L'étude des lois de Shabbath (en particulier en profondeur) sert à rectifier le pegam habrit (tous les dégâts causés par les fautes de la brit).
[rav Avraham Bornstein - intro Eglé Tal]
Catégorie : Moussar/Pensée juive
Les conjoints = les meilleurs amis
+ Les conjoints = les meilleurs amis :
-> L'une des bénédictions (la n°6 dans l'ordre) que nous prononçons lors des shéva bra'hot est : "Saméa'h téssama'h, ré'im ahouvim" (Réjouissez-vous, amis affectueux).
Comment comprendre que nous faisons allusion à la relation entre un mari et une femme à celle entre des meilleurs amis. Ne serait-il pas préférable de parler simplement d'une relation entre mari et femme?
-> Le Rambam (Pirké Avot 1,6) explique qu'un "réia" (un ami), est défini comme quelqu'un avec qui nous ne gardons pas de secrets. Nous lui disons tout : le bon comme le mauvais.
La raison pour laquelle nous nous sentons si à l'aise pour partager tous nos profonds secrets avec eux est que nous leur faisons confiance. Nous savons qu'il ne répétera pas ce que nous lui avons dit et qu'il ne portera pas de jugement, quoi que nous lui disions. C'est la définition d'un ami.
Si c'est vrai, combien de vrais amis avons-nous vraiment? A combien de personnes sommes-nous prêts à dire à peu près n'importe quoi sur nous-mêmes et à leur faire totalement confiance ?
Il n'y a probablement qu'une seule personne : son épouse.
La femme d'un homme est probablement la seule personne qui sait tout de lui, et il lui fait confiance. C'est la bénédiction que nous donnons à un couple de jeunes mariés :qu'ils deviennent les meilleurs amis du monde.
C'est pourquoi, très souvent, les femmes s'inquiètent si leur mari ne leur dit pas tout. Pourquoi?
Ce n'est pas par curiosité. C'est parce qu'une fois qu'un mari laisse sa femme en dehors de quelque chose, cela montre que l'amitié n'est pas encore complètement formée. S'il ne peut pas partager quelque chose avec elle, c'est qu'il manque quelque chose à la relation.
[on ne parle pas de partager du lachon ara pour le kiff. ] ....
L'un des objectifs essentiels du mariage est d'être expressif, ouvert et clair.
Un homme doit s'efforcer de faire participer sa femme à sa vie. Si quelque chose d'intéressant lui est arrivé et qu'il y pense, il doit en faire part à sa femme. S'il a entendu une belle histoire, il doit la raconter.
Le bavardage est essentiel à la relation. Si un homme est prêt à partager même des choses simples, apparemment sans importance, avec sa femme, cela montre en fait à quel point elle est importante pour lui.
Si un mari ne partage que les "grandes" expériences, sa femme n'est pas mieux qu'une étrangère. Même avec des inconnus, nous partageons de grandes expériences de la vie.
=> Il est important qu'un homme montre à sa femme qu'il veut passer du temps avec elle, et cela se fait par le biais de conversations sur de petites choses.
Plus le mari s'autorise à partager avec sa femme, plus la relation s'épanouit. S'il se retient, le couple n'a pas encore atteint la relation idéale entre mari et femme. Il y a encore une barrière entre eux.
Les maris doivent faire confiance à leur femme et ne pas avoir peur de leur révéler leurs secrets.
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[il faut être vigilant à ce que notre femme garde de l'estime de nous, et il ne faut pas raconter trop fréquemment des choses qui nous dévalorisent grandement à ses yeux ... ]
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+ Renforcer l'appréciation mutuelle :
-> De nombreuses personnes hésitent à parler des bonnes choses qu'elles font pour les autres. Elles préfèrent rester discrètes et faire le bien de manière cachée. Cependant, lorsqu'il s'agit de relations, en particulier dans un mariage, il est important qu'une personne fasse savoir à son conjoint qu'elle a fait quelque chose de bien pour lui.
