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"Lire la Torah sans tout comprendre réjouit Hachem comme un père se réjouit du gazouillement de son bébé"

[Baal Chem Tov]

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-> "Si vous lisez dans la Torah et que vous voyez le rayonnement des lettres, lisez-les avec amour et ferveur même si vous n'en comprenez pas le sens ...
Cela ne dérange pas D. si vous ne les prononcez pas correctement. C'est comme pour un bébé demandant quelque chose à son père. Il peut bien marmonner et balbutier, son père s'en réjouit de toute façon.
Il en va de même avec les gens. Si vous dites les mots de la Torah avec amour, alors D. vous aime, même si vous ne les prononcez pas correctement."
[Séfer Baal Chem Tov - chap. sur la Prière 30]

L'objectif de la prière n'est pas de nous sortir des problèmes.
Le but des problèmes est de nous pousser à prier.
[rabbi Its'hak Hutner]

[Lorsqu'on oublie de demander de l'aide de tout cœur à papa Hachem lorsque tout va bien, alors Il fait en sorte que les événements de la vie nous tournent vers Lui.
"Hachem est proche de tous ceux qui l'appelle, de tous ceux qui l’appellent avec sincérité" (Téhilim 145,18) = bien davantage qu'un père, Hachem se languit d'être proche de nous, d'entendre notre voix!]

Lorsqu'une personne atteint l'état de "néant" (ayin) et s'attache ainsi à D., la source de la vie, elle est imprégnée de la vitalité divine.
[ en nous vidant de notre égo, nous nous ouvrons à la vitalité divine. Cette vitalité est la source ultime du bonheur, puisque le bonheur n'est que l'exubérance que nous ressentons d'être en vie. Ainsi, paradoxalement, plus nous sommes concentrés sur D. et moins nous sommes concentrés sur nous-mêmes, plus nous sommes joyeux. ]

À travers la personne, la vitalité divine atteint ce monde, et cette vitalité divine élève alors la conscience du monde jusqu'à D., le Maître de tout, de sorte que tout s'attache à D.
[ ainsi, plus nous nous rapprochons du "néant" (de notre égo, au profit) de la conscience divine totale, plus nous répandons la conscience divine sur tous ceux avec qui nous sommes en contact. ]

L'humilité engendrée par la réflexion sur la grandeur d'Hachem [ex: comme lorsqu'on se prosterne avec kavana devant Hachem dans notre prière], permet de comprendre sa propre bassesse et d'atteindre la conscience du "néant" (ayin). Grâce à cette dynamique, tous les jugements Divins sévères sont "adoucis", c'est-à-dire transformés en faveur Divine.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayéra 21,6]

Repousser punition des nations après la venue du machia’h

+ La punition des nations envers Hachem est repoussée après la venue du machia'h :

-> Une fois qu'Avraham est né et a commencé à servir D., Hachem n'a plus puni aucune nation pour s'être rebellée contre Lui ; Il a seulement puni une nation qui a perpétré le mal contre les descendants d'Avraham.
Néanmoins, D. se souvient de la méchanceté des nations à Son égard et les punira dans l'avenir messianique. [voir midrach Béréchit rabba 33,1 ]

En revanche, avant qu'Avraham ne naisse et ne commence à servir D., Hachem punissait les gens qui l'irritaient, comme nous le voyons dans la génération du Déluge et la génération de la Dispersion.
[selon le Séder Olam rabba (1), Avraham avait 48 ans lors de la dispersion de la tour de Bavél. ]
Après l'apparition d'Avraham, cependant, Il n'a puni que les nations qui ont opprimé la progéniture d'Avraham.
[ nous constatons donc que les prophètes ont prophétisé la future rétribution Divine contre les autres nations pour leur méchanceté (racha) en général, en plus de leur méchanceté à l'égard du peuple juif. ]

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Noa'h 6,17]

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=> À l'origine, D. punissait toutes les nations pour leur méchanceté, mais cela a changé lorsqu'Avraham a commencé à servir Hachem. Depuis lors, D. ne punit les nations que pour l'oppression des juifs. Il reporte la punition des nations pour d'autres formes de méchanceté jusqu'à l'ère messianique.

[on peut préciser qu'en se révoltant contre un juif on se révolte aussi contre leur papa Hachem]

Hachem écoute nos cris du coeur

"Maintenant, voici que le cri des enfants d'Israël est venu à Moi" (Chémot 3,9)

Ce verset au complet dit : "Maintenant, voici que le cri des enfants d'Israël est venu à Moi, et également J'ai vu l'oppression que les Egyptiens leur imposent".
=> On peut s'interroger. Puisque tout le cri des enfants d'Israël n'est venu que du fait de l'oppression. Alors pourquoi la Torah présente cette oppression comme une chose indépendante des cris?

