Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Le peuple juif est ancré dans une moralité divine supérieure. Par conséquent, toute force morale présente chez ses membres renforce le peuple juif.
À l'inverse, selon le degré de souillure et de comportement mauvais (racha) présent chez une personne, toute baisse de moralité et tous les actes mauvais (selon la volonté Divine) affaiblissent le peuple juif, ainsi que le lien de cette personne avec sa nation.
[rav Avraham Kook - Orot - Orot Israël 2:1 ]

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-> L'âme idéale du peuple juif est l'éthique absolue. Par conséquent, toute imperfection éthique présente chez un individu provoque une séparation d'avec l'âme du peuple juif.
[rav Kook - Orot - Orot Israël 2:1 ]

Le véritable bita'hon, c'est lorsque le cœur est calme, apaisé, parce que la confiance est placée uniquement en Hachem.
['Hazon Ich - Emouna Ou'bita'hon chap.2 ]

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-> "Il ne craindra pas les mauvaises nouvelles ; son cœur est inébranlable, il a confiance en Hachem" (Téhilim 112,7)

-> Le Sfat Emet explique : lorsque le cœur d'une personne est ancré dans le bita'hon, aucune crainte extérieure ne peut l'ébranler.
Même les "mauvaises nouvelles" ne brisent pas son équilibre intérieur, car elle considère tous les événements comme provenant d'Hachem.

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-> Quand on marche avec témimout, on ne compte plus sur ses propres mérites, mais sur la guidance divine. La confiance (bita'hon) assure la stabilité spirituelle, car l'âme ne tremble plus face à l'instabilité extérieure.
[Noam Elimelé'h - Toldot ]

-> La confiance ne doit être accordée qu'à Celui qui détient le pouvoir. Se fier à toute autre force, même inconsciemment, nous déconnecte du flux divin.
Une confiance mal placée génère un vide spirituel [interne].
[Ram'hal - Messilat Yécharim - chap.19 ]

"Car en Lui notre cœur se réjouira, parce que nous avons mis notre confiance en Son saint nom (ki béchem kodcho bata'hnou)" (Téhilim 33,21)

-> La joie n'est pas le résultat des circonstances, mais une conséquence secondaire de la confiance en la sainteté d'Hachem.
Le Méor Einayim (parachat Vaéra) écrit que "la confiance en Son saint nom" n'est pas abstraite : elle signifie vivre en ayant conscience que chaque événement fait partie de l'unité (a'hdout) d'Hachem, ce qui apporte une joie intérieure même dans la dissimulation.

"Ainsi parle Hachem : Maudit soit l'homme qui met sa confiance en un mortel, prend pour appui un être de chair, et dont le coeur s'éloigne de D." (Yirmiyahou 17,5)

-> Ce verset met en garde contre le fait de placer une confiance absolue dans les êtres humains ou le pouvoir matériel.
Selon le Zohar (Béchala'h 61a), une telle confiance "coupe la connexion" avec le flux céleste de la subsistance divine.
Le Sfat Emet (Bé'houkotaï 5642) explique que la confiance en la chair (les efforts humains seulement) rétrécit la conscience spirituelle, tandis que le bita'hon en Hachem ouvre l'accès à des réalités plus profondes.

Quiconque ne montre pas de reconnaissance envers son ami (son prochain) finira par nier également les faveurs qu'il reçoit d'Hachem.
[midrach Tan'houma - Chémot 5]

Une faute (avéra) souille non seulement le corps et l'âme de celui qui a fauté, mais elle "recouvre" également la Présence Divine dans ce monde (la Chékhina) d'une enveloppe grossière de mal.
La Chékhina est ainsi [davantage] "exilée" dans le mal, empêchant la manifestation de la Présence divine.

