L'unité et la paix sont possibles seulement quand les gens aspirent à une spiritualité authentique, car dans la spiritualité, il n'y a pas de limites et [le succès de] l'homme n'interfère pas du tout avec celui de son prochain. [à la différence du domaine matériel]
[rav Eliyahou Dessler - Mikhtav MeEliahou - 2e volume, p.107 ]
Catégorie : Moussar/Pensée juive
On doit chercher des justifications tirées par les cheveux pour les actes d'autrui, comme on le fait pour les nôtres ; si on n'y arrive pas, c'est qu'on n'aime pas son prochain comme soi-même.
[rav Eliyahou Dessler - Mikhtav méEliyahou - 5e volume, p.431 ]
Si les gens prenaient un instant pour penser aux autres, ils les entendraient [ceux visés par leur lachon ara] supplier : "Je t'en prie! Ne me fais pas honte!" ; et alors, personne ne parlerait négativement de son prochain.
[rav Yérou'ham Lévovitz - Daat 'Hokhma OuMoussar - 1er volume, p.10 ]
"Ne hais point ton frère en ton cœur" (Kédochim 19,17), cela signifie, "ne rejette pas l'entière responsabilité sur ton prochain, partage-la avec lui et repens-toi de cette faute : ceci l'incitera à faire de même.
[Sfat Émet - Kédochim 5643 ]
Si quelqu'un a commis une faute en disant du Lachon Hara ou de la Rékhilout, son antidote consistera à dire constamment (autant que nous le pouvons) des mots de Torah.
[Gaon de Vilna]
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[suite à notre téchouva, le feu des paroles de la Torah vient réparer les paroles interdites. ]
Tout comme les visages des gens ne se ressemblent pas, leurs points de vue diffèrent également.
[midrach Bamidbar raba 21,2 ]
Terre d’Israël & être parmi ceux qui aiment Hachem
+ Terre d'Israël & être parmi ceux qui aiment Hachem :
-> La guémara (Béra'hot 5a) affirme, au nom de Rabbi Shimon bar Yo'haï, que Hachem a accordé trois "bons cadeaux" au peuple juif, qui ne peuvent tous trois être acquis que par la souffrance. Il s'agit de : la Torah, la terre d'Israël et du Olam Haba (monde à Venir).
-> Le Maharcha se demande pourquoi la guémara n'appelle pas uniquement ces choses des "cadeaux". Quelle est la signification de leur description en tant que "bons cadeaux" ?
Il répond que la guémara s'inspire de la Torah elle-même, qui qualifie chacune de ces trois choses de "bonnes".
En ce qui concerne la Torah, le verset dit : "Je vous ai donné une bonne acquisition" (Michlé 4,2).
En ce qui concerne la terre d'Israël, le verset dit : "pour la bonne terre qu'Il vous a donnée" (Ekev 8,10).
Enfin, en ce qui concerne le Olam Haba, le verset dit : "Voici, j'ai mis devant toi aujourd'hui la vie et la bonté" (Nitsavim 30,15).
Nos Sages nous enseignent qu'une personne qui atteint deux de ces trois dons, c'est-à-dire l'étude de la Torah et la vie en terre d'Israël, s'élève au-dessus du reste de la population.
De telles personnes sont si grandes qu'elles sont dans une ligue à part, comme on peut le voir dans la Mékhilta suivante.
La Mékhilta (Yitro - paracha 6) cite le verset : "... à ceux qui m'aiment et à ceux qui protègent mes commandements" (Yitro 20,6), et explique que ce verset se réfère à ceux qui vivent en terre d'Israël et protègent les mitsvot avec chaque fibre de leur être. Ces personnes sont appelées "ceux qui aiment Hachem".
Cependant, si quelqu'un ne remplit pas l'une de ces deux conditions, soit qu'il n'adhère pas étroitement aux mitsvot, soit qu'il ne vit pas en terre d'Israël, il n'entre pas dans cette catégorie spéciale de "ceux qui M'aiment et qui sauvegardent Mes commandements".
Etudier lichma = recevoir une aide d’Hachem
"Notre sainte Torah regorge de significations cachées et de secrets profonds.
Comme nous le savons, Hachem a transmis l’intégralité de la Torah Orale, avec tous ses nombreux détails complexes, à Moché sur le mont Sinaï, comme il est dit : "Moché a reçu la Torah au Sinaï" (Pirké Avot 1,1), ce qui fait référence à la Torah Orale. Cela comprenait les nouvelles interprétations qui seraient révélées par les Sages de la Torah bien plus tard.
Même si la Mishna tout entière repose sur les paroles de divers Sages : "Rabbi Akiva dit", "Hillel dit", et ainsi de suite, Moché a reçu, par l’intermédiaire de la roua'h hakodech, ce que chacun des Sages dirait à l’avenir.