-> En fait, le Yisma'h Israël explique que parfois un homme peut se retrouver dans une situation tellement difficile, une oppression tellement lourde, qu'il n'a même plus la force de prier et se tourner vers Hachem. Parfois la vie fait qu'on se sent découragé voire même abandonné, et qu'on n'a même plus la force et la clarté d'esprit de formuler des mots et de s'adresser à Hachem pour Lui demander de l'aide. L'homme se trouve alors entouré de ténèbres et il est accablé par les difficultés.
Parfois, ce ne sont pas des épreuves matérielles qui l'accablent, mais des épreuves spirituelles. Il se sent envahi par son mauvais penchant (yétser ara), empli de doutes dans sa foi, enfoncé dans l'impureté des fautes et se sent si loin d'Hachem. Alors, il commence à ressentir sa détresse spirituelle et cherche désespérément à revenir vers son Père qui est aux Cieux. Mais il se sent si loin qu'il n'arrive même pas à parler à Hachem, il ne trouve pas les mots dans son désarroi. Et dans sa détresse, matérielle ou spirituelle, la seule chose qu'il puisse arriver à faire, c'est de crier, de lever la voix et dire : "Ah! Ah!"
Mais du fait de sa difficulté, il n'a pas l'esprit assez clair et la confiance en Hachem assez forte pour se motiver et s'adresser à Lui avec lucidité et clarté, par une prière bien formulée ...

Bien que de façon générale, Hachem attend de l'homme qu'il Lui parle, qu'il prie, qu'il prononce des phrases, des demandes explicites. En général, Hachem écoute les prières, il faut Lui adresser des prières. Malgré tout, Hachem connaît le cœur de l'homme et Il sait que sa situation et sa détresse l'empêche de prier. Il sait qu'il aimerait bien Lui parler, mais se trouve dépourvu, sans mot, et que la seule chose qu'il puisse faire, c'est crier vers Lui.
Ainsi, Hachem écoutera ses cris et trouvera le moyen de lui répondre et lui envoyer Sa Lumière et Son secours.

Tel est le sens de ce verset : "Maintenant, voici que le cri des enfants d'Israël est venu à Moi", des cris sans mots, sans prières, de simples gémissements. Bien qu'en général, Hachem attende qu'on lui parle mais "maintenant", la situation est arrivée au point de tellement les submerger qu'ils ne sont plus capables de prier. Alors à présent, leurs cris peuvent venir vers Lui.
"Et également J'ai vu l'oppression que les Egyptiens leur imposent", parallèlement à ces cris, Hachem a également vu l'oppression que leur imposent les égyptiens. Compte tenu de cette situation, Il a accepté de se contenter de simples cris des enfants d'Israël et les a exaucé.

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-> Nous avons crié vers Hachem, le Dieu de nos pères.
J’ai entendu le rabbi de Satmar, rabbi Yoël, dire que lorsque la génération est spirituellement basse et entourée d’impureté et de mal, Hachem accepte nos cris pour revenir vers Lui, même si nous n’avons pas rempli toutes les conditions de la téchouva qui étaient exigées des générations précédentes.

Le rabbi apporte la preuve suivante du verset : "Maintenant, voici que le cri des enfants d'Israël est venu à Moi" (Chémot 3,9) : Hachem disait, c’est-à-dire dans les ténèbres et l’impureté de l'Egypte, si seulement vous criiez pour implorer miséricorde et aspiriez à quitter cette prison d’impureté, alors J’entendrais vos cris!"
[rav Moché Sternbuch]

Le peuple juif sera sauvé de l’exil uniquement en se séparant de l'impureté et en s'attachant à la sainteté.

[Haggada midrach Téhilim 1,20]

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-> Dans notre génération, ceux qui font face et garde leur brit, sont ceux qui amène la guéoula.
[Zohar Béréchit 94a ; Noa'h 72b ; Tikounim 48a]

-> Rabbi Ouri de Stralisk explique qu'une personne qui parle faussement d'une autre peut être jugée au Ciel comme si elle avait témoigné en tant que faux témoin.
Il ajoute également que lorsque le peuple juif évite de se calomnier les uns les autres et fait attention à la manière dont il parle, il sanctifie le nom d'Hachem parmi les nations.

-> Le Baal Chem Tov dit que lorsqu'une personne n'a pas d'autre choix que de parler d'une autre personne (c'est-à-dire pour éviter à quelqu'un d'autre d'être blessé par cette personne), elle doit être explicite sur le fait qu'elle ne parle pas de l'essence de la personne, mais seulement d'un trait négatif qu'elle possède.