Dans la terminologie métaphorique de la Kabbale, cela est considéré comme une séparation entre la Chékhina (l'immanence divine) et son "époux", Hachem (la transcendance divine).
Nos actes vertueux (Torah et mitsvot), et plus particulièrement la correction de la faute (téchouva - repentir), "libèrent" la Chékhina de cet exil et la réunissent à son "époux".
[d'après la 'hassidout du Baal Shem Tov]

Joie & gueoula

"Cantique des degrés. Quand Hachem ramena les captifs de Tsion ... Hachem a accompli de grandes choses pour nous, nous étions joyeux (ayinou chémé'him)" (Téhilim 126,1-3).
Lorsque le machia'h arrivera, les non-juifs demanderont : "Quelle est cette grande chose que Hachem a accomplie pour le peuple juif pour qu'il soit à un tel niveau?"
Le peuple juif leur répondra : "Hachem a accompli cette grande action pour nous parce que pendant toute la durée de l'exil, nous avons été joyeux de tout ce qui nous est arrivé."
[rav Shimon Maryles de Yérouslav - Torat Shimon ]

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-> "Car vous partirez dans la joie" (ki bésim'ha tétséou - Yéchayahou 55,12).
Cela signifie que grâce à la joie, vous pouvez être délivrés de tous vos problèmes.
[rabbi Mendel Ména'hem de Kotzk - Emet véEmouna - p.8 ]

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-> Le machia'h viendra parce que le peuple juif servira Hachem avec passion, amour et joie.
[selon le maguid de Mézéritch et rabbi Bounim de Pschisha]

-> Le Zohar dit que si une personne se comporte avec un visage rayonnant [de joie] en bas, de la même manière, cela lui sera renvoyé d'en-Haut. Si elle se comporte avec tristesse, de la rigueur sera rendu d'en-Haut. [plus on se réjouit (par notre confiance en D.), plus du Ciel on nous donne des raisons de se réjouir. A l'inverse, plus on s'attriste, plus on nous envoie des raisons de nous attrister. ]
Selon notre service d'Hachem avec joie, notre joie attire la joie vers nous depuis le monde Supérieur.
Nos Sages (Sotah 11b) disent que grâce au mérite des femmes justes, le peuple juif a été délivré d'Égypte.
Il semble que lorsque le peuple juif a été exilé en Égypte avec des travaux éreintants et de la tristesse, cela a causé la même chose à la Chékhina ... Comme les femmes justes ont réjoui leurs maris avec les miroirs, elles ont également réjoui la Chékhina, et grâce à ce mérite, ils sont sortis de l'exil d'Egypte.
[Toldot Yaakov Yossef - parachat Vayikra]

[Voir Rachi (Vayakel 38,8) qui décrit comment les femmes juives en Egypte utilisaient des miroirs en cuivre pour se parer. Hachem louait grandement l'utilisation de ces miroirs, car les hommes juifs étaient épuisés par le travail physique en Égypte et avaient perdu leur désir de procréer. Les femmes se paraissaient pour devenir attirantes aux yeux des hommes, permettant ainsi la perpétuation du peuple juif.
(on voit qu'en remontant leur moral (malgré la situation d'esclavage très difficile), en leur redonnant le sourire, elles ont permis que du Ciel on envoie de belles choses, ce qui a mené à la libération d'Egypte. Or, la guéoula ultime est similaire à celle d'Egypte, ainsi en étant joyeux (même artificiellement), on provoque la Délivrance (collective et individuelle). ) ]

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-> Selon le 'Hozé de Lublin, dans les générations précédant la venue du machia'h, la relation des juifs avec Hachem sera construite principalement autour de l'amour d'Hachem, car cela tire davantage les cordes sensibles [de notre cœur] vers Hachem, plus que n'importe quelle autre chose.

-> Le rabbi Avraham 'Haïm de Zlotchov enseigne que lorsque les nations du monde verront notre passion et notre joie à accomplir les mitsvot (et en particulier, les mitsvot dont nous ne connaissons pas la raison), elles diront que si nous ne trouvions pas de douceur dans les mitsvot, nous ne pourrions jamais éprouver une telle joie à les accomplir. C'est ce qui, en fin de compte, rapprochera les nations non juives à la reconnaissance d'Hachem et de l'authenticité de la Torah.

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-> b'h, également : Servir Hachem dans la joie & guéoula : https://todahm.com/2024/05/28/servir-hachem-dans-la-joie-gueoula

Soutenir la Torah = protection constante face au yétser ara

+ Soutenir la Torah = protection constante face au yétser ara :

"Réjouis-toi Zévouloun, dans tes sorties (chéma'h Zévouloun bétsété'ha), et toi, Yissa'har, dans tes tentes" (Vézot haBéra'ha 33,18).

