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Nous ne pouvons que gagner de la guéoula

+ Nous ne pouvons que gagner de la guéoula :

-> J'ai entendu le Rabbi de Satmar dire qu'à notre époque, alors que nous vivons un hester panim intense (grand voilement de la présence Divine), nous recevons une immense récompense pour chaque mitsva que nous accomplissons face aux épreuves, ainsi que pour avoir élevé nos fils dans l'étude de la Torah et nos filles dans la pudeur.
Dans l'avenir à venir, cependant, nous ne serons plus mis à l'épreuve par ces épreuves, car alors la gloire d'Hachem sera révélée, et le hester panim prendra fin.

Une personne proche du Rebbe posa alors une question : "Si tel est le cas, il semblerait que l’arrivée du machia’h nous fasse perdre beaucoup! Pourquoi, alors, prions-nous pour que Hashem nous envoie le machia'h?

Le Rabbi frappa sur la table et dit d’une voix forte : "Quand le machia'h viendra, nous n’y perdrons rien, que D. préserve! Nous n’y gagnerons que des avantages!"

Il expliqua que d’une part, nous pourrons accomplir la Torah et les mitsvot sans épreuves, et nous atteindrons des niveaux spirituels élevés. D’autre part, parce que nous avons accompli les mitsvot au milieu des épreuves malgré les grandes difficultés, et que nous avons mérité une immense récompense pour cela, nous continuerons à recevoir cette récompense après la venue du machia'h, comme si nous étions toujours aux prises avec des épreuves et des difficultés.
[rav Moché Sternbuch]

Celui qui rend les autres saints en les rapprochant d'Hachem (mézaké arabim), grâce à cela (mesure pour mesure), Hachem lui donne de la sainteté d'en-Haut.
[Zéra Kodech - sur Nasso 5,10]

-> Le Cohen prendra du bois de cèdre [ou : un arbre, un cèdre], de l'hysope et de l'écarlate [chéni tola'at ; signifiant aussi : le second d'un ver]. ('Houkat 19,6)

Le Ben Ich 'Haï (Adéret Eliyahou) commente :
Notre verset s'adresse au Cohen, l'érudit qui sert D. par l'étude de la Torah, qui en l'absence du Temple, remplace les sacrifices (voir Vayikra 3,37 ; Ména'hot 110a).
C'est ce qu'elle lui dit : Pour motiver un jeune à étudier la Torah ("un arbre de vie" - Michlé 3,18), traitez-le avec honneur comme s'il était un cèdre grand et puissant.
Après qu'il ait développé un amour pour la Torah, apprenez-lui progressivement à être humble comme l'hysope. Continuez à lui enseigner l'humilité jusqu'à ce qu'il se considère comme le second d'un ver de terre.

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-> issu de citations du Ben Ich 'Haï sur l'orgueil : https://todahm.com/2023/04/14/lorgueil-selon-le-ben-ich-hai
Ainsi, nous voyons que l'éducation consiste d'abord à installer une base de fierté/orgueil d'être juif, de faire la volonté d'Hachem, ... et ensuite, petit à petit, en arriver à avoir une humilité, qui vient nous responsabiliser à faire honneur à Hachem, aux capacités qu'Il nous octroie.
Cela permet d'être armé face à notre yétser ara qui tente de nous dévaloriser, de réduire nos ambitions spirituelles (faisant que nous allons moins agir), que nous aurons moins de joie et de plaisir à faire les mitsot, ...
(n'oublions pas que s'enorgueillir de n'être rien de rien, n'est pas de l'humilité, mais de l'orgueil. Etre humble, c'est être soi-même, c'est être juif(ve)! )

La rigueur divine n’humilie pas un cœur brisé

"Un cœur brisé et contrit, Elokim ne le couvrira pas de honte" (Téhilim 51,19).
Il est dit au nom du Rabbi de Rouzhin que lorsqu’une personne a le cœur brisé (par humilité, se soumettant entièrement à Hachem), même la midat hadin (l'attribut Divin de Rigueur, symbolisée par le nom Elokim) aura pitié d’elle et ne la couvrira pas de honte.

