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Le véritable but de la prière est d’intérioriser le fait qu’il n’y a personne au monde qui mérite d’être prié, à l’exception du Créateur [c’est-à-dire d’approfondir sa confiance].
[ Mabit (rav Moché ben Yossef di Trani - 1500-1580) - Shaar HaTéfila - chap.2 ]

"Sache que toutes les mitsvot (bonnes actions) que l'homme a accomplies ainsi que toute la Torah qu'il a étudiée lorsqu'il était encore un racha dans ce monde ajoutent de la force aux klipot (=forces du mal), jusqu'au moment où il se repent totalement et sincèrement, ce qui permet d'extraire toute cette sainteté"
[le Béer Hétev (dans son commentaire sur le Choulkhan Aroukh), au nom du Arizal ]

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-> Nous apprenons à partir de là que celui qui se consacre à l'étude de la Torah et à l'accomplissement des mitsvot sans se repentir, certes il rassemble une force phénoménale de sainteté, mais qui va directement nourrir les forces du sitra a'hra (forces du mal), augmentant du même coup, considérablement, son emprise destructrice dans le monde, à D. ne plaise.

L’aspiration ne doit pas retirer notre joie

-> Peu après que Rabbi Nathan soit venu voir Rabbi Na'hman de Breslev, celui-ci lui dit : "Un tout petit peu [d’avodat Hachem] est aussi bon".
La profonde sagesse de cette phrase simple a complètement changé la vie de Rabbi Nathan de Breslev, et elle peut changer la nôtre aussi.
Bien sûr, nous devons toujours aspirer à étudier beaucoup la Torah, à prier avec une kavana pure et à servir Hachem du mieux que nous pouvons. Mais nous ne pouvons pas laisser notre aspiration nous priver de la joie et de la satisfaction que nous devrions tirer de chaque bonne pensée, de chaque mot de sainteté et de chaque mitsva, même si nous n’atteignons pas nos objectifs ultimes.
[Avané'ha Barzel 65]

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-> Le plus difficile dans le service d'Hachem, c’est en réalité que nous pensons que c’est si difficile. Nous croyons que pour plaire à Hachem, nous devons accomplir quelque chose qui dépasse nos capacités.
Cependant, lorsque nous prenons conscience de l’immense joie que nous procurons à Hachem à chaque bénédiction, prière, mitsva et parole de Torah, alors servir Hachem devient incroyablement facile et agréable.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,44 ]

-> Nous devrions apprécier la lumière extraordinaire de chaque petite chose que nous faisons pour servir Hachem et croire que ces bonnes actions sont comme de grandes étoiles brillantes.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Kriat HaTorah 6 ]

Les mitsvot que nous accomplissons dans ce monde donnent de la force aux mondes supérieurs.
[rav 'Haïm Vital ]

Le principal héritage que nous avons reçu des Patriarches (Avot) et des Matriarches (Imahot) est la émouna simple en l’unicité d'Hachem. Même si la Torah n’avait pas encore été révélée à leur époque, ils ont su s’attacher au Créateur avec amour et crainte révérencielle grâce à la force incroyable de leur émouna.
Nous devons croire qu’au plus profond de nous-mêmes (de tout juif) se trouve une étincelle brillante de cette émouna, capable de nous élever au-dessus de tous nos doutes et de toutes nos souffrances.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I, 64 ]

Les 613 mitsvot

-> Nous avons 248 commandements positifs et 365 commandements négatifs. Les 613 commandements définissent nos vies depuis le moment où nous naissons jusqu’à notre mort.
Pourquoi avons-nous autant de commandements?

Pour répondre à cette question, nous devons d’abord comprendre la relation unique que nous entretenons avec Hachem. Notre lien avec Hachem est comparable à celui d’un soldat qui est toujours en service, même lorsqu’il dort.
Et notre devoir, en tant que soldat fidèle [d'Hachem], est de reconnaître que nous sommes constamment en présence d'Hachem et que nous sommes tenus de lui offrir des dons ; ces dons sont les commandements que nous accomplissons.

