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"C'est un temps de détresse pour Yaakov, et il en sera délivré" (Yirmiyahou 30,7)
Le Baal Shem Tov commente : c'est des jugements sévères eux-mêmes que jaillit la délivrance (personnelle, collective).
[Beit Israël Zidichov - Vayétsé ]

Prendre conscience de sa grandeur – Quelques pensées de nos Sages (partie n°1)

+ Prendre conscience de sa grandeur - Quelques pensées de nos Sages (1ere partie) :

-> Celui qui se considère comme étant inférieur, ne fera pas attention à son comportement.
[Rambam - Pirké Avot 2,13]

-> Si vous vous considérez comme mauvais, vous serez prêt à faire toute sorte de mauvaises choses, et vous n'essayerez pas d'acquérir des traits de caractère positifs.
Votre attitude négative concernant vous-même, vous laissera vide de qualités, de mérites.
[Séfer haMidot léhaMéïri - p.90]

[Puisque je suis si mauvais, alors c'est pas si grave si je faute! (je ne suis pas à une mauvaise chose prêt!)
Etant si nulle, pourquoi se changer, puisque tout est à changer! ...]

-> Si une personne ne se considère pas comme "une personne importante", elle ne se débarrassera pas de ses mauvaises habitudes.
[Rabbi Aharon de Karlin - Dor Déa]

-> Celui qui veut se grandir, doit être conscient de sa propre valeur, reconnaître son importance et celle de ses ancêtres ...
Il se dira à lui-même : "Je suis une personne trop géniale et importante pour m'abaisser à faire ce mauvais acte".

Si une personne n'est pas consciente de sa valeur, il lui est facile de se comporter d'une moins bonne manière.
[Rabbénou Yona - Chaaré Avoda]

[La principale arme du yétser ara est le doute.
Sous couvert d'humilité, d'honnêteté, il nous amène à douter de nous-même, car pourquoi aspirer à faire de grandes et belles choses, si je suis une personne si nulle.

=> Par le fait d'élever notre perception de nous-même, nous sommes alors capables de viser plus haut, et d'alimenter un cercle vertueux où l'on souhaite être toujours meilleur, toujours plus grand. ]

-> Ce n'est que lorsqu'une personne reconnaît qu'elle a le potentiel pour atteindre les niveaux les plus élevés, qu'elle va faire tout son possible pour faire de grandes choses.
[Rabbi Chlomo Finesilver - Hachlomat haMidot]

-> C'est uniquement une personne qui se sent intérieurement bien avec elle-même, qui va pouvoir accomplir la mitsva d'aimer son prochain.
[Rabbi Moché Rosenstein]

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-> Un ancien proverbe juif dit : "Celui qui a confiance en lui, gagne la confiance des autres".

=> Si l'on veut réussir à influencer positivement autrui, il faut d'abord croire en sa réussite b"h.

-> Une personne à qui il manque des sentiments internes de confiance en soi, ressent le besoin de recevoir des honneurs des autres.
Plus le manque d'estime de soi est important, plus on a besoin de la confirmation de sa valeur interne par le biais de l'approbation des autres.
[Rav Dessler - Michtav méEliyahou]

=> Si l'on n'a pas conscience de sa valeur, nous faisons dépendre notre paix intérieure du regard des autres.
Quel dommage car notre bonheur est à chercher en nous-même! ]

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+ Quelques conséquences du fait d'avoir une mauvaise estime de soi :

-> 1°/ une sensibilité accrue aux critiques :
La règle est que plus on se sent faible, plus on va être sur la défensive (tu t'es pas vu!, c'est à cause de ...), et on va consacrer toutes ses forces à essayer de cacher ses défauts, plutôt que d'y travailler dessus.

-> 2°/ une surréaction à la flatterie :
N'ayant que peu de valeur à nos yeux, on est très sensible aux louanges qu'autrui vont nous faire, et on sera particulièrement reconnaissant à toute personne qui nous flatte.

Au-delà d'être en état permanent de dépendance (donnez-moi ma dose de kavod!), le risque est d'être la proie d'un flatteur intéressé.