-> Le 'Hida (Roch David - Vézot haBéra'ha) explique ce verset en se basant sur les mots de rabbi 'Haïm Aboulafia. Ce dernier, dans son Ets Ha’haïm (fin de Vayakel) enseigne que celui qui soutient un étudiant en Torah est aussi sauvé du yétser hara comme cet étudiant lui-même (la guémara (Kidouchin 30b) affirmant : "Hachem créa le yétser ara et la Torah comme antidote").
Il ajoute que celui qui aide financièrement l'étudiant mérite même quelque chose de plus grand. Celui qui étudie est protégé quand il étudie activement. Un Zévouloun jouit lui d’une protection continue contre le yétser ara.

Dans cette veine, le 'Hida explique : "Réjouis-toi Zévouloun, dans tes sorties" = ne crains pas l’influence du yétser hara même sans étude de la Torah. Pourquoi?
Car "Yissa'har, dans tes tentes" = la Torah de Yissa'har que tu supportes te protège constamment du yétser ara.

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-> Il n’y a rien de plus grand que l’étude de la Torah. Lorsque nous étudions la Torah, nous nous connectons en quelque sorte à la sagesse d'Hachem et nous nous en enveloppons.
L’un des nombreux et magnifiques effets secondaires de cela est que la Torah nous protège et nous empêche d’être influencés par le yétzer ara.
Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 1,1) demande : "Si tout le monde n’a pas la chance d’être en mesure de se plonger dans l’étude, comment alors se prémunir contre les défis posés par la mauvaise inclination?"
Il répond que si la personne soutient ceux qui sont capables d’étudier, alors grâce à ce mérite, elle en récoltera les bienfaits comme si elle s’était réellement consacrée à l’étude de la Torah.

Fausse humilité

+ Fausse humilité :

-> L'orgueil est un mauvais trait de caractère, à tel point qu'Hachem dit : "Je ne peux pas être proche d'une personne orgueilleuse".
L'humilité est considérée comme l'une des plus belles qualités qui soient. Parmi toutes les grandes qualités et attributs de Moché, la Torah n'en retient qu'une seule : il était la personne la plus humble qui ait jamais vécu.

Bien que cela soit vrai, nous devons nous méfier extrêmement d'un sentiment de fausse humilité. Le yétser ara qui nous pousse à être orgueilleux est le même que celui qui nous pousse à croire que nous ne sommes pas capables de réussir [spirituellement] et que nous ne pourrons jamais contribuer à la société.

C'est cette préoccupation qui a conduit Moché à ajouter la lettre youd au nom de Yéhochoua, avant qu'il ne parte avec les 11 autres espions pour explorer le pays de Canaan.
Moché savait que son élève Yéhochoua était extrêmement humble. Et il craignait que le yétser ara ne s'en nourrisse et ne conduise Yéhochoua à croire qu'il n'avait pas la capacité de tenir tête aux espions s'ils revenaient avec un rapport négatif sur le pays.
[ rav Yonathan Eibshitz - Magen Ha'Elef ]

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-> Comment pouvons-nous discerner si ce que nous ressentons est un véritable sentiment d'humilité ou une fausse humilité?
Si ce que vous ressentez vous pousse à agir, alors vous savez que votre humilité est réelle et sincère.
Comme ce fut le cas pour Moché, qui était l'être humain le plus humble, mais il a tenu tête au Pharaon, le dirigeant le plus puissant de l'époque, et il a résisté à la révolte de Kora'h.
Si, cependant, l'humilité vous empêche de prendre position ou de vous atteler à la tâche, sachez que l'humilité que vous ressentez provient de votre yétser ara et qu'il s'agit d'un sentiment négatif qui doit être éradiqué.
[rav Yaakov Barber ]

La réussite des réchaïm à notre époque

+ La réussite des réchaïm à notre époque précédant la venue du machia'h :