Si un mari a fait la vaisselle et que sa femme ne le saura jamais à moins qu'il ne le lui dise, il est important qu'il le lui dise. Si quelque chose s'est renversé pendant qu'elle était sortie, et qu'il a nettoyé, et qu'elle ne saura jamais ce qui s'est passé, ne soyez pas timide, faites-le lui savoir.
La guémara (Bétsa 16a) dit que si une personne rend service à un ami, elle doit le faire savoir à son ami. Rachi explique que nous avons l'obligation d'informer l'autre personne d'une relation de tout ce qui peut la renforcer. Même s'il est important d'essayer de cacher notre gentillesse, il est encore plus important de renforcer les relations avec les autres.
L'idée de dissimuler la gentillesse est fondée sur la volonté d'éviter d'embarrasser la personne qui reçoit la gentillesse. Il est trop difficile et embarrassant pour eux de recevoir des autres, mais parfois, ils n'ont pas le choix, et le fait de dissimuler nos actions minimise leur douleur. Mais il s'agit là d'une situation différente. [cela peut être également une forme de pudeur, de discrétion]
Dans un mariage ou une relation amicale, lorsque notre ami ou notre conjoint voit que nous avons fait quelque chose pour lui, cela le rend heureux, c'est la preuve de notre amour pour lui.
Plus nous en révélons, mieux c'est.
Imaginez qu'un mari achète un cadeau pour sa femme et s'arrange pour qu'elle le reçoive anonymement. Ce serait un gaspillage d'argent. L'intérêt du cadeau réside dans le fait qu'il l'a acheté pour elle. Ici, la situation est la même, un conjoint aimerait voir que sa moitié fait des efforts pour lui.
En fait, un rav important rapporte qu'il arrive qu'un homme soit assis à table avec sa femme et que celle-ci lui demande de lui passer quelque chose. Parfois, l'objet est encore plus proche d'elle que de lui. Il peut même avoir envie de lui dire : "Va le prendre toi-même!". Mais la véritable raison de sa demande est de tester son amour pour elle. Elle veut voir s'il tient toujours à elle.
Cela peut se produire notamment après un petit désaccord au sein du couple. Le conjoint qui demande une petite faveur teste la situation pour voir si tout est rentré dans l'ordre.
Nécessité de l’orgueil pour servir Hachem
-> Lorsqu’une personne agit mal et s’éloigne d'Hachem, le début de sa modification dépend de l’ego et d’actions qui ne sont pas accomplies pour l’amour d'Hachem, par exemple, pour se mettre en valeur ou pour mériter le monde à Venir. Car cela aussi est une forme cachée d’égotisme, en ce sens qu’il estime qu’il convient à Hachem de le récompenser pour ses actes.
Une telle personne s’imagine avoir fait quelque chose pour Hachem, alors qu’en réalité, sans l’influence d'Hachem dans nos vies, que sommes-nous (on ne pourrait pas exister une seconde)? Comment pourrions-nous recevoir une récompense ?
Cependant, il est impossible de s’en rendre compte au début, et la personne resterait alors dans les "apparences extérieures". Par conséquent, il lui est permis de recourir à l’orgueil, à l’ostentation et à des actions égocentriques, car "c’est au milieu des motivations intéressées que l’on parvient à l’altruisme (désintéressé)" (Pessa'him 50b).
D’un autre côté, le culte altruiste doit être pur et exempt de toute trace d’égo (d'intérêt personnel), qui viendrait gâcher l’action. L’ego purifie donc les impurs qui sont éloignés d'Hachem, et souille les purs qui sont déjà proches de Lui, car s’ils deviennent orgueilleux, ils sont méprisés par Hachem.
Cela s’applique même aux tsadikim, qui sont déjà purs. Eux aussi doivent toujours suivre cette voie, qui exige à la fois fierté et humilité pour se rapprocher d'Hachem.
Car avant qu’une personne ne souhaite se rapprocher d'Hachem par l’accomplissement d’une mitsva importante, par l’étude de la Torah ou par la prière, elle est encore lointaine. Comparée au degré de proximité qu’elle atteindra par cet acte, elle est, en un sens, encore impure.