-> 3°/ une attitude hypercritique :
Lorsque l'on n'a que peu de valeur de soi-même, on va chercher à s'élever en descendant autrui par des critiques.
Plus on trouvera de défauts en l'autre, plus on se sentira bien.

[je construit mon bonheur par le fait d'écraser les autres : certes, je ne vaux rien, mais par rapport à tous les défauts présents chez lui, je ne suis pas si mal!
J'existe par la non existence de l'autre, et non par moi-même.]

-> 4°/ une tendance aux reproches :
Une personne qui a peu d'estime de soi, va toujours chercher à placer la raison de ses fautes et de ses manquements sur les autres.

Une telle personne a peur de prendre des responsabilités (car si j'agis, je risque de me tromper et cela va conforter le fait que je suis un nul. Plutôt ne rien faire!), et va émettre des reproches sur tout le monde sauf elle-même.

On en vient même à se plaindre auprès de Hachem (si seulement j'avais ça, alors moi aussi j'aurai été ...).

Plutôt que d'avoir une attitude responsable, on passe son temps à trouver des explications en se plaignant (c'est normal car lui, il a ; si j'avais alors j'aurai ; ...).

-> 5°/ une peur des autres, et une tendance à les éviter autant que possible.

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+ "Ils furent répugnants de devant les enfants d'Israël" (Chémot 1,12)

Selon Rachi : Ils ont été dégoûtés de la vie. (Cela signifie, selon certains que les égyptiens étaient dégoûtés d’eux-mêmes.)

Le Mé Marom commente :
Par cette phrase, la Torah vient donner une explication au fait que les égyptiens ont tant fait souffrir les juifs : car seul celui qui se méprise soi-même et n'estime pas son existence, pourra arriver à rendre amère la vie d'autrui.
Celui qui apprécie sa propre vie, appréciera aussi la vie des autres.

=> Ainsi, c'est parce que les égyptiens étaient répugnants à leurs propres yeux, qu'ils purent en venir à rendre si amère la vie des juifs.
[Ne pas avoir d'estime de soi, c'est en venir à détruire sa vie et celle des autres!]

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+ Hachem & le manque d'estime de soi :

-> Rabbi Akiva avait coutume de dire : "Bien-aimé est l’homme pour avoir été créé à l’image [de D.] ; Bien-aimé est le peuple d’Israël pour être appelé : "enfants de D." "
[Pirké Avot 3,14]

Ainsi, indépendant de toute chose, chaque juif doit savoir qu'il a une valeur infinie.
D'une certaine façon se dévaloriser, c'est dévaloriser le divin qui est en nous.

-> "De même que l’homme doit croire en D., ainsi doit-il croire en lui-même. […]
L’homme doit être convaincu que son âme vient de la Source de la Vie, et que D. a plaisir et jouissance d’elle."
[Rabbi Tsadok haCohen de Lublin – Tsidkat haTsadik 1,54]

-> Non seulement celui qui déteste une autre âme est appelé un racha, mais quelqu'un qui se déteste lui-même est également appelé un racha.
[rabbi Ména'hem Mendel de Kotzk]

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-> Une personne est obligée de se dire : "Le monde a été créé que pour moi" (guémara Sanhedrin 37a), et ainsi que : "Quand est-ce que mes actions vont atteindre celles de Avraham, Its'hak et Yaakov" (Tana déBé Eliyahou - chap.25).

L'attitude de la Torah est que nous devons être conscient de notre grandeur, ressentir de la fierté d'avoir été créé à l'image de D.
S'enorgueillir de la conscience de notre grandeur et de l'origine très élevée de notre âme, n'est pas seulement acceptable, c'est en réalité une obligation.

C'est un devoir impératif que de reconnaître nos qualités et de vivre en y étant conscient.
[Rabbi Avraham Grodzinsky - Torat Avraham]

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-> La différence entre le tsadik et le racha : le 1er prend conscience de ses forces et donc, il les exploite. Le second ignore ses capacités et n'en fait nul usage.
[issu de l'enseignement de Rabbi Na'hman de Breslev]

Dans ses lettres, rabbi Na'hman écrit :
"Nous devons nous renforcer avec de bons désirs et aspirations ...
Chaque personne doit croire en elle-même ; nous devons croire que le bien qui est en nous [même lorsque nous fautons] est toujours très, très fort.

