde, nous avons organisé de nombreux marchés, nous avons construit de nombreux bains publics, nous avons multiplié l'argent et l'or et, tout cela, nous l'avons fait uniquement afin de permettre à Israël de se consacrer à la Torah».
Hachem répondra : "Insensés, tout ce que vous avez fait n'est que pour satisfaire vos propres désirs : les marchés pour la débauche, les bains pour votre plaisir; quant à l'argent et l'or, ils M'appartiennent selon le verset : "l'argent est à Moi et l'or est à Moi, dit Hachem des Armées" (Haguaï 2,8) ".
Hachem ajoutera : "Y a-t-il parmi vous quelqu'un qui s'est attaché à "zot" (ceci)" (Yéchayahou 43,9), où le mot "zot" signifie la Torah selon le verset : "Ceci ("zot") est la Torah que Moché présenta" (Vaét'hana 4,44)".
Les Romains sortiront aussitôt (sans récompense) avec tristesse.
[guémara Avoda Zara 2a-2b]

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=> A quelle époque ce récit aura-t-il lieu?

L'expression "léatid lavo" (dans les temps futurs) de notre guémara peut être lue de 2 façons différentes :

-> Selon le commentateur Ravad, ce récit se produira au début de la période messianique, lorsque le roi Gog viendra avec de nombreuses autres nations pour combattre les juifs qui résident sur la terre d'Israël (voir chapitres 38 et 39 du livre de Yé'hezkel). Après la défaite cuisante de Gog et des légions qui l'accompagneront, Hachem jugera les nations en "tenant" dans Son giron le Séfer Torah, Son bien le plus précieux, afin de montrer aux nations l'importance de l'étude de la Torah.

-> Selon le commentateur Iyoun Yaakov, ce récit se déroulera dans le monde futur (olam aba), c'est-à-dire à la période qui suit l'arrivée du Machia'h.

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=> Pourquoi les représentants des nations se sont-ils réunis autour d'Hachem pour venir prendre leur récompense?

Hachem voulait récompenser les Bné Israël dont l'activité principale était l'étude et l'accomplissement de la Torah. Pourquoi alors les nations se sont-elles pressées pour recevoir leur récompense, alors qu'elles ne sont pas concernées par cette activité spirituelle?

On peut citer les réponses suivantes :
-> Selon le Iyoun Yaakov :
En fait, les nations sont concernées par l'accomplissement des 7 Lois Noa'hides et elles ont le devoir de les étudier. C'est pourquoi, elles se sont présentées autour d'Hachem qui leur a refusé cette récompense, car la majorité des nations a négligé la pratique et l'étude de ces 7 Lois.

-> Selon le Kétonet Yossef :
Hachem a tenu à récompenser celui qui s'est investi pour la Torah, et non pas celui qui a étudié la Torah ; les nations ont donc compris que ceux qui ont aidé les Bné Israël à étudier la Torah méritent une récompense.
C'est pourquoi, elles sont venues prendre leur récompense pour avoir créé des marchés, des thermes et des systèmes économiques d'enrichissement, afin selon eux de permettre à Israël d'étudier la Torah ; mais leur argument a été rejeté par Hachem.

-> Selon le Kéli Paz :
Les nations se sont présentées pour faire cette allusion : le monde ne peut se maintenir par l'activité d'une seule nation, mais par les activités conjuguées et complémentaires de toutes les nations ; de même la Torah ne peut pas se maintenir par le seul peuple d'Israël qui l'étudie, sans l'appui des autres nations qui gèrent les activités profanes et les divers métiers ; c'est à ce titre que les nations se sont présentées pour recevoir leur récompense.

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=> Comment Edom a-t-il osé mentir devant Hachem et pourquoi "Hachem leur dit : "Qui, parmi vous, s'est attaché à la Torah"?

Le rav Dessler (Mikhtav méEliyahou - tome 1) écrit :
la fin de notre passage de guémara (ci-dessus) suscite 2 questions importantes :
- Comment Edom a-t-il eu l'audace et l'effronterie de se présenter devant Hachem, dans le monde de Vérité, avec un mensonge aussi éhonté par rapport à ses intentions en faveur d'Israël?
- Pourquoi Hachem, en réponse, leur a-t-Il dit : "Qui parmi vous s'est attaché à la Torah", alors qu'Edom n'était pas concerné par la Torah?

-> A la première question, nous répondrons que toute personne qui a vécu dans ce monde-ci une vie d'illusions et de mensonge, se présentera dans le monde à venir, et même devant Hachem, avec les mêmes particularités et les mêmes aspirations qu'il avait ici-bas, et le mensonge continuera à l'accompagner même dans l'au-delà, sans aucune retenue.

-> A la seconde question, nous répondons que l'attachement à la Torah signifie l'effort pour dominer son égoïsme, ses bas instincts et la matérialité, afin de se consacrer à des efforts plus nobles, à la sainteté et à des buts Divins : vos activités décrites, pour lesquelles vous demandez une récompense, sont à des fins égoïstes, donc à l'opposé de l'attachement à la Torah.

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=> Pourquoi le mot "zot" désigne-t-il la Torah?

-> Le Emet léYaakov explique :
Contrairement aux lois des nations, qui changent à chaque époque, les Lois de la Torah sont immuables au cours du temps.
C'est ce qu'a voulu exprimer le verset : "Ceci est la Loi que Moché présenta aux enfants d'Israël" (Vaét'hana 4,44) = la Torah qui constitue notre Loi aujourd'hui est identique à celle présentée au mont Sinaï, il y a plus de trois mille ans, au Peuple d'Israël par Moché Rabénou.