Il lui est impossible de se rapprocher d'Hachem sans son ego.
Car tout comme il existe de la petitesse et de la grandeur dans la sainteté, il en va de même du côté du mal. La petitesse dans la Sitra Achra survient lorsque la mauvaise inclination nous dit : "Tu n’es pas digne d’accomplir une mitsva aussi importante que celle-ci". Il faut alors faire preuve d’orgueil dans la voie d'Hachem.
C’est ce qu’ont dit nos Sages : "Pourquoi Adam a-t-il été créé seul ? Pour qu’une personne [vaniteuse] puisse dire : "Le monde dépend de moi.” " (basé sur Divré haYamim II 17,6). Sans cette attitude, sa mauvaise inclination lui dira qu’il n’est pas digne de s’approcher d'Hachem par son action.
Ainsi, on doit utiliser son ego même pour se rapprocher d'Hachem, car c’est là en réalité de l’humilité, comme nous l’avons expliqué. Cela ne ressemble à de l’orgueil que par rapport à la mauvaise inclination, qui cherche à le tromper en lui faisant croire qu’il est une mitsva d’être humble.
Ainsi, cet orgueil nous purifie et nous permet de se rapprocher d'Hachem par l’étude de la Torah, la prière ou les commandements.
Cependant, par la suite, lorsqu’il est effectivement engagé dans l’acte, on doit se méfier de toutes les formes d’orgueil. On doit s’humilier devant Hachem et devant les autres.
C’est cela la "petitesse" sacrée : ne pas se croire meilleur que quiconque parce que les autres n’accomplissent pas cet acte. Il s’avère que se sentir égocentrique pendant l’accomplissement même de la mitsva, alors qu’une personne est censée être pure, la rend en réalité impure, à D. ne plaise.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov - part.2,p.18a]
"Le peuple juif, en raison de sa nature spirituelle plus élevée [que les autres], sera la première nation au monde à faire téchouva ...
Israël (les juifs) est poussé de l'intérieur à s'unir à la lumière d'Hachem dans le monde, qui est exempt de transgression et d'actes répréhensibles.
Chaque chute (de son lien avec Hachem) entache l'intégralité de sa perfection intérieure, mais à la fin, sa puissante force vitale triomphera de la déviation, et il reviendra à une santé complète.
Cette santé [spirituelle] complète commencera à revigorer (la nation) avec une grande force et la lumière de la téchouva brillera d'abord en elle.
Par la suite, Israël sera le canal spécial pour répandre l'aspiration intérieure de la vie à la téhouva dans le monde entier, pour éclairer les ténèbres du monde et élever sa stature".
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 5,8 ; Orot, Orot haTé'hiya 72]
La paix intérieure
-> Rabbi Na'hman explique que notre choix d'accepter ou de réfuter la Volonté divine est lié au concept de "ana èmlo'h" (Je règnerai, [c'est moi qui gouverne]).
Si j'accepte toujours la volonté divine, alors tout ce qui arrive, positif ou négatif, est conforme à ma volonté. En recherchant la Divinité dans tout ce qui arrive, je crois que tout ce qui se passe est conforme à la volonté divine et par conséquent "kesséder" (selon le séder, l'ordre précis prévu par Hachem pour mon bien ultime).
C'est Hachem qui dirige! Dans le cas inverse, certaines choses se passeront toujours contre ma volonté "chèlo kesséder" et j'essaierai de les changer.
[Likouté Moharan II, 82 ]
=> Ceux qui n'acceptent pas la volonté divine (c'est pas comme JE veux!), mais cherchent à changer les choses, incarnent la suffisance et la vanité, qui constituent un obstacle à la paix.
Hachem se sépare de la personne hautaine (orgueilleuse). "Lui et Moi ne pouvons pas demeurer dans le même monde", dit-Il d'elle (Sotah 5a).
