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"Ayez confiance en Hachem pour toujours, car c'est en D. (ki béYa), Hachem, que réside la force des mondes" (bit'hou b'Hachem adé ad, ki béYa, Hachem tsour olamim - Yéchayahou 26,4).

-> Le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech Ha'Haïm - chaar 3, chap.12) explique que "Ya" représente le yi'houd (l'unification) de 'Hokhma et Bina, en faisant confiance à l'unité d'Hachem, on s'attache à la racine éternelle de la Création. C'est le secret de la résilience au-delà du temps.

L'amour de Hachem pour un juif dépasse l'amour qu'une personne peut avoir pour elle-même.
['Hafets 'Haïm - Chemirat Halachon - Chaar Hazé'hira - chap.2 ]

-> Sur la base de cette idée, le 'Hafets 'Haïm explique la gravité du lachon hara. Celui qui prononce des paroles de lachon hara provoque le jugement de la personne visée par ses paroles. Tout comme un père souffre lorsqu'il est contraint de punir son enfant sur la base du témoignage d'une autre personne, Hachem souffre lorsqu'il est contraint de punir un juif sur la base du lachon hara d'un autre juif.

Une approche différente de la gravité du lachon hara peut être expliquée par une parabole. Si un père achète et offre un stylo coûteux à son fils, et que celui-ci l'utilise pour couper et faire saigner son frère, le père serait furieux de l'utilisation abusive de son précieux cadeau.
De même, notre pouvoir de parole est un cadeau précieux de Hachem, et l'utiliser pour nuire à nos frères est exaspérant pour Hachem. D'autre part, lorsque nous utilisons notre pouvoir de parole pour bénir nos frères juifs, Hachem répond à hauteur de nos actes en nous bénissant.

Nous trouvons cela au sujet de la bénédiction d'Hachem à Avraham : "Je bénirai ceux qui te béniront et Je maudirai ceux qui te maudiront ; toutes les familles de la terre seront bénies à travers toi" (Lé'h Lé'ha 12,3).
Sur la base de ce verset, la guémara (Bera'hot 55a) stipule que si vous donnez à quelqu'un un kos chel béra'ha et qu'il refuse l'occasion de faire une bénédiction, sa vie sera raccourcie.
Cela implique que celui qui s'abstient de bénir le maître de maison (baal ha'bayit), c'est-à-dire un juif descendant d'Avraham, empêche la bénédiction de lui parvenir.
De même, il est dit au nom du 'Hatam Sofer que lorsque quelqu'un vous demande une bénédiction, ce n'est pas le moment de refuser humblement ; vous devez plutôt saisir cette occasion pour le bénir, et vous serez alors béni à votre tour.
[Hachem aime à la folie chaque juif, comment puis-je refuser de bénir, de vouloir du bien à autrui, sachant qu'Hachem aussi attend cela (ma prière peut permettre à Hachem de se réjouir en déverser du bien sur Son fils adoré!). ]

Les mitsvot n'ont été donnés que pour être accomplis en terre d'Israël.
Car l'essence de tous les préceptes est qu'ils soient accomplies dans le pays d'Hachem.
[Ramban - A'haré Mot 18,25]

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-> Les mitsvot ne revêtent leur véritable valeur qu'en terre d'Israël. A l'extérieur de cette terre, elles n'ont qu'une valeur éducative (pour savoir les faire lorsqu'on pourra venir y habiter).

-> Le rav Tsvi Yéhouda haCohen Kook (LiNétivot Olam - édition 5727 - 1ere partie, p.197), rapporte que le 'Hafets 'Haïm soutient que les mitsvot accomplies en dehors de la terre d'Israël n'ont que 1/20e de la valeur qu'elles recèlent en terre d'Israël.
[rapporté par le rav Tzvi Fishman - Lumières sur Orot - p.18 ]
[celui qui ne peut vraiment pas venir habiter en terre d'Israël (pour le moment), devra alors désirer sincèrement pouvoir y venir, et alors il sera comme étant en terre d'Israël. ]

-> Dans la terre d'Israël, nous sommes un peuple vivant. En diaspora, nous sommes comme des corps sans âme, une coquille extérieure d'un peuple sans vie intérieure.
[Likouté haGaon de Vilna - à la fin de Safra déTsniouta ]

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-> Selon le rav Avraham Kook, la sainteté de la terre ne résulte pas des mitsvot qui y sont accomplies. Ce sont plutôt les mitsvot particulières du pays qui dérivent de la sainteté inhérente à la terre d'Israël, d'où l'expression qui les désignent : "mitsvot qui dépendent de la terre".
La terre est en elle-même sainte (kodech).