-> Selon Bet Halévi, les nations croient en la Torah écrite révélée aux Bné Israël, mais elles ne croient pas en la Tora orale qui décode la Torah écrite. Or, les nations pensaient, en voyant Hachem porter le séfer Torah, qu'il s'agissait de la Torah écrite avec laquelle elles ont un certain lien ; c'est pourquoi elles se sont présentées pour recevoir leur récompense.
Hachem leur refusa cette récompense en leur disant : Avez-vous un lien avec la Torah orale qui est désignée rit (zot)?

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+ Les perses :

-> Les Romains sortirent (de devant Hachem) et les Perses entrèrent à leur tour.
Pourquoi les Perses? Parce qu'en importance, ils se classent juste après Edom.
D'où le savons-nous? De ce verset : "Puis, ce fut une autre bête (après le lion), une deuxième, semblable à un ours" (Daniel 7,5).
Selon Rav Yossef, ce verset fait allusion aux Perses qui mangent et boivent (beaucoup) comme les ours, qui sont gros, chevelus et agités comme les ours.

Hachem leur demandera : "Quelles étaient vos activités (sur Terre)?".
Ils répondront devant Lui : "Maître du monde, nous avons construit de nombreux ponts, nous avons conquis de nombreuses grandes villes et nous avons fait de nombreuses guerres (contre nos ennemis) et tout cela, c'est afin de permettre à Israël de se consacrer à l'étude de la Torah".

Hachem répondra : "Tout ce que vous avez fait, c'est pour vous-mêmes (et non pas en faveur d'Israël). Vous avez construit des ponts, afin de percevoir des droits de péage ; vous avez conquis des cités, afin d'imposer un travail forcé à ses habitants; quant aux guerres, c'est Moi qui les ai menées, selon verset : "Hachem est le Maître de la guerre" (Béchala'h 15,3)".
Hachem ajoutera : "Y a-t-il parmi vous quelqu'un qui s'est attaché à "zot" (ceci)?" (Yéchayahou 43,9), où le mot "zot" désigne la Torah selon le verset : "Ceci ("zot") est la Tora que présenta Moché" (Vaét'hanan 4,44) ".

Les Perses sortiront aussitôt (sans récompense) avec tristesse. Après avoir vu que les Romains avaient été déboutés, pourquoi les Perses se sont-ils présentés? C'est parce qu'ils se sont dit : "Les Romains ont détruit le Temple, mais nous, nous l'avons construit".
[guémara Avoda Zara 2b]

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-> Selon Ben Ich 'Haï, le fait que ce sont ces 2 grandes nations : Edom et les Perses qui sont entrées auprès d'Hachem en premier pour recevoir leur récompense, cela constitue un mauvais présage pour les 70 nations qui seront également privées de récompense.
En effet, les initiales de ces 2 nations : אדום (Edom) et פרס (Parass) sont א (alef) et פ (pé) qui forment le mot אף (af - colère) et les lettres finales de ces 2 nations sont מ (mem) et ס (samekh) qui forment le mot מס (mass) d'où dérive le mot המסה (hamassa - désolation).

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+ La plaidoirie des nations :

-> Les autres nations (se présenteront) et plaideront ainsi : "Maître du monde, avons-nous accepté la Torah (pour que Tu nous reproches) de ne pas l'accomplir?".
A cet argument, Hachem répondra : "Pourquoi n'avez-vous pas accepté la Torah (que Je vous avais proposée)?".
Les nations diront : "Maître du monde, as-Tu renversé la montagne au-dessus de nous comme Tu l'as renversée au-dessus d'Israël?" ; il est écrit en effet : "Ils se placèrent sous la montagne" (Yitro 19,17) ; selon Rav Abdimi bar 'Hama, ce verset nous enseigne que Hachem retourna la montagne sur les Bné Israël comme une coupole et Il leur dit : Si vous voulez accepter la Torah, c'est bien, sinon, ce sera votre tombe ici.
Aussitôt, Hachem répondra (aux nations) : "Qui d'entre eux peut annoncer les choses de jadis?" (Yéchayahou 43,9), c'est-à-dire : "Les 7 Commandements que J'avais donnés (aux nations), les avez-vous observés?".
D'où sait-on que les nations n'ont pas observé les 7 Commandements? Rav Yossef répondit à partir de ce verset : "Il se lève et la Terre vacille, Il voit et Il les délie" ('Habakouk 3,6), c'est-à-dire que Hachem a vu que les 7 Commandements acceptés par Noa'h et ses descendants n'ont pas été respectés ; Il a alors décidé de les délier de leur obligation.
Nos sages s'étonnent : Cette interprétation est- elle possible? Cela conduirait à récompenser le fauteur. C'est pourquoi, Mar fils de Ravina donne à ce verset une autre interprétation : Même s'ils observent ces 7 Commandements, ils n'en seront pas récompensés.
[guémara Avoda Zara 2b-3a]

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=> D'où apprenons nous que les nations ont refusé la Torah qui leur avait été offerte ? Qui l'avait proposée?

-> La guémara (Avoda Zara 2b) nous rapporte :
Rabi Yo'hanan dit : Hachem s'est adressé d'abord aux descendants d'Essav pour leur offrir la Torah, mais ils l'ont refusée. Puis Hachem s'est adressé aux descendants d'Ichmaël, mais ils l'ont également refusée. Ensuite, Hachem a proposé d'offrir la Torah à chacune des autres nations, selon Ramban (Haazinou 32,3), et elles l'ont refusée. Enfin, Il est venu vers le peuple d'Israël qui l'a acceptée.

-> Selon le Pirké déRabbi Eliézer :
Aux fils d'Essav et aux fils d'Ichmaël, descendants d'Avraham Avinou, c'est Hachem Lui-même qui s'est révélé à eux pour leur offrir la Torah. Par contre, pour les autres nations non issues d'Avraham, Hachem a envoyé des Anges pour leur proposer la Torah qu'elles ont refusée.