En d'autres termes, Hachem l'abandonne à ses propres machinations et le laisse seul résoudre ses problèmes. Qu'est-ce qui arrive alors? C'est bien simple : son orgueil le mène à la frustration, sa frustration à la colère, et sa colère détruit sa paix intérieure.
La frustration le saisit aussitôt. Il se demande pourquoi il ne peut réussir, pourquoi tout ne va pas pour le mieux. Cette frustration lui fait inévitablement perdre patience; se rendant compte de son incapacité, il se met en colère. Un tel homme peut-il connaître la paix? Peut-il jamais être en paix avec lui-même?
Tout cela nous donne une idée de la gravité de la vanité, et de son partenaire le courroux, qui constituent de grands obstacles à la paix.
Si l'on croit sincèrement que tout vient d'Hachem, on ne sera bouleversé par rien au monde, on acceptera volontiers toute situation, tout changement dans la routine quotidienne ou dans les plans à long terme, et on sera capable d'en tirer le meilleur parti. On s'efforcera au moins de contrôler ses émotions, de ne jamais se sentir frustré, ni de s'en prendre à son semblable.
Ce n'est pas du tout ainsi qu'agit le vaniteux (orgueilleux). Croyant tout contrôler, il se laisse bouleverser par un changement qui n'est pas conforme à sa volonté. Il s'emporte. Se rendant compte que ce n'est pas lui réellement qui mène le cours de sa vie, il rejette sa frustration sur les autres et les fait souffrir.
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-> "Il existe deux types de paix : la paix intérieure et la paix universelle, celle qui règne quand l'univers est illuminé de la gloire d'Hachem".
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I, 14,2:8 ]
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-> La paix intérieure est celle que l'on ressent dans son essence.
C'est la paix entre le désir de l'âme de servir Hachem et celui du corps de se servir lui-même. Si le corps dirige et règne sur l'âme, il ne peut y avoir de paix, car le corps ne cesse de vouloir, de désirer ; que ce soit l'argent, l'immoralité, la nourriture, les honneurs, ...
L'âme, d'autre part, est spirituelle; elle ne désire que ce qui est spirituel. L'individu plongé dans les désirs terrestres (matériels) n'est pas en paix et ne pourra jamais la connaître. Il ne cherche qu'à satisfaire ce qui ne peut jamais être satisfait.
C'est l'âme qui doit régner sur le corps pour que règne la paix (Likouté Moharan I 14,9).
-> La paix intérieure est une sensation paisible de confiance en soi-même: nulle inquiétude, nul souci injustifié, mais une assurance personnelle et une prédisposition à affronter toutes sortes d'obstacles.
Cet état provient de la paix qui règne entre le corps et l'esprit. Le corps se trouve en harmonie avec l'âme et lui obéit (Parpéraot La'hokhma - Likouté Moharan I, 14).
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-> "Comment peut-on être en paix dans le bonheur comme dans l'adversité, dans tout ce qui nous arrive? Par la Torah, qui est appelée : Shalom" (Likouté Moharan I, 33:1).
La Torah est appelée paix, car elle apporte la paix. La meilleure solution pour l'individu qui ne connaît pas la paix intérieure, celui dont les pensées et les décisions sont incertaines et partagées, dont l'esprit est en conflit, est d'étudier la Torah, et plus particulièrement les Codes de la Loi juive.
L'une des six questions que le tribunal céleste pose à l'homme après sa mort est : "As-tu espéré et attendu la Rédemption?" (guémara Shabbath 31a).
Rabbi Na'hman 'Hazan dit que cela ne se rapporte pas seulement à la Rédemption (guéoula) de la Nation juive, mais aussi à la rédemption individuelle de chacun. As-tu perdu espoir et abandonné, ou au contraire, as-tu continué d'espérer et de prier pour que Hachem te sauve et solutionne tous tes problèmes? (Avanéha Barzel, p. 80).
Pourquoi la société israélienne est-elle actuellement dirigée par les laïcs et non par les religieux?
C’est parce que ceux qui suivent la Torah ne consacrent pas suffisamment d’attention à la défense des droits des travailleurs et à de nombreuses autres questions éthiques. Il faut en effet remédier à cela.
