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Shabbath précédant le mariage

=> Qu'est-ce qui rend le Shabbath qui précède le mariage si spécial?

-> On nous enseigne que le Shabbath précédant Roch 'Hodech est : "Shabbath mévaré'him" (Shabbath où l'on bénit), on va introduire le nouveau mois et on en profite pour y faire des bénédictions car cela va imprégner le mois à venir de bénédictions. (voir rabbi Tsadok haCohen - Pri Tsadik - Roch 'Hodech Av 3)
Il en est de même lors du Shabbath qui précède un mariage. Ce Shabbath annonce la cérémonie à venir, et il sert de source de bénédictions pour le mariage à venir. (voir le Imré Pin'has - Inyanim Shonim 86)

D'où vient ce concept?
Le Zohar (Yitro 88a) nous enseigne que toutes les bénédictions adressées aux sphères célestes et terrestres pendant la semaine sont liées au Shabbath qui précédent.
[Darché 'Haïm véShalom 1045:2]

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-> "[Le roi d'Israël] écrira pour son usage, dans un livre, une copie de cette Torah ... Elle sera avec lui et il y lira tous les jours de sa vie ... pour les accomplir" (Choftim 17,18-19).
Ainsi, un roi doit consulter la Torah pour être guidé pour que chacune de ses actions de sa vie soit en phase avec ce qui est écrit dans la Torah.

Par ailleurs, il est écrit : "Un 'hatan (le marié) est comme un roi" ('hatan domé lémélé'h - Pirké déRabbi Eliézer - chap.16).
Un 'hatan étant comparé à un roi, on a pris l'habitude de le faire monter à la Torah le Shabbath précédant le mariage, pour lui rappeler de construire son foyer sur ces fondations.

"Hachem dit à Moché : "Parle aux Cohanim, les fils d’Aharon et dis-leur : ‘Nul ne doit se souiller au contact d’une personne [morte] parmi son peuple’"." (Emor 21,1)

-> Rachi explique sur les mots "Parle aux Cohanim" : "Parle" (Émor - אֱמֹר) et "dis" (Amarta - אָמַרְתָּ). La répétition vient prévenir les adultes à propos des enfants.

-> Hachem emploie à 2 reprises le même terme quand Il ordonne à Moché d’enseigner les lois de pureté des Cohanim. Rachi, sur la base de la guémara (Yébamot 114a), explique que la redondance vient nous apprendre que les Kohanim doivent également enseigner ces lois à leurs enfants. Ceci met en avant un principe fondamental dans le ’Hinoukh (l’éducation des enfants) qui s’applique à tous les domaines de la Torah : un parent doit s’assurer que ses enfants respectent les mitsvot.
=> Comment peut-on élever ses enfants et les faire adhérer aux valeurs auxquelles on est attaché sans qu’ils soient touchés par l’influence extérieure?

-> Une réponse est apportée par le rav Moché Feinstein (dans son Darach Moché sur ce verset).
Il explique, sur la base du Rachi précité, que la double expression vient nous indiquer 2 aspects dans l’éducation des enfants aux mitsvot.
- On peut simplement leur apprendre les diverses obligations ainsi que les difficultés annexes à surmonter. Mais cela ne suffit pas ; car cette simple information ne les rendra pas suffisamment forts pour affronter les nombreuses épreuves qu’ils rencontreront.
- Donc le deuxième "Parle", ajoute l’importance de communiquer la joie de la pratique des mitsvot. De cette façon, l’enfant recevra comme message que le respect de la Torah n’est pas seulement une étape difficile à passer, mais la source de notre bien-être dans ce monde autant que dans le monde futur.
Dans cet ordre d’idées, Rav Feinstein disait que la fameuse phrase répétée par plusieurs Juifs des générations antérieures : "C’est dur d’être juif", inculquait aux enfants l’idée que la Torah est un joug à supporter, envers et contre tout. La conséquence est triste ; nombreux de ces enfants décidèrent de rejeter la Torah, parce qu’ils aspiraient à une vie "meilleure".
[lorsqu'un parent va répéter : "moi je fais Shabbath, mais qu'est-ce que c'est difficile, combien de concessions je dois faire pour cela", alors l'enfant associera le Shabbath à du négatif, et il se dira : "pourquoi dois-je tellement me sacrifier pour le Shabbath si ce n'est que de la prise de tête!".
Au contraire on doit témoigner dans la pratique que nous avons une "Torah de vie", et non une "Torah de concessions, de mort (je renonce à ça, et ça ...)"]