-> Le Avné Nézer enseigne :
Selon le Zohar, Hachem n'a pas proposé la Torah directement aux enfants d'Essav ni aux enfants d'Ichmaël ni aux autres nations, mais Hachem a posé la question au "sar" de chacune des nations, c'est-à-dire à leur Ange tutélaire dans le Ciel, qui l'a refusée.

[il est intéressant de rapporter le Zohar suivant : depuis le refus des fils d'Essav (habitant à Séïr) d'accepter la Torah et le refus des fils d'Ichmaël (habitant à Paran), la lumière qui a brillé sur Israël qui a accepté la Torah est encore plus intense et l'éclat qui entoure Israël est encore plus resplendissant. ]

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=> Quand les nations ont-elles reçu les 7 mitsvot et quelles sont ces 7 mitsvot?

-> Selon le Iyoun Yaakov :
Toutes les âmes (néchamot), qui devaient venir dans ce monde dans le futur, étaient incluses dans l'âme d'Adam Harichone. Lorsque ce dernier reçut d'Hachem les 7 mitsvot de base, sans en être forcé, toutes les âmes de l'humanité incluses dans l'âme d'Adam Harichone acceptèrent ces 7 Commandements, et en particulier les néchamot des nations.

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-> L'âme de chacun des Bné Israël désire accomplir tous les Commandements de la Torah et s'éloigner de toute transgression, si ce n'est le yétser ara qui l'entraîne au mal ; c'est pourquoi la contrainte est utile pour les Bné Israël, afin de les aider à vaincre le yétser ara.
Par contre, l'âme des nations du monde ne les porte pas à désirer accomplir les Commandements de la Tora ; c'est pourquoi, la contrainte n'aura aucune utilité. La non-réalisation des 7 mitsvot de Noa'h prouve leur non-désir d'accomplir les mitsvot.
[Halfalgot Réouven]

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=> La réponse de Mar fils de Ravina n'est pas satisfaisante, car le fauteur reste bénéficiaire.

-> Le Kétonet Yossef explique :
Hachem a délié les nations de leur obligation des 7 mitsvot, car elles n'ont pas respecté ces 7 Lois Noa'hides. Notre guémara s'étonne : cela revient à faire bénéficier le fauteur!
Mar, fils de Ravina, répond : même si elles observent ces 7 mitsvot, elles n'en recevront aucune récompense. Cette réponse n'est pas satisfaisante, car les nations qui ont fauté en ne respectant pas les 7 mitsvot vont bénéficier d'une absence de sanction.
En fait, Rachi (guémara Baba Kama 38a) dit : "Même si les nations accomplissent les 7 mitsvot, elles ne seront pas récompensées, car elles ont été déliées de ces mitsvot ; cependant elles ne seront pas exemptées de sanctions".
Ainsi, les nations ne bénéficieront d'aucun avantage pour avoir abandonné l'observance des 7 mitsvot.

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=> Si les nations ont été déliées des 7 mitsvot, pourquoi sont-elles sanctionnées pour leur non-respect de ces mitsvot?

-> Selon le Kéli 'Hemda :
Bien que les nations aient été déliées de ces 7 mitsvot, elles sont sanctionnées pour leur non-respect, car ce sont des mitsvot rationnelles (ne pas tuer, ne pas voler...) que l'esprit humain comprend et s'oblige à appliquer, même si D. ne l'ordonnait pas.

-> Selon le Birkat Si :
Même si les nations ne sont plus soumises à un ordre divin, elles seront sanctionnées pour la non-observation de ces 7 mitsvot, car dans le projet de la Création, l'intention du Créateur était que les nations observent ces 7 Lois Noa'hides.

-> Le Méromé Sadé enseigne :
Les lois de récompense et sanction ne sont pas seulement une réaction du Ciel aux comportements des gens, mais sont aussi des lois imprimées dans la nature, depuis le début de la Création : quiconque accomplit une mitsva sera récompensé et quiconque transgresse sera sanctionné. Ainsi, même après que les nations aient été déliées de ces sept mitsvot, leur transgression entrainera une sanction "naturelle".

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+ Hachem propose aux nations d'accomplir la mitsva de la Soucca :

-> Les nations diront à Hachem : "Maître du monde, donne-nous la Torah de nouveau et nous la pratiquerons". Hachem leur répondra : "Vous êtes insensés! Celui qui a fait des efforts (de préparation) la veille de Shabat mangera le jour de Shabat, mais celui qui n'a pas fait ces efforts, qu'aura-t-il à manger le jour de Shabat? Cependant, j'ai un Commandement facile à exécuter, son nom est la Soucca; allez l'accomplir!".
Peut-on dire ainsi? Pourtant, Rabi Yéhochoua explique ainsi le verset : "Tu observeras la Loi que je t'ordonne aujourd'hui d'exécuter" (Vaét'hanan 7,11) = l'exécution aujourd'hui (dans ce' Olam Hazé), mais non demain (dans le olam aba) ; l'exécution aujourd'hui, mais la récompense n'est pas pour aujourd'hui.
[celui qui n'a pas accompli les mitsvot ici-bas dans ce monde-ci (comparé à la veille de Shabbath), ne pourra plus les accomplir dans le monde à venir (comparé au Shabbath)]
En fait, Hachem a fait cette proposition aux nations, car Il ne se montre pas sévère avec Ses créatures.