[rav Avraham Kook - Shiv'hé haRaaya - p.377 ]
L’âme idéale du peuple juif est l’éthique absolue. Par conséquent, toute imperfection éthique présente chez un individu (juif) entraîne une séparation d’avec l’âme (collective) du peuple juif.
Cela inclut toute imperfection éthique générale ainsi que toute imperfection éthique que le peuple juif considère comme une imperfection ou un péché.
[rav Avraham Kook - Orot - Orot Yisrael 2,2 ]
Matérialité & spiritualité
-> Il est écrit dans le midrach (Tan'houma - Noa'h 3) qu'une personne ne peut acquérir la Torah Orale que si elle aime Hachem de tout son cœur, de tout son esprit et de tout son argent.
Elle ne peut être acquise par une personne qui aime également l'argent ou le luxe.
Il est impossible de courir après nos désirs et en même temps de courir après les désirs d'Hachem. L'un de ces objectifs devra céder le pas à l'autre à un moment ou à un autre. Le plus souvent, ce sont nos désirs qui l'emportent, car nous ressentons une gratification instantanée lorsque nous y cédons.
[rabbi Mordé'haï Sultan]
-> Le Rambam (Hilkhot Talmud Torah 3,6) écrit que quelqu'un qui a pour but d'accomplir la mitsva d'étudier la Torah correctement et qui veut acquérir la couronne de la Torah ne doit pas s'impliquer dans quoi que ce soit qui puisse perturber son étude.
En outre, le Rambam écrit qu'une personne ne doit pas penser qu'elle peut acquérir la Torah en même temps que l'honneur et la richesse.
-> Rabbénou Yona (sur Pirké Avot 2,12) écrit que la façon de se préparer à l'étude de la Torah est de s'éloigner du luxe, parce que le luxe entrave l'apprentissage de la Torah.
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-> Nous voyons dans le midrach (Yalkout Chimoni - Téhilim 629) une conversation entre la Torah et Hachem.
La Torah demande à Hachem : N'est-ce pas que le verset dit : "dans sa main droite [celle de la Torah], il y a une longue vie, et dans sa main gauche, il y a de la richesse et de l'honneur" (oré'h yamim biyémina, bismola ocher vé'havod - Michlé 3,16)?
Le verset promet l'honneur et la richesse à ceux qui apprennent la Torah. Si c'est le cas, pourquoi Tes enfants [Hachem] ne sont-ils pas riches?
Hachem répond : "Si les bné Torah étaient riches, ils seraient distraits par leur argent et s'éloigneraient de la Torah. La richesse est pour le monde à Venir (olam haBa), pas pour ce monde".
-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch (Kédochim 19,13) cite le Arizal, qui donne une autre raison pour laquelle les bné Torah n'ont pas de richesse dans ce monde-ci (olam azé) : c'est parce que ce monde-ci ne peut pas contenir la récompense pour ceux qui étudient la Torah. Il n'y a donc pas d'autre choix que de retenir la récompense pour eux dans le monde à Venir.
-> Le verset de Kohélet (5,11) dit que la richesse d'un homme riche ne lui permet pas de dormir. Une fois qu'il a de l'argent pour le lendemain et qu'il pense à la manière de l'investir et de le faire fructifier, il risque de ne plus se consacrer entièrement à l'étude de la Torah.
-> Le rav Eliyahou Dessler (Mikhtav méEliyahou 4,6) écrit que si nous désirons une richesse spirituelle, alors on doit laisser tomber nos rêves d'être également riches matériellement. Il faut choisir entre les 2.
[si quelqu'un atteint un haut niveau en spiritualité et en richesse matérielle, alors il doit savoir qu'il aurait pu être encore plus riche spirituellement, sans autant de matérialité. De même, nos Sages disent qu'une personne extrêmement belle aurait pu encore être plus forte en spiritualité si elle avait été moins belle.