[Après leur mort, même les réchaïm] acceptent la justice du jugement de D., et disent devant Lui : "Maître de l'Univers, Tu as bien jugé, Tu as bien acquitté, Tu as bien condamné, et il convient que Tu aies préparé le Guéhinam pour les réchaïm et le Jardin d'Eden pour les justes.
[guémara Erouvin 19a]

[on a beau faire le malin ici-bas, mais dans le monde de Vérité tout devient évident et l'on ne peut que reconnaisse la réalité d'Hachem.
Une des plus grandes souffrances après notre monde, et la réalisation de ce qu'on aurait pu faire de notre vie et que nous n'avons pas fait, notre yétser ara nous l'ayons volé. ]

Celui qui se moque des paroles des Sages [en Torah] est jugé avec des excréments bouillants.
[guémara Guitin 57a]

-> Le feu du Guéhinam brûle chaque personne selon l'étendue de sa méchanceté. Mais si l'un d'entre eux est jugé dans des excréments bouillants, les autres souffriront également de l'odeur. Tous insulteront et maudiront cette personne qui s'est moquée des paroles des Sages et qui leur a causé une souffrance supplémentaire. Cette injure sera plus douloureuse pour lui que sa souffrance physique.
[Ben Ich 'Haï - Ben Ich 'Hayil 1, Téchouva 4]

La joie amène la guéoula

+ La joie amène la guéoula :

"Pour ne pas avoir servi Hachem ton D. dans la joie" (Ki Tavo 28,47)

-> Le Sfat Emet (Ki Tavo - 5643) commente :
"On peut apprendre de là, a fortiori dans le bien, que lorsque les Bné Israël servent, même en exil, Hachem dans la joie, alors qu’ils sont démunis de tout, que c’est précisément de cela que germera la délivrance.
C’est pourquoi cette raison de l’exil a été dévoilée dans la Torah, afin que nous puissions la corriger en nous conduisant à l’inverse, à savoir en nous efforçant de servir Hachem dans la joie même au milieu des épreuves."

Hachem est davantage proche de nous lors de nos moments difficiles

+ Hachem est davantage proche de nous lors de nos moments difficiles :

"Vous adorerez Hachem, votre D., et Il bénira votre nourriture et votre boisson, et Je retirerai la maladie de ton sein" (Michpatim 23,25).

-> On peut remarquer que dans ce verset, Hachem est appelé "Il" et "Je".
Le verset commence par "Il bénira ta nourriture" (ouvéra'h ét la'hmé'kha), puis il poursuit par "Je retirerai la maladie de ton sein" (va'assiroti ma'hala mikirbé'ha).

Le Beit Elokim (chaar HaTéfilah - chap.1) explique que la hachga'ha pratit (providence, intervention) d'Hachem est particulièrement proche et plus manifeste pour ceux qui souffrent.
La fin du verset fait référence à une personne malade, en déclarant : "J'éloignerai la maladie". Le début du verset traite de la réception des bénédictions d'Hachem. Lorsque tout va bien et que Hshem accorde Ses bénédictions, la hachga'ha d'Hachem sur un juif n'est pas aussi manifeste.

On peut comparer cela à une personne qui a plusieurs enfants et dont l'un est malade. L'esprit des parents est davantage concentré sur cet enfant. Hachem aussi est plus proche de ceux qui traversent des moments difficiles.

-> Dans les mots du Beit Elokim :
"Il est écrit וַהֲסִרֹתִי (va'assiroti - Je retirerai), et non והסיר (Il retirera) ... En effet, la hachga'ha (l'intervention) d'Hachem sur Ses créatures pour les sauver de leurs ennuis est d'un niveau plus élevé que Sa hachga'ha pour leur donner du bien.
Hachem fait preuve de bonté envers toutes Ses créatures, comme il est dit : "Hashem est bon envers tous" (tov Hachem lakol - Téhilim 145,9).
Mais pour les sauver lorsqu'elles sont dans une souffrance, il faut un niveau plus élevé de hachga'ha pratit et une plus grande compassion.
C'est pourquoi, en ce qui concerne les bénédictions, il est écrit : "Il bénira votre nourriture" (ouvéra'h ét la'hmékha), une expression cachée. Et pour le salut et la guérison, il est écrit : "J'ôterai la maladie" (va'assiroti) ... Tu sauras et tu comprendras ... que c'est moi qui sauve et guéris toute vie, grâce à ma hachga'ha pratit qui est sur eux."