Pourquoi le Commandement de la Soucca est-il désigné : "facile"? C'est parce qu'il n'exige pas de dépense.
Aussitôt, chacun ira préparer une Soucca (cabane) sur le toit de sa maison et Hachem y fera pénétrer les rayons d'un soleil d'été (brûlant) ; chacun démolira sa Soucca et sortira, selon le verset : "Brisons leurs liens, rejetons leurs chaînes loin de nous!" (Téhilim 2,3) ...
Raba n'a-t-il pas dit que celui qui souffre (de la chaleur) est dispensé de résider dans la Soucca? Bien qu'il y ait une dispense, est-il permis de la démolir?
[selon le Chem miChmouël, ce n'est pas leur sortie de la Soucca qui les a disqualifiées de toutes récompense, mais c'et leur attitude de mépris. ]
Aussitôt, Hachem assis en rira, selon ce verset : "Assis dans les Cieux, Il en rit" (Téhilim 2,4).
[guémara Avoda Zara 3a-3b]

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-> Le Maharcha explique :
En choisissant de proposer aux nations de construire une Soucca, une cabane temporaire et fragile qui symbolise notre monde (le olam azé) temporaire, Hachem a voulu faire cette allusion aux nations : seule la réalisation des mitsvot dans ce monde-ci aurait pu vous assurer une récompense; mais les réaliser dans le olam aba, c'est déjà trop tard.

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=> Pourquoi ont-ils placé la Soucca au sommet du toit?

-> Selon Rachi :
A l'époque du Talmud, les toits n'étaient pas en pente, mais étaient plans. Une majorité de leurs activités s'effectuaient sur le toit plat, et ils y ont donc construit leur Soucca sur le toit.

-> Le Iyoun Yaakov explique :
C'est par orgueil qu'ils ont choisi l'emplacement de leur Soucca au sommet du toit; ils n'ont donc pas accompli cette mitsva de façon désintéressée (lichma). C'est pourquoi, Hachem a fait briller un soleil très chaud sur eux comme Il le fait sur les réchaïm dans le olam aba.

-> Selon le Ben Ich 'Haï :
C'est intentionnellement qu'ils ont placé leur Soucca sur le toit, à l'emplacement où il fait le plus chaud et où les vents soufflent plus fort, contrairement à l'emplacement dans une cour plus abritée, afin d'être dispensés de cette mitsva qu'ils dédaignaient.

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=> Pourquoi Hachem a-t-Il suscité un soleil brûlant?
Puisque Hachem a voulu donner aux nations une nouvelle occasion d'accomplir les mitsvot de la Torah, pourquoi place-t-Il devant elles un soleil brûlant, sorti de son fourneau, qui les découragera?

-> Selon le Divré Chaoul :
C'est afin que les nations ne pensent pas à accomplir les mitsvot seulement si c'est bien pour elles. Il faut que les nations sachent qu'une mitsva doit être accomplie même lorsqu'elles ne ressentent pas le bien.

-> Le Mégadim 'Hadachim nous explique :
La demande des nations d'accomplir les mitsvot dans le monde futur n'était pas recevable, d'après le verset : hayom (aujourd'hui, dans le olam azé) la'assoto (pour l'accomplir), et non pas demain (ma'har - dans le olam aba).
Lorsque Hachem leur a quand même proposé par miséricorde la mitsva de la Soucca, les nations ont pensé qu'elles étaient dignes de recevoir une récompense selon la Loi et s'en sont enorgueillies. Or, cet orgueil est une abomination pour Hachem ; c'est pourquoi Il a fait pénétrer dans la Soucca des rayons solaires brûlants, qui traduisaient la midat hadine (Attribut de Justice/Rigueur), que les nations n'ont pas supportés.

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=> La Soucca est liée à Yom Kippour réservé aux juifs. En quoi la Soucca concerne-t-elle donc les nations?

-> Le rav Eliyahou Dessler (Mikhtav méEliyahou - tome 1) écrit :
Le jour de Kippour marque un élan de repentir (téchouva) du peuple d'Israël et son acceptation de modifier ses comportements, afin d'améliorer son état spirituel. Cet élan est aidé par l'absence du yétser ara à Yom Kippour. La mitsva de la Soucca vient juste après Kippour pour protéger et renforcer, pour toute la nouvelle année, l'état spirituel acquis à Yom Kippour, avant que le yétser ara, qui réapparait après Kippour, ne vienne baisser le niveau acquis.
C'est pourquoi, dès la sortie de Kippour, nous commençons à préparer la Soucca, protectrice comme l'Arche de Noa'h, durant 4 jours, puis nous demeurons sept jours dans cette Soucca.

Du fait que Hachem a proposé la mitsva de la Soucca aux nations, nous avons une preuve que les nations sont concernées par la téchouva, comme on le trouve dans le livre de Yona où le prophète Yona a eu la mission d'obtenir la téchouva des habitants non-Juifs de Ninive. Cependant, alors que la téchouva d'Israël fonctionne à un niveau d'intériorité (pnimi), celle des nations ne fonctionne qu'à un niveau d'extériorité (hitsoni), donc dans ce olam azé et non pas dans le olam aba (voir Baba-Batra 10b).
Puisque la téchouva concerne à un certain niveau les nations, la protection de ce niveau par la Soucca les concerne aussi.

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=> Comment expliquer le rire d'Hachem?

-> Selon le Maharcha :
On ne peut pas attribuer à Hachem le rire, car on ne peut pas Lui attribuer une action physique. Il faut donc comprendre que Hachem a suscité le rire d'Israël envers les nations lorsqu'elles ont démoli la Soucca.

-> Selon le Ein Eliyahou :
Lorsqu'un homme veut dispenser un bienfait à son prochain et que ce dernier refuse ce bienfait, en général le donateur rit du donataire qui n'a pas accepté, alors que c'était pour son bien.
C'est pourquoi, Hachem a ri des nations qui ont refusé d'accomplir la mitsva de la Soucca, qui était pour leur bien, puisqu'elle les aurait protégées du soleil brûlant.