Cela vaut pour la Michna, pour la Guémara, et pour toutes les halakhot et les enseignements destinés à être révélés à travers toutes les générations futures jusqu’à l’arrivée du machia'h, puisse-t-elle survenir rapidement de nos jours.
Lorsque les gens étudient la Torah uniquement pour elle-même, alors Hachem les aide et les guide sur le chemin de la vérité, sans qu’ils ne trébuchent.
De plus, les âmes des Sages de la Michna et de la Guémara guident également quiconque étudie leurs paroles de la Torah pour elle-même (lichma), comme le dit le Zohar à propos de Rabbi Shimon bar Yo'haï et de ses disciples, que les âmes des tsadikim sont apparues et leur ont révélé les secrets de la Torah (Zohar - vol.III, 217b, voir l’introduction au séfer HaLikoutim et au Zohar - Michpatim 95a).
Le Arizal, par l’unification des Noms de Hachem, obtenait une guidance divine dans l’étude de la Torah.
Au cours des générations précédentes, grâce à leur haut niveau de sainteté et de piété, les Sages méritaient de telles révélations (voir rav 'Haïm Vital, fin de la hakdama du Shaar HaHakdamot).
Mais à notre époque, alors que notre niveau de sainteté a diminué en raison de nos nombreses fautes, nous sommes incapables d’atteindre de tels niveaux. Néanmoins, si une personne étudie la Torah pour elle-même (lichma), "Hachem est bon, et Il ne refuse aucune bonté à quiconque marche dans [la voie de] la pureté" (Téhilim 84,12).
Hachem leur accorde Son Esprit divin et les guide sur le droit chemin.
De plus, les âmes des sages vertueux de la Michna et de la Guémara viennent vers quiconque étudie leurs paroles pour elles-mêmes, et l’aident à les comprendre correctement.
Cependant, lorsque les gens étudient la Torah avec des arrière-pensées (lo lichma), ils ne reçoivent aucune aide de ce genre, ni de la part de Hachem ni de la part des âmes des vertueux, et tout leur étude renforce au contraire la sitra a'hara.
Les Michnayot et les halakhot, ainsi que les lois qui en découlent, trouvent toutes leur racine dans les mondes supérieurs. Par conséquent, lorsqu’une personne étudie la Torah pour elle-même (lichma), elle unifie ces mondes supérieurs.
[...]
Toutes les Michnayot et les halakhot, ainsi que les enseignements des Sages à travers toutes les générations, sont connus d’avance par Hachem dans les Cieux. Mais Il a voulu accorder un mérite au peuple juif afin que, lorsqu’une personne étudie la Torah pour elle-même, elle mérite de révéler les enseignements que son âme a reçus."
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayétsé 30,37-39 ]
Augmenter notre étude de la Torah permet d’amener le machia’h
+ Augmenter notre étude de la Torah permet d'amener le machia'h :
-> Le 'Hafets 'Haïm dit :
"Beaucoup de gens me demandent pourquoi l'exil est si long. Tous les signes prédits par les Sages juste avant la guéoula se sont manifestés à notre époque, notamment "Si vous voyez une génération où les troubles coulent comme un fleuve, attendez-le" (guémara Sanhédrin 98a).
Alors pourquoi n'est-il pas encore venu?
Je leur cite la prophétie de Mala'hi : "Moché, Mon serviteur, les lois et les ordonnances que Je lui ai commandées à 'Horev pour tout Israël" (Mala'hi 3,22). Alors, immédiatement après : "Voici, je vous enverrai Eliyahou, le prophète, avant l'avènement du jour grand et redoutable d'Hachem" (Mala'hi 3,23).
Voici la réponse, explicite dans les versets. Si nous augmentons l'étude de la Torah dans tous les domaines, y compris les lois de ben adam la'havéro et les 'houkim des korbanot (selon le Rambam, les lois des korbanot sont considérées comme des 'houkim), alors le reste du verset s'accomplira immédiatement. Hachem amènera rapidement Eliyahou HaNavi, l'annonciateur de machia'h.
[Igrot hé'Hafets 'Haïm 8]
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-> La Délivrance future interviendra par l'intermédiaire de Moché Rabénou, à la condition que le peuple d'Israël se consacre a l'étude de la Torah que Moché a reçue au Sinaï. [Zohar 'hadach 12b]
-> Le Or ha'Haïm (parachat Tétsavé) s'appuie sur cet enseignement pour expliquer :
"C'est pour cette raison que l'exil se prolonge, car tant que nous ne nous consacrons pas à l'étude de la Torah et à l'accomplissement des commandements, Moché n'a aucun désir de délivrer un tel peuple qui se dédouane de la Torah".
Si une personne garde constamment son esprit concentré sur l'accomplissement des mitsvot, son esprit sera libéré des pensées qui conduisent à la tristesse.
[rabbi Pin'has de Koretz]