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+ "Quand la communauté d'Israël est dans la détresse et que l'un d'eux se sépare d'elle (ne participe pas à cette détresse) ... il ne la verra pas lorsqu'elle sera consolée.
Quiconque s'associe à la détresse de la communauté méritera de voir la communauté délivrée"

[guémara Taanit 11a]

On peut citer les exemples de :
-> Yossef, lors de la famine en Egypte durant 7 ans, il s'est associé à la détresse de la population bien que lui-même fût épargné par cette famine, car il était vice-roi d'Egypte (selon le Maharcha).

-> Moché alors qu'il vivait dans le palais royal de Pharaon, il n'a pas hésité à aller sur le terrain pour ressentir la souffrance de ses frères.

"Moché s'appliquait de tous ses yeux et de tout son cœur à souffrir avec eux." (Rachi - Chémot 2,11)

"Il plaçait son épaule sous la charge de chacun d'entre eux (pour les aider) en disant : 'Plaise à D. que je meure pour eux' " (midrach Chémot rabba 1,27)

-> Moché, dans le désert, lorsqu'il est monté au sommet de la colline, accompagné de Aharon et 'Hour, pendant que les Bné Israël affrontaient Amalek venu les attaquer, pour prier pour leur victoire et s'associer à leur détresse.

Il est écrit : "Ils prirent une pierre qu'ils mirent dessous lui [Moché] et il s'assit dessus" (Chémot 17,12).
La guémara (Taanit 11a) pose la question : "N'y avait-il pas un coussin moelleux pour asseoir Moché plutôt qu'une pierre?"
C'est que Moché a tenu à s'associer à la détresse de ses frères qui combattaient, en s'asseyant volontairement sur une pierre dure.

-> C'est une qualité que nous trouvons chez chacun de nos guédolim.
A titre d'exemple, le rav Chakh, en période de conflit, ne se permettait pas de dormir normalement, ne pouvant se dissocier de l'inquiétude naturelle des parents de ses élèves, qui vivent à l'étranger.

+ Rabbi Yichmaël a dit au scribe (sofer) rabbi Méir :
"Soit méticuleux dans ton travail, car tu as une profession sacrée.
Si tu omets ou ajoutes une seule lettre dans la Torah, tu en détruirais l'univers tout entier."

[guémara Erouvin 13a]

-> "Le plus précieux est un objet, le moins d'experts il y a pour en estimer sa véritable valeur.
La Torah est plus magnifique que la meilleure des pierres précieuses ..."
[le 'Hafets 'Haïm]

=> La Torah a une valeur énorme, inestimable, et seule une poignée de personnes dans le monde peuvent en percevoir son importance.

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+ Le roi David a dit :
"Combien j’aime ta Torah! Tout le temps elle est l’objet de mes conversations" (Téhilim 119,97)

Le midrach demande : comment la Torah peut nous ordonner "Tu aimeras Hachem, ton D."?
Peut-on imposer des sentiments d'amour à une personne?

La réponse se trouve dans le verset suivant : "Ces mots ... doivent rester dans ton cœur".
L'étude de la Torah a pour conséquence automatique, naturelle de développer notre amour d'Hachem.

"La Torah et la joie sont sœurs, elles ne se sépareront jamais"

[midrach Chmouël - sur le Pirké Avot (6,5)
vé'aTorah vé'aSim'ha a'him hèm, vélo yispardou ]

"Bien que le principal dommage causé par une faute provienne de sa réalisation effective, le mal causé à l'âme du fauteur devient bien pire dans la mesure où ses pensées s'attardent sur la faute.
Il en va de même pour une mitsva. L'essentiel de la mitsva est (l'accomplissement effectif) pour le Ciel, mais dans la mesure où une personne pense à une mitzva et désire l'accomplir, la mitsva améliore l'âme de l'homme"
[Sfat Emet - Bo 5659 ]