"Le verset dit : "Aie confiance en Hachem et fais le bien" (Téhilim 37,3) (ce qui signifie : ''Aie confiance en Hachem même avant de faire le bien'') = cela signifie que bien que tu ne possèdes pas de bonnes actions à ton actif et que tu saches que tu es un racha, malgré tout, aie confiance en Hachem car Il est la source de la miséricorde et Il aura pitié de toi, comme il est dit : "Sa miséricorde est sur toutes les créatures" (Téhilim 145,9), à savoir les tsadikim et les réchaïm."
[Rambam - début de son Séfer Emouna ouBita'hon]

« Ata » – sens et implication de ce mot dans nos bénédictions

+ "Ata" - sens et implication de ce mot dans nos bénédictions :

-> Le 2e mot de nos bénédictions est "Ata" qui utilise la 2e personne : "Tu", et cela implique que nous nous adressons à Hachem directement en face à face, si l'on peut dire.

=> Comment une humble créature de chair et de sang peut-elle parler avec une telle familiarité avec le Roi des rois?

-> Nous ne pouvons expliquer cela que par le fait que Hachem nous aime, et comme nos Sages (midrach Béréchit rabba 55,8) l'enseignent : "l'amour contourne les règles standard d'étiquette et de conduite" (aava mékalkélét ét achoura).
Combien devons-nous être reconnaissants pour cette précieuse relation! Nous devrions proclamer avec joie : "achrénou ma tov 'helkénou ouma na'im goralénou ouma yafa yérouchaténou" (Combien nous sommes chanceux! Comme notre sort est agréable! Et comme notre héritage est beau!).
[les non-juifs courent après du vide, rêvant de croiser leur star, tandis que nous les juifs nous sommes liés avec Hachem, que nous tutoyons, qui nous écoute comme en face à face et apprécie chaque bénédiction que nous pouvons faire. ]

-> Le Maguid de Koznitz (Avodat Israël - Lé'h Lé'ha) s'émerveille à ce sujet :
"cela est incompréhensible! Nous sommes des êtres physiques, pleins de fautes, pourtant nous avons le mérite de parler devant le Roi Glorieux et même de s'adresser directement à Lui ("Ata"), comme on parlerait à une personne debout en face de nous ... C'est une bonté ('hessed) impressionnante et une merveille qui découle de la compassion d'Hachem pour Ses créations".

On peut remarquer que la valeur numérique de "ata" (אתה) est 7 fois celle du mot 'hen (חן - grâce, faveur). Ce n'est que parce que [7 jours sur 7] les âmes du peuple juif trouvent une telle grâce aux yeux d'Hachem (son amour pour chaque juif est indépendamment de notre comportement, juste parce que nous sommes Ses enfants adorés), que nous pouvons nous adresser au Roi des rois à la 2e personne (Ata).

-> Le Yessod haAvoda (Torat Avot) élabore sur ce concept pour offrir une interprétation des mots : "véata tétsavé ét Bné Israël" (Et toi, tu ordonneras aux Bné Israël - וְאַתָּה תְּצַוֶּה אֶת-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל - Tétsavé 27,20) = ordonnes-leur au sujet du mot "Ata", en déclarant qu'ils (les juifs) sont autorisés à s'adresser à Hachem directement par "Ata" (Tu). [c'est tellement une chose énorme de pouvoir tutoyer le Roi des rois que nous avons besoin de Son autorisation forcée en ce sens. ]

Le 'Hafets 'Haïm (haTefilat biMé'hitsat) note que bien qu'il existe de nombreuses définitions différentes pour le mot "barou'h", tout le monde est entièrement d'accord sur le fait que le 2e mot des bénédictions ("Ata"), signifie le Seul et l’Unique : Toi = Hachem. En nous permettant de nous référer à Lui par "Ata", Hachem accorde à chaque juif l'immense privilège de s'adresser directement au Roi, signe de la plus grande proximité et amour possible. [
cela est aussi un message d'espoir : quoique tu ait pu faire dans ta vie, en récitant une bénédiction Hachem ne te rejette pas, au contraire Il t'aime toujours autant et désire t'avoir proche de Lui. ]
Le 'Hafets 'Haïm ajoute qu'il vaudrait la peine pour une âme de descendre dans ce monde et de vivre pendant 70 ans uniquement pour avoir l'immense privilège et honneur de se référer à Hachem par "Ata", ne serait-ce qu'une seule foi.

-> Le fait que Hachem nous permette de s'adresser à Lui par "Ata" indique Sa grande humilité.
Le fils du Gaon de Vilna, Rav Avraham (Maalot haTorah), relie ce phénomène à la déclaration de nos Sages (guémara Méguila 31a) : Partout où vous trouverez la mention de la puissance d’Hachem, vous trouverez également mention de Son humilité.
[d'une certaine façon chaque bénédiction nous fait prendre conscience que Si même Hachem (qui peut et fait tout) est humble alors nous aussi nous devons l'être, et ainsi chaque bénédiction fait réduire notre "égo" pour laisser davantage de place à Hachem en nous-même. ]
Il ajoute que le sentiment de proximité engendré par le fait de s'adresser à Hachem par "Ata" permet à celui qui bénit de surmonter son yétser ara.
Le mot "Ata" (אתה) fait allusion à la Torah qui est écrite avec les lettres de alef à tav (את), ainsi que les 5 lettres finales (ה).
Le Torah permet à une personne de surmonter son yétser ara, comme le disent nos disent nos Sages (guémara Baba Batra 16) que Hachem a créé le mauvais penchant, et Il a créé la Torah comme antidote.
On trouve une allusion à cela dans les paroles d'Hachem à Caïn : "Le péché est tapi à la porte, Il aspire à t’atteindre, mais toi (véata - וְאַתָּה), sache le dominer" (Béréchit 4,7). En d'autres termes, le yétser ara désire nous vaincre, mais avec la force du "Ata" (אתה) nous pouvons le dominer.