-> Le rav Yéhonathan Gefen enseigne :
Cette leçon du rav Feinstein est la clé de la réponse à notre question initiale. Nos enfants verront inévitablement des juifs d’un autre niveau de pratique des mitsvot, mais si on leur montre que le respect de la Torah est une opportunité formidable et qu’il nous rend joyeux, ils seront bien moins tentés par les modes de vie qui semblent plus "faciles" ou "agréables".
Prenons pour exemple l’approche des parents devant les fêtes juives qui demandent beaucoup de travail et de préparations, comme Pessa’h. Si l’ambiance est tendue à l’idée d’avoir à effectuer le ménage de toute la maison, les enfants grandiront avec l’impression que Pessa’h est un poids. Mais si le dur travail est anticipé positivement, ils considèreront cette fête comme un moment réjouissant.

Enfin, notons qu’il est très difficile, sinon impossible, de communiquer la joie de l’observance de la Torah aux enfants, si le parent ne ressent pas lui-même cet enthousiasme. Les enfants sont beaucoup plus marqués par notre façon de vivre que par nos paroles. Donc cet enseignement ne se limite pas à l'éducation des enfants, mais il nous touche personnellement ; la Torah est l’unique source de satisfaction réelle. En intériorisant ceci, nos enfants le ressentiront certainement aussi.

[en étant dans la société, nous sommes constamment en concurrence, et si nous ne travaillons pas à avoir une vision positive, à apprécier le fait de pouvoir faire la volonté d'Hachem, alors on va en venir à le faire par habitude, et avoir davantage de plaisirs dans des activités profanes.
Plus nous entretenons notre feu de joie, de fierté, ... d'être juif, alors plus cela se traduira dans des actes de feu, plus on vivra une vie joyeuse juive, plus on témoigne à Hachem de notre joie/désir de faire Sa volonté (ce qui donne une dimension beaucoup plus élevée à nos actes).
(à l'inverse, notre yétser ara cherche à diminuer l'intensité de ce feu : sois juif, mais n'y met pas trop de ta fougue, de ton cœur. Sois un juif de type "mort vivant", agissant au mieux comme un robot par habitude)]

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-> "Dis au Cohanim, fils de Aharon, et tu leur diras" (Emor 21,1)

-> Nos Sages nous enseignent que la répétition du verbe "dire" vient "pour mettre en garde (léazhir) les grands sur les petits". Les adultes ont une responsabilité de veiller à ce que les petits aussi se conforment à la Volonté de Hachem.

Cela évoque le principe de l'éducation. Mais le terme employé, "léazhir", de la même racine que "Zohar", "lumineux", suggère ainsi le sens de "faire briller".
Ainsi, l'enseignement prend le sens de : "Pour faire briller les grands sur les petits". Cela signifie que lorsqu'un adulte éduque un enfant, il doit essentiellement insister sur la dimension positive de la transmission, montrer à l'enfant son potentiel lumineux intrinsèque, ses qualités et sa richesse intérieures. Lui montrer également, le côté positif et lumineux de l'enseignement.
Le fait de se conformer à la Torah va l'éclairer, lui apporter de la lumière et du bien dans sa vie. Un tel enseignement aura la garantie d'imprégner une influence positive sur l'enfant.

Mais, les mots : "Pour faire briller les grands sur les petits", met aussi le doigt sur l'impact d'un tel enseignement sur les adultes eux-mêmes. Les premiers à bénéficier de cet éclairage, ce sont les adultes.
L'éducation permet "de faire briller les grands" eux-mêmes, "sur les petits", par le fait qu'ils font briller la lumière de la Torah "sur les petits".
[Likouté Si'hot]

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"Il ne se rendra pas impur pour un mort" (Emor 21,1)

=> Certes la mort comprend une certaine impureté et le Cohen incarne l'idéal de sainteté. Mais il existe d'autres sources d'impureté. La seule qu'il est interdit au Cohen de contracter, c'est celle de la mort. Pourquoi cela?