-> Ainsi, la hachaga'ha pratit d'Hachem est moindre lorsque tout va bien : lorsqu'Il agit avec bonté (יהוה) il est perçu comme plus loin de nous.
A l'inverse, lorsque l'on traverse des moments difficiles : lorsqu'Il agit avec Rigueur (אלקים ), la hachaga'ha d'Hachem est importante, Il est très proche de nous.

-> "Car Hachem, Elokim, est un soleil et un bouclier" (ki chéméch oumaguen Hachem Elokim - Téhilim 84,12).
Le Baal Shem Tov (Kéter Shem Tov - vol.2, p.24) enseigne que le soleil est une allusion pour le nom d'Hachem יהוה, et que le bouclier du soleil est une allusion pour le nom d'Hachem אלקים .
Il est impossible de regarder le soleil sans bouclier (protecteur).
De même, l'attribut de bonté d'Hachem, représenté par le nom יהוה , serait trop intense pour être reçu sans un bouclier, représenté par le nom אלקים , qui représente les dinim (rigueurs).
Il est dit (guémara Avoda Zara 3b) qu'à l'avenir, Hachem retirera le soleil de son étui (נרתיקה) et les tsadikim seront guéris par sa lumière.
Cela signifie qu'à l'avenir, nous pourrons voir Hachem même à travers Sa bonté directe. Il ne sera plus nécessaire d'être protégé par l'Attribut divin de Rigeur (midat hadin).
Mais dans ce monde, la seule façon dont nous pouvons percevoir Hachem est à travers le bouclier et les épreuves de la vie.

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+ Le bel enseignement du Maharal :

-> "Venez voir combien le peuple juif est aimé par Hachem. Partout où il est allé en exil (galout), la Présence Divine (Chékhina) l'a accompagné.
Ils sont allés en Egypte, la Chékhina les a accompagnés ... ils ont été exilés à Eilam, et la Chékhina était avec eux ... ils furent exilés à Bavel, et la Chékhina était avec eux ... ils furent exilés à Édom, et la Chékhina était avec eux ...
Et de même lorsque les juifs seront délivrés dans le futur, la Chékhina sera avec eux (véaf [וְאַף] kéché'èn atidin ligaél Chékhina imaèn)".
[guémara Méguila 29a]

-> L'expression אף (af - de même) indique qu'il s'agit d'un 'hidouch, de quelque chose de nouveau.
Le Rachba s'interroge : pourtant à priori cela n'est pas un 'hidouch. Il semble évident qu'Hachem sera avec nous lors de la guéoula (rédemption).
Si Hachem était avec nous pendant les moments difficiles, en exil, il sera certainement avec nous au sommet de notre gloire.

Le Maharal (Nétsa'h Israël - chap.10) écrit : "J'affirme ... qu'il y a plus de raisons pour qu'Hachem soit avec le peuple juif lorsqu'il est en exil (galout) qu'au moment de la guéoula".

Ainsi, selon le Maharal, la guémara doit être lue littéralement. Il y a un plus grand 'hidouch dans le fait qu'Hachem sera avec nous au moment de la guéoula, car il est plus naturel pour Hachem d'être avec nous pendant les périodes de souffrance, de difficulté.
Il est écrit : "Hachem le soutiendra sur son lit de malade" (Téhilim 41,4). La guémara (Shabbath 12b) tire de ce verset qu'Hachem est au-dessus de la tête d'une personne malade. Il est davantage proche des malades et des souffrants que de ceux qui n'ont pas ces problèmes.

Le Maharal poursuit : "Il y a deux raisons à cela. Premièrement, quiconque a besoin d'être surveillé et soigné (physiquement comme moralement), bénéficie davantage de la Providence (hachga'ha) d'Hachem.
La deuxième raison est qu'il est écrit : "Je demeure avec ceux qui ont [le cœur] brisé et qui sont humbles d'esprit" (אשכון ואת דכא ושפל רוח - Yéchayahou 57,15).
C'est la manière d'agir d'Hachem, de demeurer avec les opprimés et ceux qui souffrent. Par conséquent, Hachem est particulièrement proche de la personne malade qui est דכא (daka - brisé, écrasé).