-> Le rabbi d'Apt conseille de ne pas parler négativement même des personnes qui sont complètement réchaïm car, après tout, ce sont des juifs et lorsque l'on parle d'eux de manière négative, cela cause de la douleur à la Chékhina, la source de toutes les âmes.

Faire les 100 bénédictions avec humilité

La guémara (Ména'hot 43b) dit que l'on a l'obligation de faire 100 bénédictions chaque jour, et apprend cela du verset (Devarim 10:12) du verset : "Et maintenant, Israël, qu'est-ce que (ma - מָה) Hachem, ton D., demande de toi" (Ekev 10,12).
Il est dit que le mot "ma" doit être lu comme "méa"(100), ce qui fait allusion aux 100 bénédictitons quotidiennes.

Les 100 bénédictions quotidiennes sont représentatives des 100 adanim (socles) qui soutenaient le Temple. Ainsi, lorsque la guémara dit que le mot "ma" (מה) doit être lu comme "méa", cela peut être compris comme signifiant que si quelqu'un se rend semblable à rien ("ma" - ma ani = que suis-je?), il peut accomplir de grandes choses avec ses 100 bénédictions, car ses actions sont aussi aussi puissantes que le Temple lui-même.
Ceci est dû au fait qu'une personne qui est humble a la capacité de créer de grandes influences, tout comme le Temple.
[Noam Elimélé'h - 'Hayé Sarah 23,1 ]

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[grâce à notre humilité et l'annulation de notre égo, nous accomplissions des actes aussi grands que les fondations/bases du Temple (100 adanim), et ce même de nos jours en son absence. ]

La Torah est comme des briques.
Les traits de caractère (midot) sont comme le mortier qui va permettre à ces briques de devenir un [bel] édifice.
[rabbi Avraham Twerski]

+ La terre d'Israël est sous la supervision directe d'Hachem :

"[Israël] Une terre que Hachem ton D. examine, les yeux d'Hachem ton D. sont sur elle en permanence, du début de l'année jusqu'en fin d'année" (Ekev 11,12)

-> Rachi pose la question suivante : " Hachem s'occupe de toutes les terres, et pas seulement de la terre d'Israël, comme il est dit : 'qui ... pour arroser des régions inhabitées, le désert où il n'y a pas d'hommes' (Iyov 38,26) ".
Il répond qu'Hachem s'occupe principalement de la terre d'Israël, et qu'Il s'occupe des autres terres en même temps.

-> Le Maharal (Gour Aryé - Réé 12,18) enseigne :
Hachem recherche la terre d'Israël parmi toutes les terres parce qu'il s'agit d'une terre sacrée, la seule apte à être créée. Hachem a créé d'autres terres uniquement parce qu'il est impossible que le monde entier soit sanctifié.
En tant que principale terre du monde, la terre d'Israël est sous la supervision directe d'Hachem et aucun mazal (force céleste) n'a reçu d'autorité sur elle.
Cela explique la déclaration de nos Sages (guémara Kétoubot 110b) qui disent : "Celui qui vit en dehors de la terre d'Israel c'est comme s'il n'avait pas de D.". Cela est dû au fait que celui qui s'installe en dehors d'Israel se soustrait à l'autorité directe d'Hachem et se place sous l'égide du mazal.

En tant que seule terre sous l'autorité directe d'Hachem, Israël est la terre principale pour l'accomplissement des mitsvot.
Bien que la majorité des mitsvot soient obligatoires en dehors d'Israël, cela sert simplement à nous habituer à les réaliser afin qu'elles ne nous soient pas étrangères lorsque nous reviendrons en terre d'Israël.
Les mitsvot sont les lois du pays d'Israël, non seulement pour les juifs, mais aussi pour tous les non-juifs qui s'y installent. Les non-juifs ne sont par ailleurs tenus qu'aux 7 lois noachides, mais comme les mitsvot de la Torah sont les lois du pays, les non-juifs qui ne respectent pas les lois de la Torah en terre d'Israël s'exposent à des calamités.
Ainsi, les Koutim, qui ont élu domicile en terre d'Israël après le premier exil, mais qui n'ont pas respecté les mitsvot, ont été attaqués par des lions. Les attaques n'ont cessé que lorsqu'ils se sont engagés à respecter les 613 mitsvot de la Torah.

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=> Toutes les autres terres sont secondaires par rapport à celle d'Israël, car c'est la seule terre qui relève directement de la juridiction d'Hachem (sans intermédiaire [des anges Tutélaires], comme les autres terres).
Ainsi, la terre d'Israël est la terre principale pour l'accomplissement des mitsvot. Bien que la plupart des mitsvot doivent être réalisées en dehors d'Israël, cela n'a pour but que de nous faire prendre l'habitude d'observer les mitsvot en vue de notre éventuel retour.