-> Le 'Hafets 'Haïm (Shem Olam 2,12) explique le succès des réachïm avant l'arrivée du machia'h à l'aide de l'illustration suivante.
Un roi organisa un grand festin en l'honneur de son fils unique. Il invita tous ses amis et ministres et prépara un menu composé des mets les plus raffinés au monde. Le roi était toutefois dans le dilemme quant à ce qu'il devait faire de certains de ses serviteurs. Bien qu'ils le méprisaient secrètement, lui étaient déloyaux et agissaient contre ses intérêts, ils affichaient en apparence leur loyauté et lui rendaient certains services, et méritaient donc une récompense.
D'un côté, il ne voulait pas qu'ils participent à son festin spécial, mais d'un autre côté, il devait reconnaître leurs services. Il décida donc d'organiser un festin rien que pour eux, avant sa grande célébration. Ces serviteurs étaient ravis de la chance qu'ils avaient eue d'être invités par le roi à un repas aussi raffiné, et les fidèles serviteurs du roi se demandaient pourquoi celui-ci avait préparé ce festin impressionnant rien que pour ses serviteurs méprisés.
En vérité, la seule raison de ce festin était d'éviter d'avoir à les inviter à la véritable célébration. Rien de ce qui était servi à ce festin ne pouvait se comparer aux mets délicats qui étaient préparés pour ses véritables fidèles.

De même, le succès, la réussite des réchaïm avant la venue du machia'h n'a pour but que de les empêcher de partager le plaisir ultime que les tsadikim recevront lorsque le machia'h viendra. Alors, les réchaïm réaliseront leur grande perte et regretteront de ne pas avoir attendu et de ne pas s'être préparés pour ces jours.

-> C'est ce que Yéchayahou (65,13-14) a prophétisé : "Ainsi parle Hachem : "Voici, Mes serviteurs mangeront et vous aurez faim. Voici, Mes serviteurs boiront et vous aurez soif. Voici, Mes serviteurs se réjouiront et vous serez confus. Voici, Mes serviteurs chanteront dans la joie, et vous crierez dans l'angoisse et vous gémirez, l'esprit brisé".
Rachi explique : "Mes serviteurs sont les justes (tsadikim), et "vous" êtes ceux qui se rebellent contre moi".
Le Radak explique que "mes serviteurs mangeront" signifie que leur esprit percevra la sagesse et la connaissance suprêmes d'Hachem. Cette perception apporte du plaisir à l'âme, tout comme la nourriture et la boisson apportent du plaisir au corps.

-> "Le rire aussi causera de la douleur au cœur" Michlé (14,13).
Rachi explique que cela fait référence au rire que Hachem leur accorde [aux réchaïm] dans ce monde, qui sera une source de douleur pour eux à l'avenir, comme le dit le verset : "Et vous crierez dans l'angoisse" (Yéchayahou 65,14).

-> "Tu as mis de la joie dans mon cœur au moment où leur grain et leur vin étaient abondants" (Téhilim 4,8).
Pourquoi le roi David devrait-il ressentir de la joie lorsque les nations du monde ont du grain et du vin en abondance?
Le Yalkout Shimoni explique :
"Si Tu (Hachem) as béni les nations du monde, qui n'observaient que sept mitsvot, en leur accordant la paix [et l'abondance] dans ce monde, à combien plus forte raison nous accorderas-Tu Ta bonté, à nous qui avons reçu le commandement d'observer 613 mitsvot.
C'est pourquoi nous nous réjouissons de la prospérité des réchaïm, comme le dit le verset : "Tu as mis de la joie dans mon cœur au moment où leur grain et leur vin étaient abondants".
Rabbi Yéhochoua ben Lévi dit : Cela peut être comparé à un roi qui a organisé un grand festin. Il a invité des convives et les a fait asseoir à la porte du palais jusqu'à ce que le moment soit venu d'entrer dans la salle à manger. Ils ont vu des chiens sortir du palais avec des faisans dans la gueule, des têtes de volailles engraissées et des têtes de veau.
Ils se sont mis à dire : "Si les chiens mangent si bien, imaginez à quoi doit ressembler le festin lui-même!". Or, les réchaïm sont comparés à des chiens, comme le dit le verset : "Les chiens ont le visage effronté, et ils ont reçu tant de bénédictions et de bienfaits ; combien plus grands seront les bienfaits du peuple juif!" (Yéchayahou 56,11).