-> Le Mé haChiloa'h explique que le Cohen est l'homme destiné par excellence à transmettre la connaissance d'Hachem au peuple juif. Comme il est dit : "Les lèvres du Cohen préserveront la connaissance et la Torah, on recherchera de sa bouche".
La connaissance d'Hachem c'est la conscience que tout vient de Lui et qu'absolument rien n'est le fruit du hasard et n'échapperait à Sa Volonté. Le Cohen détient cette conscience de façon très prononcée.
Quand, à D. ne Plaise, il arrive un drame, et particulièrement lorsqu'un être humain décède, cela provoque de la peine et de la douleur. Mais le Cohen, qui naturellement relie tout à Hachem, ressent encore plus fort la Rigueur Divine, Qui a reprit cet individu. Cela risque d'éveiller en lui une plainte et une forme de colère vis-à-vis de Hachem.
Certes, tout le monde peut ressentir de tels sentiments, ce qui mène même certains à rejeter la pratique, exprimant ainsi leur colère envers Hachem. Mais il est néanmoins possible de tempérer ces sentiments en rattachant ce drame à des causes naturelles et rationnelles. Mais le Cohen, dont le sens du Divin est encore plus prononcé, ne peut se contenter de telles explications pour trouver répit et calmer ses griefs envers Hachem, car il ne peut inexorablement avoir d'autres interprétations, il reviendra toujours à relier les événements à leur Véritable Cause, Qui est Hachem.
=> C'est pourquoi, la Torah interdit au Cohen de se trouver en contact avec un mort, car cela éveillera en lui colère et plaintes à l'encontre du Créateur et il s'en retrouvera abîmé. C'est de cette impureté là que la Torah cherche à le protéger en l'éloignant de la mort.

Nos Sages nous enseignent que celui qui tient des propos de lachon ara nie l'existence d'Hachem, comme il est écrit : "Ceux qui ont dit : "Grâce à notre langue, nous prévaudrons, nos lèvres sont avec nous, qui est maître sur nous?"" (Téhilim 12,5).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Noa'h 10,6 ]

Chaque mitsva effectuée crée un ange

+ Chaque mitsva effectuée crée un ange :

-> Le roi David dit : "J'ai réfléchi à mes voies et j'ai ramené mes pas vers Tes témoignages" (Téhilim 119,59). Nos Sages expliquent : "Chaque jour, j'ai l'intention d'aller à un endroit, mais mes pieds me conduisent toujours au beit midrach" (midrach Yalkout Téhilim - rémez 890).
Comment se fait-il qu'il se mette en route vers une destination et que ses jambes l'emmènent toujours ailleurs sans qu'il le veuille?

"Pour chaque mitsva qu'une personne accomplit, un ange est créé en son nom" (Pirké Avot 4,13).
Nos Sages disent également : "Celui qui va et ne fait pas (c'est-à-dire n'étudie pas) est récompensé pour être allé" (Pirké Avot 5,17). Si l'on est récompensé simplement pour être allé, combien plus grande est la récompense pour celui qui étudie également.
Aller et étudier ne lui accorde pas seulement une récompense, cela crée également un ange qui agit en son nom ; les jours où il ne souhaite pas aller au beit midrach, celui-ci le conduira néanmoins là-bas.
Lorsque le roi David dit que ses jambes l'ont conduit au beit midrach (maison d'étude), il fait référence aux anges créés lors de ses précédentes visites au beit midrach ; ce sont eux qui le ramènent là-bas.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béréchit 4,19-21 ]

Les douleurs de la naissance du machia’h

+ Lorsqu'elle évoque l'arrivée de machia'h, la guémara compare l'attente et l'accouchement final à une grossesse et à la naissance qui s'ensuit. Dans le même ordre d'idées, la période précédant l'arrivée de machia'h et notre guéoula ultime est appelée "les douleurs de la naissance de machia'h", les derniers soubresauts de la naissance où le moment du salut est presque arrivé, mais où la douleur est à son comble. [Sanhedrin 98b - avec Maharcha]

Le Vilna Gaon (Even Chéléma 11,5) écrit que ce processus s'est également produit en Égypte lorsque le peuple juif était confronté à ses défis les plus douloureux. Au moment précis où leur douleur s'amplifiait jusqu'à ce qu'ils ne puissent presque plus la supporter, leur Délivrance est arrivé.

[cela ressemble aux derniers soubresauts d'une lumière avant de s'éteindre, de même les forces du mal déploient leurs dernières cartouches avant leur fin. ]

Il peut venir à l'esprit d'une personne qui faute que tant qu'elle n'a pas fait téchouva pour ses actions passées, ses mains devraient rester liées et empêchées d'accomplir les mitsvot, car elles sont indésirables pour Hachem ...
En réalité, ce n'est pas le cas. Même avant d'avoir accompli sa téchouva, une personne doit s'empresser d'augmenter ses bonnes actions. Même si elles ne sont pas acceptées pour le moment, elle en tirera tout de même profit, car après la téchouva, ce sera comme si elle n'avait jamais fauté, et toutes ses mitsvot et bonnes actions seront certainement acceptées rétroactivement.
[Beit Halévi al HaTorah - introduction ]

Calculer la date de la venue du Machia’h?