Torah & convertis

-> L’étude de la Torah lichma (pour elle même) avec beaucoup d’ardeur élève les âmes des convertis des profondeurs des klipot (forces du mal/impureté).
[rav Its'hak Yéhouda Yé'hiel Safrin de Komarno (1806-1874) - Notzer 'Hessed - pérek Shlichi n°14 ]

-> Les idées originales sur la Torah entraînent une augmentation du nombre de convertis.
[rabbi Na'hman de Breslev - séfer HaMidot - 'Hidouchin dé'Oraïta 3 ]

Avraham & les mitsvot

+ À partir du moment où Avraham a reconnu le Créateur, il a assujetti son néfech, son roua'h et sa néchama au service d'Hachem. Il n'a pas fait le moindre mouvement avec une partie de son corps pour son propre plaisir.
Au contraire, toute son intention était de donner de la satisfaction à son Créateur. C'est ainsi que les 248 parties de son corps ont été rattachées à leur source en-Haut, devenant ainsi un Char pour la sainte Chékhina.
À travers les parties de son corps, il en vint à reconnaître toutes les mitsvot de la Torah, puisque les 248 membres correspondent aux 248 commandements positifs et que les 365 tendons correspondent aux 365 interdictions (Zohar - Vayichla'h 170b).

À travers chaque partie de son corps, il a reçu une révélation de la racine de la mitsva à laquelle cette partie du corps est attachée. (Ohev Israel - Likoutim 'hadachim - Lé'h lé'ha)

-> Nos Sages nous disent qu'Avraham a réalisé toutes les mitsvot par lui-même et qu'il les a accomplies même sans en avoir reçu l'ordre. Pourquoi alors n'a-t-il pas accompli la mitsva de brit mila, même avant d'en avoir reçu l'ordre?
Le rav d'Apt (le Ohev Israël) explique :
La raison en est qu'Avraham avait atteint un niveau de sainteté si élevé que chaque partie de son corps sentait par elle-même la mitsva à laquelle elle correspondait. Par son corps même, il savait ce qu'étaient les mitzsot.
La seule partie de son corps qui n'avait pas ce sens était l'endroit de la brit mila. Comme il était entouré de l'orlah, qui est une couverture d'impureté, la lumière de la sainteté ne pouvait pas atteindre cette partie de son corps. Ce n'est qu'après qu'Hachem lui a ordonné de couper l'orlah que la lumière de la sainteté a pu atteindre cette partie du corps.

[le Ohev Israël rapporte que la difficulté dans la Akéda Its'hak résidait : Avraham pensait que Hachem voulait qu'il égorge son fils, tandis qu'Hachem ne lui a demandé que de le placer sur l'autel. Ainsi, sa main ne voulait pas prendre le couteau pour égorger Itsh'hak (Vayéra 22,10), sa main sachant inconsciemment la véritable volonté de D., Avraham était dans une situation inhabituelle : le désir d'un membre de son corps (la main), n'était pas le même que celui (qu'il croyait être) d'Hachem. ]

"Rien n’est plus insupportable aux yeux d'Hachem que l’ingratitude.
Adam, le 1er homme fut expulsé du paradis à cause de son ingratitude.
Si D. se mit en colère contre nos ancêtres dans le désert, ce ne fut qu’à cause de leur ingratitude."

[Braïta au nom de Rabbi Eliézer - paracha Béchala'h - chap.7]

-> Le Ben Ich 'Haï enseigne que le très difficile exil en Egypte a été nécessaire afin que le peuple juif n'en vienne pas à penser que toutes les bontés qu'il leur arrive est un fait naturel, normal, puisqu'étant les descendants de Avraham, Its'hak et Yaakov.
Les juifs doivent véritablement apprécier la bonté permanente de Hachem, Le remercier et Le louer pour chaque petite chose qu'Il leur fait.