-> L'autorisation de s'adresser à Hachem avec le mot "Ata" n'est pas seulement un privilège ; cela renforce également notre relation avec Lui.
L'essentiel d'une bénédiction est que celui qui bénit, ressente réellement l'incroyable proximité d'Hachem avec nous, et qu'il ressente concrètement le verset : "Je mets constamment Hachem devant moi" (chiviti Hachem lénegdi tamid - Téhilim 16,8). Le Rema (Ora'h 'Haïm) écrit que cela (avoir Hachem devant nous) est un principe majeur de la Torah et de notre service Divin. En ce sens, les bénédictions ont un rôle fondamental pour nous permettre de tendre vers cela. [rav Handler]
[Hachem est en face de nous, mais sommes préoccupés par d'autres choses (la matérialité éphémère nous éblouie), les bénédictions viennent nous rephaser sur la vraie réalité de ce monde.
Notre yétser ara nous pousse à croire : "ça va cool, Hachem est au loin de toi, Il est au Ciel", tandis qu'en vrai Il est tout près de nous (oui, face à toi, au point que tu emplois le "Toi" [Ata]).]

-> Le Gaon de Vilna écrit que celui qui réalise le début du verset : "chiviti Hachem lénegdi tamid" (Je mets constamment Hachem devant moi), il méritera la promesse de sa fin : "ki mimini bal émot" (s'Il est à ma droite, je ne chancellerai pas- Téhilim 16,8) = Hachem sera son "ombre", le protégeant et marchant à ses côtés dans tous les aspects de la vie.
C'est l'une des raisons pour lesquelles nos Sages ont décrété l'obligation de dire 100 bénédictions chaque jour : afin que l'on se sente constamment proche d'Hachem.

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-> Le Yessod véChorech haAvoda (chaar haAchmorét - chap.2) écrit :
Quand quelqu'un dit "Barou'h Ata", il doit visualiser qu'il est en train de dire la bénédiction directement en présence d'Hachem ... C'est une exigence majeure dans toutes nos prières et louanges : cela devrait être comme si on s'adressait directement au Créateur, dont la gloire remplit la terre.
Si quelqu'un ne parvient pas à visualiser qu'il se tient face à Hachem, il est absolument clair que c'est comme s'il n'avait jamais récité la bénédiction du tout, et il est coupable d'annuler une bénédiction promulguée par nos Sages de la Grande Assemblée (anché knesset haguédola) et de diminuer la satisfaction du Créateur (Hachem).".

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[nous devons faire en sorte de ressentir intellectuellement et émotionnellement que Hachem veille en permanence sur nous, car alors nous pouvons nous connecter avec Lui et sentir Sa présence de près. Nous serons alors capables de Le remercier sincèrement 100 fois par jour en le saluant directement par "Ata".]

"Tu aimeras ton prochain comme toi-même, Je suis Hachem" (וְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ כָּמוֹךָ אֲנִי יְהוָה - Kédochim 19,18).

-> Le rabbi de Belz commente :
ce verset nous apprend comment retirer la Rigueur de notre vie.
Lorsqu'il y a de l'unité parmi les juifs (וְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ) alors le mot כָּמוֹךָ, qui a la même guématria que Elokim (le Nom d'Hachem représentant le Jugement, la Rigueur), devient alors אֲנִי יְהוָה (qui est le Nom Divin de compassion, de la miséricorde).
De même, la guématria de "aava" (amour - אהבה) est de 13, et lorsque 2 juifs ont de l'amour l'un pour l'autre, alors nous avons 2 fois 13 soit 26, la valeur numérique du Chem Havaya (יהוה).

-> "Lorsque 2 juifs se rapprochent dans un amour et une attention réciproques, alors la Présence Divine descend sur eux.
Lorsque "Tu aimeras ton prochain comme toi-même ..." alors "... Je suis Hachem [Je me joins à eux]" (Kédochim 19,18)"
[rabbi Ména’hem Mendel de Kossov]

-> Si un juif aime l’autre, alors Hachem dit : "Je suis le 3e!"
[rabbi Avraham de Slonim - Kédochim 19,18]

La kavana

+ La kavana :

-> "de Le servir de tout votre cœur et de toute votre âme" (Ekev 11,13)

-> La guémara (Taanit 2a) commente que la prière est appelée le "service du cœur".
De son côté, rabbi Moché Cordovéro ajoute que la prière est également le "service de l'âme".

-> En effet, rabbi Moché Cordovéro (Pardes Rimonim - chaar 32, chap.3) écrit :
"Le souffle d'une personne peut former des lettres qui contiennent de la spiritualité, mais cette spiritualité doit être alimentée, afin que les lettres de ses prières puissent s'envoler vers les Cieux.
C'est le rôle de la kavana, de puiser la force nécessaire pour injecter de l'esprit dans les lettres et les mots qu'il prononce dans sa prière et les envoyer vers les mondes supérieurs.
A travers la pensée et la kavana de la personne, il pousse la prière à s'élever vers les cieux afin que les paroles de la bénédiction et de la prière puissent accomplir leur tâche et faire descendre la nourriture et les bénédictions appropriées.

Lors de la prière ou de la récitation d'une bénédiction, pour que l'âme (néfech) d'une personne s'accroche à ces paroles et s'élève avec la prière, on doit d'abord dépouiller son néfech du corps qui l'habille et se débarrasser de toutes les pensées matérielles qui occupent son coeur, qui sont comme un vêtement souillé sur l'âme.
Ensuite, son néfech peut s'élever seul et sans entrave. C'et pourquoi les mots : "de Le servir ... de toute votre âme" (oul'ovdo bé'hol ... nafché'hem - Ekev 11,13) font référence à la prière car la prière est appelée : "néfech"."