+ Calculer la date de la venue du Machia'h?

Rabbi Chmouel Bar Néhémie a dit, rav Yo'hanan a dit :
"Malédiction à ceux qui établissent des comptes pour fixer la période de la fin des temps.
Lorsque leur compte ne se réalise pas, ils provoquent le découragement au sein d'Israël, et chacun de dire : Puisque la fin des temps prévue est arrivée et ne vient pas ... [elle ne viendra pas] ...

Néanmoins, attendez-là, comme il est dit : "Si elle [la fin des temps] diffère, attends-là avec confiance" (Habakouk 2,3).
[..]

Ce verset (d'Habakouk) est d'une grande profondeur et il ne faut pas tenir compte des calculs concernant la fin des temps, mais il faut croire en la guéoula et l'attendre."

[guémara Sanhédrin 96b & 97b]
Pour lire la suite, cliquez ci-après : https://todahm.com/2014/08/08/concernant-la-date-exacte-de-la-fin-des-temps

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+ Les phases de la délivrance :

"Quelles sont les phases de la délivrance?
Il semble que ... telle est la délivrance d'Israël : au début, elle sera lente, puis plus elle avancera, plus elle s'accélérera."

[guémara Yérouchalmi - Béra'hot - chap.81]

=> La guéoula ne viendra pas soudainement, mais par étapes successives.
Et pour quelle raison?
Afin que nous nous préparions mentalement à recevoir le libérateur et que nous soyons aptes à accueillir la délivrance.

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On peut citer les paroles du Rabbi Dov Bar de Radowitz :
"Des battements de chaque montre se fait entendre la voix de l'ange de la mort s'approchant.
C'est pourquoi il suscite la tristesse et "une noire amertume".

Mais la montre de mon maître, le 'Hozé de Lublin, déclare et annonce à chaque tic-tac que le Machia'h approche, et c'est là une bonne nouvelle."

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Attendre le Machia'h à chaque instant, c'est être dans un état d'esprit où l'on ne remet pas à plus tard ce que l'on peut faire maintenant.
C'est donner le meilleur de soi-même, selon la logique de la Torah, de nos Sages ...

[Le yétser ara, c'est sûrement très intéressant ce que tu as à me proposer, mais j'ai un invité (le machia'h) qui arrive d'un instant à l'autre, et je ne suis absolument pas libre pour t'écouter ...

On en reparle après, quand mon invité sera là ... 🙂 ]

"Il y a tellement de kédoucha dans les lettres de la Torah, et à plus forte raison quand elles s'assemblent en mots et en versets, que même leur prononciation parvient à influer sur l'homme, à soumettre son cœur à D. et à accepter totalement Sa royauté infinie.

Cette ségoula extraordinaire se trouve dans notre Torah, quel bonheur!"

[Eliyahou Lopian - Lev Eliyahou]

"D. ne juge pas la valeur des actes selon leur nombre et leur qualité, mais par rapport à celui qui les a accomplis.

Pour une même action, le jugement variera donc d'une personne à l'autre.
Ce n'est pas de l'injustice, car seul D. peut déterminer la véritable rétribution de chaque acte en fonction de la nature, le caractère, les circonstances, l'entourage, le passé ... de chaque individu."

[Rabbi Azaria Figgo - Bina lé'ithim]

"Vous tous assoiffés, allez vers l'eau" (Yéchayahou 1,55).
Nos Sages expliquent : "l'eau, c'est la Torah" (guémara Ta'anit 7a).

Rabbi 'Haïm Kanievski (Taama Diqra) de commenter :
"A propos de l'analogie entre l'eau et la Torah, nous rapporterons une Halakha du Choulkhan Aroukh (204,7) : Si on boit de l'eau lorsque l'on n'a pas du tout soif, on n'a pas besoin de réciter la bénédiction car on ne jouit de l'eau que lorsque l'on a soif, ce qui n'est pas le cas des autres boissons et aliments.

La Torah a été comparée à l'eau pour nous apprendre que celui qui n'a pas soif de Torah n'éprouve pas de plaisir à l'étudier!"