L'idée est que la matérialité rentre en conflit avec notre spiritualité. On peut demander à Hachem de nous octroyer ce qui nous permettra de mieux étudier, de mieux le servir, sans tracas ... et on doit être vigilant à ne pas développer un goût pour le luxe, le non nécessaire pour lui (chacun se connaisant).]
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-> Le Rambam (Hilkhot Talmud Torah 3,12) écrit qu'il est impossible de s'immerger véritablement dans la Torah si l'on est rempli de luxe (chose non vraiment nécessaire).
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-> Le Yaavets (Pirké Avot 6,5) écrit que nous courons naturellement après des choses physiques/matérielles qui nous excitent, et que nous nous éloignons naturellement de la Torah.
Ce n'est qu'après avoir développé en nous le désir d'étudier la Torah que nous recherchons la Torah.
Oui certains sont nés dans un environnement ou avec des dispositions qui facilitent leur désir d'étudier.
Cependant tout juif a besoin d'avoir davantage de désirs pour la Torah. La guémara (Béra'hot 32b) nous dit que quatre choses ont besoin d'un renforcement constant, l'une d'entre elles étant la Torah.
[nous voyons que naturellement nous sommes attirés vers le matériel, et repoussés par l'étude avec efforts de la Torah. Plus on nourrira notre désir de matérialité, plus nous aurons d'éloignement avec la Torah.]
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-> Le rav 'Haïm Chmoulévitz (Si'hot Moussar 67) écrit que la paresse est le résultat de ne pas penser (le 'hasser lev). Nous sommes paresseux parce que nous n'avons rien à faire. La plupart des gens pensent que la paresse est une cause : Parce que nous sommes paresseux, nous ne faisons rien. Ce n'est pas vrai.
La paresse est le résultat d'un manque d'envie/volonté d'accomplir quelque chose. La paresse se développe parce que nous n'avons rien à accomplir. Si nous créons dans notre esprit des images de réussite, nous trouverons l'énergie nécessaire pour y parvenir.
[nous devons avoir de l'ambition spirituelle, en nous occupant de notre vie éternelle (l'essentiel), bien plus que nous ne l'avons dans nos ambitions matérielles, en nous préoccupant de nos désirs/besoins de ce monde éphémère. ]
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-> Le rav Israël Salanter (cité dans le Mikhtav méEliyahou 3:277) enseigne que nous n'avons pas de garantie d'être répondu lorsque nous demandons à Hachem de satisfaire nos besoins matériels. A l'inverse, nous avons la garantie qu'Il nous aidera dans nos besoins spirituels.
[en ce sens, nos demandes doivent toujours avoir comme finalité de pouvoir mieux faire la volonté d'Hachem. ]
-> Selon le Séfer ha'Hinoukh (131), si nous prions pour toute chose qui donnera de l'honneur à Hachem, nous serons exaucé, même si nous n'avons pas les mérites requis.
[on voit encore, l'importance de mettre l'accent sur la spiritualité, en vue même de s'assurer une matérialité. ]
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-> Le rav Guerchon Edelstein (Darché ha'Hizouk - Métsora 5782) dit au nom du 'Hazon Ich, que lorsque nous nous reposons afin de nous donner l'énergie pour pouvoir mieux étudier, alors ce repos est considéré lui-même comme de la Torah.
+ Le Ram'hal (Messilat Yécharim chap.18) dit qu'il existe des personnes qui ne se contentent pas du minimum ; au contraire, elles aiment tellement Hachem qu'elles veulent aller au-delà de l'appel du devoir. C'est ce que l'on appelle la 'hassidout, le fait de faire plus que ce qui est requis.
Le plus grand plaisir d'Hachem est d'étudier Sa Torah. Par conséquent, lorsque nous dépassons les limites et étudions tout ce que nous pouvons, nous Lui apportons le plus grand plaisir.
=> Lorsque nous décidons de consacrer notre temps disponible à étudier la Torah, nous envoyons un message clair à Hachem : nous apprécions tout ce qu'Il fait pour nous.
[rabbi Mordé'haï Sultan]