"Une révolution tumultueuse surviendra et les gens en arriveront à voir nettement que la puissance d'Israël réside dans son éternelle sainteté, dans la lumière d'Hachem et de sa Torah, dans l'aspiration à la lumière spirituelle, l'ultime valeur triomphant de tous les mondes et de toutes les puissances .... telles sont les douleurs du machia'h qui viennent affiner et épurer le monde entier à travers les souffrances qu'elles causent."
[rav Avraham Kook - Orot haTkhiya - 72]

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[avec la venue du machia'h, et l'éclat de Vérité qu'il y aura, nous aurons alors pleinement conscience de la grandeur d'Hachem et de chaque juif.]

Hachem attend, pour ainsi dire, le service Divin que nous accomplissons au milieu des moments obscures (difficiles) de notre vie, car ce service lui est plus cher que tout autre avoda accompli à un moment où une personne est bénie par la sérénité et où les chemins de l'avodat Hachem sont illuminés pour elle, de sorte qu'elle se sent sanctifiée et élevée.
Son avoda au milieu des ténèbres est particulièrement chère à Hachem, qui apprécie ses efforts pour se souvenir de Lui et Le servir quelles que soient les circonstances.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

La souffrance indique qu’une personne est tsadik

+ La souffrance indique qu'une personne est tsadik :

-> Lorsqu'une personne subit des souffrances, elle devrait être grandement réconfortée par le fait que Hachem traite avec beaucoup de rigueur ceux qui sont les plus proches de Lui.
Le plan initial de la Création était que le monde soit administré par l'attribut de rigueur stricte, et ce n'est que parce que Hachem a vu qu'il serait impossible de survivre de cette manière qu'Il y a ajouté l'attribut de la miséricorde.
Cependant, l'intention initiale de Hachem n'était certainement pas vaine ; ce plan est resté en vigueur en ce qui concerne les tsadikim, que Hachem traite avec un jugement strict.
Lorsqu'une personne est traitée avec rigueur, elle doit savoir qu'elle est considérée comme un tsadik proche de Hachem, et le fait qu'on lui montre qu'elle est jugée comme l'une des justes (tsadikim) devrait être pour elle un grand encouragement.
Même s'il ne trouve aucune raison de se considérer comme juste (tsadik), l'homme voit avec ses yeux, tandis que Hachem voit le cœur (Shmouel I 16,7), et Hachem a certainement une connaissance de lui qui le rend digne d'être traité comme un tsadik.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

Notre prospérité vient d’Hachem

+ Notre prospérité vient d'Hachem :

-> Il est dit au nom des tsadikim (certains le rapportent au nom du Baal Shem Tov) que si l'on cherche à prospérer financièrement, la première condition préalable est la émouna ; il faut avoir foi en Hachem et compter sur Lui.
Cela est conforme au verset : "Tu te souviendras de Hachem, ton D. : c'est Lui qui te donne la force d'acquérir des richesses" (Ekev 8,18). Onkelos traduit la fin du verset ainsi : "c'est Lui qui te donne le conseil d'acquérir des biens".
Tout vient de la main de Hachem : à la fois "la force d'accomplir" physiquement ou spirituellement, au sens littéral du verset, ainsi que l'acquisition de biens, comme le dit Onkelos.

-> Le petit-fils du Baal Shem Tov, rabbi Barou'h de Mezhibouzh (Botsina d'Néhora - Réé) que le découragement bloque considérablement la réception de la parnassa, et que par conséquent, une personne doit conserver une attitude joyeuse, grâce à sa émouna.
Cela est évoqué dans le verset : "tu ne seras que joyeux" (véayita akh saméa'h - וְהָיִיתָ אַךְ שָׂמֵחַ - Réé 16,15), dont les dernières lettres forment le mot חתך ('hatakh), qui est le nom du grand ange responsable de la parnassa.

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-> Le principe est qu'en réalité la hichtadlout n'ajoute ni ne retranche rien à la parnassa. Lorsqu'avec honnêteté d'esprit, une personne investit les efforts qui sont nécessaires (et non excessifs) et laisse le reste entre les mains d'Hachem, alors Hachem lui fournit tout ce dont elle a besoin, comme le dit le verset : "Quant à celui qui se confie en Hachem, la bonté l'entoure" (Téhilim 32,10).
Cela est développé en détail dans le moussar, comme par le 'Hovot HaLévavot (chaar HaBita'hon).