En nous donnant tant de commandements, Hachem nous offre des occasions de lui offrir des dons à chaque instant de notre vie.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan ]

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+ Les mitsvot - une question de perspective :

-> Parfois, le parent devra se montrer strict avec son enfant et devra peut-être même le punir pour s’assurer qu’il fasse ce qu’il est censé faire. Lorsqu’il est réprimandé, l’enfant ne perçoit que le fait que son parent le réprimande. Il est incapable de voir la situation dans son ensemble.
Le parent, en revanche, voit au-delà du moment présent et sait à quel point il sera bénéfique pour son enfant d’accomplir cette tâche spécifique. Il se rend compte que le désagrément mineur et temporaire que l’enfant devra endurer sera largement compensé par les bienfaits dont il profitera à la fin.

De même, Hachem, qui voit le grand schéma des choses [dans sa globalité], sait qu’en accomplissant ses commandements, nous en tirerons un grand bénéfice.
Il peut y avoir des moments où nous n’apprécions pas cela, et Hachem n’a d’autre choix que d’être strict avec nous pour s’assurer que nous menions à bien la tâche.
La discipline perçue d'Hachem est en réalité une expression de son amour pour nous, car son désir ultime est de nous récompenser et de nous bénir pour avoir accompli ses commandements.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,1 ]

"En ces jours-là ... les Bné Israël gémissait sous le poids du travail et criait, et leurs cris parvinrent à D., du sein de l'esclavage" (Chémot 2,23).

-> Le Ramban (Bo 12,40) écrit : "L'exil (en Egypte) aurait dû durer plus longtemps, mais ils ont crié et prié à maintes reprises."

=> Cela a été valable pour les juifs en Egypte qui étaient au 49e niveau d'impureté. Ainsi, la prière de tout juif permet de rapprocher la guéoula!

La protection divine et le pouvoir purificateur des mitsvot

"Hachem s’adressa à Avram dans une vision, en disant : "Ne crains rien, Avram, je suis ton bouclier (ano'hi maguen la'h)"" (Lé'h Lé'ha 15,1).

-> Le midrach (Bérechit raba 44,1) établit un lien entre ce verset et le Téhilim qui déclare : "La parole d'Hachem est pure et sert de bouclier à tous ceux qui recherchent Sa protection" (imrat Hachem tséroufa maguen ou lé'hol a'hossim bo - Téhilim 18,31).
À travers ce lien, le midrach nous enseigne que la promesse faite par Hachem à Avram n’était pas seulement personnelle, mais qu’elle reflète une vérité universelle : Hachem sert de bouclier à tous ceux qui recherchent sincèrement Sa protection et Son refuge. Cette protection divine est accessible à toute personne qui se tourne vers Hachem avec une foi et une confiance sincères.

Le midrach approfondit encore ce concept, en expliquant que lorsque le Téhilim fait référence à "la parole d'Hachem", il parle des mitsvot elles-mêmes. Ces mitsvot sont décrites comme "pures", mais que signifie cette pureté?   [le Téhilim affirme aussi que ces paroles (les mitsvot) nous "servent de bouclier" divin de protection. ]
Le midrach révèle que chaque détail complexe de chaque mitsva a été délibérément et soigneusement conçu par Hachem dans un but précis : purifier et élever ceux qui les accomplissent.