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-> Le Sabba de Slabodka disait que l'essence de la modestie est la conscience d'être doté d'un potentiel élevé.

-> La Torah souhaite que nous ayons des sentiments de modestie, et non de petitesse.
La notion d'estime de soi, selon la Torah, est beaucoup plus grande que chez les non-juifs, car elle est basée sur la divinité qui se trouve en chacun de nous.

Une personne à qui il manque de l'estime de soi, a un manque d'appréciation de Hachem.

[Rabbi Mordé'haï Lichstein]

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-> Celui qui prend conscience de la grandeur inhérente qui est présente en chaque personne, et donc en elle même, fera attention à ce que son comportement ne soit jamais inférieur à la dignité d'une personne de haut rang.
[Le Na'halat Yossef ; Rachi sur la guémara Sanhédrin 37a]

[nous avons une partie divine en nous, et c'est nous qui le représentons sur terre]

-> A chaque instant, il faut se rappeler que l'on est un fils du grand Roi, et qu'il ne convient pas d'agir d'une façon basse et dégradante
[Rabbi Yonathan Eibeschuetz - Yaarot Dvach]

-> A l'image de chaque créature dans ce monde, nous nous devons du respect, car nous portons le tampon du Créateur (Hachem).
[Rabbi Raphaël Hirsch - commentaire sur Téhilim 111,2]

-> "Chaque âme juive est une parcelle de D. véritablement"
[l'Admour haZaken]

[L'humilité c'est être conscient de nos qualités internes, tout en sachant que c'est un don constant de D.
=> Avoir confiance en soi, c'est prendre conscience du dépôt divin qui est en nous (l'âme), afin de mieux la respecter en agissant selon la volonté divine.]

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-> "Vous êtes des fils pour Hachem votre D. ... car tu es un peuple saint pour Hachem ton D., et Il t'a choisi afin d'être pour Lui un peuple de prédilection parmi toutes les nations qui résident sur la face de la terre" (Réé 14,1-2)

Le rav Aharon Kotler écrit que tout homme d'Israël (tout juif!) peut accéder au titre de : "fils de Hachem faisant partie du peuple saint, peuple de prédilection".
Néanmoins, l'homme ne prend pas conscience de sa grandeur et ne perçoit vraiment que ses manques.
C'est précisément pour cette raison qu'il se diminue, à l'exemple d'un homme riche qui n'ayant pas connaissance de sa richesse, ne peut pas l'utiliser, et en réalité est pauvre.
Plus l'homme reconnaîtra son rang et sa dignité, plus il sera amené à améliorer ses actions, il s'éloignera alors de tout acte répréhensible et de toute conduite inconvenante.

Le rav Kotler cite ce que disent nos Sages (guémara Taanit 11b) : "L'homme doit toujours considérer qu'il y a quelqu'un de saint dans ses entrailles".
Il s'agit en fait de son âme et de son essence éternelle, son intériorité.
=> C'est en prenant conscience de cette spécificité qu'il se connaîtra vraiment, s'élèvera et se rapprochera de la spiritualité.

-> b'h, également sur ce sujet : https://todahm.com/2018/10/10/fierte-detre-juif-et-conscience-de-sa-grandeur

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-> "Il est indispensable de croire en soi. Quel que soit notre état actuel, bon, médiocre ou très mauvais.
L'étincelle, l'âme Divine qui séjourne en nous ne s'éteindra jamais."
[Rabbi Itsa'h Besançon]

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+ Nos Sages disent que chacun doit se dire : "Le monde a été créé pour moi". Mais cela n'est-ce pas orgueilleux?
En réalité c'est plutôt un message d'espoir, car quand un homme a fauté et s'est rabaissé, et que son mauvais penchant lui fait croire qu'il ne sert plus à rien, alors il se renforcera en disant qu'Hachem a tout créé pour lui. Et ce n'est bien sûr pas inutilement qu'Hachem a tout créé pour lui.
[Yichma'h Israël]