Les épreuves sont là pour nous rapprocher d’Hachem

+ Les épreuves sont là pour nous rapprocher d'Hachem :

-> A chaque fois qu'un juif trouve son chemin barré devant lui, ce n'est que pour qu'il regarde En-Haut et qu'il soumette son coeur à son Père Céleste.
[Sfat Emet - Massé 5661]

-> En vérité, toutes les épreuves qui accablent les Bné Israël n'ont pour seul but que de les rapprocher d'Hachem, et pas seulement de les punir, comme il est dit : לא אלוקים קרובים (lo Elokim kérovim - litt. "c'est pour lui (pour ce peuple : les Bné Israël) qu'il (y a) Elokim (la rigueur Divine), pour qu'ils soient proches" - Vaét'hanan 4,7).
Et comme il est dit également (Isaïe 63, 9) : בכל צרתם לו צר (bé'hol tsaré'ém lo tsar - litt. "Dans toutes leurs épreuves, c'est pour Lui (pour nous rapprocher de Lui) qu'il (le peuple juif) subit l'épreuve").
Et l'épreuve elle-même est une délivrance pour les Bné Israël.
[Sfat Emet - Vaét'hanan 5666]

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-> Le Nétsiv (Méromé Sadé sur 'Haguiga 5b) explique ce que la guémara enseigne sur le verset : "Et Moi, Je voilerai Ma face en ce jour" (Vayélé'h 31,18) : Rav Yossef dit : "Sa main s'est levée sur nous, comme il est dit : ‘De l'ombre de Ma main Je t'ai recouvert’ (Yéchayahou 51,16)".
Le Nétsiv commente que l'intention de Rav Yossef est d’expliquer que Hachem ne voile pas Sa face devant Israël sans ne plus les regarder. Il est certain que dans toutes les circonstances, Hachem nous dirige.
Mais le thème du voilement de la face Divine consiste dans le fait que "Sa main s'est levée sur nous" = D. a placé Sa main comme séparation afin de nous cacher la manière dont Il nous dirige.
C’est ce thème qui est exprimé dans le verset rapporté par Rav Yossef : "De l'ombre de ma main Je t'ai recouvert", comme quelque chose qui est caché du regard. Mais il est certain que Hachem continue à nous regarder et à nous diriger avec miséricorde.

Tout le but de ce voilement est uniquement de nous éprouver afin de nous éveiller au repentir (téchouva - tachouv hé = revenir vers Hachem).

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-> Celui qui possède la émouna n'a aucune question, et celui qui ne la possède pas, toutes les réponses ne lui serviront à rien, car D. qui est le Maître de tout ce qui se passe dans le monde, est la réponse à toutes les questions.
['Hafets 'Haïm]

-> Le rav Elimélé'h Biderman enseigne :
Personne ne comprend rien à la manière dont Hachem dirige le monde car celle-ci est insondable. Dès lors, comment l'homme pourrait-il avoir des questions sur Sa manière de diriger les événements puisqu'il ne peut en saisir la véritable finalité?
Il ne lui incombe que de placer sa confiance dans son Créateur.

[ainsi, dans nos périodes de troubles où l'on est tenté de tout voir en noir, il ne nous reste plus qu'à se jeter dans les bras de notre papa Hachem, confiant à 100% qu'Il gère tout pour le mieux ultime. ]

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-> b'h, voir également : 3Tu seras intègre avec Hachem ton D." : https://todahm.com/2022/09/28/37256

"Tu te souviendras d'Hachem ton D. car c'est Lui qui te donne la force de réussir" (Ekev 8,18)

-> Le Yessod haAvod (2,8) commente :
"On nous enjoint par là à avoir la foi que tous les gains réalisés par un homme et l’obtention de sa subsistance, tout est dirigé par Hachem et n’existe que grâce à Son aide. Ce commandement constitue une des 613 mitsvot.
Grâce à cela, Hachem lui viendra en aide même dans les situations les plus difficiles.
Mais s’il pense : "C'est à la force de mon poignet que j'ai réussi", il ne bénéficiera pas de l'aide du Ciel et par conséquent, il ne pourra réussir dans ses entreprises."

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-> Le rav Pin'has Koritz enseigne que celui qui vit avec une confiance entière en D., Hachem le délivrera par des voies auxquelles il n'aurait jamais songé auparavant.

"Et tu sauras dans ton coeur que, tel un père qui châtie son fils, Hachem ton D. te châtie" (Ekev 8,5)

-> Le Smag (סמ"ג - mitsva 17) écrit à ce sujet :
"C'est un commandement positif d'accepter le jugement Divin pour tout ce qui arrive, comme il est dit : "Et tu sauras dans ton coeur que, tel un père qui châtie son fils, Hachem ton D. te châtie."
J'ai expliqué ce commandement à de nombreuses personnes ... : si les vicissitudes de l'existence accablent un homme, c'est un commandement positif de penser en son coeur que sa situation a été bouleversée pour son bien".

-> Le rav Yérou'ham Lévovitz a enseigné cela dans un cours :
"Quand les choses ne vont pas bien ... c'est un commandement positif de croire que la souffrance est dans notre intérêt ... Accepter la souffrance avec amour est la principale source de réussite d'une personne dans ce monde".

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-> "Un homme est tenu de bénir sur le mal de la même manière qu'il bénit sur le bien" (Béra'hot 54a)

-> Rabbi Barou'h de Mézibou'h explique que les mots " 'hassadim tovim" à la fin du Birkat hamazon, sont une demande à Hachem de nous accorder des bontés qui nous soient douces.
[d'une façon identique, nous disons : "chana tova oumétouka" = donne nous de bonnes choses, mais en plus qui soient douces.
En effet, ce qui nous paraît bien ou mal, tout est en réalité une bonne choses. Nous demandons à Hachem de nous envoyer une bonne chose qui nous apparaisse clairement agréable sur le moment.]