Il ne s’agit pas simplement de suivre des règles ou des commandements.
Au contraire, chaque mitsva, avec toutes ses exigences et spécifications détaillées, sert d’outil spirituel de raffinement. La complexité et la spécificité des exigences halakhiques ne sont pas des fardeaux, mais des opportunités de croissance spirituelle et de purification.
Lorsque nous nous penchons sur ces détails, nous participons à un processus divin d’amélioration de soi.
[ Toldot Shimshon - Pirké Avot 2,8 ]

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[plus nous nous perfectionnons et purifions par nos mitsvot, plus nous pouvons bénéficier de davantage de proximité avec Hachem, ce qui est le bien ultime.
Hachem n'a besoin de rien, les mitsvot sont un ensemble d'actions qui ont le pouvoir de toujours plus nous lier, nous attacher avec notre Source, papa Hachem, et cela pour l'éternité de notre monde à Venir (après notre mort on ne peut plus changer cette réalité de proximité avec D. que l'on aura construite dans ce monde). ]

Guéoula & les 2 retours en terre d’Israël

+ Guéoula & les 2 retours en terre d'Israël :

-> "Hachem, ton D., ramènera tes captifs (véchav Hachem) et aura pitié de toi, et Il reviendra (véchav) et te rassemblera de toutes les nations où Hachem ton D. t'aura dispersé. Si tes dispersés se trouvent aux extrémités des cieux, de là Hachem ton D. te rassemblera et de là Il te prendra. Et Hachem ton D. te ramènera dans la Terre [d'Israël] de tes Patriarches" (Nitsavim 30,3-5).

-> Le Messé'h 'Hokhma explique :
[La raison pour laquelle le mot "véchav" (וְשָׁב) est mentionné 2 fois est que] Hachem d'abord ramènera et aura pitié des juifs qui sont en captivité, ceux qui aspirent à la terre d'Israël et veulent fuir de 'houtz LaAretz comme [on veut fuir] une prison. [malheureusement ils doivent pour le moment rester dans la terre en dehors d'Israël, s'y sentant comme en captivité, tellement ils aspirent à vivre en Israël. ]

[La deuxième partie du verset], "et Il vous rassemblera de toutes les nations" fait référence aux juifs qui ont trouvé de la satisfaction dans des terres étrangères ('houtz laAretz), ceux qui ont perdu tout désir pour la Terre d'Israël. Hachem les rassemblera également, et Il les ramènera après [le premier groupe].

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=> Le point important ici est qu'avec la venue du machia'h, il y aura deux étapes dans le rassemblement des exilés : d'abord, Hachem délivrera les juifs qui vivent dans des terres qui leur semblent hostiles (car ils aspirent tellement à Israël!).
C'est uniquement pour ces juifs que le verset indique : "Hachem aura pitié de toi" (véri'hamta), comme indiquant que leur retour se fera dans de belles conditions (puisqu'ils voulaient sincèrement y être mais ne le pouvaient malheureusement pas, alors Hachem considère cette aspiration sincère comme s'ils avaient vécu en Israël).

Ensuite, Hachem ramènera chez eux les juifs qui vivent dans des terres qui leur semblent confortables (ils ont perdu tout désir ardent pour la Terre Sainte, préférant, trouvant des qualités à une autre terre).
Non seulement ces juifs ne bénéficient pas de la pitié, de la miséricorde d'Hachem, ils auront perdu la mitsva de la Torah de chaque instant de vivre en Israël, mais en plus ils auront une sorte de honte d'avoir comme trompée la terre d'Israël (où Hachem est si présent), une honte de retourner les derniers se réunir en terre d'Israël avec leurs frères juifs qui y seront déjà.

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-> D'après le rav David Daniel Cohen :

Il est écrit dans le Téhilim (147,2-3) : "boné Yérouchalayim Hachem, nid'hé Israël yé'haness, arofé lisvouré lev".
On a :
- "boné Yérouchalayim Hachem" = Hachem construit Jérusalem => arrivée du machia'h et reconstruction totale du Temple suite à sa descente du Ciel ;
- "nid'hé Israël yé'haness" = ceux qui sont repoussés (nid'hé), c'est-à-dire ceux qui ne sont pas en terre d'Israël, "yé'haness = Il va les rassembler en Israël ;
-> "arofé lisvouré lev" = [et ensuite il y aura la résurrection des morts qui] va guérir les cœurs brisés (lisvouré lev).