-> Se sentir indigne de servir Hachem est pire que l'arrogance.
[Beit Israël]

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+ Savoir s'identifier à ce que l'on est réellement :

-> ''Seuls les corps connaissent le stress ; les âmes sont sereines.
Identifiez vous avec votre âme ; le stress et la tension s'envoleront.
Votre essence n'est pas vos pensées négatives et vos sentiments angoissants, votre essence est votre âme."
[Rav Zelig Pliskin]

-> "Seuls nos corps ont été conduits en exil. Mais notre âme est libre et n'est soumise à aucune domination étrangère"
[Rabbi Rayats]

[Avoir confiance en soi, c'est s'identifier à son véritable soi, qui est divin, parfait, et qui a une valeur infinie, incomparable.

Débarrassée de tous ses doutes (qu'en dira-t-on, est-ce que j'en ai les capacités, ...), l'âme peut alors retourner vers son origine : Hachem, nous élevant avec elle, ainsi que le monde matériel dans lequel nous sommes.

A l'inverse, si l'on fait dépendre sa valeur interne de l’extérieur, nous aurons un bonheur qui va fluctuer en fonction des humeurs, des modes du moment, ...
Et si l'on fait dépendre ce bonheur de plusieurs paramètres externes, on passera notre vie en étant perpétuellement insatisfait (si je fais ça alors je serais bien, puis encore ça, puis ...).

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+ Soyons fier de travailler pour D. :

-> "La joie principale sur laquelle l’homme doit se réjouir, c’est la joie d’être juif."
[le Zohar]

-> "Le seul orgueil permis, c’est celui d’avoir un patron aussi puissant que notre Père Céleste (Hachem)."
[Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev]

-> Il est dit à propos du roi Yéhochafat qui combattit l’idolâtrie de ses prédécesseurs et rétablit le service de D. : "Il s’enorgueillit de suivre les voies de D." (Divré haYamim II 17,6 – "Vayigba libo bédarké Hachem")

-> On demanda un jour au Rabbi Aharon de Karlin : "Rabbi, quel est le plus grave péché qu’un juif puisse commettre?"

Rabbi Aharon pencha la tête quelques longues minutes.
Ses élèves attendaient la réponse avec inquiétude.

Lorsqu’il la releva, il leur dit simplement : "Le plus grand péché, pour un juif, est d’oublier qu’il est fils du Roi."

=> Nous juif, lorsque nous prenons conscience de qui est notre Patron (Hachem), nous avons l'obligation d'en être orgueilleux.

Ainsi, avoir de l'estime de soi, c'est apprécier le fait d'avoir en soi une partie divine, de pouvoir faire des actions très élevées car dictées par Hachem (ex: la puissance de la prière, d'aider autrui, d'étudier la Torah, ...).
A l'inverse les non-juifs, eux font des actes vides de sens, car dictés par leur seule conscience, la société.

Une personne qui n'a pas d'estime pour elle-même, c'est qu'elle n'a pas suffisamment conscience de la grandeur de Hachem.
En effet, comment de pas être fou de joie à l'idée, que dans ce monde, nous sommes l'associé du Créateur, de papa Hachem.

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+ L'importance de prendre soin de soi, de se respecter :

-> Une fois, alors que Hillel quittait ses élèves, ces derniers lui ont demandé où est-ce qu'il allait.

- Il a répondu : "Je vais accomplir une mitsva"
- Ils l'ont questionné : "Quelle mitsva?"

- "D'aller me baigner dans les bains publics"
- "Est-ce une mitsva?"

- Hillel de leur dire : "Oui! Les statues des rois sont nettoyées et astiquées par la personne en charge de prendre soin d'elles, et cette dernière est rémunérée et voit même sa place dans la société s'élevée grâce à cette tâche.