Le Baal Chem Tov se tournait vers Hachem et disait : "Je sais que le mal est pour mon bien. Si seulement tu pouvais convertir le mal en bien visible et lui permettre d'effacer nos péchés."

-> La rabbanite Feldbrand enseigne : il y a la bonté qui est visible, lorsque Hachem nous bénit avec une bonne santé, de la prospérité, et de la satisfaction dans la vie.
Mais il y a un autre type de bonté, qui n'en est pas moins pour notre bien. C'est comparable à un traitement désagréable pour soigner une maladie ou à une intervention chirurgicale douloureuse mais salvatrice. Connaissant son but, le patient est reconnaissant envers le chirurgien, bien que l'expérience ait été tortueuse.

-> Le rav Rubinstein rapporte que lorsqu'un Mr Falk est arrivé à Buchenwald, il s'est dit : "Je ne sais pas pourquoi Hachem m'a mis ici, mais c'est mon travail de continuer à être juif ici, de la même façon que cela pourrait l'être partout ailleurs".
Avec cette attitude, il a pu aider de nombreuses personnes.

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-> Le rav Ben Tsion Abba Chaoul a enduré de grandes douleurs lors de ses traitements médicaux, son visage a toujours reflété le contentement et l'harmonie intérieure. Les médecins ne pouvaient pas comprendre comment leur patient ne réagissait pas à sa douleur atroce.
Rav Ben Tsion a expliqué : "Selon divers opinions (Smag, Samak, Yéréïm), c'est une mitsva d'accepter les souffrances avec amour, sachant qu'elles sont pour notre bénéfice.
De plus, la mitsva d'aimer Hachem "bé'hol méodé'ha" (avec toutes tes ressources), c'est l'aimer en toutes circonstances, y compris celles-ci.

Quand quelqu'un est venu rendre visite au rav Ben Tsion Abba Shaoul à l'hôpital, à un moment où la souffrance lui était particulièrement aiguë, il lui a demandé : "Comment se sent le rav?"
Il a répondu : "Barou'h Hachem, bien!"
Le visiteur a été surpris : "Vraiment?"
Le rav a dit : "Bien sûr! Le verset dit clairement : "Rendez grâce à Hachem, car Il est bon". Lorsque vous savez que tout dans ce monde est une expression de sa compassion/miséricorde, alors vous comprenez que tout est bon".

" 'Habakouk réduisit réduisit toutes les [613 mitsvot de la Torah] à une seule, d'après le verset : "le Juste vivra par sa foi [émouna]" ('Habakouk 2,4)."
[guémara Makot 24a]

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-> Selon le Zohar (2,44), le prophète 'Habakouk était le fils de la Sunnamite, cette femme qui avait hébergé le prophète Elicha et en faveur de qui Elicha, en reconnaissance de son accueil, avait prié pour que le Ciel lui donne un enfant. Cet enfant tomba malade et mourut ; Elicha put le ressusciter miraculeusement (voir Méla'him II, chapitre 4) par le mérite de sa mère la Sunnamite qui a fait confiance en Hachem et en Elicha'.
Ainsi, 'Habakouk est une preuve vivante de la force de la émouna en Hachem, ce qui explique que c'est lui qui a eu le mérite de résumer les 613 Commandements en un seul : le Juste vivra de sa émouna.

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=> Quelle était l'intention de 'Habakouk qui a ramené les Commandements à un seul?

-> Selon le Méïri :
Lorsque Habakouk a résumé tous les Commandements en un seul : "le tsdik vivra de sa émouna", son intention était d'utiliser le mot "émouna" (confiance en D.) à sa racine néemanout (loyauté ou fidélité), afin de demander à l'homme de réaliser les mitsvot avec le seul but d'accomplir la volonté d'Hachem léChem Chamayim, sans aucune autre intention et sans aucun autre but intéressé.

-> Rabbi 'Haïm Chmoulévitch (Si'hot Moussar, si'ha 6) enseigne :
Ce seul Commandement résumé par 'Habakouk est, selon lui, la source de tous les autres Commandements : celui qui accepte le joug de cette mitsva de confiance en Hachem, c'est comme s'il avait accepté le joug de toutes les mitsvot de la Torah, car en développant notre émouna, la racine de tous les Commandements, il sera possible d'accéder à la réalisation des autres mitsvot.

-> Selon le rav Eliyahou Desseler (Mikhtav méEliyahou - tome 5, p.343) :
Dans la guémara (Shabbath 31a), Raba a dit qu'à l'heure où l'homme comparaît en jugement dans le Ciel, après sa mort, la première question qui lui est posée est : "T'es-tu conduit honnêtement ("bé'émouna") dans tes affaires ?".
C'est l'importance de cette émouna (honnêteté ou loyauté) dans la relation financière avec autrui que voulait signaler le prophète. 'Habakouk, car elle est le fondement de la confiance en Hachem et de toute la Torah.

-> Le Ben Ich 'Haï enseigne :
La valeur numérique du mot אמונה (émouna) est 1+40+6+50+5 =102, tandis que la valeur numérique du mot צדיק (tsadik) est 90+4+10+100 = 204, soit le double de la guématria du mot émouna.
Ainsi, l'intention de 'Habakouk était de dire que le véritable tsadik, qui vit de sa foi, doit avoir une double émouna : une foi intérieurement et une foi extérieurement, ou bien une double émouna, l'une sur le plan matériel et l'autre sur le plan spirituel.