[ En compilant l'explication afférente du Zohar et du midrach, il en découle 3 phases en terre d'Israël : d'abord un moment de réjouissance avec le dévoilement du machia'h et une nouvelle réalité spirituelle (comme la construction du 3e Temple!), ensuite seulement il y aura la venue des juifs qui n'étaient pas en Israël (ou comme on va le voir ceux qui étaient en dehors mais qui désiraient sincèrement y vivre, sans malheureusement pouvoir le faire pour le moment), et enfin il y aura la résurrection des morts. (le temps entre chacune des étapes peut potentiellement être long!)]

On a ainsi :
- ceux qui avaient réellement très envie de venir vivre en Israël (avant la venue du machia'h), mais n'en avaient pas les moyens/possibilités, alors Hachem va les ramener tout de suite, sans aucune souffrance à devoir attendre (leur permettant de revenir immédiatement en Israël et de participer à cet phase de dévoilement du machia'h jusqu'à la reconstruction du Temple).
[de même que tu voulais quitter la prison du 'houts laAretz, de même à l'arrivée de la guéoula on t'en libère. ]

- les autres, à l'image de ceux qui étaient bien en Egypte (comme les 80% du peuple morts pendant la plaie de l'obscurité), ils vont voir à distance les choses de la guéoula se faire, sans pouvoir y participer vraiment.
[de même que tu accordais tant d'importance à ta terre de diaspora (snobant la terre d'Israël), alors une fois la Vérité dévoilée on te laissera avec ce qui avait le plus de valeur à tes yeux. ]
Ils pourront rester en diaspora un bon moment, en pleurant sur pourquoi ils n'avaient pas compris auparavant qu'il valait la peine à tout prix de revenir en Israël avant qu'il ne soit trop tard (avant que la guéoula n'arrive, ce qui peut être le cas à chaque instant).

[imaginons la souffrance de voir à distance les juifs en Israël dans la joie en train de vivre pleinement la guéoula (avec le dévoilement du divin, du machia'h, du 3e Temple, ...), pendant qu'on attendra (trop longtemps) la 2e vague de retour en Israël (celle pour ceux qui ne voulaient pas vraiment vivre en Israël).
Non seulement on sera honteux de ne pas y être (car cela témoigne de notre manque de respect pour l'importance de la Terre dans le judaïsme, lui préférant une autre terre, lui préférant notre position sociale, notre travail, nos biens/confort, ...), on sera triste de ne pas pouvoir participer à ce moment unique, mais surtout on sera peiné de causer un 'hilloul Hachem et une souffrance à Hachem (tous ces enfants n'étant pas là!), car par notre comportement la guéoula n'est pas encore parfaite, puisque tous les juifs ne sont pas méritants pour être réunis avec papa Hachem en Israël. ]

"[En tant que juif(ve),] nous devons nous habituer à l'idée que même notre moindre action est significative et que rien n'est perdu, que ce soit pour le bien ou pour le mal.
Reconnaître l'importance de [chacune de] nos actions est un des principes de la foi (juive).
[...]

Nous n'avons aucune idée de ce que nous créons et construisons par nos actions [en accord avec la volonté d'Hachem]. Nous faisons partie d'un vaste système où le moindre écart par rapport aux instructions qui nous ont été données endommage l'ensemble du système."
[rav Shimshon Pinkous - Néfech Shimshon - shaaré Emouna p.205]

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-> Par exemple, rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I 62,2) dit que si nous avions une foi totale, alors nous serons persuadé que Hachem écoute chaque mot qui sort de notre bouche, on prierait certainement avec une concentration et une intensité extraordinaires.

=> Une base de la foi juive consiste à constamment renforcer en nous la grandeur de chaque action que nous avons en tant que juif.