Moi, qui ait été créé à l'image de D., combien à plus forte raison dois-je garder mon corps propre"

[midrach Vayikra Rabba 34]

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-> "Ne diminue à tes yeux aucune des bonnes actions que tu fais pour Hachem, que ce soit un mot ou un regard, car ce qui est minime pour toi est considérable pour Lui"
['Hovot haLévavot - Chaar 'Hechbon haNéfech - chap.5]

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-> Ne pas se maudire : https://todahm.com/2020/03/11/13341
-> La faute de Hével qui entraîna que Kaïn pu le tuer : https://todahm.com/2020/01/18/13443

Dire le « léchem yi’houd » avant une mitsva

+ Dire le "léchem yi'houd" avant une mitsva :

-> Chaque mitzva comporte des accusateurs (mékatrégim) et des anges de destruction, des forces qui cherchent à "s'attacher" aux mitsvot qui sont accomplies.
Lorsque l'on dit le "léchem yi'houd", on proclame l'unicité d'Hachem d'une manière qui atteint le monde d'en-Haut, ce qui fait que la mitsva est "tamir véné'élam" (cachée et dissimulée) de ces forces.
Cela les empêche d'avoir un quelconque contrôle sur les mitsvot accomplies par la suite.

-> Le Arizal explique que nous disons [dans le lechem yi'houd] : "bid'hilou" (avec crainte) avant "our'himou" (avec amour), car au début, une grande crainte s'abat sur une personne et elle sert Hachem avec inquiétude et crainte. Par la suite, elle est rempli de joie de pouvoir servir Hachem, et elle peut alors servir Hachem avec amour.

-> Ensuite nous disons : "léya'héd chem ..." (pour unifier le nom youd-hé (יה) avec vav-hé (וה) dans une unité qui est complète) :
Le rabbi Israël de Rouzhin (Bé'ha Yévarech - Bo) explique ceci comme suit : en hébreu, les mots : אכילה (a'hila - la nourriture), שתיה (chtiya - la boisson) et שינה (chéna - dormir), contiennent tous les lettres du Nom d'Hachem, Yud-hé (יה). [le matériel]
En revanche, les mots תורה (Torah), עבודה (avoda - service Divin) et מצוה (mitsva), contiennent tous les lettres du nom d'Hachem, Vav-hé (וה). [le spirituel]
Cela nous enseigne qu'il faut servir Hachem à la fois par la Torah et la prière, et par la nourriture et la boisson ; l'un sans l'autre n'a pas de sens.
C'est l'intention du "léeya'héd chem youd-hé Bevav-hé", de combiner le spirituel et le matériel au service d'Hachem.

-> Ensuite : "béchem kol Israël" (au nom de tout le peuple juif) :
Le Noam Elimélé'h (Dévarim) pose la question suivante. Comme le dit le verser : "Il n'y a pas de juste ... qui fasse [uniquement] le bien et ne commette pas de faute" (Kohélet 7,20).
Dans ce cas, comment peut-on utiliser ses membres pour des actes de sainteté alors que l'on a commis une transgression avec l'un de ces membres? Comment la sainteté peut-elle résider dans une personne souillée par la faute?
La réponse est que l'on s'inclut dans la collectivité d'Israël, le peuple juif en tant qu'unité ; cette unité est exempte de tout défaut, puisque le peuple juif dans son ensemble est juste, comme le dit le verset : "véamé'ha koulam tsadikim" (Ton peuple est composé que de justes - Yéchayahou 60,21).
Avant de réaliser une mitsva, on s'attache au klal, ce qui purifie le membre qui accomplit la mitsva, et on peut alors accomplir la mitsva correctement.

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-> Lorsqu’une personne songe à accomplir une mitsva, elle ne craint pas encore l’accusation des "klipot" (forces d'impureté et du mal, qui viennent s'opposer à la réalisation des mitsvot, prétextant que cette personne n'est pas méritante pour la faire), car celles-ci n’ont aucun lien avec la pensée.
Cependant, lorsqu’elle exprime verbalement [son intention] d’accomplir une mitsva, des Forces Accusatrices s’opposent alors à cette mitsva, car les "klipot" tirent leur subsistance du lieu de la parole.