-> Cette idée se retrouve également dans le Tana Débé Eliyahou (rabba 22) :
"Cela (le succès des réchaïm) peut être comparé à un roi qui avait un grand palais avec une porte verrouillée que personne ne pouvait franchir. À l'extérieur du palais, il y avait une corniche sur laquelle se trouvaient des figues, des raisins et toutes sortes de fruits. Sur une autre corniche à proximité, il y avait de la nourriture, des boissons et toutes sortes de gâteaux et de mets délicats. Tous ceux qui passaient devant le palais disaient : "D'après la corniche qui s'étend depuis le palais du roi, on peut savoir ce qui se trouve à l'intérieur".
Ainsi, d'après les souffrances des tsadikim dans ce monde, on peut connaître la mesure de la punition des réchaïm dans le guéhinam.
Et à partir des bénédictions des réchaïm dans ce monde, nous pouvons apprendre la récompense des tsadikim dans le monde à Venir, comme le dit le verset : "Quelle est la bonté que Tu as réservée à ceux qui Te craignent, ..." (Tehillim 31:20) ; "Aucun œil ne l'a vue (la récompense des tsadikim), sauf Toi, Hachem" (Yéchayahou 64,3)."

-> C'est également ce que signifie la phrase que nous disons dans le Barou'h Shé'amar : "Béni soit Celui qui récompense généreusement ceux qui le craignent" (barou'h anoten cha'har tov liréav).
C'est précisément à ceux qui Le craignent que la récompense est bonne, car ils reçoivent leur récompense dans le monde à Venir.
Ceux qui ne Le craignent pas reçoivent leur récompense dans ce monde (éphémère) et sont ainsi privés de récompense dans le monde à Venir (éternel), de sorte que leur récompense ne peut être qualifiée de bonne.

-> A l'avenir, lorsque la vérité ultime sera révélée, nous ne pouvons imaginer la douleur que ressentiront les réchaïm lorsqu'ils réaliseront ce qu'ils ont perdu.
Tout comme il n'y a pas de plus grande joie que d'être proche d'Hachem et de ressentir Son amour intense pour nous, il n'y a pas de plus grande douleur que d'être rejeté et de se sentir éloigné d'Hachem.
[d'une certaine mesure, toute chose qu'on aurait pu faire (selon nos capacités personnelles) pour se rapprocher d'Hachem et qu'on n'aura pas fait, ce regret sera notre plus grande douleur après notre mort (sauf si téchouva avant). ]

C'est ce qu'écrit le Tana Débé Eliyahou (rabba 31) :
"Après que toutes les créatures du monde aient été créées, elles étaient dans un état de joie immense, comme si elles mangeaient et buvaient, rassasiées et extrêmement heureuses. Une fois que Hachem eut achevé la création du monde entier, Il les repoussa [loin de Lui], et elles crièrent, gémirent et pleurèrent toutes abondamment. Elles dirent devant Lui : "Maître de l'Univers, pourquoi nous as-Tu retirées de cet état de bonheur?"

Réfléchissons-y. Si une personne sent que quelqu'un ne l'aime pas, elle se sent bouleversée. Si la personne qu'elle ne parvient pas à satisfaire est son professeur ou une personnalité éminente, son désarroi est encore plus grand. Alors, à quel point le désarroi d'une personne qui, en raison de ses mauvaises actions, ne trouve pas grâce aux yeux d'Hachem est-il plus grand?
La souffrance et la détresse qu'elle ressentent dépassent de loin celles de toute autre personne. Comme l'écrit Rabbénou Yona : "Quel avantage y a-t-il [pour l'âme d'une personne] avec tout ce qu'elle acquiert [tout ce qu'elle accomplit et fait] si elle est mauvaise aux yeux de son Maître?" (Shaaré Teshuvah 1,10).

En ce sens, le Ohr Ha'haïm Hakadoch (Nasso 5,15) cite nos Sages : "La raison pour laquelle les eaux inférieures sont appelées "pleureuses" est que lorsque Hachem a divisé les eaux ... les eaux qui sont restées en dessous pleurent et se lamentent de ne pas avoir mérité d'être proches du D. vivant."

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-> Notre devoir est donc de nous renforcer et d'attendre encore un peu jusqu'à ce que nous atteignions enfin la fin, c'est-à-dire l'arrivée du machia'h. Tout comme le passager d'un train qui ne doit pas être tenté de descendre à une gare précédente, car cela lui ferait perdre tout ce qui l'attend à sa destination finale. Il vaut certainement la peine d'attendre encore dix minutes pour atteindre la prochaine et dernière gare.

Si nous ne ressentons pas cette urgence à aller jusqu'au bout, c'est parce que nous sommes en exil depuis si longtemps que nous nous sommes habitués à être méprisés. Nous sommes incapables d'imaginer la grandeur qui nous attend à l'époque du machia'h, et nous n'apprécions donc pas ce qui nous attend dans un avenir proche.