Pour ces deux raisons, il est plus raisonnable que la Chékhina soit avec nous en exil qu'au moment de la guéoula. En exil, nous devons être protégés afin que les non juifs (goyim) ne nous fassent pas de mal.
De plus, nous sommes opprimés et écrasés (moralement, spirituellement, physiquement) en exil, et Hachem demeure avec les "les opprimés et les humbles d'esprit".
On pourrait donc penser que lorsque nous serons délivrés de l'exil (que tout ira bien pour nous), la Chékhina ne sera plus avec nous.
C'est pourquoi la guémara vient nous donner une 'hidouch : la Chékhina restera avec nous même à ce moment-là.

=> On voit de là qu'à un niveau individuel ou collectif, plus il y a de l'obscurité, des moments durs, plus Hachem est présent à nos côtés.
Cette règle est telle? qu'il pourrait en résulter que la guéoula où l'on sera remplie de joie implique un retrait de la divinité par rapport à avant, dans les ténèbres de l'exil. Nos Sages ont dû faire un ajout spécifique pour dire que ce ne sera pas le cas.
Ainsi, un juif n'est jamais seul, et plus il est dans le noir de sa vie, plus la lumière de papa Hachem est puissante à ses côtés. (libre arbitre oblige, nous n'aurons conscience de cela que dans le monde de Vérité)

-> La question se pose : pourquoi la Chékhina restera-t-elle avec nous pendant notre guéoula?
Les deux raisons mentionnées ci-dessus ne s'appliquent pas. Nous n'aurons plus besoin d'une protection spéciale et ne serons plus opprimés.
Le Maharal explique qu'il existe une 3e raison pour laquelle Hachem est avec le peuple juif. C'est parce que Hachem et le peuple juif ont un lien et une connexion solides qui ne peuvent jamais être rompus.
Le peuple juif est appelé ישראל , qui contient le nom d'Hachem (le nom א"ל ), et c'est une chaîne qui nous relie à Hachem.
Par conséquent, même pendant la guéoula, Hachem sera avec nous, car Hachem et le peuple juif sont éternellement liés.

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-> Il est écrit : "Tu as créé le Léviatan pour jouer avec lui" (Liv'yatan zé yatsarta lécha'hék bo - Téhilim (104,26). Pourquoi le verset mentionne-t-il le Léviatan en particulier?
Nos Sages (Baba Batra 74b) affirme qu'Hachem a créé un Léviatan mâle et une Léviatan femelle. Mais lorsque Hachem a vu que le monde n'existerait plus s'ils se multipliaient et avaient des enfants (vu leur taille énorme), Hachem a tué la femelle et l'a salée pour les tsadikim du futur.
Le Léviatan mâle est resté seul. Hachem dit au Léviatan : "Tu n'es pas seul au monde. Hachem sera là avec toi, et si l'on peut dire jouera avec toi."
C'est une leçon pour tous ceux qui se sentent seuls au monde à cause de leurs souffrances et autres. Sachez que vous n'êtes pas seuls. Hachem est avec vous. Il vous attire près de Lui pour être avec Lui.
[rav Elimélé'h Biderman]

[on voit que dans notre exil les juifs se sentent seuls parmi les nations hostiles, et on pourrait croire qu'Hachem nous ayant chassé du Temple, Il est très loin de nous. Mais c'est l'inverse, justement comme nous sommes seuls, cela implique qu'Il doit être davantage à nos côtés. [à l'image du Léviatan ]
On peut éventuellement ajouter qu'avec la chute spirituelle, génération après génération (ex: moins de lien, de connaissance d'Hachem), on a un sentiment d'être toujours plus loin de la divinité, mais en réalité Hachem n'a jamais été aussi proche de chaque juif qu'à notre génération (justement du fait que nous sommes plus loin de lui par nos capacités spirituelles faibles). ]

Le fondement du bita'hon est de ne pas avoir peur.
La peur vient de l'imagination ; la confiance vient de l'âme.
[rabbi Ména'hem Mendel de Kotzk]

+ "achré aam yod'é téroua" (אשרי העם יודעי תרועה - Téhilim 89,16)
Le Noam Mégadim explique que le mot : תרועה (téroua) vient du mot : רעה (raa - mauvais)
Le verset nous dit : "Heureuse est la nation qui "yod'é téroua" = qui sait que même le mauvais est à son avantage.