C’est pourquoi, lorsqu’une personne souhaite accomplir une mitsva et doit en parler, ce qui la rend préoccupée par les Accusateurs, nos Sages lui ont enjoint de dire : "Pour l’union du Saint et de Sa Chékhina, dans la crainte et dans l’amour, dans l’amour et dans la crainte, afin d’unir le Nom Y-H et V-H par l’intermédiaire de Celui qui est caché et dissimulé au nom de tout Israël" (léchem yi'houd), alors, il a créé l’Unification de la mitsva au [niveau de] la parole, de la voix et de la pensée, jusqu’en haut, vers Celui qui est caché et dissimulé.
Alors, il ne craindra ni les Accusateurs ni les obstacles à la mitsva, ni aucune motivation égoïste [de sa part], puisqu’il a élevé toute la vitalité de la mitsva, et qu’il ne lui manque plus que l’accomplissement de la mitsva, qui est le dernier niveau.
Par conséquent, les Accusateurs n’auront plus aucun pouvoir pour l’arrêter.
[d'après le Baal Shem Tov - rapporté dans le Dévarim Né'hmadim - Guinzé Yossef]

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-> Selon le Tiféret Shlomo :
Chaque mitsva que l'on accomplit s'accompagne de nombreuses kavanot. Les grands tsadikim connaissent un grand nombre de ces kavanot et sont toujours en train de trouver de nouvelles façons de comprendre les mitsvot.
Alors que beaucoup ne peuvent pas le faire, nous disons une prières (le léchem yi'houd koud'cha béri'h ou) selon laquelle nous devrions être méritants pour accomplir la mitsva de tout notre cœur, et alors toutes les kavanot qui sont censés accompagner la mitsva sont considérées comme étant présentes.

La mitsva doit être accomplie "lechem kol Israël", comme le Arizal dit qu'avant la prière, on doit avoir la kavana pour accomplir la mitsva d'aimer son prochain comme soi-même, car si une personne est complètement liée au reste du peuple juif et qu'elle prie également pour tout le peuple juif, ses prières seront certainement exaucés.
Si quelqu'un accomplit une mitsva en tant que membre du peuple juif tout entier, alors dans sa mitsva il a aussi les kavanot du peuple juif, qui élèvent sa mitsva.

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-> b'h, voir le passage : le pouvoir du Léchem Yi'houd = ne pas donner de force aux forces du mal, dans le dvar Torah : https://todahm.com/2017/09/11/avant-de-faire-techouva-nos-mitsvot-nous-sont-comme-arrachees

Hachem dit au peuple juif : "Je vous ai donné Ma Torah. Je ne peux pas M'en séparer, mais Je ne peux pas non plus vous dire de ne pas l’emporter avec vous. C’est pourquoi Je demande que partout où vous allez, vous désigniez un espace pour que Je vive avec vous."
[midrach rabba - sur "vayik'hou li térouma" - Térouma 25,2 ]

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=> On voit de là qu'Hachem ne peut pas se séparer de tout juif!

"Lorsqu’un enfant dit : "Torah tsiva lanou Moché", même s’il ne comprend pas ce qu’il dit, les mots le pénètrent et ont une influence sur lui. A tel point que 30 ans plus tard, lorsqu'il rencontrera des problèmes dans son couple, il est fort probable que par l'effet des mots purs qu'il a seulement prononcé alors âgé de 3 ans, il se retiendra et ne répondra pas vulgairement à sa femme.

Le prophète Yirmiyahou a dit : "Mes paroles sont comparées au feu, a dit Hachem" (Yirmiyahou 23,29).
Les mitsvot sont comme du feu, et pas des moindres puisqu'un feu divin, une flamme sainte.

Chaque mot de Torah prononcé, chaque mitsva réalisée a une influence sur l'intériorité de l'être.
De la même façon que l’effet du médicament n'est pas immédiatement perceptible, ainsi il en est pour l’éducation : l’effet ne se fait pas sur le champ, mais il est certain qu’avec le temps il se fait ressentir."