Il arriva un jour que le Baal Shem Tov n'avait pas d'argent pour acheter de quoi manger pour le Shabbat. Comme le Shabbat approchait à grands pas, il quitta sa maison et se rendit chez son voisin le plus proche. Il toucha légèrement la fenêtre de son voisin depuis l'extérieur, puis continua immédiatement son chemin. Le voisin sortit alors précipitamment de sa maison pour demander au Baal Shem Tov ce dont il avait besoin. Lorsque le Baal Shem Tov lui dit qu'il n'avait pas d'argent pour acheter le nécessaire pour le Shabbat, il répondit avec incrédulité : "Est-ce une raison pour frapper si fort que vous avez presque cassé ma fenêtre? Et pourquoi êtes-vous parti immédiatement, plutôt que d'attendre que je vienne vous voir?"

Le Baal Shem Tov répondit : "Avec chaque personne qui naît dans ce monde, sa parnassa "naît" également pour elle. Cependant, en raison de l'effet de la faute, elle doit faire des efforts pour acquérir ce dont elle a besoin, comme le dit le verset : "A la sueur de ton front, tu mangeras ton pain".
Il existe toutefois des variations à cet égard : chaque personne ne doit fournir que des efforts proportionnels à les dégâts qu'elle a causée par ses fautes.
Certaines personnes gagnent leur vie chez elles, tandis que d'autres doivent parcourir de longues distances pour chercher leur pain. D'après mes calculs, je n'avais pas besoin de fournir de grands efforts ; tout ce qui m'était demandé était la plus petite des actions. C'est pourquoi je n'ai même pas frappé, mais j'ai simplement touché votre fenêtre avec mon petit doigt, afin de remplir ma responsabilité d'investir des efforts pour obtenir la parnassa que le Ciel m'avait décrétée. Pourtant, grâce à ce petit geste, le verset : "Hachem, ton D., te bénira dans tout ce que tu feras" (Réé 15:18), s'est accompli pour moi, et le bruit de coups forts a été entendu dans ta maison, alors tu es sorti pour m'aider.
Une fois que j'eus fait la hichtadlout qui m'était demandé et créé un moyen d'obtenir ma parnassa, j'étais certain qu'Hachem m'aiderait, que ce soit par votre intermédiaire ou non. C'est pourquoi, dès que j'eus touché votre fenêtre, je poursuivis mon chemin."

Sainteté & Torah

-> "Celui qui prend à cœur les paroles de la Torah se voit débarrassé de nombreuses préoccupations mentales ... de préoccupations stupides, de préoccupations impures, de préoccupations liées au yétser ara ... de préoccupations liées à des choses futiles".
[Avot déRabbi Natan - chap. 20 ]

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-> Nos sages ont ainsi déclaré que l'homme doit diriger son esprit et ses pensées vers les paroles de la Torah et élargir sa compréhension avec sagesse, car les pensées impures ne prévalent que dans un cœur dépourvu de sagesse.
[Rambam - Hilkhot Issouré Biah 22,21 ; basé sur Kidouchin 30b et midrach Michlé - chap.24 ]

"Il est bien préférable d'utiliser l'énergie que l'on dépenserait pour jeûner (en se mortifiant pour expier nos fautes) pour étudier la Torah et prier, afin de prier de toutes ses forces et avec toute sa concentration, ce qui conduit à l'ascension spirituelle."
[Baal Shem Tov - cité dans le Kéter Shem Tov - sect. 219]

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-> Le hassidisme s'oppose aux mortifications telles que le jeûne et autres formes d'auto-affliction.
Le Baal Shem Tov (Tsava'at haRivach - 56) insiste pour que l'homme se concentre sur des formes positives d'amélioration personnelle : "Il est préférable de servir Dieu dans la joie sans mortifications, car celles-ci provoquent des sentiments de tristesse".

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-> Selon le Likoutim Yékarim (sect. 178) : "le Baal Shem Tov a mérité toutes ses illuminations et tous ses niveaux grâce à ses immersions constantes. Des immersions fréquentes dans un mikvé (bassin rituel) sont supérieures au jeûne, car le jeûne affaiblit le corps dans son service à Hachem."

A mesure que l'homme s'attache à Hachem par les mitsvot et la communion, la lumière de la Chékhina lui apparaît de plus en plus clairement.
[d'après le Baal Chem Tov]