Faire l’expérience d’Hachem dans l’instant présent

-> "Dans toutes tes voies, reconnais-Le (Hachem)" (Michlé 3,6).
Il faut rechercher Hachem dans tout ce que l’on fait.
Lorsqu’on prie, il faut rechercher Hachem en s’efforçant de se concentrer sur les paroles de la prière avec une profonde attention et un cœur dévoué. Il ne faut pas rechercher Hachem dans d’autres choses à ce moment-là. En effet, lorsqu’on est engagé dans cette action spécifique, on peut dire que Hachem se trouve dans cette action et nulle part ailleurs.
Lorsqu’on étudie la Torah, il faut prendre conscience que Hachem se trouve dans l’acte même d’analyser et d’essayer de comprendre chaque idée. À ce moment-là, Hachem se révèle dans cette action spécifique et en rien d’autre.
Et enfin, lorsqu’on accomplit des guémilout 'hassadim (actes de bonté), il faut rechercher Hachem en s’efforçant de découvrir la meilleure façon possible d’aider son prochain.

Ce principe s’applique à toutes les actions qu’accomplit une personne. Toutes les choses du monde ne révèlent-elles pas le Divin? Par conséquent, tout ce qu’une personne fait doit être considéré comme une mitsva, car il faut rechercher Hachem dans chaque action.
On peut affirmer avec justesse que celui ou celle qui consacre tout son esprit et toute son énergie à accomplir chaque action avec le plus haut degré de perfection connaît Hachem sous toutes ses formes.
[rav Avraham Kook - Moussar Avi'ha 2,2 ]

=> Plus nous voyons Hachem partout, plus nous pouvons nous attacher à Lui et L'aimer.

Torah & les souffrances pendant ‘hevlé machia’h

+ Torah & les souffrances pendant 'hevlé machia'h

-> Le rav Elazar Azkari écrit dans le Séfer 'Harédim que les injonctions des Richonim à s'engager dans diverses formes d'autoflagellation ne s'appliquent pas à ceux qui étudient la Torah en profondeur.

De même, on peut déduire de sa déclaration que quelqu'un qui se "tourmente" en étudiant assidûment la Torah en profondeur, en fonction de ses propres capacités, sera exempté des tourments/souffrances associés aux douleurs de la naissance du machia'h.
[rav Moché Sternbuch]

[ tout comme la souffrance émotionnelle d'une personne occasionnée par ses efforts pour surmonter des traits de caractère négatifs peut servir de substitut à la souffrance physique qui pourrait autrement être impliquée par les douleurs de la naissance du machia'h, les rendant ainsi superflues. ]

-> À cet effet, nous trouvons que le 'Hafets 'Haïm, dans une lettre publiée en 1929, écrit que chaque juif a besoin de nombreux mérites pendant la période précédant la venue du machia'h, et afin d'être sauvé des douleurs de la naissance du machia'h, le plus grand mérite pour nous protéger du malheur et de la souffrance est l'étude de la Torah.

+ Hachem dit à Israël : "Mes enfants, tant que les portes de la prière sont ouvertes, priez et repentez-vous, car J'accepte de vous ce "don corrupteur" dans ce monde.

Mais dès que Je serai assis en jugement dans le monde futur, je n'accepterai pas de présent corrupteur, comme il est écrit : 'Il ne favorisera aucun rachat et tes nombreux présents corrupteurs, Il ne les acceptera pas' "

[midrach Téhilim 17]

Le monde d'en-Haut est tout justice, on examine de très près et on retient les fautes les plus fines, tandis que dans ce monde quelques mots ont le pouvoir d'effectuer d'énormes réparations.
=> Tâchons d'en profiter b"h ...

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-> "Si tu attends qu'on cesse de te déranger pour étudier la Torah, cela n'arrivera qu'au cimetière. Là, personne ne viendra t'interrompre, mais on ne peut pas y étudier. Alors étudie maintenant"
[rav Eliyachiv]