[Rav Pinkous]

Celui qui surmonte son yétser ara dans une épreuve impliquant des relations interdites verra briller au-dessus de sa tête une grande lumière qui, dans les générations précédentes, pouvait être vue par les personnes qui l'entouraient.
Cette lumière spirituelle n'est autre que la Chékhina d'Hachem reposant sur lui, en témoignage de sa grande réussite à survivre à une épreuve et à apporter une révélation d'Hachem dans le monde.
['Hafets 'Haïm - Nid'hé Israël - chap.23 - sur la guémara Sanhédrin 31b]

-> Cela explique également l'enseignement de nombreux Sages, selon lesquels si l'on a réussi à détourner le regard d'une femme mal habillée, ce moment est propice pour demander ce que l'on veut à Hachem et pour voir sa demande exaucée. Comme il vient d'accomplir le but pour lequel Hachem l'a créé, il est compréhensible qu'à ce moment-là, Hachem soit prêt à le récompenser en conséquence.

"Si les hommes connaissaient l'amour que porte D. au peuple d'Israël, ils Le chercheraient en rugissant comme des lions."

[Zohar - Chémot 5b]

"L'âme du peuple juif est sa sainte Torah, et son corps est la terre d'Israël.
[...]
La terre d'Israël sans Torah n'est qu'un bout de terrain, un corps sans âme ; seuls les 2 réunis en un, sont bons."

['Hafets 'Haïm al haTorah - paracha Bo]

"Si un juif n'a pas été vigilant, de son vivant, quant à ce que ses yeux regardaient et qu'il s'est autorisé à porter son regard sur ce que la Torah interdit, il doit savoir clairement que dans le monde futur il sera comme un aveugle et ne pourra contempler la lumière divine.
[...]
Nos Sages enseignent : si l'homme se sanctifie un peu, alors D. le sanctifie beaucoup ...
Lorsque Hachem voit qu'un homme fait un peu plier son yétser ara et tend légèrement vers la sainteté, Il lui envoie un abondant flux de sainteté.
[...]
Lorsque l'homme se sanctifie dans ce monde-ci, alors D. le sanctifie dans le monde futur : au moment où il monte au ciel et doit se tenir devant le trône divin, on le revêt des vêtements splendides et fastueux de la sainteté."

[le 'Hafets 'Haïm - Chmirat haLachon - 2e partie]

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-> Le 'Hafets 'Haïm ne portait pas de lunettes bien qu'il ait la vue basse, et il disait à ce sujet : "Que gagnerai-je à voir de loin?"

-> "Le roi David priait pour que ses yeux ne voient pas des choses vaines ...
Les pensées et les actes de l'homme sont influencés par ce que ses yeux voient, en bien ou en mal, car l’œil voit, le cœur désire et les membres commettent la faute.
[...]
A l'opposé, voir une bonne chose influence vers le bien, créé une envie de se calquer sur ce modèle ...
C'est la raison pour laquelle, en ce qui concerne l'accomplissement des mitsvot, nos Sages enjoignent : "C'est mon D. et je l'embellirai" (Béchala'h 15,2) : apporte un soin esthétique à leur réalisation, décore ta Soucca, procure-toi un beau Shofar, un beau Loulav, de beaux tsitsit, car tout ce qui ravit le regard influence la conduite de l'homme, en bien comme en mal."

[hé'Hafets 'Haïm 'hayav vépaolo]

"L'homme se définit comme un être en mouvement, car il doit continuellement s'élever d'un degré à l'autre.

Et s'il cesse de s'élever, il régressera fatalement, car il est impossible de stagner.
C'est en ce sens qu'il est dit :"Le chemin de la vie se dirige vers les hauteurs" (Michlé 15,24), car seul ce chemin permettre à l'homme d'éviter sa perte. "

[le Gaon de Vilna]

=> Contrairement à ce que l'on a tendance à croire, il n'y a pas de moment neutre dans notre vie : soit nous visons le Ciel (Hachem), soit nous tombons vers nos pires bassesses humaines.